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  • Triste 4 Juillet qui pourrait marquer l’amorce d’une profonde récession américaine

    Triste 4 Juillet qui pourrait marquer l’amorce d’une profonde récession américaine

    Nationalbbq                   Le moral ne va pas être terrible tout à l’heure, en ce jour de Fête Nationale, autour des "BBQ Party" américaines. Le pétrole au plus cher à 145 dollars le baril qui va pousser les prix de l’essence vers les 4.5$ le gallon. Des suppressions d’emplois qui atteignent les 438 000 postes pour le premier semestre, confirmées par des révisions à la baisse pour Avril et Mai. General motors en pleine tempête, mais aussi Chrysler qui ferme des usines et Ford qui devra suivre, Bank of America qui dégraisse et la chaîne de coffe-shops Starbucks qui ferme 600 points de ventes et supprime 12000 emplois. Tout le monde est touché par la vague, cols bleus comme cols blancs. Mais le plus grave est peut-être à venir avec la fin des réductions d’impôts fédéraux qui ont été distribuées en Mai et Juin, avec la poursuite des suppressions de postes, avec l’accentuation de l’inflation poussée par les prix des carburants, avec la baisse des prix des maisons et de ceux des 4X4 qui sont devenus quasi invendables.

                         Une finance engluée dans ses hypothèques pourries titrisées, une industrie automobile attardée, complètement prise à contrepied par une nouvelle demande de véhicules plus sobres et menacée financièrement, un transport aérien fragilisé et en forte contraction, un chômage en croissance, une administration faisant ses valises…l’Amérique bien sûr s’en remettra, mais 2008 risque d’être un bien piètre millésime pour l’économie de ce grand pays.

    Le 4 Juillet 2008.

  • Daikin: une pompe à chaleur couplée avec un chauffage par induction

    Daikin: une pompe à chaleur couplée avec un chauffage par induction

    Daikininduction                          Daikin annonce le lancement d’une nouvelle pompe à chaleur pour les applications commerciales ou industrielles qui comporte un chauffage d’appoint par induction de son fluide caloporteur qui circule dans un tube en acier inoxydable (FIG.). Ce dispositif permet au démarrage de raccourcir la durée de mise en chauffe qui atteint les 50°C en trois minutes. Il permet également par temps très froid, d’assurer un dégivrage rapide de l’échangeur de chaleur situé à l’extérieur. L’échangeur est lui même revêtu d’un coating hydrophobe qui minimise les possibilités de formation de givre à sa surface.

                             Voila une idée technologique simple qui met à profit la puissance et le caractère instantané du chauffage par induction pour améliorer les performances des pompes à chaleur dans les phases transitoires. Daikin projette d’appliquer par la suite, après miniaturisation, ce perfectionnement à ses équipements grand public.

    Le 4 Juillet 2008.

  • Etats-Unis: les ventes de voitures hybrides plongent par manque de véhicules disponibles.

    Etats-Unis: les ventes de voitures hybrides plongent par manque de véhicules disponibles.

                          Après de superbes ventes au mois d’Avril de 40 mille véhicules hybrides aux Etats-Unis, les volumes avaient décru au mois de Mai (36 000) et se sont effondrés au mois de Juin à 25 000 exemplaires (FIG.). La raison ne semble pas être due à une désaffection du public pour ce genre de véhicules, mais tout simplement un manque de disponibilité de voitures à la vente. Ce sont surtout les baisses de ventes de Toyota, sur tous ses modèles, qui sont la raison de cette dégringolade. Cette pénurie serait liée à des ruptures d’approvisionnement en batteries Ni-MH.

                              Cette indisponibilité des modèles à la mode tombe vraiment mal en période de désarroi du marché américain des 4X4 qui a encore chuté de 28% au mois de Juin. Mais ces conditions permettent à certains petits futés de tirer leur épingle du jeu, comme Daimler qui a vu ses ventes croîtrent de 27% par rapport à celles de l’année précédente, ou bien Honda (+14%) ou encore Volkswagen (+14%).Hybrid3

    Le 4 Juillet 2008.

