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  • Toyota va produire une voiture hybride en Australie

    Toyota va produire une voiture hybride en Australie

    Toyotacamry                     Dans le cadre de son plan de développement des ventes de véhicules hybrides visant à atteindre annuellement un objectif d’un million d’exemplaires, Toyota a décidé de produire la Toyota Camry hybride en Australie à partir de 2010. Cette production se fera dans son usine d’Altona, dans l’Etat de Victoria, elle sera de 10000 véhicules par an pour une usine dont la capacité de production annuelle est de 150 mille unités. Le consommateur australien qui possède grande sensibilité écologique, sera à coup sûr acquéreur de ce véhicule. Le modèle normal de la Camry génère 230 g de CO2 par kilomètre, le modèle hybride 140 g/km. Toyota va profiter d’une aide gouvernementale australienne qui participera pour un tiers aux coûts d’investissements nécessaires.

    Le 10 Juin 2008.

  • Nouvelles énergétiques de la semaine du 10 Juin 2008

    Nouvelles énergétiques de la semaine du 10 Juin 2008

    Breakingnews                       Taux de change: l’Administration américaine (Henry Paulson) et la FED (Ben Bernanke) ont bien compris que la faiblesse du dollar, entretenant la défiance des citoyens américains devant leur monnaie et la fuite vers la spéculation sur des trackers et futures adossés aux commodities, était une mauvaise chose pour l’inflation et la santé économique de leur pays. Une campagne pour une revalorisation du dollar a donc été lancée:  Paulson n’excluant pas des interventions sur le Marché des changes, Bernanke insinuant qu’une future remontée des taux administrés n’était pas impossible. D’après Bloomberg, 88% des spécialistes prévoient une hausse des taux de la FED en 2008. Mais ils ont un redoutable ennemi: la BCE dont les déclarations de son patron, J.C. Trichet, font des ravages sur le taux de change du dollar vis à vis de l’euro. Nombreux sont ceux qui n’excluent pas 1.60$ pour un euro. Cette évolution des taux de change va déterminer dans une large mesure, les cours futurs du pétrole.

                 Un attorney de Miami attaque l’OPEP en justice pour violation des lois antitrust américaines en fixant les prix du pétrole. Il argumente dans sa plainte en affirmant que l’OPEP conduit une conspiration visant à nuire aux Etats-Unis et aux nations occidentales. 

                         L’Arabie Saoudite demande une réunion entre les pays producteurs et consommateurs de pétrole pour parler de l’augmentation des cours et de la prévention de leur envolée. La position de l’OPEP sur les causes financières de la hausse des cours du pétrole est reprise par le patron de Royal Dutch-Shell, Jeroen van der Veer, qui déclare ne pas voir de rupture d’approvisionnement en pétrole et pense que les cours dépendent beaucoup de la psychologie du Marché.

                         Annulation de commandes d’éoliennes aux Etats-Unis: le constructeur d’éoliennes indien Suzlon a annoncé l’annulation de commande de 150 éoliennes, livrables en 2009, de la part de son client californien Edison Mission Energy. Il serait intéressant de connaître les raisons de ce recul.

                         Vente de sites nucléaires en Grande-Bretagne: la Nuclear Decommissioning Authority va mettre en vente aux enchères, sûrement le mois prochain, trois sites dédiés à la construction de centrales nucléaires de nouvelle génération. Ces ventes font partie, avec la cession des parts du gouvernement britannique dans British Energy, du plan de relance de l’énergie électronucléaire de ce pays. British Energy de son côté, déçue par les offres d’achats présentées, en particulier par EDF, voudrait relancer des enchères plus dynamiques. Il n’est pas sûr qu’elle trouve les clients motivés et compétents pour participer à cette fête, face à EDF.

                       Ethanol américain à partir de canne à sucre: la Louisiana Green Fields, Société américaine possédée par un Groupe colombien, a acheté plusieurs plantations de canne à sucre en Louisiane pour installer une unité de production d’éthanol, une première aux USA. Une partie des effectifs, dont le directeur de l’usine, sera colombienne.

