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  • Le Venezuela ne participera pas à la réunion de Djedda, à laquelle il n’a pas été invité

    Le Venezuela ne participera pas à la réunion de Djedda, à laquelle il n’a pas été invité

    Alnaimi                         Les dents grincent chez les faucons de l’OPEP, l’Arabie Saoudite convoque un sommet du pétrole pour le 22 Juin à Djedda, en dehors de toute invitation des membres de cette organisation. Elle décide par anticipation d’accroissement de volumes de production, sans en référer à ses pairs. Alors Ramirez le ministre du pétrole du Venezuela informe qu’il ne participera pas à la réunion de Djedda…. ce n’était pas la peine, il n’était pas invité. D’autre part, Khatibi, le représentant de l’Iran à l’OPEP, condamne "l’action unilatérale" des saoudiens menée en décidant d’accroître les volumes de production, en dehors des instances de concertations de l’OPEP.

                           Cette reprise des rênes de l’OPEP par l’Arabie Saoudite, qui coïncide avec la mise en production du champ de Khursaniyah, est sûrement la nouvelle la plus importante qui pouvait arriver dans le cadre de la recherche d’une nouvelle maîtrise des cours du pétrole dans les mois à venir. Pour ceux qui sont déçus par le nouvel objectif saoudien de "ne produire que" 12,5 millions de barils par jour de pétrole, je rappellerai qu’aujourd’hui  elle n’en produit que 9 millions. Ces 3,5 millions supplémentaires devraient satisfaire, toutes choses égales par ailleurs, au moins 7 ans de croissance de consommation mondiale probable.

                          En effet, le rythme d’accroissement annuel de la demande mondiale en pétrole qui était de l’ordre d’un million de barils par jour, devrait se réduire fortement, tempéré par la réduction des consommations des pays membres de l’OCDE. Les gains formidables de réduction des consommations dans les transports dans le monde devraient permettre de réduire annuellement ces consommations de 500 mille barils par jour, auxquels il faut ajouter la croissance des productions de biocarburants. Tabler sur un accroissement des volumes de pétrole consommés de 0,5 millions de barils par jour (+ un million pour les pays non OCDE et -0,5 million pour les pays de l’OCDE- l’accroissement des productions de biocarburants) semble à ce jour raisonnable.

                        A titre d’exemple les State Highway Agencies des Etats-Unis confirment une baisse du trafic automobile cumulée à fin Avril de 2,1% par rapport à la même époque l’an dernier (FIG.)Traficus200804

    Lire également: L’administration américaine n’a pas intégré la réduction des consommations

    Baisse de consommation de l’OCDE

    Le 20 Juin 2008

  • La comparaison des prix de ventes de l’électricité dans les grands pays européens révèle de grandes différences

    La comparaison des prix de ventes de l’électricité dans les grands pays européens révèle de grandes différences

                         La répartition des prix de ventes de l’électricité au 1er Juillet 2007, au sein des divers pays européens, présentait de grandes variations. Ces prix variaient entre la France et l’Italie, du simple au double pour les ventes TTC aux ménages et étaient multipliés par 2,5 pour les tarifs industriels hors TVA (FIG.) Les causes de ces variations sont multiples: retenons tout d’abord les taxes qui varient pour l’électricité vendue aux foyers de 18% pour l’Espagne à 39% pour l’Allemagne et pour les tarifs de l’électricité industrielle elles varient de 4,7% pour l’Espagne à 20% pour l’Italie. C’est donc l’Espagne qui taxe le moins son électricité.

                        Les prix de revient varient également en fonction du combustible utilisé. EDF estime le prix de revient du MWh de l’électricité produite par la future centrale de Flamanville à 46 euros, il doit être encore moins cher quand il est d’origine hydraulique. EDF avec des productions françaises en 2007 à 86,6% d’origine nucléaire et à 8,8% d’origine hydraulique est le producteur imbattable du point de vue des prix de revient. Electriciteeuropejuil2007

                          Les prix de revient de l’électricité obtenue avec du gaz naturel  ou du charbon importés ont du intégrer toutes les hausses de tarifs de 2007 et de 2008. Citons par exemple le Charbon sur le port australien de Newcastle qui valait 56 dollars la tonne en Juin 2007, se vendait 157 dollars la tonne un an après, le 4 Juin 2008. Livré dans un port européen il reviendra à 200 dollars la tonne. Le gaz naturel anglais au National Balance Point valait entre 20 et 22 pences au premier semestre 2007, il vaut 60 pences au deuxième trimestre de cette année. Les prix, là aussi ont été multipliés par près de trois, tout comme le pétrole qui cotait 50$ le baril en Janvier 2007.

                          Enfin, si l’on en croit nos économistes bruxellois la concurrence est un point clé, cette théorie n’apparaît pas de façon limpide ici.