  • Pour amortir l’impact du prix du kérosène, le japonais ANA serait prêt à commander 5 Airbus A380

    Pour amortir l’impact du prix du kérosène, le japonais ANA serait prêt à commander 5 Airbus A380

    Art_arrival1                              Le transporteur japonais All Nippon Airways (ANA) voulait initialement acheter des avions Boeing Dreamliner de 250 places pour assurer ses liaisons avec l’Europe et les Etats-Unis. Mais les délais de livraisons de Boeing et surtout, les prix du carburant l’auraient orienté vers un autre choix: l’Airbus A380 et ses 800 places. ANA espère une livraison de cinq appareils en 2012.

                                  Voici un exemple d’adaptation simple du marché aux prix élevés de l’énergie. L’Airbus A380 avec sa consommation de 3 litres de kérosène aux cent kilomètres-passager l’emporte sur un Dreamliner qui ne fait plus rêver. Les équipes marketing de Boeing doivent revoir en toute hâte leur politique de "point to point" contrée par les prix de l’énergie et rédiger le cahier des charges du remplaçant du B747.

    Le 4 Juillet 2008.

  • France : croissance de l’éolien.

    France : croissance de l’éolien.

    Images_3 Le 31 mai 2008, la puissance installée en éolien atteignait 2500 MW, soit une multiplication par 10 en 5 ans.
    Les champions incontestés en la matière restant allemand (22 200) et Espagne (15 100).
    Suivant les projections, la puissance installée devrait être de 5 000 MW en 2010 et 7 000 en 2012.
    Seul, 0.8 % de la consommation intérieure sont produits par l’éolien.
    "Sous réserve d’un développement géographiquement équilibré, on estime que 20 000 MW d’éoliennes est équivalent à 4 000 MW de moyens de production thermique.  "

    Bien sûr, le principal problème reste de réduire les consommations énergétiques, tâche à laquelle aucun gouvernement ne s’est réellement attaqué.
    Si la vitesse de progression de la consommation électrique s’est ralentie (à partir de 1980 et surtout 1990), c’est au corps défendant du gouvernement, attaché à faire plaisir aux grandes firmes, notamment par la construction d’un deuxième EPR, nanard d’entre les nanards, résultant d’une technologie antérieure à la plupart d’entre nous.
    Bien entendu, comme les réserves d’uranium défaillent, que dans le meilleur des cas, les investissements, tout au long de la chaine ne se font pas, la relance du nucléaire est illusoire.
    De plus, deux EPR, pour répondre aux besoins énergétiques français, c’est trop peu.
    Pour prototype, c’est trop.
    Le nucléaire désormais, va naviguer entre galéjade (l’inénarrable mine de cigar lake, par exemple) et drame.

  • La guerre d’Iran n’aura pas lieu.

    La guerre d’Iran n’aura pas lieu.

    Grognard Le garnement, le galapiat, l’agité de service, le président quoi, vient de se faire rappeler à l’ordre, par un vieux grognard, l’amiral Mullen (Et oui, aux USA, le grognard, ronchonscrogneugneu, c’est un marin).
    "This is a very unstable part of the world and I don’t need it to be more unstable  ", et l’amiral refuse, à l’instar de la totalité du Pentagone, civil comme militaire, une confrontation avec l’Iran.
    Pour lui, les conséquences seraient totalement incalculables, par la fermeture d’Ormuz, et le sort de la marine américaine (ce n’est pas dit clairement, mais la marine US s’attend à être décimée en cas de confrontation).
    D’ailleurs, à l’intérieur de l’administration américaine, R. Gates est lui aussi, absolument opposé à toute guerre.

