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  • Le sénateur Obama pense que les américains vont devoir changer de voiture

    Le sénateur Obama pense que les américains vont devoir changer de voiture

    Obamaxrect_2                                                                                                     Barack Obama a affirmé Samedi dernier, que si les prix de l’essence continuent à flamber aux Etats-Unis, il va falloir que les américains changent de type de véhicule, avouant lui même posséder une voiture hybride, dont il se sert peu en ce moment. "Nous avons vu cela durant ce trimestre. Les consommateurs changent leurs habitudes en délaissant les SUV’s et les "big trucks" pour se reporter sur des voitures moyennes ou petites". Il a exhorté les producteurs de voitures américains à accompagner plus franchement  cette mutation, "et le Gouvernement Fédéral les aidera s’il le faut" a-t-il ajouté.

                        Pour qu’un homme politique en campagne électorale tienne de tels propos, il faut que ce mouvement de repli vers des véhicules plus économes soit déjà perçu comme une évidence de la part des électeurs. Obama ne fait que répéter ce dont la majorité des électeurs est convaincue. C’est un grand changement dans l’opinion publique américaine, très attachée à l’indépendance énergétique des Etats-Unis et prête à se mobiliser pour la défendre. Une nouvelle Administration ne pourra qu’accompagner et amplifier ce mouvement.

    Le 26 Mai 2008.

  • La Norvège veut devenir « la batterie de l’Europe »

    La Norvège veut devenir « la batterie de l’Europe »

    Beyondthebarrel                       Le gouvernement Norvégien devrait publier une étude de son Energy Council qui préconise que la Norvège devienne un très gros producteur d’énergie renouvelable européen en couplant l’énergie éolienne et l’énergie hydroélectrique, ressources dont ce pays dispose en abondance. L’intérêt majeur de cet appariement norvégien réside dans le fait que l’énergie hydroélectrique est immédiatement et à tout moment mobilisable en cas d’absence de vent. Le Conseil préconiserait de construire en Norvège trois à cinq parcs éoliens offshore d’ici à 2025, ainsi qu’un réseau électrique puissant pouvant alimenter l’Europe. La Norvège pourrait produire 40 TWh d’électricité d’origine renouvelable en 2025, dont 50% proviendraient des parcs d’éoliennes flottantes ou amarrées.(Rem. pour comparaison: EDF France a produit 483 TWh d’électricité en 2007)

                           Pourquoi de tels projets cohérents qui concernent la politique énergétique européenne ne sont-ils pas consolidés au niveau de la Commission européenne? Heureusement que les Etats travaillent et suppléaient ainsi à son manque de clarté de vue.

    Le 26 Mai 2008.

  • Les émissions de CO2 des entreprises européennes sous quotas ont progressé en 2007

    Les émissions de CO2 des entreprises européennes sous quotas ont progressé en 2007

                         Les grandes entreprises européennes soumises aux quotas d’émissions de CO2 sont tenues de déclarer scrupuleusement leurs émanations aux autorités gouvernementales. Ces données sont ensuite consolidées au niveau européen par le CITL (Community Independant Transaction Log). En date du 8 Mai 2008 le CITL publie les données d’émissions de CO2 par les entreprises relatives à l’année 2007. Il ressort que les productions de CO2 ont atteint 2050 milliards de tonnes en 2007, à comparer aux 2034 milliards en 2006 et 2012 milliards en 2005. Cette croissance de 1,9% en deux ans montre, si cela était nécessaire, que l’Europe parle beaucoup de CO2 mais agit peu, en l’absence de toute politique énergétique cohérente. On s’aperçoit parmi les six pays les plus pollueurs que sont dans l’ordre décroissant l’Allemagne (23,8%), la Grande-Bretagne (12,5%), l’Italie (11%), la Pologne (10,2%), l’Espagne (9,1%) et la France (6,2%) que ce sont les deux premiers et la Pologne qui tirent les émissions de CO2 vers le haut (FIG.)Co2europe

                           La Grande-Bretagne voit ses entreprises larguer des quantités de CO2 en croissance de 5,8% en deux ans, la Pologne affiche 3,2% et l’Allemagne 2,5%. Seule la France voit ses entreprises réduire les émissions de CO2 de 4,5%.

