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  • Pologne : manque de rentabilité.

    Pologne : manque de rentabilité.

    Images Le transport en camion devient non rentable.
    La moitié des transporteurs polonais risquent la faillite. La Pologne possède une flotte de 120 000 camions, et là, on redécouvre les distances.
    La perte moyenne mensuelle  est de 3000 zlotys par camions (890 euros) et ils demandent diverses mesures de soutien, sans changer réellement la donne.

    Car la crise du transport est mondiale, et c’est à ce moment que la SNCF veut réorganiser son activité fret, alors qu’elle n’avait rien à faire pour lui voir regagner des parts de marché. On ne saurait être plus stupide.
    En même temps, en France, les tribunaux criminalisent les mouvements sociaux, même si, dans ce cas d’espèce, ce sont des syndicats patronaux qui sont sur la sellette.
    " Le tribunal de grande instance de Dijon a condamné les dirigeants syndicaux à 200 euros par heure de blocage en cas de nouvelle action. L’Unostra va faire appel ".
    On va loin dans le n’importe quoi. On condamne par avance.
    Grâce à ces juges, la république bananiére est en bonne voie.
    Il ne leur est pas venu à l’idée qu’ils empiètent sur le pouvoir législatif, et qu’en même temps, c’est au pouvoir exécutif d’assurer la libre circulation des biens.
    ça va tirer à larme lourde entre branches du MEDEF. L’Unostra va découvrir aussi que quand on ouvre une boite de pandore (la criminalisation à outrance), dont elle se félicitait quand elle concerne les salariés, on finit toujours par en être victime soi-même.
    Dans le cas d’une crise énergétique, en plus, il y aura un sérieux écrémage.

  • Le décrochage des sols.

    Le décrochage des sols.

    Images_3 En France, 1/3 des sols cultivables ne sont pas cultivées, car souvent pas mécanisables.  C’est, sans doute un atout pour l’avenir, car les sols n’en peuvent plus.
    On atteint le seuil du "tout pic", et les délires sur la démographie veulent cacher que nous ne serons jamais 9 milliards sur terre, car la natalité s’effondre.
    Le seul problème, c’est que "Les sols n’en peuvent plus. Nous sommes au bord de l’abîme et, si cela continue, il y aura des famines ".
    On n’invente rien, ce cas de figure s’est déjà produit, en Europe, en Asie, en Amérique.
    Certaines régions ne s’en sont pas remises, d’autres se sont reconstruites.

    Pollution, urbanisation, pesticides, érosion, déforestation, irrigation, voilà les problèmes.
    Certains ne sont guère neufs depuis l’empire maya, l’empire cambodgien ou la France du 14° siècles, seul la pollution et les pesticides sont des créations récentes.
    En réalité, aussi, c’est un modèle de développement qui est en crise.
    Ces terres malades, sont les plus "intéressantes" au niveau de la production agricole, car celles produisant au moindre coût.
    Souvent dans le monde, les terres ne sont pas exploitées, car souffrant de "défauts" : pas mécanisables, pas "intégrables" à de grandes exploitations, nécessitant une aide constante des états, par des prêts à bas taux, des semences, de l’outillage…
    Mais qui permet à une population de se nourrir, et comble de l’horreur, de négliger le marché et priver le pays de 2 ou 3 milliardaires/millionnaires de l’import/export.
    L’exemple de la terra-preta au Brésil est significatif aussi : des peuplades primitives ont su produire, il y a des centaines d’années, une terre 800 fois meilleur que le sol naturel.
    A l’heure actuelle, on ne sait pas comment le reproduire.

  • Kansai Electric et Sharp veulent produire 29 GWh par an d’électricité photovoltaïque dans la ville de Sakai

    Kansai Electric et Sharp veulent produire 29 GWh par an d’électricité photovoltaïque dans la ville de Sakai

    Sharpsakai_2                       Kansai Electric et Sharp ont pour projet d’installer, sur le front de mer de la ville de Sakai, à côté d’Osaka, deux unités photovoltaïques de grandes tailles. L’une de 10MWc située sur une décharge publique, l’autre de 18 MWc qui serait sur les toits des usines Sharp et d’autres industries voisines. Les panneaux solaires Sharp seraient de type Silicium en couche mince, technologie dans laquelle Sharp veut devenir le leader mondial (LIRE). Ces projets devraient voir le jour en 2011 et générer annuellement 29 GWh d’énergie électrique. Cette énergie correspond en moyenne, à une production quotidienne de 3 heures à pleine puissance par les panneaux solaires.

