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  • Le Président Bush exhorte le Congrès d’autoriser l’exploration de pétrole dans les zones côtières

    Le Président Bush exhorte le Congrès d’autoriser l’exploration de pétrole dans les zones côtières

    Bushaudoe2008                           La politique énergétique aux Etats-Unis rejoint les manoeuvres politiques tout court. Lors d’une réunion de l’Etat Major des responsables de l’énergie de son Administration (FIG.) le Président  Bush a fait porter la responsabilité de l’envolée des cours de l’énergie aux U.S.A. au manque de productions autochtones, en raison de l’interdiction de prospecter et d’exploiter les gisements de la plupart des zones côtières et offshore des Etats-Unis. (Rappelons cependant que ce moratoire fédéral d’interdiction avait été instauré par le Président Bush père et reconduit par Clinton (LIRE)). Le Président a donc exhorté la Chambre des Représentants, à majorité démocrate qu’il considère comme responsable, de revenir rapidement sur cette interdiction. Les Représentants démocrates, avec Obama, traînent des pieds pour statuer et rétorquent en soulignant que les Major pétrolières ont encore beaucoup de champs à prospecter et qu’elles ne le font pas. Ils proposent de voter un projet de loi dit de " Use it or Lose it" (Utilise-le ou perds-le!) qui donnerait le droit aux autorités de déposséder les Groupes pétroliers propriétaires d’un droit d’exploration-production sur une zone qu’ils laissent en jachère et de le céder à une autre pétrolier concurrent plus motivé. Le conflit entre le Gouverneur de l’Alaska et Exxon Mobil sur le gisement de Point Thomson illustre cette situation (LIRE).

                                On le voit si la politique énergétique des Etats-Unis n’est pas totalement limpide, les coups bas politiques se portent sournoisement dans l’ombre des propositions de textes des uns et des autres. C’est la saison des élections qui veut ça.

    Le 13 Juillet 2008.

  • La dépendance énergétique de l’Europe est-elle une fatalité ou bien peut-elle être maîtrisée?

    La dépendance énergétique de l’Europe est-elle une fatalité ou bien peut-elle être maîtrisée?

                               L‘Europe des 27 nous dit Eurostat présentait en 2006, avec une consommation d’énergie primaire de 1825 millions de TEP et des importations nettes représentant 1010 millions de TEP,  un taux de dépendance énergétique de 54%. Plus de la moitié des importations était des produits pétroliers (525 MT). Cette dépendance énergétique a coûté 88 milliards d’euros à l’Europe des 27 au premier trimestre 2008, elle dépassera les 100 milliards d’euros au deuxième trimestre. Un examen de chacun des grands pays montre de profondes différences de situations (FIG., la partie parme représente le solde net des importations, les autres segments sont des productions autochtones).Dependance2006

                          En situation de forte dépendance se trouvent l’Italie (87%) et l’Espagne (81%), en situation intermédiaire on rencontre l’Allemagne (61%) et la France (51%) et avec un faible niveau de dépendance se situe la Grande-Bretagne (21%) grâce, pour cette dernière, aux ressources en pétrole et en gaz de la Mer du Nord.

                         Un premier examen de la situation européenne tenant compte de la déplétion des gisements britanniques de la mer du Nord (150MTEP), des gisements voisins exploités par les autres pays européens: Danemark (26 MTEP), Pays-Bas (57 MTEP) et de la décision allemande d’abandonner le nucléaire (43 MTEP) ne peut être que fortement pessimiste sur l’avenir de la dépendance énergétique de l’Europe.

                       Cependant il est d’autres paramètres qui peuvent tempérer la situation de dépendance. Il y a tout d’abord la baisse des consommations de produits pétroliers. Entre 2006 et 2007 la consommation européenne en pétrole et dérivés a baissé de 2,5% à 694 MTEP ( -18MTEP). La poursuite d’un tel rythme de réduction des consommations par la rénovation du parc de voitures, de camions et d’avions, par l’arrivée des voitures hybrides puis électriques, par la disparition du chauffage au fuel, permettrait au bout de 20 ans de réduire la consommation européenne de pétrole de 40% soit de 280 MTEP. En d’autres termes 2,5% de réduction annuelle des consommations de pétrole en Europe compenseront la déplétion des ressources en pétrole et en gaz de la Mer du Nord.