    On peut dire que ce paramètre aura des répercussions importantes.
    Le président et le vice-président sont isolés dans leur volonté guerrière.
    Sont isolés aussi, de la même manière, les faucons israéliens, et les israéliens sont eux-mêmes, sur la question, divisés.
    Les bruits de bottes n’entraineront donc pas une flambée carabinée du prix du pétrole.
    Le prix actuel du baril est en train de créer une dépression et mieux, un électrochoc, notamment aux USA, sur la consommation énergétique.
    Le cauchemar des saoudiens est en train de se réaliser. C’est la forte baisse de la consommation qui s’annonce, d’abord par la dépression, ensuite par un changement de mentalité, enfin par une politique d’économies d’énergies.
    Le seul problème est que cela se passe, très tard.

  • Les professionnels de l’énergie photovoltaïque voudraient obtenir plus d’aides gouvernementales

    Les professionnels de l’énergie photovoltaïque voudraient obtenir plus d’aides gouvernementales

    Epialogo1                             Au cours du Symposium organisé par l’European Photovoltaic European Association à Aix-les-Bains les professionnels de l’énergie photovoltaïque français ont demandé au gouvernement de réviser à la hausse la Programmation Prévisionnelle des Investissements en la portant à 1100 MW en 2012 et 7000 MW en 2020. Ils ont également demandé d’accroître les cas d’aides tarifaires aux équipements non intégrés au bâti et à ceux posés au sol. Ils ont souhaité aussi une simplification des procédures administratives pour traiter les demandes d’agrément des installations. Au cours du premier trimestre de cette année, seuls 2MW de panneaux solaires ont reçu une autorisation administrative. (LIRE les détails de cette requête)

                          

                           Le problème, en ces moments d’inflation et de surveillance des politiques tarifaires des fournitures d’énergies, ce sont les tarifs de l’électricité  photovoltaïque fournie au réseau (570 euros/MWh) qui constituent un frein majeur à son développement. Si l’on considère que les deux sources d’énergie électrique d’avenir sont l’électronucléaire et le photovoltaïque, la France a définitivement opté pour l’électronucléaire. Il est cependant un domaine sur lequel la France pourrait consacrer un effort de recherche et développement majeur: c’est le stockage de l’énergie qui sera le talon d’Achille de toutes les énergies renouvelables et pour lequel il n’existe pas de solution satisfaisante, mis à part le pompage vers l’amont des centrales hydrauliques en heures creuses. L’industriel qui arrivera avec une solution élégante de compression adiabatique, de volant à inertie, de batterie à inventer ou de toute autre solution permettant d’alimenter un immeuble pendant la nuit ou de recharger sa voiture électrique rencontrera un succès commercial certain dans peu de temps.

    Le 3 Juillet 2008

  • L’allemand E-On va construire une unité d’évaluation industrielle de capture de CO2 utilisant le procédé Mitsubishi

    L’allemand E-On va construire une unité d’évaluation industrielle de capture de CO2 utilisant le procédé Mitsubishi

    Mitsumhi                         Mitsubishi Heavy Industries (MHI) est un groupe japonais fortement impliqué dans les divers problèmes de l’énergie allant de la réalisation de centrales électonucléaires à la capture du CO2. Il valorise en particulier son procédé de capture du CO2 dans son procédé de production d’urée qu’il vend dans le monde entier. Le CO2 produit lors la production d’hydrogène est réutilisé pour le faire réagir sur l’ammoniac pour obtenir l’urée qui est un fertilisant des sols. E-On le premier groupe allemand de distribution d’électricité et de gaz a l’intention d’équiper une de ses usines de génération d’électricité alimentée au charbon, d’une unité industrielle de technologie MHI qui serait capable de capter 100 tonnes de CO2 par jour, à partir d’un flux de gaz chauds de 20 000 m3/heure. L’objectif d’E-On est de commencer ses tests au début de 2010 et d’étudier essentiellement la réduction des dépenses énergétiques nécessaires à la capture du CO2 par ce procédé.