    • Remarque: parler de puissance installée dans les diverses formes d’énergies nécessite d’introduire la notion de "facteur de charge" ou durée annuelle moyenne de production à pleine puissance. Les MW solaires ou éoliens ne se valent pas et n’ont rien à voir avec des MW électronucléaires ou hydrauliques. C’est pour cela qu’il est plus honnête de parler d’énergie produite annuellement, ce que bien des annonces oublient de faire, en particulier dans le domaine des énergies renouvelables.

    Le 23 Juin 2008.

  • Production de carburants à partir graisses animales et végétales en Louisiane

    Production de carburants à partir graisses animales et végétales en Louisiane

                          La Société Dynamic Fuels, joint venture entre un chimiste, Syntroleum, et  un industriel de l’agro alimentaire, Tyson Foods, va construire une usine de transformation des graisses animales et végétales en Louisiane, dans la zone dévastée par les ouragans Katrina et Rita. Elle va profiter d’une exemption de taxes de 100 millions de dollars. L’usine pourra produire 5000 barils par jour de carburants, par un procédé qui semble assez proche de celui développé par Neste Oil en Europe et à Singapour (LIRE). C’est un procédé catalytique d’hydrogénation-isomérisation qui évite de former le glycérol, obtenu par le procédé classique de transestérification, et qui conduit à du propane et des oléfines de très hauts indices de cétane utilisables dans les moteurs diesel et les réacteurs d’avions. Les volumes mis en oeuvre comme dans tous les projets de biocarburants, restent très modestes.

    Hydrogenation

    Le 23 Juin 2008.

  • Les productions mondiales de Gaz Naturel sont largement réparties dans le monde

    Les productions mondiales de Gaz Naturel sont largement réparties dans le monde

                          Il est une activité intellectuelle pratiquée par certains aficionados, les plus ardents sont généralement anciens géologues, qui est de trouver des pics de productions ou de ressources. Le plus connu est le Peak Oil, certains envisagent déjà le "Peak Gas" et le "Peak Coal".  Mais on a découvert depuis peu le "Peak Travel" (les miles parcourus par les américains décroissent, LIRE) et le "Peak Car" au Japon (le parc automobile décroît, LIRE), mais ces deux derniers n’étaient pas prévus par les géologues. Un paramètre important pour mesurer la dépendance du marché d’une ressource énergétique à certains gros producteurs est la concentration de ce marché. Plus il va être cantonné dans un petit cercle de producteurs et plus ce marché sera sensible à des alliances, des reculs de productions, des modifications de politique commerciale ou de géopolitique. Inversement plus ce marché sera réparti sur un large panel d’acteurs producteurs et plus les mécanismes de compensation ou d’équilibrage seront probables. Le plus discuté en ce moment est le marché du Gaz Naturel et de l’aptitude de la Russie à maintenir ses livraisons de gaz vers l’Europe en particulier (LIRE). Un examen de la concentration des productions de charbon, de pétrole et de gaz montre de façon assez inattendue que l’approvisionnement du marché du gaz naturel est le plus largement réparti et que celui du charbon est le plus concentré (FIG.).Concentration

                          Le marché du charbon est déjà dominé par un acteur majeur: la Chine qui produit et engloutit 40% du charbon mondial. Puis viennent les Etats-Unis (16%), l’Inde (7,5%), l’Australie (6,2%), la Russie (4,9%), l’Afrique du Sud (4,2%) et l’Allemagne (3,2%). Les quinze premiers producteurs mondiaux assurent 94% de la ressource (FIG.). Ce marché est donc hyper concentré, peu flexible en raison des infrastructures lourdes et onéreuses à mettre en place comme le transport ferroviaire, les ports, etc. et donc excessivement spéculatif et sensible au moindre éternuement chinois. Ce ne sont pas les ressources qui manquent, c’est la volonté d’investissement des acteurs économiques qui fait défaut, par crainte de retournement du marché. Les cours du charbon sur le port australien de Newcastle, référence des prix en Asie, bat chaque semaine son record précédent. Le dernier cours connu était de 162$ la tonne, il était inférieur à 60$ il y a un an.

                           Contrairement à celui du pétrole ou du gaz, le marché mondial du charbon est en pénurie ou en limite de pénurie. Nous ne vivons donc pas un choc pétrolier mais un CHOC ENERGETIQUE, le charbon étant la ressource d’énergie primaire la plus sollicitée et la plus spéculative en ce moment.