                           Ce graphique montre la tache immense qu’il reste à accomplir pour construire, un jour, une politique énergétique européenne. Mais il faudrait que les prix européens se rapprochent des prix français et non pas l’inverse comme la politique de "Feed-in tariffs" qui subventionne les énergies éoliennes et solaires au travers des prix de vente de l’électricité, tend à le faire. Il faudra également ajouter les droits d’émissions de CO2 qui coûteront à une centrale au charbon achetant 100% de ses droits une tonne de CO2 par MWh, soit 2,8 euros les 100 Wh au cours actuel de la tonne de CO2.

    Lire également: la production d’électricité en France, en Grande-Bretagne, en Allemagne.

    Le 19 Juin 2008.

  • Le sort de L’ Europe.

    Le sort de L’ Europe.

    Images_2 Pour deux auteurs américains (William Pfaff et George Friedman  ), le sort de l’Europe ne sera pas celui qu’on nous présente.
    "Pfaff considère certainement comme un entêtement destructeur, de la part des dirigeants européens, de poursuivre dans la voie actuelle ".
    En réalité, dans l’Europe actuelle, coexistent 3 entités, qui sont trois entités géographiques, économiques et politiques différentes, avec chacun des intérêts énergétiques différents.
    L’Allemagne et sa Mitteleuropa, nourrie par l’énergie russe.
    La France et son voisinage latin, dans la première sphère, et les pays méditerranéens dans une deuxième, elle pourra, par son placement géographique être approvisionnée par le moyen-orient et l’afrique du nord.
    La Grande-Bretagne, en voie de marginalisation.

    "Pfaff a l’originalité de constater le divorce franco-allemand, avec la formation de deux rassemblements réduits autour des deux pays, et l’originalité régionale et très actuelle de faire de la Belgique le point de rupture ".
    Un point de rupture de l’Union européenne qui serait contenu dans des mécanismes puissants, patients et implacables.
    Et correspondrait avec des espaces économiques et politiques ayant déjà existé.
    La Grande-Bretagne ? Elle connaitrait une situation qu’elle a déjà connue.
    On a daté la fin de la guerre de cent ans à 1453, pour Philippe de Commynes, sa vraie fin est 1482, quand à quelques mois de sa mort, malade, Louis XI se fait un dernier plaisir.
    Il reçoit l’ambassadeur britannique pour lui signifier que  le tribut de 1475 ne sera plus versé, que l’Angleterre n’a plus aucune importance.
    Au dire de Philippe de Commynes, le roi Edouard en mourra de dépit.
    L’Angleterre restera marginale pour deux siècles.
    Cette marginalité a des chances de se reproduire : plus d’industrie, une dépendance à des énergies en déplétion, une économie financière malade, l’assurance que ses voisins se serviront premiers en cas de disette énergétique…

  • La Tchéka…

    La Tchéka…

    Images "Quand les blogs inquiètent les eurodéputés Mr Reymond , j aime bien lire vos articles cependant vous polluez mon esprit avec vos avis divergents. Heureusement, nos gentils eurodéputés pense a mon bien être et cherchent a me remettre dans le droit chemin.  "
    Merci Abdel, pour ce compliment qui me va droit au coeur.
    Chassez le naturel, il revient au galop.
    Issue du moule soviétique, Marianne Mikko, député estonienne a changé de crêmerie, sans changer de mentalité.
    Il n’y a qu’une voie possible, les autres doivent être interdites, criminalisées, achetées, médicalisées (en psychiatrie), en un mot : réduites au silence.

    Finalement à Marianne, il faut parler clairement.
    L’empire soviétique s’est dissous, parce qu’il y a largement consenti.
    Le glacis est-européen n’était vu, plus comme une protection, mais comme un boulet.
    L’espace plus proche, Estonie, Lettonie et Lituanie, Biélorussie et Ukraine, s’il fut perdu à regret, ne provoqua pas un sentiment d’amputation, mais de soulagement.
    Les régions utiles de la Russie sont ses gisements de gaz et de pétrole et ses autres ressources minérales, et sous la férule de V. Poutine, la mainmise sur les républiques voisines intéressantes a largement été entamée.
    L’ Union européenne a récupéré le boulet. Et s’en séparera bientôt sans regret NON PLUS.
    Quand à la périphérie proche de la Russie, et notamment l’Ukraine, les dirigeants russes la désire neutre, sans plus.
    La "terre des confins" est -mal- considérée : marginale, sans importance.
    Madame Mikko a l’habitude des mondes parfaits. Vous vous rendez compte, si elle s’apercevait que, finalement, elle a misé sur le mauvais cheval ?