  • La mise en place d’un plan électronucléaire européen liée à la fidélité de la chancelière Merkel aux accords allemands

    La mise en place d’un plan électronucléaire européen liée à la fidélité de la chancelière Merkel aux accords allemands

    Merkelsarkozy                       Devant l’ouverture de notre Président à une collaboration entre la France et l’Allemagne sur le développement d’une filière électronucléaire de nouvelle génération, la chancelière Merkel a ouvertement reconnu le côté saugrenu de la position allemande, seule puissance antinucléaire au sein du G8. "Il m’est difficile de vous répondre parce que je dirige une coalition dont un des partenaires s’est engagé dans l’abandon de l’énergie nucléaire…je crois que la politique [énergétique] allemande n’est pas compréhensible au plan international et que l’Allemagne est isolée au sein du G8…..je respecte les contrats, bien que ce choix ne soit pas la solution la plus judicieuse". On mesure dans ces déclarations, alors que le parti de Mme Merkel est favorable à une reprise de l’énergie électronucléaire, toute l’ambiguïté de la position de l’Allemagne.

                          Mais la fidélité de Mme Merkel à ses accords gèle toute possibilité d’évolution de la politique énergétique européenne et cela est très grave. Le silence respectueux de ses partenaires européens et de la Commission devant cette position ambiguë ne lui rend pas forcément service. Seule une évolution de l’état d’esprit de l’opinion publique allemande permettra de faire évoluer cette situation.

                          L’accord sur le plafonnement à 120g/km des émissions de CO2 des nouvelles gammes de véhicules, à partir de 2012, est un non évènement. Tout le monde a bien compris le virage marketing à 180 degrés des constructeurs allemands, devant la demande du marché pour des véhicules plus sobres.

    Le 10 Juin 2008.

  • Révolution Malawite.

    Révolution Malawite.

    Images_4 Dans le grand n’importe quoi qui se déroule actuellement, il est des réussites exemplaires.
    Le Malawi en est un cas.
    Le gouvernement, suite aux sécheresses et mauvaises récoltes de 2002 et 2005, a basé sa politique agricole sur l’aide à l’agriculture familiale et de subsistance.
    La production déficitaire (1.2 millions de tonnes produites pour 2.2 nécessaires) est en forte augmentation à 3.2 millions de tonnes.
    Aide à l’acquisition d’engrais, de semences, de matériel, on le voit, rien de bien compliqué, mais résultats spectaculaires : production en hausse de 167 %.

    Banque mondiale, USA et Grande-Bretagne, bien entendu ont été contre.
    "(AGRA), créée par Bill Gates et la Rockefeller Foundation, souligne le succès d’un système qui articule « secteur public » – l’Etat -, et secteur privé – un réseau d’agro-commerçants – qui joue les intermédiaires, et en tire quelques bénéfices.  "
    Le mouvement devrait faire tâche d’huile au Mozambique.
    Bien entendu,  le Malawi est privé de 3 milliardaires, enrichi par l’importation des grains (anglo-saxons).
    Quand au mentor de la "thérapie de choc",  jeffrey. D. Sachs,  il se livre à un retournement de veston.
    Après ça, on s’apercevra qu’on peut faire la même chose avec l’industrie, finalement. 

  • Jean-qui-rit et Jean-qui-pleure.

    Jean-qui-rit et Jean-qui-pleure.

    Images_3 La mécanique infernale de jean-qui-rit, JC Trichet et Jean-qui-pleure, Ben Bernanke se met en place.
    L’un en abaissant les taux a affaibli le $ et fait monter le prix des matières premières et de l’alimentation. L’autre en voulant augmenter les taux, arrive au même résultat.
    Les prix flambent.
    Voulant lutter contre l’inflation, JC Tichet l’aggrave encore.
    D’abord le prix du pétrole, qui entraine celui du maïs et des céréales (le maïs servant à l’éthanol).