                           Le marché du Pétrole est certes assez concentré, les vingt premiers producteurs mondiaux assurent 85% des besoins, mais les grands acteurs tels l’Arabie Saoudite ou la Russie ne détiennent ensemble et à égalité que 25% du marché. Les mécanismes de compensation par l’arrivée en production de nouveaux gisements et par la montée en puissance des biocarburants jouent leur rôle. Une décroissance annuelle limitée à 2% des besoins pétroliers de l’OCDE permettrait de ramener la croissance annuelle de la demande à moins de 500 mille barils par jour et de stabiliser ainsi un marché qui ne souffre d’aucune pénurie. Le développement du raffinage vers la conversion profonde, permettant d’utiliser les pétroles les plus lourds et les plus acides est également un élément important vers la résolution des tensions potentielles d’approvisionnement. On lira, par exemple, le très intéressant projet de raffinerie équipée de conversion profonde entre Total et l’Aramco en Arabie Saoudite qui valorisera 400 mille barils par jour de pétrole lourd, difficilement commercialisable à ce jour. (LIRE)

                            Le marché du Gaz Naturel est dominé par un acteur majeur la Russie et sa marque incontournable: Gazprom. Elle possède près de 21% du marché, ce qui en fait un colosse par rapport à ses suiveurs immédiats que sont l’Iran (3,8%), la Norvège (3%) ou l’Algérie (2,8%). Il faut tout d’abord remarquer que l’Iran, pour des raisons géopolitiques évidentes, ne possède pas la part de marché qui devrait lui revenir. Il y a donc là une ressource potentielle de gaz naturel qui sera un jour mise en production et qui rendra ainsi la Russie moins hégémonique. Mais il faut également noter le formidable éparpillement de la ressource de gaz naturel dans le monde, puisque les vingt premiers producteurs mondiaux n’assurent que 60% des besoins mondiaux. Cela veut dire que même une chute improbable des productions russes de 10 à 20%, qui représenterait 2 à 4% de perte de production mondiale, serait aisément compensée par les très nombreux producteurs qui existent dans le monde.

                            De plus, le transport plus aisé de gaz naturel par l’utilisation des hydrates de méthane (LIRE) dans de simples bateaux frigorifiques, étudié par les Japonais,  permettrait en réduisant les investissements nécessaires, d’étendre la liste des fournisseurs potentiels de Gaz Naturel dans le monde. Les angoisses des Allemands devant une pénurie de gaz russe est facile à résoudre: qu’ils relancent donc un nouveau programme électronucléaire, comme s’apprêtent à le faire les Britanniques et les Italiens (LIRE).

    Le 23 Juin 2008.

  • Africanisation de l’Espagne.

    Africanisation de l’Espagne.

    Images_6 Le climat espagnol s’africanise, ou plutôt, les élites s’aperçoivent qu’il est et qu’il a été toujours fragile.
    Le pays doit beaucoup au travail de ses hommes, et sa spécialisation économique, le tourisme et l’immobilier, nécessitent beaucoup d’eau, une eau que l’Espagne n’a pas.
    Le golf, les piscines, les besoins journaliers des touristes, surtout l’été, la saison la plus sèche dépassent largement les possibilités hydriques de l’ Espagne, surtout qu’une partie est bien arrosée, et l’autre beaucoup moins.
    Bien entendu, les touristes préfèrent la partie sèche.
    On peut rajouter au problème l’océan de serres de l’agriculture.
    Elles nécessitent, elles aussi, des ressources importantes.

    L’Ebre est à l’agonie, on veut acheter l’eau du Rhône, dessaler à grand coût (énergétique aussi), l’eau de mer, passablement chargée d’ailleurs, de la Méditerranée.
    Le tout, bien sûr, dans une toile de fond où la corruption, l’accaparement n’est pas absent.
    Pour faire un tableau simple et mesuré de l’Espagne Hydrique, on vient de s’apercevoir que l’Espagne n’avait pas les ressources nécessaires au schéma de développement suivi.
    Il y a des consommateurs en trop. piscines, serres, golfs, 80 millions d’habitants l’été…
    La lutte pour la ressource va pouvoir s’engager, et tous ferons valoir l’intérêt de "l’oeconomie"

  • Eau en bouteille/eau du robinet

    Eau en bouteille/eau du robinet

    Images_4 Le vilain consommateur s’était laissé embobiner.
    Sa consommation d’eau en bouteille est passée (USA) de 19 litres à 114 litres par personne.
    L’acclimatation fut longue et difficile, le consommateur n’aimait pas l’eau en bouteille, surtout en bouteille plastique.
    Bien entendu, son utilité, dans 97 % des cas est nulle, l’eau du robinet est meilleure et elle est beaucoup plus chère.
    Bien entendu, on ne compte pas le coût astronomique de son recyclage, mais pour les multinationales alimentaires, ça a été le jackpot, comme chaque vente inutile d’ailleurs.
    Reste que le coût même de l’achat, notamment pour les collectivités locales, est aberrant : "Ici, le calcul a été simple, note une porte-parole de la mairie de San Francisco :  500 000 dollars économisés par année  ".