  • Etats-Unis: les financiers regardent les stocks, les raffineurs exportent du gasoil

    Etats-Unis: les financiers regardent les stocks, les raffineurs exportent du gasoil

                        Tous les Mercredi, à 10 heures trente "eastern time", 16h30 heure de Paris, les financiers examinent l’état des stocks américains en produits pétroliers. La moindre baisse est analysée, commentée, les cours du WTI sur le Nymex ont des pointes de fièvres subites, elles se propagent sur les cours du Brent. La pseudo panique généralement se calme dans les heures qui suivent, le lendemain tout est oublié. On a fait croire durant quelques minutes à la catastrophe, c’est le jeu de rigueur, des millions de barils en papier changent de main, puis reviennent. Mais pendant ce temps là que font les pétroliers? Se préoccupent-ils de leurs stocks? Que font les raffineurs américains?

                         La réponse est simple: depuis le mois de Février, date du début de la folie des cours du brut, ils produisent le plus possible de gasoil dont les cours sont élevés et l’exportent (FIG. I) nous explique l’Information Energy Administration. L’essence ne rapporte rien, alors les raffineurs en produisent le moins possible, quittes à réduire les volumes produits.Usexport_2

                          La FIG.I montre la monotonie des exportations en 2007, puis, en 2008, les exportations s’animent, le gasoil se vend bien en dehors, la pénurie est entretenue sur le marché intérieur, les cours se maintiennent malgré l’arrivée des beaux jours. Au premier trimestre 2008 les USA ont exporté 365 mille barils par jour de gasoil.

                        L’orientation du raffinage vers la production de plus de gasoil se traduit par une baisse globale de la production de produits raffinés durant les premiers mois de 2008 (FIG.II).Usraffinage

                      Seule une remontée des marges de raffinage sur l’essence orientera les productions des raffineurs US à produire plus d’essence et moins de diesel. Il faut donc que les prix de l’essence augmentent encore.

    Le 19 Juin 2008.

  • En parallèle avec le lancement de sa première automobile électrique, Mitsubishi développera une version utilitaire

    En parallèle avec le lancement de sa première automobile électrique, Mitsubishi développera une version utilitaire

    Mitsutest                        Mitsubishi Motors, le quatrième constructeur automobile japonais, lancera sa première voiture électrique, la "i-MiEV" au japon en 2009. Au cours d’un meeting avec ses actionnaires, Tetsuro Aikawa, le Directeur Général du Groupe, a annoncé qu’il comptait développer également un véhicule utilitaire à partir de la technologie i-MiEV. La Poste japonaise a annoncé en début de mois qu’elle avait l’intention de faire passer progressivement tous ses véhicules en version électrique.

                                Le marché des petits véhicules utilitaires électriques pourrait être un formidable vecteur de pénétration du marché par ce type de motorisation, poussé par les économies réalisées par les entreprises en substituant l’électricité à l’essence ou au gazole. Aux USA par exemple le prix du "gallon électrique" est quatre fois moins cher que celui d’essence et cinq fois moins cher que celui de gasoil. Cela devrait passionner les compagnies d’acheminement rapide du courrier américaines.

    Le 19 Juin 2008

  • Rejoindre (complétement) l’Otan.

    Rejoindre (complétement) l’Otan.

    Images_2 La dérive guerrière et impériale, le complexe militaro-industriel ne concerne pas que les USA.
    Elle concerne aussi la France et elle a les mêmes traits, on réduit la taille de l’armée, pour pouvoir projeter à l’extérieur un corps réduit, mais fortement armé.
    C’est une dérive impériale, visible dans le budget.
    Il ne sera pas réduit, mais la taille de l’armée, si.
    Cela consiste à créer un corps de projection, pouvant être utilisé à l’extérieur, comme à l’intérieur, pour briser toute résistance.
    Elle a pour but de maintenir la dépendance impériale aux afflux extérieurs, notamment énergétiques.

    Bien sûr, ce projet de Nabot-léon échouera.
    D’abord parce que l’Otan, comme toute alliance trop vaste est un foutoir et une pétaudière, et, par machiavélisme involontaire, Nabot-léon, va finir de casser le jouet.
    En effet, elle ne sera pas renforcé par la France, mais ce qui sera accru par sa présence, c’est le bordel ambiant de cette bureaucratie irresponsable. 
    Foch disait en 1918 qu’il n’avait plus la même considération pour Napoléon depuis qu’il avait vu ce qu’était une coalition.
    Nabot-léon parle d’un fantasmatique terrorisme auquel plus personne ne croit.
    La seule réalité est que les forces armées sont adaptées à leur nouvelle mission : défendre le système économique en place, l’empire, en même temps que les approvisionnements énergétiques.
    le seul hic, c’est que ces "forces" sont ridicules et épuisées qu’elles ont perdues la face, opposées à des adversaires bien moins armés, mais déterminés, et que finalement 150 000 hommes (corps de bataille américain), 30 000 (corps de bataille britannique) et 30 000 (corps de bataille français), c’est suffisant pour briser une armée, mais pas une nation, si faible fut elle.