                          E-On a l’intention d’investir 10 millions d’euros dans ce programme en construisant trois sous ensembles: une tour de refroidissement des gaz, une tour de capture du CO2 à l’aide du solvant KS-1 fourni par MHI et une tour de désorption du gaz.

                          La capture du CO2 n’est pas un procédé gratuit et sa mise en oeuvre industrielle sera longue, onéreuse et difficile. La question qui devrait être posée en Europe, si la Commission disposait des instances intellectuellement capables d’orienter les choix, est la suivante: vaut-il mieux aider les industries à construire de nouvelles centrales électriques à haut rendement qui consommeront moins de gaz ou de charbon et émettront moins de CO2 ou doit-on tout de suite équiper les vieilles centrales polluantes de capture et de séquestration de CO2? C’est un peu comme si l’on voulait équiper les vieilles 403 diesel de filtres à particules. Dans la première option on réduit à la fois la consommation d’énergie primaire et on réduit les émissions de CO2, ça s’appelle une bonne politique énergétique. Dans la deuxième option on accroît la consommation d’énergie primaire pour capter du CO2: ça s’appelle une mauvaise politique écologique.

    Mais cela n’empêche pas d’évaluer les divers procédés.

    Le 3 Juillet 2008.

  • Etats-Unis: les stocks hebdomadaires pétroliers poursuivent leur croissance

    Etats-Unis: les stocks hebdomadaires pétroliers poursuivent leur croissance

                          Les approvisionnements pétroliers des Etats-Unis la semaine dernière n’ont présenté aucune tension particulière, contrairement à ce que certaines dépêches d’agences ont pu faire croire et faire ainsi monter encore les cours du baril cette nuit. Les importations ont globalement dépassé les 13,7 millions de barils/jour, le raffinage américain a correctement produit, entraînant une légère baisse des stocks de brut (-2 millions de barils) mais aussi un accroissement des stocks d’essence (+2,1 millions de barils), de gasole-kérosène (+0,4 Mbl) et de Propane (+1,7 Mbl). Les stocks totaux de produits pétroliers ce sont accrus de 2,2 millions de barils et la Réserve Stratégique s’est accrue d’un million de barils (FIG.).

                          Bien sûr, en ces périodes de folie pétrolière, les informations mesurées et objectives n’ont que bien peu de poids face à des informations tronquées qui vont, elles, dans le sens du mouvement spéculatif en cours.Usastocks

    Le 3 Juillet 2008.

  • La tonne de CO2 dépasse les 30 euros à Londres

    La tonne de CO2 dépasse les 30 euros à Londres

                         La financiarisation des marchés à terme sur l’énergie bat son plein. Aucune action des banques centrales ou des gouvernements ne vient essayer de contrer cette vague destructrice. C’est même le contraire qui se passe avec une BCE qui va, sur des modèles économiques anciens où les prix de l’énergie baissaient, augmenter ses taux et encourager ainsi, un peu plus, le Marché à se couvrir sur des "futures" énergétiques. Le climat est tel que même les papiers adossés à la tonne de CO2 à Londres ne connaissent plus de limites. Les volumes, à 295 millions de tonnes de CO2 échangées au mois de Juin sur l’ECX, ont été multipliés en un an par 2,2. Ce chiffre correspond à 1,6 fois la totalité des émissions mensuelles de CO2 (180 MT) de toutes les installations européennes soumises à quotas. Les cours du papier échéance Décembre 2009 a allègrement franchi les 30 euros (FIG.). Le parallélisme entre les cours du CO2 et ceux du pétrole démontre le caractère financier de la hausse délirante de ces marchés à terme.

                           Le danger de cette hausse incontrôlée du marché du CO2 est l’abandon par la Commission Européenne de sa politique de "cap and trade", modèle pour toutes les autres régions du globe. Ce serait un échec cuisant et un coup fatal porté à la tentative de maîtrise des émissions de CO2 de la région.Ecxjuil2008

    Le 3 Juillet 2008.