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  • Honda va produire la FCX Clarity à Pile à Combustible à la cadence infernale de 200 unités en trois ans!

    Honda va produire la FCX Clarity à Pile à Combustible à la cadence infernale de 200 unités en trois ans!

    Fcxclarity                          Ce n’est pourtant pas le Premier Avril, mais la presse japonaise dévoile que chez Honda a eu lieu une cérémonie du lancement en production de la FCX Clarity à pile à combustible. Ce modèle devrait être produit à 200 exemplaires en trois ans, essentiellement pour le marché américain. Son prix de revient sera de plusieurs  "dizaines de millions de Yens" (centaines de milliers de dollars) a déclaré le Président Takeo Fukui. Il en a conclu que de nouvelles actions de réduction de coûts seraient nécessaires.

                         Nous ne pouvons que partager ce point de vue, mais pour un enterrement, c’est un bel enterrement…le prix de revient d’une PAC couplée à une batterie et la complexité de mise en place d’un réseau de distribution d’Hydrogène condamnent le concept de voiture à pile à combustible à rester dans le domaine de la recherche ou du produit de collection.

    Le 16 Juin 2008.

  • Zone Euro : effet dévastateur des prix de l’énergie sur l’inflation du mois de Mai.

    Zone Euro : effet dévastateur des prix de l’énergie sur l’inflation du mois de Mai.

                          Le taux d’inflation annuel du mois de Mai de la Zone Euro, initialement prévu à 3,6%, ressort finalement à 3,7% tiré vers le haut par les prix délirants de l’énergie qui augmentent en 12 mois de 13,7% (FIG.) le seul poste transport explique 1,8 points de la hausse. La France avec 3,7% se trouve à la moyenne de la Zone Euro, l’Allemagne ressort en dessous (3,1%) et l’Espagne nettement au dessus avec 4,7%. Cette inflation est tout de même inférieure à celle des Etats-Unis qui est ressortie au mois de mai à 4,18% avec un poste énergie en croissance de 17,4%.

                        Il faut espérer que la BCE ne va pas réagir à contre temps, par une hausse des taux administrés, pour essayer de maîtriser un phénomène sur lequel elle n’a que bien peu de pouvoir et qu’elle aura la sagesse d’attendre une hausse des taux américaine, seule voie pour faire remonter le dollar et faire baisser les cours du pétrole et du gaz. Par contre, la définition d’une réelle politique énergétique européenne qui tendrait à réduire la pondération du poste énergie dans les dépenses des citoyens européens, dans de telles circonstances, fait cruellement défaut.Inflatmai

  • Véhicule électrique: PSA achète la licence Mitsubishi et adopte les batteries GS-Yuasa

    Véhicule électrique: PSA achète la licence Mitsubishi et adopte les batteries GS-Yuasa

                             Parmi les derniers constructeurs automobiles n’ayant pas déclaré de stratégie pour aborder le futur marché des véhicules électriques (TAB.), Peugeot-Citroën vient d’opter pour une solution lui donnant le droit d’accéder à la technologie et à un fournisseur de système batterie. PSA vient en effet, d’acquérir une licence à Mitsubishi pour avoir accès à la technologie de véhicule électrique et de gestion de batterie et par la même occasion à la fourniture de batteries GS-Yuasa de type Lithium-Ion qui sont parmi les plus élaborées du moment.

                             Mitsubishi et PSA examineraient la possibilité de former un joint venture dans ce domaine, ce qui leur permettrait d’acquérir une taille intéressante sur ce nouveau marché fortement stimulé par les prix des carburants.Alliances_3

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                          Cette décision, parmi les possibles, était une des plus pertinentes pour Peugeot pour rattraper son retard dans le développement et l’industrialisation d’un véhicule électrique de nouvelle génération. Malgré cela, Peugeot n’a toujours pas affiché de technologie hybride, dominée à ce jour par Toyota et, un peu derrière, par Honda. Peut-être sera-t-il contraint comme Renault-Nissan et Mitsubishi, les numéros 3 et 4 japonais, de faire, pour l’instant, l’impasse sur les versions hybrides et devra-t-il "jumper" directement au véhicule 100% électrique? Cette stratégie prive les constructeurs à l’accès aux futures gammes Plug-in hybride qui associeront hybride et batterie rechargeable. En effet le marché des futurs véhicules écologiques va se structurer en trois grandes technologies avec une  proportion croissante d’énergie électrique:

                    HYBRIDE -> PLUG-IN HYBRIDE -> ELECTRIQUE

                         Pour avoir accès à l’ensemble des trois technologies il faut maîtriser la technologie hybride qui est la plus complexe.

