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  • Entrée dans le 21ème siècle du Japon: le nombre d’automobiles décroît

    Entrée dans le 21ème siècle du Japon: le nombre d’automobiles décroît

                        Vieillissement de la population, nouveaux choix de consommation, pression écologique, contraintes administratives, prix des carburants, sûrement un cocktail de tous ces paramètres fait que les japonais achètent de moins en moins de voitures. Les ventes de véhicules neufs sont même passées en dessous du seuil de renouvellement du parc automobile. D’après le Ministère des Transports le parc automobile (voitures, minicars et motos) est en baisse de 0,2% au mois de Mars, à 79 millions d’unités. Cette baisse est observée depuis maintenant quatre mois consécutifs. Les professionnels de la distribution de voitures au Japon anticipent une baisse des ventes, venant de 3,43 millions d’unités en 2007, vers 3 millions d’unités en 2020.Japanexport_2

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                          Il n’y a pas de raison majeure qui s’oppose à une généralisation ultérieure de ce phénomène dans les vieux pays européens, à la démographie stagnante, comme par exemple l’Allemagne qui a vu sa population ne croître que de 300 mille habitants en 10 ans (+0,04% par an).

    Lire également: les productions des constructeurs automobiles japonais.

    Le 22 Juin 2008.

  • Cracher dans la soupe.

    Cracher dans la soupe.

    Neant Qui est sénateur, sachant que le sénat, institution quasi-inutile depuis 1958, est la seule maison de retraite dans laquelle on est payé pour y venir ?
    Qui est avionneur, d’une famille GAVEE de commandes publiques depuis plus de 70 ans ?
    C’est S. Dassault, aux idées nauséabondes en même temps que bien arrêtées :
    " c’est quand même anormal de vouloir donner de l’argent de l’État qui n’en a pas beaucoup à des gens qui ne veulent pas travailler parce qu’on les paie trop et coûtent aussi beaucoup d’argent à l’État. On réduirait carrément les aides aux chômeurs, ce serait quand même plus efficace si on veut les faire travailler que de vouloir donner de l’argent sur denier de l’État". "

    Commençons par faire des économies sur le rafale, bouffonnerie invendable, en même temps que nanard, et pourtant soutenue à bout de bras par l’état.
    En outre, comme représentant d’un complexe militaro-industriel, son entreprise, loin de créer de la prospérité et de l’emploi pour la collectivité nationale doit être vue comme elle est : comme un boulet, dévoreur de budgets et qui, comme ses semblables, loin de servir à protéger son pays, en fait crever l’économie nationale.
    Sans commandes de l’état, monsieur Dassault n’existe pas.
    En outre, il a du échapper à ce monsieur que les chômeurs ont COTISES pour avoir leurs indemnités chômage, que ces indemnités sont le résultat d’une ASSURANCE.
    Il a du échappé aussi à ce monsieur que 52.5 % des chômeurs ne touchent AUCUNE indemnité.
    Qu’en conséquence, s’ils sont toujours au chômage, c’est qu’ils ne retrouvent pas d’emploi, DU TOUT.
    Le niveau quand à lui des indemnités se situe à 80 % du SMIC et beaucoup ne dépassent pas un demi-SMIC.
    Mais, à la différence de M. Dassault, ces personnes peuvent se vanter d’avoir travaillé, un jour.
    Monsieur Dassault, n’est quand à lui, que le fils de son père.
    D’ailleurs, son CV parle pour lui.
    Mais on verra sa sébille tendu en direction des caisses de l’état (qui n’a pas d’argent), quand la crise énergétique ruinera ses entreprises.

  • Actionnaires EDF : la gourmandise…

    Actionnaires EDF : la gourmandise…

    Images_3 Les actionnaires salariés d’EDF et l’ADAM découvrent vite les joies du capitalisme. Ils s’insurgent contre le TARTAM (tarif d’ajustement du marché) qui permet aux industriels et professionnels de continuer de bénéficier de conditions de prix modérées alors qu’ils n’ont plus droit aux tarifs réglementés.
    Ils s’alarment de la "compétitivité" de leur entreprise.
    La compétitivité, ce n’est pas forcément le bénéfice, c’est surtout le prix auquel on produit.
    Sachant qu’ EDF veut fourguer 15 milliards d’euro en confiture aux cochons en rachetant l’opérateur britannique, il y a plus de souci à se faire pour la compétitivité de ce côté là que du côté tarif.