                       L’autre paramètre est l’extension des productions du nucléaire. L’Italie, on le sait, vient de prendre la décision de relancer un programme, la Grande-Bretagne avec la cession de ses parts dans British Energy va accroître ses capacités de production, la France avec ses deux nouvelles tranches viendra sûrement donner un coup de main à l’Espagne. Quand à l’Allemagne c’est à elle de se prendre en main et de résoudre ses contradictions (LIRE). La décision de l’Allemagne de relancer un programme électronucléaire sera le grand tournant de la politique énergétique européenne. Pour cela il faudra attendre le basculement de l’opinion publique allemande en faveur d’un choix nucléaire, ce que les derniers soubresauts des prix de l’énergie devraient accélérer. Rappelons au passage que le Ministre de l’Economie (LIRE) et le Ministre de la Recherche ont pris position officiellement pour le Nucléaire. Au global l’installation de 20 tranches de 1500 MW en Europe dans la vingtaine d’années qui vient, permettrait de générer annuellement l’équivalent de 55 M TEP supplémentaires auxquels il faut déduire l’arrêt de centrales obsolètes.

                        Enfin l’arrivée d’une énergie solaire compétitive et non subventionnée viendra apporter sa contribution tout d’abord au niveau de la demande de puissance de pointe en prenant le relais du réseau pour faire marcher les unités d’air conditionné, mais le vrai progrès sera de coupler cette ressource photovoltaïque à un dispositif de stockage d’énergie qui, à part le pompage d’eau dans les Alpes ou dans les Pyrénées, reste à inventer. L’Italie qui accueillera la prochaine immense usine SHARP de production de cellules photovoltaïques en couches minces (information méprisée en France, mais de première importance pour l’Europe) devrait être à la pointe de ces nouvelles ressources.

                         En conclusion, la dépendance énergétique de l’Europe  ne devrait pas s’accroître grâce à la réduction  des consommations de produits pétroliers en Europe, sur un rythme soutenu de 2,5% par an pendant 20 ans qui permettra de compenser les déplétions des gisements européens de la Mer du Nord. L’extension des ressources électronucléaires en Grande-Bretagne, en Italie, en France puis, par la suite, en Allemagne est la seule issue existante pour réduire cette dépendance qui se concrétise par de formidables sorties de devises du bilan des comptes européens (au moins 400 miliards d’euros en 2008) . Par la suite l’arrivée d’énergie photovoltaïque compétitive, couplée  au pompage d’eau dans les Alpes et les Pyrénées ou à l’invention de nouveaux moyens de stockage d’énergie, viendra prendre le relais.

    Le 13 Juillet 2008

  • Potentiel Saoudien en difficulté, effondrement de Cantarell

    Potentiel Saoudien en difficulté, effondrement de Cantarell

    Cantarell Les champs pétroliers saoudiens seront incapables de soutenir les efforts que l’on risque de lui demander, alors, que dans le même temps, le grand champ pétrolier de Cantarell décroit de plus en plus vite.
    Le maximum de production possible pour l’Arabie Saoudite se situe (sur courte période) à 12 millions de BJ, contre 12.5 officiellement, et à 10.4 millions de BJ  pour son potentiel soutenable.
    Les 15 Millions promis en cas de crise, ne sont qu’un instrument de propagande.
    D’ailleurs les saoudiens sont dans l’ordre de la propagande.
    Ils font visiter le Gisement d’Al Kurais, dont eux-même avaient abandonné l’exploitation pendant des années, car d’une trop grande complexité géologique.
    Les autres gisements décroissent et Ghawar, le gisement géant semble montrer des signes évidents de faiblesses (4.5 Millions BJ produits, contre 5.4 escomptés).
    En outre, la progression globale de production n’est qu’un artifice. Les productions qui progressent sont celles des brut extra-lourds, et ceux des bruts légers régressent ou sont atteints d’une stabilité plus politique que réelle.