    L’accusé sur la sellette, c’est le tout marché, c’est la mondialisation, soi-disant irréversible et "un fait", qui s’avère être, un tigre de papier.
    Or, le mécanisme se grippe, Il n’y aura, visiblement, pas d’accord de Doha.
    L’ OMC, est, comme le FMI, inutile et morte.
    C’était, avec le troisième petit cochon (la Banque Mondiale), les trois piliers de l’ Empire.
    Toute aggravation de la situation alimentaire entrainera des replis nationaux, une évolution inverse se dessine désormais.
    Ces replis sont normaux, et d’ailleurs autorisés par l’ OMC.
    Les gouvernements n’ont pas le choix, désormais.
    Ils doivent décapiter l’oligarchie financière, par des mesures législatives et fiscales drastiques.
    Faute de quoi, c’est la crise politique, financière et économique qui s’en chargera.
    Et là, on ne sait pas où on arrivera.

  • Emeutes ou soulévements ?

    Emeutes ou soulévements ?

    Images_2 Les choses semblent s’accélérer dans le processus de pourrissement.
    Des émeutes ont eu lieu en Tunisie et au Maroc (Gafsa et Sidi Ifni).
    Dans les deux cas, des manifestants ont été tués.
    Le même schéma se déroule : quelques emplois sont proposés, pour lesquels se présentent des milliers de postulants et la déception, inévitable des perdants entraine le soulèvement.
    La tension en Afrique du nord, d’un bout à l’autre est lié à un chômage de masse, à l’augmentation des prix agricoles, à la confiscation des rentes pétrolières et gazières par une élite.
    En Tunisie, les funérailles du jeune tué par balle était suivi par de nombreuses femmes.
    Ce phénomène est caractéristique de la radicalisation en phase révolutionnaire : chargées de faire bouillir la marmite, et ne pouvant rien y mettre dedans, elles abandonnent le pouvoir modérateur.

    La hausse du prix du pétrole, entraine la hausse du maïs qui sert à fabriquer l’éthanol, et la hausse du maïs entraine à la hausse les prix des autres céréales.
    Avant la mondialisation néolibérale, on crevait rarement de faim aux 4 coins du monde, même si on y vivait très chichement.
    Hors accident climatique, l’autosuffisance était la règle et la dépendance l’exception.
    Cela maintenait une activité sur place, même si elle était aussi synonyme de chômage larvé.
    Le changement a été important : d’un marché multipolaire et local, on est passé à un marché d’importation contrôlé par deux ou trois personnages devenus richissimes.
    Pendant ce temps là, l’ OMC craint  "la montée du protectionnisme…"

  • L’Iran éprouve toujours des difficultés à vendre son pétrole lourd

    L’Iran éprouve toujours des difficultés à vendre son pétrole lourd

                                Paradoxalement, en ces périodes de folie des cours du pétrole qui est expliquée par la quasi totalité des observateurs par une insuffisance de l’offre, l’Iran, d’après des sources de Bloomberg, loue en ce moment 14 tankers, pour stocker au large de l’île de Kharg dans le Golfe Persique, 28 millions de barils de pétrole lourd qu’il n’arrive pas à vendre, malgré d’importantes remises. La raison invoquée par les professionnels est la fermeture, pour maintenance, de raffineries qui savent traiter ce pétrole lourd.

                                Cette mobilisation de pétroliers amarrés et l’activité pétrolière mondiale soutenue ont fait multiplier par quatre les prix de locations des pétroliers dans le monde depuis le mois d’Avril, ils se louaient pour 28000 dollars par jour le 4 Avril dernier, il faut maintenant débourser 110000 dollars pour en louer un.Kharg_island1_3

    Le 9 Juin 2008.