    En réalité, boire un litre d’eau en bouteille correspond à gaspiller le 1/4 de sa capacité en pétrole, autant dire, c’est absolument phénoménale en même temps que totalement inutile.
    On peut voir, la dedans, une utilisation qui passera à la trappe avec la crise énergétique.
    Le seul problème étant, qu’en faisant chuter toutes les consommations finalement totalement superflues, on risque de se retrouver en surabondance énergétique.
    Problème bien connu des saoudiens.

  • Deux pays, deux approches.

    Deux pays, deux approches.

    Images_2 France et Allemagne ont deux approches différentes concernant l’habitat.
    L’une privilégie l’isolation, l’autre la production.
    Dernière innovation en date, Marburg impose les panneaux solaires pour les rénovations et le neuf, concernant l’eau chaude sanitaire ainsi que le chauffage.
    Seront concernés les habitations rénovant leur chauffage, ou leur toit.
    La proportion sera de 1 M2 de capteurs pour 20 M2 d’habitats.
    Bien entendu, le solaire thermique est très au point, même s’il ne couvre pas la totalité des besoins.

    Mais, est il besoin de le signaler, ces deux conceptions sont finalement complémentaires.
    Il est nécessaire de consommer le moins possible et quand on consomme, le plus possible en renouvelable.
    Finalement, seul le cout de l’énergie guidera la vitesse de l’évolution.
    A l’heure actuelle, la combinaison des deux n’est pas rentable, elle est trop couteuse, mais, à terme elle devrait être générale.
    Bien sûr, a ne pas confondre solaire thermique et photovoltaïque, l’un produit de l’eau chaude et l’autre de l’électricité.

  • Inondations sur le Mississipi.

    Inondations sur le Mississipi.

    Images Aux USA, des erreurs ont été commises.
    Dans les années 1950, on a voulu encager le Mississipi. On avait eu le même réflexe en France, jusqu’aux inondations de la Loire du milieu du 19°siècle (1856 surtout).
    Après étude attentive de la question, les digues se sont avérées contre-productives, elles n’étaient jamais assez hautes.
    Leur seule utilité étant de servir de refuge (pour les parties non emportées).
    Elles étaient souvent contre-productives et sources de conflits (en cas de crise, on a tendance a faire sauter celle du voisin).
    Des déversoirs, vases d’expansions des crues étaient plus efficaces, et beaucoup moins couteux.
    Non seulement, dans les années 1950, on a construit ces digues sur tout le cours du Mississipi, mais, en plus depuis, on s’est chargé de ne pas les entretenir.

    Le résultat est simple, la digue n’est pas une protection en cas de crue importante, et un péril en cas de crue plus classique.
    Toujours est il, que ces crues sont malvenues dans le contexte actuel.
    2 000 000 d’hectares ont été inondés, et 20 % des récoltes de soja et 10 % de celles de maïs vont être perdues.
    La récolte mondiale sera réduite de 1.8 %, mais les stocks de 14 %.
    Les problèmes d’approvisionnement devrait donc augmenter en flèche,

  • Grâce à de faibles taxes, les prix de vente du gaz en France sont parmi les moins élevés en Europe

    Grâce à de faibles taxes, les prix de vente du gaz en France sont parmi les moins élevés en Europe

                              La France consomme peu de gaz naturel, comparativement à ses grands homologues européens. Avec 42,6 millions de tonnes de gaz naturel consommées en 2007, la France arrive loin derrière l’Allemagne (85,2 MT) et la Grande-Bretagne (90,8 MT). La raison majeure est la quasi non utilisation de gaz pour produire de l’électricité. Malgré cette faible consommation, les prix du gaz au détail pratiqués dans notre pays, se comparent avantageusement avec ceux de ses grands homologues européens.Prixgazfoyers2007

                         Pour les prix aux particuliers les tarifs sont réellement très bas en raison de l’absence de taxes spécifiques en dehors de la TVA (FIG.). La comparaison avec les Pays-Bas montre, pour un prix de base semblable, l’impact de ces taxes sur le tarif final qui est supérieur de 35% à celui de la France.

                           Pour les prix aux industriels, seule l’Espagne fait mieux que la France (FIG. II).Prixgazindustrie2007

                        Ces données montrent qu’il existe la possibilité d’instaurer une taxe de type TIPP sur les prix de vente du gaz en France. Elle permettrait, outre  des rentrées fiscales supplémentaires pour le budget de l’Etat, d’inciter les ménages à substituer l’électricité au gaz, dans le cadre de travaux d’isolation par exemple, ce qui réduirait d’autant la facture de gaz de notre pays qui pour des raisons de contrats d’approvisionnement à long terme sont indexées sur les prix du baril de pétrole.

    Lire également: les consommations de gaz et de pétrole en Europe.

    Le 22 Juin 2008.