    Quand au Mexique, la plus grand champ pétrolier de Cantarell, Akal-Nohoch a vu sa production passer de février à mai (3 mois) de 1.145 millions de BJ à 0.994. 
    Les seules productions en hausse observées se situant à Zaab, Maloos et Otros.
    Néanmoins, à l’exception de ces trois champs signalés, la tendance générale est au mieux à la stabilité, au pire au déclin.
    la production globale, en trois mois a décliné de 2.929 Millions de BJ à 2.797.
    Le Mexique se consacrera donc de plus en plus à alimenter son marché interne et de moins en moins le voisin du nord, dont c’était un "fournisseur sûr".

  • Etats-Unis: le gendarme du Nymex menacé de suspension

    Etats-Unis: le gendarme du Nymex menacé de suspension

    Capitole_2                                                        Le New York Mercantile Exchange ou se négocient à terme et au comptant les matières premières minières, agricoles et énergétiques américaines, est contrôlé par la US Commodity Futures Trading Commission (CFTC). Cette instance, dirigée par un certain Walter Lukken, a été chargée par le Congrès américain de mener une enquête sur les possibles dérives des marchés de l’énergie et en particulier de celui des futures appuyées sur les indices composites édités par de grands traders américains. Mais voila, la CFTC traîne des pieds et son Directeur a annoncé qu’il publierait un rapport avant le mois de Septembre, "mais qu’il n’a décelé aucune évidence de la main mise de la spéculation sur le Marché." En réaction, la Sénatrice Maria Cantwell vient de déclarer qu’elle suspendait la demande de renouvellement pour 5 ans dans cette commission de W. Lukken et de deux de ses collègues. "Je désire des gens qui font leur boulot et qui protègent les Marchés … je veux être sûre que d’avoir des membres de la CFTC qui fassent appliquer la loi" aurait déclaré cette Sénatrice aux bras longs.

                         Nul doute que le rapport tant attendu aura peut-être, finalement, décelé des anomalies dans le fonctionnement de ce marché qui fait perdre 5 dollars au baril de pétrole un jour et qui les lui en fait reprendre 10 le lendemain et le surlendemain, sur la nouvelle d’un Iran s’entraînant à réaliser des tirs de quelques missiles plus ou moins réussis, le 10 Juillet, et de baisse des cours du dollar le lendemain.Wti200807

                   Pourtant la probabilité d’une escarmouche en Iran est peu probable en fin de mandat de G. Bush qui devrait passer le bébé, en l’état, à son successeur.

    Le 12 Juillet 2008.

  • Boeing rêve éveillé…

    Boeing rêve éveillé…

    Nostradamus … ou plutôt Boeing raconte n’importe quoi.
    En effet, jamais un constructeur d’automobile, de maisons ou de petites cuillères ne vous dira que son activité va baisser.
    Pour après la secouée reçue par le transport aérien aux USA, il faut voir aussi le rapport de l’IATA (agence internationale pour le transport aérien).
    25 compagnies ont disparues en 6 mois, les pertes dans le transport aérien atteindront entre 2.3 et 6.1 G US $.
    C’est pas mal pour une "industrie d’avenir", qui plus est, souvent sans actifs et pratiquement sans capital.

    En effet, son actif ne lui appartient pas, les avions étant, la plupart du temps, en crédit-bail.
    Sans trésorerie et avec crédit bail, d’ailleurs, cela veut dire que même le dépôt de bilan ne règlerait aucun de ses problèmes.
    Le dépôt de bilan fait disparaitre les dettes, et peut être profitable, à condition d’avoir un portefeuille de créances et de trésorerie suffisant.
    Dans ce cas là, il apparait inexistant  (le carburant se paie cash, les salaires aussi)
    Donc, malgré le démenti de Boeing, je maintiens mon démenti. Le nombre de passager transporté n’augmentera jamais de  4 % l’an.  Pour cause de paupérisation des clients.
    En outre, pour chaque aire géographique, risque bien de ne subsister qu’un seul transporteur aérien, plus ou moins en monopole, plus ou moins nationalisé, et très pointilleux sur le rendement de ses lignes aériennes.
    En ce qui concerne la modernisation, je suis d’accord, les appareils seront neufs en 2027.
    Les autres sont trop gourmands.
    Le transport aérien a donc toutes les chances d’être réduit en 2027, et Boeing (ou airbus), les moins biens placés pour donner leur avis (partial) sur la question, les projections relevant d’Astradamus ou de Madame La Lune.  Les "prévisions" de croissance à "3.2 % l’an" ? Une bonne blague !