    Lire également: La stratégie de Toyota,

    Johnson Controls-Saft et Ford,

    le MIT et le futur parc automobile américain.

    Le 16 Juin 2008.

  • Serait-ce la fin de l’âge d’or pour les producteurs de Silicium polycristallin?

    Serait-ce la fin de l’âge d’or pour les producteurs de Silicium polycristallin?

                             L‘année 2007 a été un bon cru pour les fabricants de Silicium polycristallin et de wafers. Le chiffre d’affaire mondial de la profession aurait au moins atteint 12,5 milliards de dollars, en croissance de 23% par rapport à l’année précédente. Il a été produit dans les 37500 tonnes de Silicium dans l’année, ce qui fait donc un chiffre d’affaires moyen de 330 dollars par kilogramme de Silicium. Les prix ont donc été attractifs. Le marché est dominé par trois gros fabricants qui font plus des deux tiers du chiffre d’affaire mondial. Le japonais Shin-Etsu, en croissance de 19%, un autre japonais, issu d’une fusion des activités de Sumitomo et Mitsubishi, Sumco en progrès de 49% entre 2007 et 2006, et l’allemand Siltronic qui a obtenu une croissance de 15% de son chiffre d’affaire en 2007 et qui s’est associé au Coréen Samsung pour démarrer en 2008 une nouvelle usine à Singapour.Silicium2007_2

                         On peut estimer entre 8 et 10 millions par mois le nombre de wafers produits en 2007 ce qui représente un chiffre d’affaire moyen par wafer de 300 mm de 100 dollars environ, ce qui est très lucratif. La production et les investissements sont tirés par une forte demande provenant essentiellement des applications photovoltaïques. Shin-Etsu a atteint en 2007 une capacité de production d’un million de wafers de 300 mm par mois, Sumco a lancé un plan d’investissement de 500 M$ pour porter sa capacité de production à 1,66 millions de wafers en 2010; il prévoit de démarrer une nouvelle usine à Imari (Japon) au mois de Mars 2009. Siltronic est en train de démarrer sa nouvelle usine de Singapour qui pourra produire 300 mille wafers par mois en 2010.

                       Les prévisions à l’horizon 2013 de QY Research prévoit une croissance des productions de Silicium (FIG.) qui multiplierait par 5 les volumes de 2007.

                         Malgré tous ces chiffres très encourageants de sérieuses perturbations menacent ce marché.

                        La première est la baisse des prix et donc des rentabilités. Les chiffres du premier trimestre 2008, avec une baisse de la demande des applications électroniques, sont les premiers indices de ce retournement. Le chiffre d’affaire de Sumco, comparé à celui du même trimestre 2007, n’a crû que de 2% et le résultat net a baissé de 33%. Le chiffre d’affaire de Siltronic du premier trimestre a baissé de 8% et le résultat de 16%.

                        D’autres indices montrent les incertitudes sur la pérennité de la rentabilité de ce métier, Shin-Etsu a réduit la période d’amortissement de ses investissements industriels dans ce domaine de 5 ans à 3 ans, ce qui pour un industriel japonais est vraiment très court; Sumco va filialiser ses usines de productions japonaises, signe de défiance sur la pérennité de l’activité, tout au moins au Japon.

                     De plus, il y a la formidable poussée des producteurs chinois dont le prix de revient du kilogramme de Silicium est estimé à 40 dollars ce qui avec des prix de vente de 300$ ouvre une avenue pour justifier l’arrivée de très nombreux candidats sur ce marché. QY Research estime la production chinoise à 28 mille tonnes en 2013.

