Blog

  • Estonie en crise…

    Estonie en crise…

    Images_2 Enfin, je ne pouvais pas dire dans le caca, c’était plus imagé, plus vrai et plus parlant.
    On peut sortir d’un empire, et en être toujours. L’Estonie continuait à bénéficier du fait que la Russie se servait de ses ports.
    Maintenant, la Russie se sert de ses propres ports.
    L’Estonie attirait les investissements.
    Avec le cout du transport en pleine hausse, ça devient loin (ce n’est pas correct de dire que c’est le trou du cul du monde), enfin, loin du centre européen.
    Les Estons, rêvent : " Nous avons un projet de liaison maritime depuis la Chine jusqu’ici. ".

    Cela viserait à faire de l’Estonie la base de réexpédition en Europe.
    Seulement, là aussi, on fait l’impasse sur le caractère excentré du pays, le fait que certains ports sont bien mieux placés, l’économie hollandaise en témoigne.
    La croissance est passée de 8 à 2 %, et sans doute ce sera pire.
    En effet, dans le cas d’une crise, les périphéries souffrent plus lourdement que le centre.
    Défiscalisation à outrance et subventions européennes, c’était le souhait de remplacer l’Irlande. Mais les euros sont fatigués, visiblement…

  • Décomposition du pouvoir.

    Décomposition du pouvoir.

    Images Le pouvoir politique US et le pouvoir politique Israéliens sont tellement affaiblis qu’ils ne contrôlent plus leurs armées.
    Il n’y a plus personne au tableau de commande. Le pouvoir est discrédité.
    L’Iran et son nucléaire n’est pas la question fondamentale, comme le croient certains.
    Les bellicistes veulent instrumentaliser la guerre contre l’Iran pour pérenniser leur pouvoir, celui d’une clique militaro-industrielle.
    Mais, en ce qui concerne les USA, ils tombent sur un os.
    En effet, globalement, non seulement l’armée US "traine les pieds", mais s’ autonomisant tout à fait, elle mène sa propre politique.

    On tire autant, donc à hue qu’à dia, et les intérêts US et israéliens divergent fondamentalement.
    Une fraction du pouvoir US veut la guerre contre l’Iran, une autre veut la normalisation, en tout cas, les ressources énergétiques iranienne intéresse les deux factions.
    Une manoeuvre israélienne à grand spectacle a eu lieu, dont on ne sait finalement rien, au moins sur ses finalités.
    Au même moment, l’amiral Mullen va en Israël. Il est adversaire de la guerre contre l’Iran.
    On ne sait même pas qui il représente, son gouvernement, ou une faction.
    De l’autonomisation, à la prise du pouvoir, il n’y a qu’un pas.
    Temps propices, la crise systèmique s’accroit, la crise énergétique, financière, immobilière et alimentaire.
    De quoi propulser des dizaines de Bonaparte au Zénith.

  • Le Japon qui promeut l’énergie solaire, n’aime pas l’énergie éolienne

    Le Japon qui promeut l’énergie solaire, n’aime pas l’énergie éolienne

                            Le Japon est un des leaders mondiaux de l’industrie photovoltaïque, retombée naturelle de son industrie électronique et de la maîtrise des technologies gravitant autour du Silicium de très grande pureté (LIRE les divers articles publiés ici sur le photovoltaïque japonais). C’est par contre une nation qui se désintéresse totalement de l’industrie éolienne. Avec un PIB de 30% supérieur à celui de l’Allemagne, avec de multiples côtes et de multiples îles, le Japon possède un parc de 1409 éoliennes qui représentaient à la fin du mois de Mars, fin d’année fiscale japonaise, une puissance installée de 1675MW. L’industrie japonaise, handicapée par de nouvelles normes antisismiques, a installé dans l’année fiscale 2007, 185 MW de puissance éolienne. Ces chiffres en Europe placeraient le Japon entre l’Autriche et les Pays-Bas (FIG.).

                         Bien sûr, dans le cadre du protocole de Kyoto, pour donner le change, le gouvernement japonais va demander à ses industriels de faire un geste de bonne volonté en investissant plus. L’objectif modeste est d’atteindre 3000 MW installés en 2011.Eolienjapon

    Le 25 Juin 2008.