  • Boeing: trafic passager en croissance annuelle de 4% d’ici à 2027

    Boeing: trafic passager en croissance annuelle de 4% d’ici à 2027

                         A l’approche du Salon Aéronautique de Farnborough qui alterne tous les deux ans avec celui du Bourget, Boeing vient de publier sa vision à 20 ans du trafic aérien mondial. Pour ce très grand de l’aéronautique, contrairement à l’opinion éclairée de certains sympathiques intervenants sur ce blog, le nombre de passagers devrait poursuivre une croissance de 4% par an. En raison d’une meilleure capacité d’emport des aéroplanes, le nombre d’avions en service devrait croître de 3,2% par an (FIG.). L’allongement moyen des trajets devrait faire croître le trafic aérien, mesuré en passagers x kilomètres, de 5% par an (Airbus avait prévu 4,9%). Celui du transport de marchandise exprimé en tonne x kilomètres devrait pour sa part, croître de 5,8% par an qui est la valeur prévue également par Airbus. En raison des contraintes environnementales Boeing pronostique une forte réduction de la part des petits avions régionaux, au profit d’avions mono couloirs plus économes en carburant par passager x kilomètre. En 2027 82% de la flotte sera constituée d’avions plus économes en carburant et qui n’existent pas aujourd’hui.Boeing2008indicateurs

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                                 Pour ce constructeur le marché des nouveaux avions d’ici à 2027 représentera 29400 exemplaires avec une très large part (65%) constituée par les avions mono couloirs (FIG.II, partie bleue clair). Il est intéressant de comparer ces chiffres à ceux d’Airbus (2007-2027) qui voit moins d’avions mono couloirs (16620), un peu moins de doubles couloirs (5944) et beaucoup plus de gros transporteurs (1698).  Ces chiffres expriment la différence d’approche marketing entre les deux Groupes, l’un croyant encore aux vertus du "point to point", l’autre plus sensible aux contraintes énergétiques et écologiques favorisant une approche de "hub to hub" à l’aide de très gros porteurs plus économes en carburant. Boeing2008nouveaux_2         . 

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                              Pour un marché global de 3200 milliards de dollars, c’est l’Asie qui sera le plus gros acheteur avec 38% de parts de marché, suivie de l’Europe et les ex pays soviétiques (25%) et de l’Amérique du Nord (23%) (FIG. III). Boeing2008_rgions

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                                 Ces prévisions de Boeing qui sont à la baisse en nombre d’avions en service à l’horizon 2027 par rapport aux précédentes, supposent que les compagnies aériennes disposeront des ressources financières suffisantes pour pouvoir investir dans de nouveaux modèles aux capacités d’emport accrues et aux consommations de kérosène réduites. Elles sont très divergentes de celles d’Airbus sur la part des très gros porteurs, signe d’un manque de sensibilité du Marketing américain aux problèmes d’énergie et de réchauffement climatique dans les années à venir. Il faut espérer que Boeing soit tout de même en train d’étudier le remplaçant du B747.

    Le 12 Juillet 2008.

  • C’est du flan !

    C’est du flan !