                     Enfin il y a l’évolution des technologies vers les cellules photovoltaïques en couches minces qui s’affranchissent totalement des wafers de Silicium et dont la part de marché est appelée à croître en raison de prix beaucoup plus compétitifs que ceux de la technologie silicium classique.

                      En conclusion: il est possible de pronostiquer que la demande de wafers de Silicium va se poursuivre, tirée par les applications photovoltaïques subventionnées, mais que les prix vont amorcer leur décroissance en raison d’une moindre demande chinoise qui deviendra rapidement autosuffisante, en raison de la concurrence des technologies en couches minces et de la baisse de certaines subventions de l’électricité d’origine photovoltaïque, comme par exemple en Allemagne. Les prévisions de QY Research, illustrées par la FIGURE, pourraient ne pas se réaliser.

    Lire également: Un nouveau procédé de production du Silicium

    Le Bundestag veut réduire les subventions à l’électricité photovoltaïque

    Le 16 Juin 2008.

  • L’élimination des USA.

    L’élimination des USA.

    Images "La crise qui pointe pour les Etats-Unis est la perte de son rôle de devise de réserve mondiale.
    Une fois que le dollar aura perdu ce rôle, le gouvernement des Etats-Unis ne sera pas capable de financer ses opérations en empruntant à l’extérieur et les étrangers cesseront de financer le déficit commercial massif des Etats-Unis. Cette crise éliminera les Etats-Unis en tant que puissance mondiale.  "
    Cette phrase est de Paul Craig Roberts, ancien secrétaire adjoint au trésor de l’administration Reagan.
    Pour lui, le prix du pétrole n’exprime qu’une création monétaire débridée, alliée à la faiblesse du $.
    Celui-ci semble être entré dans une crise terminale.

    Les citoyens souffrent d’une désolvabilisation, d’un taux d’inflation truqué et d’une manière générale, d’un niveau de vie stagnant.
    La sous évaluation du taux d’inflation montre une récession réelle engagée depuis 2000.
    D’ailleurs, on peut se demander si nous ne nous trouvons pas à la veille d’un contre-choc pétrolier : les USA, désolvabilisés importent 14 millions de barils de pétrole par jour, soit 16 % de la production mondiale.
    Les pays producteurs seraient pris entre deux maux : continuer à livrer en étant payés en $, une monnaie de singe et ne plus livrer et se retrouver avec un marché encombré…
    les mauvaises nouvelles qui s’accumulent sur le marché bancaire et immobilier font penser à une aggravation notable de la crise et les décisions, longtemps reportées risquent une application brutale…
    Grossir pour grossir ne fait que grossir les crises, une leçon que devraient méditer nos eurocrates.
    Dans un premier temps, couper le sifflet aux spéculateurs, ne serait-ce que par la remontée des dépôts requis sur les contrats à terme serait un minimum.

  • USA : une remontée des taux administrés de la FED serait la bienvenue

    USA : une remontée des taux administrés de la FED serait la bienvenue

                                  La politique des taux des autorités monétaires américaine des cinq dernières années s’est illustrée par ses contrastes et ses excès. Le maintien, sous l’ère Greenspan, d’une politique de taux administrés très faibles (1%) pendant trop longtemps, jusqu’en Juin 2004, a entraîné les acteurs financiers à prendre des risques inconsidérés dont nous payons encore les conséquences. La remontée excessive de ces taux au delà de 5% de Juillet 2006 à Août 2007 a joué comme un puissant révélateur des excès précédents, en déclenchant la crise des hypothèques titrisées, dont le système bancaire ne s’est pas encore remis. On pourrait dire à la vue de ce bilan que tout ce qui est excessif dans la politique des taux est à proscrire et Ben Bernanke en a tiré les leçons en stoppant sa dernière baisse des taux du mois de Mai à 2%, ce qui curieusement a beaucoup surpris, certains ayant même qualifié Bernanke de "financier de génie".Ustaux