  • Zone Euro: les entrées de commandes à l’industrie en forte hausse au mois d’Avril

    Zone Euro: les entrées de commandes à l’industrie en forte hausse au mois d’Avril

                         Après un premier trimestre d’entrées de commandes à l’industrie globalement satisfaisant pour la Zone Euro, estimé en croissance de 4,4%, les entrées de commandes du mois d’Avril ressortent en hausse de 11,7% par rapport à celles du même mois 2007. Ce résultat porte la croissance sur les quatre premiers mois aux environs de 6%. Pour le mois d’Avril ce sont les commandes de machines et d’équipements, y compris celles destinées aux industries électriques et électroniques, qui tirent le résultat vers le haut. La métallurgie est également bien servie. Ces paramètres font que ce sont surtout les commandes à l’Allemagne qui progressent, avec une avancée de 16,7% (FIG.), alors que les entrées de commandes à la France en progrès de +9,7%, bien que très correctes, se retrouvent au dessous de la moyenne de la Zone Euro.

                         Ces commandes qui feront les chiffres d’affaires des mois à venir, sont très encourageantes pour l’évolution industrielle de la Zone Euro.Commandes2008avril

    Le 25 Juin 2008.

  • Le Japon qui n’a pas résolu ses problèmes énergétiques, importe toujours plus de pétrole

    Le Japon qui n’a pas résolu ses problèmes énergétiques, importe toujours plus de pétrole

    Utamaro1795                    Le gouvernement japonais parle volontiers de l’horizon 2050 avec de formidables objectifs de réductions d’émissions de CO2, divisées par plus de deux, grâce à des plans d’une très grande qualité et qui, soyons en sûrs, feront faire de grands progrès technologiques à ce pays (LIRE). Mais il est plus discret sur les performances actuelles de son pays. Son industrie électronucléaire est en plein marasme. L’arrêt de la plus grande centrale électronucléaire du monde de Kashiwasaki-Kariwa, à la suite d’un tremblement de terre en Juillet 2007, a plongé l’approvisionnement en électricité japonais dans de grandes difficultés. Par exemple au mois de Mai, les usines électronucléaires nippones ont affiché un taux de charge (puissance effective/puissance théorique) de 51%. Cela veut dire que statistiquement une usine sur deux est arrêtée!

                         Alors le Japon fait tourner à fond ses centrales électriques thermiques et importe à tout va du gaz et du pétrole. Au mois de Mai, les importations de pétrole ont atteint 3,8 millions de barils par jour, en augmentation de 8% par rapport au même mois de l’année précédente. La facture atteint 12 milliards de dollars.

                        Ces demandes additionnelles japonaises, dont on ne voit pas très bien l’issue, en raison de la discrétion des autorités administratives sur l’état d’avancement de la résolution des problèmes posés par ses centrales électronucléaires, participent au moins autant que l’accroissement des besoins en pétrole chinois, dans les besoins supplémentaires d’approvisionnement de cette région.

    Le 25 Juin 2008.

  • La question de la distance.

    La question de la distance.

    Images_2 J’avais consacré un article à la Pologne, et au manque de rentabilité de son transport routier.
    Certains ont traité la Pologne de boulet, d’autres se sont indignés de ce propos. Qu’en est il ?
    Au point de vue transport, la Pologne avait une port de sortie peu couteuse. C’était Danzig (Gdansk).
    La ville exportait les denrées polonaises qui étaient collectées par le bassin de la Vistule. Jusqu’à récemment, il n’y avait pas de meilleurs moyens de transport que le transport fluvial et après le transport maritime. On s’aperçoit dans les comptes du moyen-âge, de la renaissance et d’après, que quelques kilomètres de route coûtaient aussi cher que des milliers de kilomètres en bateau.

    Alors, à l’heure actuel, quelle est le problème de la Pologne ? C’est le problème de la distance. L’ouest n’avait, à l’heure actuelle, pas ce genre de problème, le réseau est court, dense et cohérent. En Pologne, la situation s’inverse. le réseau est déjà grevé par les frais de transport, il est long, lâche, même s’il a de lma cohérence. Et c’est pire si l’on s’enfonce en Ukraine. On retombe sur la donne transport, quelque fut le régime politique.
    L’Europe de l’Ouest, c’est finalement petit et bien déservi. Le coût du transport aussi y augmente, mais en Europe de l’est, la crise est plus grave.
    L’union européenne, s’est, de fait effectivement mis un "boulet" au pied avec l’Est.
    Boulet n’est pas péjoratif dans le sens que je lui donne.
    La densité de population y baisse, les données géographiques y sont plus exigeantes.
    L’axe de développement européen est l’axe rhénan où les communications ont été TOUJOURS plus faciles.
    Mais en votant l’extension sans fin de L’union, les hommes politiques européens ont négligés la géographie et le possible.
    Les fais sont têtus, et un réseau ne se bâti pas en 15 ans mais plutôt en 50, ou plus, et il ne fait pas bon négliger la géographie. La Vistule structure la pologne, et la Vistule ne regarde pas l’Europe.
    L’Irlande va apprendre que finalement, elle est loin. La Pologne que le transport routier, c’est ruineux, les balkans, c’est comme le massif central, difficile…

