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  • La nouvelle usine de Toyota aux USA ne produira pas de Higlander mais la nouvelle Prius hybride

    La nouvelle usine de Toyota aux USA ne produira pas de Higlander mais la nouvelle Prius hybride

    Toyota                             C’est tout un symbole du revirement des choix américains: Toyota qui était en train de construire une nouvelle usine dans le Mississipi pour assembler les gros SUV Highlander, a décidé de transformer radicalement ce projet avec pour nouvel objectif de produire, à fin 2009, les nouvelles Prius hybrides pour le Marché américain. Ce nouveau modèle sera présenté au Salon de Détroit au tout début de l’année prochaine. L’usine du Kentucky produit déjà la Camry hybride. Les usines du Texas, de l’Indiana et de l’Alabama vont être rationalisées pour produire les gros modèles à moindres coûts. Les productions dans l’usine de l’Alabama seront suspendues pendant trois mois et la formation du personnel aux méthodes Toyota sera dispensée, c’est le chômage technique à la japonaise.

                                Ces décisions illustrent la révolution Marketing que vont devoir suivre tous les constructeurs automobiles exerçant en Amérique, avec reconversion profonde de la gamme de produits plus économe en carburant mais riche en nouvelles technologies. Les citoyens américains adorent toujours les progrès technologiques. La présence d’un panneau solaire sur toutes les nouvelles Prius devrait être le symbole de cette nouvelle approche du Marché.

    Le 11 Juillet 2008.

  • INRA : on continue

    INRA : on continue

    Images_3 Le problème, avec les "experts", c’est qu’ils partent d’une expérience passée, qu’ils projettent dans l’avenir, sans jamais deviner les points de rupture, ou sans jamais vouloir les voir.
    L’INRA parle des  campagnes françaises en 2030 et se contente de parler de ce qui est déjà arrivé : péri-urbanisation et mitage agricole, exode rural et espaces agricoles "destructurés".
    C’est plutôt l’esprit des "experts" qui est destructuré.
    En effet, la pression démographique sera, en 2030, envolée, le schéma d’exode rural, de développement économique s’appuie sur UN paramétre et UN seul, c’est l’énergie fossile bon marché.

    En outre, pour habiter en ville, il faut y avoir un intérêt.
    L’emploi était en ville, mais l’emploi industriel a été délocalisé et l’emploi tertiaire, de service, s’avère très instable.
    La situation actuelle alimentaire en effet, va perdurer, et il ne sera pas forcément un bon calcul de vivre dans une ville au chômage, difficilement approvisionnée, ou du moins, coûteusement approvisionné.
    L’Opep, quand à elle voit une consommation de pétrole en recule en 2030, par rapport aux dernières projections.
    Et il y aura concurrence entre le terrain occupé par la construction et l’alimentation. Il n’est pas dit que le meilleur rendement soit de louer ou d’occuper.
    La France a vu une importante infrastructure urbaine et rurale être détruite depuis le début de l’exode rural en 1866.
    Le mitage et l’expansion urbaine ne sont pas forcément appelé à perdurer et il aurait été bon, pour les "experts" de varienter leur propos, autres que les variantes qui existent déjà.
    Mais les prévisions sont les prévisions, destinées à être fausses.

    Photo : GNU Free Documentation license

  • Parfaitement ignoble !

    Parfaitement ignoble !

    Images_2 Dominique  Strauss (Gengis) Kahn fait dans le parfaitement ignoble.
    Il veut bien nourrir quelques pauvres, mais "le marché global de la nourriture doit rester ouvert  ", et " Bien que le besoin d’approvisionner le marché national corresponde à un besoin légitime, de telles politiques ne font qu’exporter la faim   ".
    Il est donc, pour DSK, très "fun" et très "in" d’avoir des affamés dans son propre pays.
    Le cochon de citoyen, doit payer : "les taxes à l’exportation et les barrières douanières devraient être démantelées afin de permettre aussi bien aux producteurs qu’aux consommateurs de s’adapter à des prix plus élevés  ".

    Bien sûr, il ne vient même pas à l’idée du bourgeois millionnaire DSK, que beaucoup (quelques milliards d’êtres humains) n’ont pas les moyens de payer quoi que ce soit en plus.
    D’autre part, il est difficile de croire que des marchés nationaux "décourageraient la production".
    Au contraire, elle l’encouragerait au plus près des consommateurs, en leur assurant, un débouché.
    Car, contrairement à ce que l’on affirme, ce ne sont pas les subventions des pays OCDE à leur agriculture qui affame le sud, c’est la coexistence de subventions et d’ouverture des marchés.
    En outre, comme l’Irlande de 1847, les pays du sud sont globalement exportateurs net de denrées.
    Ce qui pose problème, et qui poserait problème en cas d’ouverture persistante c’est l’absence de solvabilité locale.
    A l’instar de ce qui se passe en Argentine, les producteurs préfèreraient exporter, plutôt que de nourrir la population locale.
    Le Fmi s’est comporté comme le représentant des créanciers pendant des années, absolument pas comme un organisme international fiable et équilibré.
    Il était juste un instrument de pouvoir du système financier, destiné à mettre sous le joug les pays sous développés.