  • Les cours du blé: une illustration exemplaire de réaction excessive des marchés

    Les cours du blé: une illustration exemplaire de réaction excessive des marchés

                    Les cours du pétrole WTI à New-York, animés par la spéculation et les propos de spécialistes "éclairés" sont en train d’atteindre la zone des 140 dollars le baril et devraient atteindre, si l’on en croit Morgan Stanley, 150$ avant le 4 Juillet 2008, jour de fête de l’indépendance des Etats-Unis. Je voudrais attirer l’attention des investisseurs qui voudraient, tardivement, prendre le train en marche de la hausse des prix de l’énergie, que ces phénomènes de variations des cours peuvent aller dans les deux sens comme le montre de façon exemplaire, les variations des cours du blé depuis le début de l’année (FIG.). Le cours du blé à Chicago a atteint un pic au dessus des 12 dollars par boisseau en Mars 2008, il cotait 8,38$/boisseau hier, le retour vers des valeurs plus raisonnables étant aussi rapide que l’ascension préalable. Ces phénomènes de "surréaction" sont classiques dans les cours des matières premières et de l’énergie.Wheat_futures_jun3_08

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                     Par analogie, un retour des cours du baril de pétrole rapide vers les 100 dollars est-il envisageable? La réponse peut être raisonnablement affirmative,  à condition que la FED décide de faire remonter les cours du dollar et que l’administration US prenne les mesures nécessaires pour mieux réguler les marchés des futures basées sur les "commodities"  (énergie + matières premières). Les mêmes experts qui vous prédisaient 150 et 200$/baril, viendront alors vous expliquer pourquoi un cours entre 90 et 100 dollars le baril est un cours raisonnable.

    Lire également: la spéculation sur les indices

    Le 9 Juin 2008.

  • Californie: la consommation de carburants du mois de Février ne confirme pas la décroissance du mois précédent

    Californie: la consommation de carburants du mois de Février ne confirme pas la décroissance du mois précédent

                         La consommation en carburants de l’Etat de Californie du mois de Février est en croissance par rapport à celle du même mois de l’année précédente (FIG. courbe rouge, valeurs ramenées à 28 jours pour 2004 et 2008). Ce résultat ne confirme donc pas la décroissance observée au mois de Janvier. Ce résultat incite à la prudence sur les prévisions de réduction de consommation de carburants aux Etats-Unis en 2008, il faudra attendre les valeurs du mois de Mai pour chiffrer l’impact de la hausse des prix des carburants sur la consommation de cet Etat en pointe dans la politique de réduction des consommations.Califfev

    Lire aussi:

    Les résultats du mois de Janvier

    Le 9 Juin 2008.

  • La surréaliste question de séparation des réseaux de distribution de la production d’énergie détourne l’Europe des vrais problèmes.

    La surréaliste question de séparation des réseaux de distribution de la production d’énergie détourne l’Europe des vrais problèmes.

    Corotmoulin                                                                                                En ces périodes de flambée des cours des énergies primaires que sont le pétrole, le gaz et le charbon les chamailleries européennes sur la séparation des réseaux de distribution et la production d’électricité ou l’approvisionnement en gaz semblent totalement surréalistes. Un compromis de séparation des gouvernances entre les deux entités qui devrait voir sa date d’application effective vers 2011 ou 2012, après publication des directives et transposition dans les lois de chacun des pays, semble avoir été trouvé. Ouf!

                                    Pendant ce temps personne ne se préoccupe de la mise en place d’un début de politique de l’énergie sans tabous et solidaire en Europe, personne ne communique positivement sur ces problèmes en affirmant que les équations d’approvisionnement, de réduction des consommations et d’émissions de CO2 sont clairement posées et vont être résolues dans le cadre d’un plan structuré et approuvé. Personne ne travaille avec les grands argentiers du monde pour étudier les modes de limitation de la spéculation sur les indices des "commodities" (plafonnement, ratios prudentiels, dépôts de garantie, etc.). La réaction stupide du Directeur de la BCE, J.C. Trichet, devant l’envolée des cours des "commodities" montre que le niveau de réflexion européen sur ces problèmes de spéculation est très faible, sinon inexistant.

    Lire également : La spéculation sur les indices des "commodities"

    L’"effet Trichet"

    Le 9 Juin 2008.