  • Deux de tension…

    Deux de tension…

    Images_3 Eric Woerth fait encore des siennes.
    Avec un aplomb sans pareille, il affirme que le bonus malus automobile coûte cher à l’état.
    On peut lui faire remarquer que la bêtise lui coûte encore plus cher.
    Tout d’abord, chaque vente de véhicule neuf RAPPORTE à l’état via la tva et c’est  largement supérieur au 200 millions d’euros du bonus/malus.
    Que sans ce bonus/malus, il eût été douteux que le marché automobile se comporte aussi bien.
    C’est un des rares points de croissance de l’économie française, faut il le souligner, celle-ci serait, sans doute, tombée à zéro.
    Monsieur Woerth est incapable de dire combien de voitures se seraient vendues sans cette mesure, et donc, le montant indiqué est complètement farfelu.
    En outre, il n’est pas indifférent de passer de véhicules qui consomment 8 litres au cent à 5 litres.

    Peut être M. Woerth pleurera t’il son manque de TIPP ?
    Perdu dans son idéologie grotesque, ce gouvernement fait tout pour arriver à la dépression.
    Bridage des salaires, bridage du SMIC, nouvelles et sempiternelles mesures d’économies à la sécurité sociale, grâce à une politique particulièrement incompétente, la croissance mesurée baisse et s’étiole.
    Car, ce n’est pas une "politique" que de vouloir équilibrer les finances publiques, c’est du décervelage.
    Un état assure la conjoncture, c’est AUSSI sa fonction.
    En refusant d’accomplir les fonctions de régulation, on revient à l’état naturel, c’est à dire la guerre, comme il est visible dans le 1/3 monde.
    On peut arriver aussi aux révolutions, coup d’état, et autre joyeusetés.
    Mais, bien sûr, les gouvernants, à la veille de chaque évènements de ce type sont toujours persuadés qu’ils sont impossibles.
    Quand à la solution, pour "tenir ses finances", l’état devrait frapper monnaie à son propre compte et non l’emprunter à des banquiers qui le fabriquent à coût nul, et le font payer 4 %.

  • Les prévisions folkloriques de l’Agence Internationale de l’Energie décrédibilisent l’institution

    Les prévisions folkloriques de l’Agence Internationale de l’Energie décrédibilisent l’institution

                            Au mois de Juillet 2007 l’Agence Internationale de l’Energie, alors que personne ne le lui demandait, avait avancé une prévision de consommation mondiale de pétrole pour 2008 à 88,2 millions de barils par jour, en hausse de 2,2 millions de barils/jour par rapport à son estimation de consommation 2007 qui était à 86 millions de barils/jour. Cette prévision saugrenue avait fait sourire à l’époque, certains évoquant le caractère politique de cette valeur, voulant tendre à faire produire plus de pétrole par l’OPEP qui avait volontairement réduit ses productions. Depuis cette époque par petites touches successives, l’AIE a revu à la baisse ses prévisions initiales fantaisistes (FIG.).Aie2008juin

                        La publication du mois de Juin de l’AIE prévoit un accroissement des consommations de 2008 par rapport à celles de 2007 de 800 mille barils/jour (FIG.).  Cette valeur située dans la zone probable d’accroissement des consommations, si les prix du pétrole continuent à planer aux altitudes actuelles, pourrait même décroître encore. En effet les consommations vont dépendre beaucoup des volumes utilisés pour les transports dans l’OCDE durant la période estivale.Aie2008juin2

               La baisse du trafic automobile aux Etats-Unis durant la "driving season" et les mesures de rationalisation du transport aérien pourraient faire encore plus baisser la demande en carburants. Il reste cependant l’impondérable climatique de l’Hiver 2008-2009 qui pourra agir dans un sens ou dans l’autre sur les consommations de fuel, mais il est certain que, compte tenu des prix, les citoyens membres des pays de l’OCDE ne vont pas se précipiter pour faire remplir leurs cuves de fuel cet été.

                      Dans un papier comparant les consommations de pétrole des pays OCDE, en baisses, et celles des pays NON OCDE, en hausses, on constatait qu’il suffisait d’une baisse des consommations annuelles de moins de 2% des pays de l’OCDE pour partiellement compenser les 1,15 millions de barils de croissance annuelle des pays NON OCDE et ramener la croissance globale de la demande annuelle en dessous de 0,5 million de barils/jour (LIRE). A ce jour l’AIE prévoit pour 2008, une décroissance des consommations des pays OCDE de 0,9% (- 0,45 millions de baril/j) et une croissance des consommations des pays NON OCDE de 1,25 millions de barils/jour.