    Visiblement, il suffit de donner 3 francs 6 sous à certains pour leur faire oublier toute intelligence.
    Les agents EDF ont achetés des actions à 25 euros, elles en valent 62. Le PDG a été augmenté de 92 %.
    Mais, à la différence de l’Arabie Saoudite, ils ont du mal à comprendre que le prix influe directement sur le niveau de consommation et qu’une flambée se traduirait aussi par une diminution directe des volumes.
    Le résultat est en effet le résultat d’une opération mathématique simple : quantité par prix.
    Si beaucoup de quantités sont captives, elles sont loin de l’être toutes.
    Les deux effets de hausses massives de prix seraient les suivants : diminution de la consommation (là, au niveau planétaire c’est plutôt bien) et à terme, diminution du résultat EDF.
    Dans leur optique, je ne pense pas que c’est ce qu’ils recherchent.
    Pour la protection de la planète, on peut penser à des mesures beaucoup moins agressives pour le porte-monnaie.
    Par exemple des tarifs progressifs qui toucheraient d’abord les gros consommateurs, en laissant un accès limité bon-marché.
    Ne nous y trompons pas, c’est tous les tarifs réglementés qui sont dans le collimateur.

  • Mariage à trois, avec Centrica, dans le dernier scénario de prise de contrôle de British Energy par EDF

    Mariage à trois, avec Centrica, dans le dernier scénario de prise de contrôle de British Energy par EDF

    Britishenergy                     La possibilité d’une association du britannique Centrica via sa maison mère British Gas, avec EDF avait été évoquée au tout début de la mise en vente de British Energy par le gouvernement britannique. Puis EDF est parti tout seul au combat, mais son offre s’est heurtée à deux obstacles majeurs: elle n’est pas assez généreuse et le gouvernement britannique ne veut pas que les centrales électronucléaires britanniques ne dépendent que d’un seul propriétaire. Alors certains proches du dossier évoquent le retour de Centrica dans le "deal" ce qui permettrait à prix constant pour EDF de majorer l’offre et d’être in fine co-propriétaire de British Energy.

                                        Un dénouement élégant de cette prise de contrôle ne pourrait que relancer le cours d’EDF, qui a perdu 10% de sa valeur ces derniers jours, préalable à une mise sur le Marché d’une fraction des actions détenues par l’Etat français. A suivre…

    Le 21 Juin 2008

  • Un nouveau sel pour les électrolytes des batteries de types Lithium-Ion pour véhicules électriques

    Un nouveau sel pour les électrolytes des batteries de types Lithium-Ion pour véhicules électriques

    Stabilife1                      Les batteries de type Lithium-Ion utilisent comme électrolytes assurant le transfert des charges électriques, des solutions de sels de lithium, électrochimiquement inertes, en solution dans des solvants organiques de types carbonates. Ces sels de lithium sont des sels comportant des anions fluorés de type PF6 ou BF4. La Société américaine Air Products vient de breveter un nouveau sel de Lithium à base d’un anion cluster de ploly-fluoroborane de formulation B12F12 . D’après ce chimiste américain cet ion serait beaucoup plus stable que les anions traditionnels et ses propriétés peuvent être adaptées par des substitutions d’une partie des atomes de Fluor par des atomes d’Hydrogène. Ce nouveau sel, nommé "Stabilife TM", en raison de sa stabilité thermique et de son inertie à l’hydrolyse, permettrait d’accroître la durée de vie des batteries.

    Voir le communiqué d’Air Products.

    Le 21 Juin 2008

  • La hausse des droits d’émissions de CO2 en parallèle avec celle des coûts de l’énergie commence à inquiéter

    La hausse des droits d’émissions de CO2 en parallèle avec celle des coûts de l’énergie commence à inquiéter

                          La hausse des prix de l’électricité allemande, impactée par les coûts de l’énergie, couplée à la hausse des droits d’émissions de carbone commence à inquiéter un analyste de la Deutsche Bank. Les prix du gaz de la mer du Nord, du charbon livré dans les ports européens, comme ceux du pétrole ont globalement été multipliés par trois depuis le premier trimestre 2007. Ces augmentations des prix des sources primaires d’énergies ont entraîné une hausse automatique des prix de l’électricité allemande de 13% depuis le début de l’année, après un accroissement de près de 50% en 2007. Or, depuis de le mois de Février 2008, date du début de l’emballement spéculatif des cours du pétrole et du gaz, il se trouve que les prix de droit d’émission d’une tonne de CO2 à Londres (ECX) qui sont passé de 20 euros la tonne à 28 euros la tonne, suivent la même tendance à la hausse que celle du pétrole, avec un coefficient de corrélation de 0,90 (FIG.).Ecxpetrole