  • Le petit paysan, le désert et le marché…

    Le petit paysan, le désert et le marché…

    Images Il n’y a rien d’inéluctable. Un petit paysan burkinabé a vaincu la désertification, la faim et l’ inéluctabilité de la mondialisation du libre-marché et de la libre entreprise.
    Installé sur des terres dégradés, il les a remis en état, obtenant des rendements supérieurs aux voisins.
    Comment ?  En protégeant ses terres : "Il s’agit de techniques paysannes traditionnelles, améliorées par des techniciens agricoles  ". Le vieux mur de pierre paysan, quelques plantations, pour empêcher le ruissellement et récupérer et stocker l’eau, ainsi que quelques mares.
    Le coût ? Dérisoire. Le résultat : "On stoppe la désertification, on augmente la fertilité des terres, donc les rendements des céréales et du fourrage pour le bétail, on récupère de la biodiversité  ".

    130 euros par hectares pour obtenir un tel résultat, un investissement très bas, un peu de matériel, cette évolution concernerait 9 % des terres du burkina faso.
    On parle de "bocage sahélien", et on voit son efficacité. A contrario, on voit les problèmes que causent, même en France, la destruction du bocage.
    Quand aux effets sur la vie villageoise, ils sont clairs : c’est le développement local, or tout "bienfaits" de la globalisation.
    Le marché alimentaire reste local, et on revient au paradigme ancien : vie frugale, mais, hors accident climatique important, la famine ou la disette n’existe pas.
    Bien sûr, la consommation villageoise économise notablement tous les frais et dépenses de manutentions, notamment énergétiques.
    Ce phénomène semble plus discret en occident, mais existe bel et bien.
    A l’heure actuelle, sans potager familial, des familles ne mangeraient pas.
    Productions et consommations locales sont les premières clés pour résoudre la crise de l’énergie.

  • Honda veut commercialiser la Civic Hybride en Inde

    Honda veut commercialiser la Civic Hybride en Inde

                                                                                                  HondaHonda a produit 210 mille Civic hybrides depuis 2001. Le deuxième constructeur d’automobiles japonais veut porter ses ventes annuelles de véhicules hybrides à 500 mille unités en 2010 (la moitié de l’objectif de Toyota). Dans ce cadre, Honda a l’intention de commercialiser sa Civic en Inde. Ce sera la première voiture hybride vendue dans ce pays. Le marché indien de la voiture est en plein développement, mais en raison de taxes élevées, les prix de ventes sont très élevés (le double des prix japonais!). Il n’est pas dit si la Civic hybride profitera d’un régime de taxation privilégié de la part de l’administration indienne.

    Lire aussi: La stratégie de Toyota.

    Le 18 Juin 2008.

  • Zone Euro: les importations au premier trimestre fortement impactées par les prix de l’énergie

    Zone Euro: les importations au premier trimestre fortement impactées par les prix de l’énergie

                             Les importations de la Zone Euro au premier trimestre 2008 (T1) ont atteint 393 milliards d’euros en augmentation 34 mrds euros (+9,4%) par rapport au même trimestre 2007. Ces importations sont essentiellement tirées par les importations de produits énergétiques qui augmentent de 27 mrds euros (+41%) à 92 milliards d’euros (FIG.). Cet impact des importations de produits énergétiques sur les échanges commerciaux, compte tenu de l’augmentation des prix des produits pétroliers et des coûts d’affrêtements, sera encore plus marqué à la fin du mois de Juin. On constate cependant qu’à la fin du T1, la balance commerciale de la Zone Euro n’est pas fondamentalement chamboulée (-11 mrds contre -1 mrd il y a un an), le recyclage des pétrodollars  jouant son rôle de feedback positif sur l’activité commerciale. Il faudra donc surveiller deux indicateurs: la facture pétrolière et la balance commerciale pour mesurer la gravité du mal.Commer2008mars

                              Au sein de la Zone Euro c’est l’Allemagne qui domine, loin devant, la compétition des échanges commerciaux (FIG.II) avec des accroissements par rapport au même trimestre 2007 de 5,8% pour les exportations et de 6,3% pour les importations. Les Pays-Bas confirment leur deuxième place des pays exportateurs avec une croissance de 10,5% à 108 mrds euros et devancent ainsi la France dont les exportations augmentent de 5,9% à 107 mrds euros. Les importations françaises sont toujours dynamiques avec une croissance à deux digits à 10,7% (FIG II).Commerce2008mars2

    Le 18 Juin 2008.