                      En conclusion : après des prévisions d’une grande fantaisie créatrice, il semblerait que l’AIE se soit aperçu de l’impact des prix sur la consommation mondiale de pétrole. Elle prévoit pour 2008 une décroissance de 1,9% de la consommation américaine ( 0,9% pour l’OCDE) qui permet de ramener la croissance mondiale annuelle à 0,8 million de baril/jour. La persistance de prix élevés et les opérations de vérité des prix dans les pays en développement pourraient même faire tendre cette croissance vers 0,5 million de barils/jour. Les prévisionnistes financiers de tous poils devraient revoir alors leurs calculs avec une demande mondiale de pétrole en croissance réduite de moitié.

    Le 24 Juin 2008.

  • Nouvelles énergétiques de la semaine du 24 Juin 2008

    Nouvelles énergétiques de la semaine du 24 Juin 2008

    Breakingnews                     Koweit : le Koweit qui produit 2,6 millions de barils/jour, vient d’annoncer qu’il augmentera ses productions de pétrole de 300 mille barils par jour à mi-2009.

                         Irak: le ministre du Pétrole irakien a déclaré à Reuters que les productions de pétrole du mois de Mai et les exportations se sont accrues. Les productions auraient atteint 2,5 millions de barils par jour et les exportations 2,01 millions de barils/jour en augmentation de 151 mille barils/jour par rapport au mois d’Avril.

                            Arabie Saoudite: Amin Nasser, le responsable saoudien des productions de pétrole a annoncé que les productions du gisement de Khursaniyah (500 mille barils/jour) démarreraient au mois d’Août, en retard de dix mois sur le planning initial.

                            Occidental Petroleum rentre à côté de Total, à hauteur de 15% des parts, dans le gisement de sables bitumineux canadien de Joslyn, par l’achat de ses parts  à Enerplus Resources qui avait annoncé son intention de se désengager de l’aventure (LIRE). Occidental annonce qu’il est prêt à investir 2 milliards de dollars sur plusieurs années dans l’affaire. Espérons que ce nouveau partenaire va permettre à Total d’avancer plus rapidement dans ce projet.

  • Le nombre des contrats échangés sur le NYMEX poursuit sa croissance éperdue

    Le nombre des contrats échangés sur le NYMEX poursuit sa croissance éperdue

                              La financiarisation des "futures" et autres options sur les cours de l’énergie et autres "commodities" ne fait plus débat. Pour comprendre les mécanismes du phénomène on lira le témoignage de Michael Masters devant la Commission Sénatoriale américaine, en charge de comprendre les phénomènes d’envolée des cours du pétrole, du gaz et autres matières premières (LIRE). Ce phénomène de formation de bulle financière repose sur une croissance discontinue du nombre de contrats qui sont reportés d’une échéance à l’autre, le phénomène étant alimenté par les liquidités des nouveaux venus qui, eux aussi, veulent participer à la fête. Un indicateur simple pour quantifier ce phénomène est le nombre de contrats échangés sur le Nymex, bourse d’échange ou sont cotés le pétrole WTI, le gaz naturel et diverses matières premières. Au mois de Mai le nombre moyen de contrats quotidiens a dépassé les 1,9 millions, en croissance de 38% par rapport au même mois de 2007. En cumulé depuis le début de l’année le nombre moyens de contrats quotidiens est de 1,75 millions dont les 2/3 reposent sur l’énergie (FIG.).

                       Si les choses se poursuivent ainsi, il va s’échanger chaque jour sur le NYMEX plus de pétrole qu’il en est produit dans le monde. Mais pour un financier moderne il n’est pas évident que cette remarque ait un sens.Nymexmai2008

    Le 24 Juin 2008.

                  En réponse au commentaire de Monsieur Imago: les volumes sur le NYSE ont certes crû de 2004 à 2008 mais pas dans le rapport des volumes du NYMEX qui ont triplé durant cette période.  On constate également une grande variabilité des volumes d’un mois à l’autre, traduction des aléas bousiers depuis l’été 2007. Je soupçonne certaines veuves californiennes d’avoir quitté depuis, le NYSE dans ces périodes agitées, pour aller placer leurs dollars dévalués sur de bons "future" en pétrole ou en gaz sur le NYMEX. C’est du "edging" disent les financiers américainsNysevolumes.