    Images " Les réacteurs nucléaires en cours de construction et qui seront achevés entre début 2008 et fin 2012 (5 ans) auront une puissance cumulée de 20,6 GW, soit une moyenne de 4 réacteurs de 1GW par an. C’est une faible augmentation par rapport à la précédente période de 5 ans (2,5 réacteurs de 1GW par an). Le "retour du nucléaire" fait pâle figure. En 2006, 4 réacteurs ont été commencés pour 3,32 GW (dont 2 en Chine pour 1,6 GW), En 2007, 7 réacteurs ont été commencés pour 5,19 GW (dont 2 russes de 30 MW chacun, l’EPR de Flamanville et 2 en chinois pour 1,6 GW), En 2008, 2 réacteurs ont été commencés pour 2,08 GW (à ce jour de juillet, dont 1 en Chine pour 1 GW). Pour disposer de 3.000 GW en 2030, sachant que la construction d’un réacteur nucléaire dure cinq ans, il faut prendre en compte ce qui serait commencé entre début 2008 et fin 2025, soit 18 ans pour lancer la construction de 2.928 GW comme on l’a vu. On ne peut faire une simple division pour dire qu’il faudrait construire l’équivalent de 163 réacteurs nucléaires de un GW chaque année, dès 2008 et pendant 18 ans. En essayant de se rapprocher de la réalité humaine et industrielle, on pourrait calculer quelle progression serait nécessaire pour atteindre un cumul de 2.928 GW construits d’ici 2030. Cela demanderait une croissance annuelle de 36%, chaque année, avec 4 GW commencés en 2008, 35 en 2015, 163 en 2020 et 760 en 2025. On imagine les moyens en ingénieurs, en personnels qualifiés, en moyens industriels et en capitaux que cela représenterait. Pour mémoire, la puissance installée au cours des cinq dernières années a été multipliée par 3,0 pour l’éolien, par 6,7 pour le solaire photovoltaïque et par 1,04 pour le nucléaire. Entre fin 2007 et fin 2012, la puissance installée en nucléaire augmenterait de 5,5% (réacteurs terminés) si l’on ne comptait pas les réacteurs qui seront retirés du service d’ici 2012. Avec les seuls retraits connus pour 2008 et 2009, la progression tombe à 3,5%. Belle renaissance "

    Je cite ici Emile, pour ces propos pertinents.
    La "relance" du nucléaire semble un bien petit clapotis et un argument de propagande, plus qu’une réalité concrète.
    En outre, les hommes politiques occidentaux sont piégés par leur discours politique et leur pratique accentuée du non-investissement.
    Remplacer, augmenter le nombre de réacteurs est tout bonnement un objectif impossible avec l’ensemble des politiques économiques, sociales et financières.

  • Barrages mal entretenus.

    Barrages mal entretenus.

    Images Christian Kert, député Ump des Bouches-du-Rhône a présenté son rapport sur les barrages en France, en partant d’un non-sens.
    Il a parlé de Malpasset, pour parler de l’état "médiocre", voir préoccupant de 200 sur 450 barrages EDF.
    Sachant que la plupart des barrages ne sont pas des propriétés de la compagnie d’électricité.
    Donc, on peut faire plusieurs remarques.
    Malpasset était neuf, quand il a cédé. D’ailleurs, ce n’est pas lui qui a cédé, c’est le rocher.
    La technique utilisée (barrage voute), transmet les forces à la montagne, il faut donc qu’elle soit sans défaut.

    Elle ne l’était pas.
    La situation d’EDF est caricaturale, elle donne des dividendes et n’investit pas assez dans l’entretien.
    C’est d’ailleurs le problème de beaucoup de barrages.
    Quelque soit le propriétaire, la possession est une oeuvre de longue haleine, où, si l’on comprend bien qu’il faut initialement investir et rembourser les emprunts, les héritiers comprennent peu ou pas du tout la nécessité d’entretenir et de provisionner de coûteux travaux.
    C’était, peut-être le voeux des investisseurs initiaux, mais un siècle après, les possesseurs n’ont plus le feu sacré.
    Ce problème est aggravé par le système économique en vigueur, pour lequel l’immédiat et de rigueur, et que demain, c’est trop loin.
    On peut aussi rajouter la gabegie des autorités politiques locales et nationales qui ont laissés pourrir la situation et s’urbaniser des zones dangereuses.