  • L’AIE prévoit pour 2009 des consommations de pétrole à 87,7 million de barils en croissance de 1,1%

    L’AIE prévoit pour 2009 des consommations de pétrole à 87,7 million de barils en croissance de 1,1%

                            L‘Agence Internationale de l’Energie prévoit pour 2009 une croissance des consommations de pétrole de 0,86 millions de barils/jour soit +1,1% à 87,7 millions de barils. Ce chiffre est à comparer à sa meilleure prévision de croissance des consommations de 2007 qui est de 0,89 millions de barils/jour. On est loin des délirants 2,2 millions de barils/jour prévus il y a un an à peine. Il est probable que, si les cours du pétrole restent autour de 140 à 150$ le baril, ce premier chiffre 2009 sera par la suite revu à la baisse. En effet la pression continue des cours arrive à faire baisser insensiblement mais sûrement les consommations. Même la croissance des consommations chinoises de pétrole brut "déçoit", à +3,2% en Juin par rapport à il y a un an.Aie200907

                     Dans les conditions actuelles de marché, il serait raisonnable de prévoir pour 2009 au moins une baisse des consommations de l’OCDE de 500 mille barils/jour (un simple petit 1%!) et une croissance des pays non OCDE un peu moins délirante, à la suite des opérations "vérité des prix" des carburants opérées dans divers pays d’Asie, qu’on peut estimer à 1 million de barils soit une hausse de 2,7%. La somme des deux ferait une croissance de 500 mille barils par jour. Un effort supplémentaire des pays de l’OCDE pourrait même faire baisser cette valeur d’accroissement qui devrait tendre vers zéro en 2010.

    Le 10 Juillet 2008.

  • Les parlementaires européens votent massivement pour mettre le transport aérien sous quotas d’émissions de CO2

    Les parlementaires européens votent massivement pour mettre le transport aérien sous quotas d’émissions de CO2

    A380a                           Le Parlement européen vient de massivement voter (640 pour, 30 contre, 20 abstentions) une proposition voulant inclure le transport aérien dans le système européen d’échange de quotas d’émissions (ETS) dès 2012. Les parlementaires proposent de réduire les plafonds d’émissions des compagnies aériennes de 3% dans un premier temps, puis de 5% en 2013. Le rapporteur du projet a évoqué la nécessité par la suite, d’étendre ce projet aux Etats-Unis par un accord international. Pour que ce projet devienne une règle européenne il faut qu’il soit approuvé par le Conseil.

                           En des périodes de cours du kérosène au plus haut, de fragilisation des Compagnies aériennes, de rationalisation des parcs d’avions et de suppressions de lignes desservies, sans parler de la moribonde Alitalia, il faut reconnaître que ce projet européen ne pouvait pas émerger à un pire moment pour la profession. Quand à la généralisation du dispositif aux Etats-Unis, il faudra sûrement attendre longtemps une meilleure conjoncture. Le plus urgent, pour le bien être de la planète, est de rationaliser les flottes européennes, à l’aide d’avions modernes moins énergétivores. Il n’est pas évident qu’une charge financière supplémentaire sur les Compagnies aériennes, fragilisant plus particulièrement les Groupes européens, soit la meilleure méthode pour accélérer ce mouvement vertueux.

    Le 10 Juillet 2008

  • Mitsubishi Motors veut accélérer la sortie, dès 2009, de son véhicule électrique

    Mitsubishi Motors veut accélérer la sortie, dès 2009, de son véhicule électrique

    Mitsutest                     Mitsubishi Motors a annoncé qu’il comptait introduire au Japon dès l’été 2009, son véhicule électrique i MIEV (LIRE les caractéristiques), au travers de leasing aux professionnels ou aux municipalités. Par la suite, en 2010, ce véhicule serait commercialisé auprès du Grand Public japonais. Le prix catalogue de départ pourrait être autour de 4 millions de yens, mais une aide gouvernementale pourrait faire descendre le prix pour le consommateur à 3 millions de yens (18000 euros).  Mitsubishi compte en vendre 2000 exemplaires la première année et 10000 exemplaires dès 2011. Le véhicule, équipé d’une batterie de 16 kWh de type Lithium-Ion, aurait une autonomie de 160 km (100 miles) et une vitesse de pointe de 130 km/heure.

    Le 10 Juillet 2008.

  • Volvo va conduire des tests en vrai grandeur de camions roulant au DME

    Volvo va conduire des tests en vrai grandeur de camions roulant au DME

    Volvodme1                         Le Dimethyl éther (DME ou CH3-O-CH3) est un  vecteur énergétique largement étudié au Japon et en Chine en raison de propriétés physiques intéressantes qui peuvent faire de ce produit volatil un substitut au gazole à condition de le conditionner comme un gaz liquide sous une pression de 5 bars (LIRE). Il peut être produit à partir de gaz naturel, dans ce cas ce pourrait être un excellent sous-produit de petits ou moyens gisements de gaz naturel qui n’ont pas la taille suffisante pour justifier économiquement la construction d’une unité de liquéfaction ou d’un gazoduc. Il peut également être obtenu par une réaction de type Fischer-Tropsch à partir de gaz de synthèse issu de l’exploitation de la biomasse. Le constructeur de véhicules Volvo va donc conduire des tests en vraie grandeur sur 14 camions, alimentés au DME, qui vont sillonner les routes suédoises dès 2009. Ce projet financé par l’Agence Suédoise de l’Energie et par un Programme européen va de la synthèse du DME à partir de biomasse, jusqu’aux tests des véhicules.