                        La comparaison des valeurs des taux administrés de la FED avec les valeurs de l’inflation données par le Consumer Price Index (CPI) est instructive (FIG.). Elle montre que durant les périodes d’excès la différence entre les deux indicateurs était trop importante par défaut de la valeur des taux  en 2003 et 2004, par large excès en 2006 et 2007. En Octobre 2007 point le plus bas de la courbe bleue il y avait près de 400 points de base (4%) de différence entre le CPI et le taux de la FED. Dans le premier cas, l’argent facile pousse à tous les excès de valorisation et de risques; dans le deuxième cas de figure les dettes les plus fragiles ne sont plus honorées.

                      La divergence récente des deux courbes montre que nous sommes revenus dans une période de déséquilibre. La trop grande disparité entre des taux administrés à 2% et une inflation supérieure à 4%, actée par des taux des fonds américains à 10 ans qui sont à 4.26% (FIG.II), crée une situation confortable pour les banques américaines qui retrouvent une pente favorable entre taux court terme et taux long terme. Elle est cependant peu favorable à une remontée du dollar attendue par l’ensemble des économies mondiales et qui serait un puissant levier pour calmer l’inflation des prix de l’énergie Taux10ans

                      On peut donc raisonnablement penser que Ben Bernanke, malgré l’opposition des grandes banques américaines, va réamorcer une phase de remontée des taux administrés. On ne peut s’empêcher de penser que si la courbe rouge de la FIG.I était restée horizontale à la valeur de 3% durant toute cette période, les évènements financiers américains auraient peut-être été moins violents. Alors parions pour une remontée graduelle des taux vers 3% d’ici au printemps 2009.

    Lire également sur le même thème: Impact des prix de l’énergie

    Le 15 Juin 2008.

  • NDA : 15.5 % = 70 %

    NDA : 15.5 % = 70 %

    Images Pour Nicolas Dupont-Aignan, le prix du baril, en Euros a augmenté de 15.5 % entre 2000 et 2008, et le prix à la pompe de 70 %.
    La conclusion en est simple et limpide : quelqu’un s’en met plein les fouilles.
    L’économie de marché est donc sur la sellette, et l’impuissance proclamée de l’état français et des états en général, n’est qu’une impuissance délibérée.
    Le double jeu est limpide : d’un côté, les carburants flambent, de l’autre, un E. Woerth se PLAINT du succès du bonus/malus écologique sur les voitures.

    Le cochon de contribuable, de citoyen, c’est fait pour payer, les douceurs sont réservées aux très riches.
    On veut bien faire une politique, mais à condition que cela ne coûte rien.
    Le rôle essentiel d’un état, c’est de préparer l’avenir, en assurant la sécurité.
    Au niveau de la sécurité, c’est complètement raté, le citoyen vit dans une incertitude croissante et encaisse tout, le "responsable" de service expliquant qu’il n’y peut rien.
    Au niveau de la préparation de l’avenir, c’est raté aussi. On ne prépare rien, sinon du bla-bla et des textes fumeux, un galimatia repoussant pour chaque être humain normalement constitué.
    Les citoyens ont désormais fort bien compris que la globalisation était un alibi à la régression complète, et très bien compris aussi que l’Union européenne était sa variante locale.
    Seulement les faits sont têtus. Sans énergie abondante la globalisation n’existe pas, et les mécanismes de marché qui devaient assurer l’abondance à bas coût n’assure qu’une montée sempiternelle des prix au bénéfice d’une minorité de voyous.
    L’économie de marché, c’est le loup libre, dans le poulailler libre. 

  • Un faisceau d’initiatives vers une détente probable des cours de l’énergie

    Un faisceau d’initiatives vers une détente probable des cours de l’énergie

    Alnaimi                       Un faisceau d’initiatives bienvenues est en train de se mettre en place pour contrer l’emballement spéculatif ("runaway speculation") qui s’est emparé des matières énergétiques depuis le début du mois de Février.