                          Le lien entre montée des cours du pétrole et du gaz et augmentation des droits d’émissions peut s’expliquer par une plus grande consommation de charbon et donc de plus fortes émissions de CO2 nécessitant des achats de droits d’émissions. Mais le parallélisme des courbes tend à montrer que certains financiers jouent, comme sur le pétrole ou le gaz, sur des papiers indexés sur ces cours du CO2 (Lire: le parallélisme entre gaz et pétrole).

                          Il apparaît donc que le débat sur les ventes aux enchères de quotas d’émissions de CO2 tombe bien mal à propos, en ces périodes d’envolée des cours des sources primaires d’énergie. De nombreux pays demandent à Bruxelles de revoir sa copie sur les règles d’allocations des droits et sur les objectifs à atteindre. En particulier certains parlementaires demandent à la Commission d’autoriser plus d’importation de droits d’émissions de CO2 des Nations Unies qui sont valorisés à 20 euros la tonne.

                          Mark Lewis de la Deutsche Bank à Paris, voit les cours de la tonne de CO2 atteindre les 40 euros cette année. Cocktail explosif avec les cours des sources d’énergies. On assiste une fois de plus aux contradictions entre les évolutions rapides des marchés et la lenteur bruxelloise, pensons aux quotas divers, aux jachères…il y a maintenant les règles d’allocations des quotas et des droits d’émission de CO2.

    Le 21 Juin 2008.

  • Etats-Unis: le déclin des ventes de 4X4 se confirme au mois de Mai

    Etats-Unis: le déclin des ventes de 4X4 se confirme au mois de Mai

                          Depuis le début de l’année les ventes de gros véhicules américains sont en net retrait ce qui a conduit Rick Wagoner, le patron de General Motors, a faire engager à sa Société dans un changement de cap stratégique jamais vu jusqu’alors. Les chiffres du mois de Mai des ventes de véhicules aux Etats-Unis viennent confirmer ce changement structurel du marché américain. Les ventes de 4X4 (light trucks) à 602 mille exemplaires, ont globalement chuté de 24% par rapport à celles du mois de Mai 2007 et en cumulé depuis le début de l’année ces ventes affichent un recul de 16%. Les ventes de 4X4 qui représentaient plus de 50% des ventes en Mai 2007, ne représentent plus que 43% des ventes en Mai 2008 et qui affichent les proportions des ventes de 1996, formidable retour en arrière en quelque mois (FIG.)May08sales1.

                          Tous les constructeurs sont concernés par cette chute des ventes de 4X4 au mois de Mai : GM (-37%), Ford (-26%), Chrysler (-24%), Toyota (-12%), Honda (-9%), Nissan (-10%). Ce phénomène de renversement de la demande vers des véhicules moins gourmands en carburants devrait s’amplifier avec les offres de nouveaux véhicules "économiques" que présenteront les constructeurs dans les mois ou les années à venir. Citons quelques succès du mois de Mai dans les voitures classiques (passengers cars) comme la  gamme Honda (+32%) ou Nissan (+19%). Enfin notons le très beau succès de la mini BMW avec un score de +53% (6300 exemplaires vendus).

                           En dehors de l’anecdote, ces quelques chiffres montrent que le consommateur américain sait formidablement s’adapter à une nouvelle donne de carburants chers et que ses goûts évolueront vers des voitures plus légères, plus économes mais aussi plus élégantes et technologiquement avancées. L’image du "red neck" dans son pick-up polluant avec le fusil derrière la cabine, fera bientôt partie du folklore passé américain.

    Lire également: Sondage Ipsos, la révolution automobile, le changement de mentalité.

    Le 21 Juin 2008

  • La guerre contre l’Iran.

    La guerre contre l’Iran.

    Images_4 Israêl prépare la guerre contre l’Iran.
    On a dit que la diplomatie allemande d’avant 1914 ne s’embarrassait pas de donner des faux airs de vérités à ce qui n’étaient que des prétextes.
    La diplomatie israélienne fait de même.
    Des attaques contre les sites nucléaires iraniens seraient programmées et n’attendraient que l’heure, ou le prétexte de l’attaque.