    Le 10 Juillet 2008

  • Les tribulations des cours du gaz naturel sur le NYMEX annoncent-elles un plus large mouvement de repli?

    Les tribulations des cours du gaz naturel sur le NYMEX annoncent-elles un plus large mouvement de repli?

                           Il avait été souligné sur ce blog le caractère fortement spéculatif de l’envolée des cours du gaz naturel (NYMEX Henry Hub) depuis le début de 2008, dans un marché américain ne souffrant d’aucune pénurie et en faible croissance. La forte corrélation, sur la période, entre cours du gaz et cours du pétrole WTI indiquant l’existence d’un lien financier fort entre les deux produits cotés sur le New York Mercantile Exchange au travers d’instruments financiers reposant sur des indices de cocktails de futures associant les deux produits (LIRE la composition du S&P GSCI). Il avait été également souligné que le retournement du Marché des futures sur l’énergie serait plus précoce et plus net sur les cours du gaz naturel. Alors où en sommes-nous? Les cours du gaz naturel Henry Hub ont franchi hier à la baisse les 12$ le million de BTU pour un troisième jour de repli, après un plus haut à 13.57$ (FIG.).Gaz200807

                

                        Il va falloir continuer à suivre cet indicateur avancé des tribulations financières sur l’énergie, en supposant qu’il n’arrive pas d’énorme tornade déferlant sur le Golfe du Mexique, ce qui bien sûr fausserait la mesure.

                         Le fait que les cours du pétrole ne se soient pas appréciés hier, après la publication des stocks hebdomadaires américains de pétrole brut en forte baisse, est bien le signe d’un marché financier en phase de retournement. La faible augmentation des importations de pétrole brut chinoises au mois de Juin annoncée à 3,3% par rapport au même mois de l’année précédente, à 3,55 millions de barils par jour, peut également participer à la détente des cours du brut WTI à New York. 

    Le 10 Juillet 2008.

    Réponse à Karva: pour montrer qu’il n’y avait pas, sur le NYMEX, de corrélation entre les cours du gaz et ceux du pétrole en 2006 et 2007. Jusqu’à fin 2007 le gaz et le pétrole vivaient des aventures séparées. Correlationgazptrole

  • Effet de mode…

    Effet de mode…

    Images_3 C’est au tour de New-York de s’attaquer à la réduction des gaz à effet de serre.
    Michaël Bloomberg veut réduire de 30 % celle-ci, en trente ans.
    Pour ce faire, il dispose d’un budget, celui des bâtiments municipaux.
    M. Bloomberg souhaite que le secteur privé se joigne à l’effort.
    L’effort atteindra 2.3 milliards de $ et serait rentable dès 2013.
    On reste subjugué, finalement, par les possibilités, la modestie du budget, les résultats envisagés et probables, sans doute, bien meilleurs que ceux annoncés.

    Bloomberg ne fait pas partie des mêmes cercles de pouvoir que G.W Bush, qui lui représente les pétroliers en particulier et le secteur énergétique en général.
    Cette évolution, à priori, ne lui pose aucun problème, lui fait partie des cercles financiers, et ceux-ci, dans ces temps de montée des prix, ont très vite faite les comptes.
    Les économies d’énergie deviennent immédiatement très rentables et les énergies renouvelables le seront de plus en plus rapidement.

  • La vertu israélienne.

    La vertu israélienne.

    Images_2 Si, dans un certain nombre de domaine, la politique de l’état israélien est discutable (et discutée), il existe un domaine, où elle s’avère prophétique, efficace et tenace.
    C’est dans les énergies renouvelables et particulièrement l’énergie solaire thermique.
    On peut en juger aux chiffres.
    Un chauffe-eau solaire pour 90 % des habitations israéliennes aujourd’hui, contre 60 % en 1983 et 20 % en 1967.
    Il faut bien voir que c’est le résultat d’une politique délibérée, décidée dès les années 1950, pour pallier à la rareté des ressources énergétique de l’état hébreu.
    Il n’y avait pas de "petit profit".

    Bien sûr, il s’agit avant tout d’un effort sur les constructions neuves, où cet équipement était obligatoire.
    Et bien sûr, il faut l’avouer, aucun israélien ne vit comme une brimade de bénéficier d’une énergie renouvelable, autant que bon marché.
    En outre, l’obligation et l’étendue du marché, entraine une baisse des prix.
    Bien sûr, les gouvernements peuvent, bien entendu, négocier avec les fabricants une modération du prix de leurs produits.
    Mais là, je rêve…