                           Le paramètre conjoncturel le plus important est la prise de conscience de la FED et de l’Administration américaine que la faiblesse du dollar était source d’appauvrissement de leur pays et d’inflation importante, en raison de la défiance des milieux financiers envers cette devise en constante baisse et de la fuite des liquidités vers le marché des futures des indices adossés à des "commodities". Il est maintenant raisonnable de pronostiquer une poursuite de l’évaluation du dollar qui valait 0,63 euro il y a une semaine et qui en vaut 0,65 aujourd’hui. J.C. Trichet, après trop de paroles malheureuses sur une éventuelle remontée des taux en Europe, devrait par son mutisme accompagner le mouvement qui va dans le sens de la maîtrise de l’inflation. La remontée des taux longs aux USA (4.26% pour le 10 ans) poussés par l’inflation participe également à cette appréciation du dollar.

                          Un autre paramètre fondamental est le retour de l’Arabie Saoudite sur le devant de la scène.

    En effet depuis de très nombreux mois l’Arabie Saoudite était devenue inaudible, c’était l’inénarrable Hugo Chavez qui monopolisait l’avant-scène de l’OPEP. Il est probable que le ministre du pétrole saoudien al-Naimi ne pouvait pas prendre la parole plus tôt sans avoir quelque chose à offrir au marché. Le déverrouillage imminent de la mise en exploitation du gisement de Khursaniyah, retardée par les problèmes de mise au point de l’usine de retraitement des gaz et qui devrait atteindre une production de 500 mille barils/jour, donne enfin au ministre saoudien une carte maîtresse pour convoquer le 22 Juin à Djedda le ban et l’arrière ban des pays consommateurs et producteurs non membres de l’OPEP (USA, Chine, Russie, Norvège, UK, Allemagne, Japon, Inde). Formidable camouflet pour les faucons de l’OPEP, non invités à la fête. Il faut donc s’attendre à une offre "significative" d’accroissement de production de l’Arabie pour les mois à venir.

                             Une autre action concerne la partie règlementation des achats de "futures" portant sur les indices de "commodities" par les investisseurs institutionnels. Les Sénateurs Dianne Feinstein (démocrate, Californie) et Ted Stevens (républicain, Alaska) viennent de proposer une loi pour donner pouvoir à la Commodity Futures Trading Commission (CFTC), d’examiner les pratiques d’interventions des fonds institutionnels sur ce marché et d’imposer des limites d’intervention de ces fonds sur les marchés des futures. De plus la CFTC  est en train de discuter avec l’ICE de Londres pour imaginer quel type de limitation pourrait être introduite sur ce marché londonien qui permet, pour l’instant, aux opérateurs de contourner les obstacles règlementaires de la CFTC américaine.

                           En conclusion, devant la gravité des problèmes posés à l’économie mondiale et au bien être des populations, par la montée des cours de l’énergie, une série d’initiatives vont être menées à bien et devraient permettre de détendre les marchés, ce qui devrait se traduire par une relaxation des cours du pétrole et du gaz naturel.

                          Dans quelques mois il sera possible de constater que cette crise aura eu des effets importants sur l’accélération des grandes orientations stratégiques en matière d’énergie. Citons les choix stratégiques des constructeurs automobiles vers des modèles plus économes en énergie, de type hybride ou électriques sur batteries. Citons également l’accélération des études et des investissements dans l’énergie électronucléaire. Elle aura eu un effet indéniable sur le comportement des consommateurs dans le monde.

    Lire également : Corrélation entre gaz et pétrole, Le Scoop du patron de BP, Le prévisionnisme pétrolier

    La spéculation sur les indices.

    Le 14 Juin 2008.