    Photo  : Malpasset. e GNU Free Documentation license

  • Le plateau britannique contient encore 25 milliards de barils de gaz ou de pétrole

    Le plateau britannique contient encore 25 milliards de barils de gaz ou de pétrole

                           L‘Industrie du Pétrole britannique, représentée par Malcom Webb le Directeur Général d’Oil & Gas UK, a attiré l’attention du Gouvernement britannique sur la nécessité de maintenir, malgré les difficultés, des investissements élevés dans l’exploration production de gaz et de pétrole offshore. Les productions 2007 de cette zone, avec 2,8 millions de barils par jour de pétrole ou de gaz produits, ont représenté 75% des ressources énergétiques de la Grande-Bretagne. L’industrie du pétrole britannique emploie 450 mille personnes. Les exploitations en place représentent un potentiel d’extraction cumulée de 7,5 milliards de barils (FIG. courbe rouge) avec une vitesse de déplétion de 7,5% par an. Les investissements programmés pour les 5 ans à venir devraient porter ce potentiel à 10 milliards de barils. 498_100005

                     Mais, d’après Malcom Webb les ressources ultimes, estimées à ce jour de cette zone, sont évaluées à 25 milliards de barils. Il faut donc poursuivre une politique de prospection agressive pour réduire la vitesse de déplétion des extractions à 4 ou 5% par an et porter ainsi le potentiel d’extraction cumulée à une valeur située entre 15 et 18 milliards de barils (FIG. courbe bleue).

                  Remarque: la courbe verte qui représente la demande d’ici à 2020 en gaz et en pétrole de la Grande-Bretagne est toujours croissante. Cela illustre que la maîtrise puis la baisse des consommations des produits pétroliers ne sont pas encore passées dans les cerveaux britanniques.

                 Cet exemple bien connu du Plateau britannique montre que, malgré une baisse inéluctable des productions, il est encore  possible de doubler ou de tripler le potentiel d’extraction cumulée de la zone, ce qui représente un enjeu d’environ 10 milliards de barils supplémentaires.

                 Une courbe verte qui décroîtrait de 1% par an pour tenir compte des investissements dans les énergies renouvelables, le nucléaire, les économies d’énergie et les voitures propres conduirait la demande britannique en 2020 à 2,7 millions de barils/jour pour une production autochtone de 1,5 millions de barils/jour. Voila le bon scénario.

    Le 11 Juillet 2008.

  • La révolution des cellules photovoltaïques en couches minces est en marche

    La révolution des cellules photovoltaïques en couches minces est en marche

                                                                                                 Businessupdate Les cellules photovoltaïques en couches minces sont initialement sorties des laboratoires ces dernières années, pour des applications à bas prix et peu exigeantes en performances, en raison de la pénurie de Silicium. Mais les progrès techniques accomplis dans leur définition et les formidables réductions de coûts qu’apportent les techniques d’impression en continu, font de cette gamme de produits le futur leader du marché de l’énergie photovoltaïque. NanoMarkets prévoit que le marché des cellules photovoltaïques en couche minces passera de 0,4 GW en 2007 à 26 GW en 2015 et devrait générer plus de 20 milliards de dollars de chiffre d’affaire (note: cela fait un prix de vente à moins d’un dollar le Watt). Ces productions devraient représenter plus de 50% du marché du photovoltaïque.

                                Ces prévisions sont à rapprocher de celles de celles de SHARP (LIRE) qui prévoit un marché global de 15GW en 2012 avec une répartition 50/50 des technologies monocristallines et couches minces. Ces prévisions se concrétisent par de nombreux projets de nouvelles unités de production dans le monde utilisant les technologies en couches minces (Sharp, Shell Japon, etc.).

                              Poussé par des prix croissants des autres formes d’énergie, le marché des cellules photovoltaïques devrait passer de 3 GW en 2007 à 15 GW en 2012 et à 45 GW en 2015, avec des prix passant de 3$ le watt à nettement moins d’un dollar en 2015. Nathalie Kociusko-Morizet vient de déclarer que la France qui était en avance sur le photovoltaïque dans les années 70 a "jeté le bébé avec l’eau du bain" (sic). Il semble bien tard pour pouvoir le récupérer.Photovoltaiqueprevisions

    Le 11 Juillet 2008.