    Pour l’Iran, le nucléaire civil n’est pas négociable, Washington admettrait d’ailleurs, qu’elle puisse l’utiliser.
    Toujours est il, qu’il faut rappeler les conséquences de ce qu’une attaque sur l’Iran pourrait avoir :
    – contamination durable de régions peuplées et/ou riches en hydrocarbures,
    – embrasement général de la région,
    – au plan énergétique, une flambée du baril à 300 $, dans un premier temps, possibilité d’un écroulement dans un deuxième (les compagnies aériennes, déjà peu ou pas rentables disparaissent en quelques jours : elles consomment 1/4 du pétrole produit).
    Bien sûr, cette attaque ne règlerait rien et déclencherait cette fois, une réelle course aux armements nucléaires généralisée…
    Bine entendu, on peut miser sur un scénario bien plus pessimiste : la destruction de l’OTAN en Afghanistan et du corps expéditionnaire US en Irak, ainsi que de la flotte basée dans le golfe (il y a beaucoup de navires sur une zone très petite, à courte distance de l’Iran, esquiver des attaques n’y serait pas facile).
    le pire n’est jamais sûr, mais les moyens d’ y arriver sont nombreux.
    Le culte de la force, sans intelligence  est un moyen.

  • La maison à 70 000 euros.

    La maison à 70 000 euros.

    Images_3 On disait que la maison à très basse consommation d’énergie coutait beaucoup plus cher que la maison "normale". Puis on a dit que le différentiel était finalement moindre (2 à 8 %), puis finalement, avec la maison préfabriquée bois, on arrive à un cout de 70 000 euros, pour 85 M2.
    Moins cher qu’une "maison de maçon"…
    Pourquoi ? Parce que fabriquer un pavillon (surtout en bois) peut être entièrement industrialisé, la consommation d’énergie n’étant qu’un aspect de la fabrication.
    Ensuite, les sociétés d’HLM opèrent par appels d’offres, et donc arrivent à des prix plus tièdes que la moyenne, enfin, ces sociétés ont du souffle (financier), des réserves foncières (nue ou bâties et à démolir)

    et enfin, elles bénéficient d’une longue expérience.
    On en revient au paradigme des années 1960 : les HLM seront neufs, les logements privés seront plus anciens… Et donc plus consommateurs d’énergie.
    L’avantage sera donc triple : foncier à prix d’ami, production industrialisée, donc faible coût de construction, les loyers pourront donc être modérés et les économies sur le budget chauffage et énergie seront loin d’être négligeables.
    Les quartiers HLM, risquent donc de (re)devenir des quartiers de bonne facture.
    Les essais, ici et là se multiplient.
    Il ne faut pas oublier que si le nom de quartier HLM est péjoratif, beaucoup, souvent bâtis avec soin n’ont pas connus de crises, et ont perdurés en gardant une bonne partie de leur population d’origine, devenant ce qu’est vraiment un quartier : un endroit où l’on nait, vit et meurt…

  • Michael Glos: « Nous avons besoin … du bon mix énergétique, y compris de l’énergie nucléaire »

    Michael Glos: « Nous avons besoin … du bon mix énergétique, y compris de l’énergie nucléaire »

    Michael_glos                        Michael Glos, c’est le Ministre allemand de l’Economie et de la Technologie. C’est lui qui a déclaré avant le sommet de Djedda des pays producteurs et consommateurs de pétrole: "…nous avons besoin de plus d’efficacité énergétique, d’investir plus dans l’énergie et de faire le choix du bon mix énergétique, y compris de l’énergie nucléaire". Les oreilles du ministre de l’environnement, le SPD Sigmar Gabriel ont du siffler. En effet  Michael Glos (CSU) a pour mission de dire tout haut ce qu’Angela Merkel pense tout bas et qu’elle ne peut exprimer, au nom de la solidarité de la coalition en place.

                La position dogmatique de l’Allemagne, dictée par l’accord de coalition, par ces périodes de tempête énergétique est à coup sûr un handicap pour l’Europe, mais pour aller plus loin vers une politique énergétique européenne il faudrait casser la coalition politique allemande, ce que personne n’osera faire.

    Le 20 Juin 2008.