  • La corrélation entre les cours du gaz et du pétrole à New York montre le caractère financier de la hausse

    La corrélation entre les cours du gaz et du pétrole à New York montre le caractère financier de la hausse

                          L‘offre et la demande sur un marché comme le NYMEX sur une matière première va se présenter sous forme de transactions physiques accompagnées de transferts de matière , à Cushing (Oklahoma) pour le pétrole ou au Henry Hub pour le gaz, ou bien sous forme d’échanges de papiers à terme provenant de couvertures d’opérateurs à l’achat et à la vente, ou encore d’échange de "futures" sur quelques  grands indices de commodities (Standard&Poors GSCI, Dow Jones AIG, etc.). Ces indices comme le S&P GSCI sont de véritables paniers de la ménagère, composés de façons diversement pondérées de 24 "commodities" qui vont du pétrole, au gaz naturel, aux métaux non ferreux, aux matières premières agricoles et même aux cours des bestiaux (TAB.). Un investisseur qui achète ce type de futures se place à la fois sur les 24 produits. On peut donc en déduire que plus les cours entre ces divers produits seront corrélés et plus la probabilité d’une pondération financière de ces cours sera élevée.Spgsci

                           Les cours du pétrole et du gaz sur le Nymex sont généralement peu corrélés entre eux. Les cours du gaz naturel en Décembre 2005 avaient atteint des sommets à 15,4 dollars par MMBTU, cours jamais reproduit depuis cette date, qui s’étaient soldés par des faillites retentissantes. Le gaz naturel est de plus en plus utilisé aux Etats-Unis pour produire de l’électricité, mais ses utilisations industrielles déclinent. Les consommations américaines de gaz  sont donc très dépendantes des conditions climatiques et des périodes de fonctionnement de l’air conditionné l’été et du chauffage l’hiver.Gazpetrole2008

               Depuis le début du mois de Février on assiste à une hausse simultanée des cours du gaz et de ceux du pétrole (FIG.I)avec une hausse de 50 dollars sur le baril de pétrole en quatre mois et demi et de près de 5 dollars le MMBTU de gaz naturel. La corrélation des deux courbes est remarquable avec un coefficient de 0,95 (FIG II). Gazpetrole20082_2

                  Cette augmentation des cours du gaz aussi spéculative que celle du pétrole est bien sûr justifiée a posteriori par des stocks plus faibles que ceux de l’an dernier, par de faibles importations de GNL, par l’arrivée prochaine des ouragans dans le Golfe du Mexique, etc.

                      Quelles que soient les explications rationnelles d’un phénomène à l’ampleur irrationnelle, il n’en demeure pas moins que ce parallélisme entre les courbes des cours du gaz naturel et du pétrole est l’indication d’une composante financière forte dans l’élaboration des cours.

    Lire absolument: le témoignage de Masters devant la commission sénatoriale.

    Le 14 Juin 2008.

  • Les décérébrés de service…

    Les décérébrés de service…

    Images_2 Il n’y a pas à dire, les dirigeants européens ont fait une campagne habile et déterminée pour que le "NON" l’emporte haut la main en Irlande.
    Bien sûr, il ne faut pas oublier que le traité de Lisbonne est un copier-coller du TCE.
    Que le TCE est issu du cerveau gravement malade d’un énarque déphasé depuis 1976.
    Que les instances européennes servent de recyclage à des hommes politiques sur lesquels les peuples ont tirés la chasse.
    Mais, à tout "saigneur", tout honneur, Barroso :

    "En tonnant et en tonitruant contre les pêcheurs, les routiers, les paysans et ainsi de suite, tous ces gens qui se plaignent de la vie qui n’est pas simple grâce à notre système bien-aimé que verrouille la Commission, en les vouant aux gémonies et en réaffirmant la primauté des grands principes européens qui sont ceux du système  "…
    La crise énergétique est donc au coeur du rejet irlandais.
    Toutes les catégories victimes de la hausse des prix énergétiques qui ont entrepris une lutte à mort contre le pouvoir Bruxellois.
    Car, si, comme d’habitude, les pauvres auront droit à des "aides ciblées", tous les autres pourront crever la bouche ouverte, car le système le veut.
    Le paysan, le routier, le pêcheur, mais aussi le simple salarié qui ne peut plus payer son essence pour aller travailler, qui est "trop riche" pour bénéficier d’une "aide à la cuve".
    La Russie de Elstine a connue un "quasi génocide" de sa population, le peuple ne répondant plus aux attentes de l’économie de marché.
    L’Europe occidentale prend la même voie.