                            Le nombre d’entreprises soumises à ces quotas est en augmentation de 900 unités par rapport à 2005, avec 11200 unités concernées.

                            On le sait les quotas de CO2 jusqu’au 31 Décembre 2007 pour la première période de trois ans avaient été largement alloués, ce qui a avait ôté toute efficacité et toute contrainte de ces mesures vis à vis des émissions de CO2 par les entreprises. Depuis cette date les quotas ont été fortement réduits et leur effet devrait enfin se faire sentir. Mais le phénomène de décroissance sera lent: une entreprise qui veut modifier son procédé pour consommer moins d’énergie va tout d’abord étudier et chiffrer le projet, puis le budgéter et enfin le réaliser. Toutes ces étapes peuvent s’étaler sur plusieurs années.

                            Mais le plus grave est l’absence de politique énergétique européenne. Industrie par industrie, énergie primaire par énergie primaire que doit faire l’Europe?  Quelques questions simples pour illustrer cette carence. Quelles sont les centrales électriques à arrêter, à moderniser? L’Europe doit-elle continuer à brûler du lignite? Quel est le plan de développement de l’énergie électronucléaire? Quelle est la part du gaz naturel qui doit être retenue et quelles sont les sources d’approvisionnements possibles? Quelles sont les grandes actions à sponsoriser pour réduire les consommations? Quel sera le parc automobile européen dans trente ans? Quels seront les modes de chauffage des foyers? Etc.

                           En attendant, le Parlement européen propose d’allouer une aide supplémentaire de 470 millions d’euros à "l’entreprise commune" Piles à Combustible et Hydrogène. On croit rêver!

    Lire également:

    Les trente centrales les plus polluantes d’Europe.

    RWE: un exemple d’électricien allemand pollueur.

    Les émissions de CO2 de la Chine dépassent les prévisions

    Image du CO2 sur le Nord de l’Europe

    Le Top 12 des émetteurs de CO2 européens

    Le 26 Mai 2008

  • Le groupe saoudien Aramco prévoit d’investir 129 milliards de dollars en cinq ans

    Le groupe saoudien Aramco prévoit d’investir 129 milliards de dollars en cinq ans

    Kpcchairman_2                         La Société d’Etat saoudienne Aramco, premier pétrolier mondial, a présenté hier son plan à cinq ans. Elle prévoit d’investir 129 milliards de dollars, ce qui représente 40 milliards de plus que prévu au cours de la présentation précédente. L’objectif de l’Aramco n’a pas changé en termes de production de pétrole brut: atteindre une capacité de 12,5 millions de barils par jour, dont 0,5 million/jour dans la Zone Neutre partagée avec le Koweït, pour la fin de 2009. Pour mémoire, elle produit un peu plus de 9 millions de barils aujourd’hui. Son tout prochain accroissement de capacité repose sur la mise en production du gisement de Khursaniyah qui devrait apporter 0,5 million de barils/jour dans quelques mois, retardé par l’unité de traitement des gaz.

                            Le principal effort financier va être porté sur l’aval (raffinage et pétrochimie) en Arabie Saoudite, aux USA et en Chine. Sur les 129 milliards de dollars, 59 viendront de la seule Aramco et 70 milliards proviendront de "joint venture" locaux ou internationaux.

                           Cette approche des Saoudiens traduit leur volonté de s’intégrer plus encore vers l’aval, pour mieux valoriser leurs ressources et recycler leur cash. Parmi ces projets, les raffineries équipées de conversion profonde, utilisant les pétroles lourds saoudiens, apporteront une plus grande souplesse indispensable à un meilleur équilibre des marchés. Les Saoudiens seront d’autant plus ouverts à produire plus qu’ils sauront recycler leur pétrole lourd qui trouve difficilement acquéreur aujourd’hui, dans les raffineries locales.

    Le 26 Mai 2008

  • Détente des cours du riz.

    Détente des cours du riz.

    Images Les cours du riz se détendent, ils ont baissé environ de 10 %. La hausse avait quand même propulsé la tonne de 375 $ à 1100 $.
    Les récoltes sont bientôt là, et il faut vider ce qui reste.
    La décision japonaise de liquider une petite parti de ses stocks, a notamment beaucoup joué.
    Même si beaucoup de pays, dont les Philippines refusent de le surpayer.
    Certains crient qu’on aurait du laisser faire le marché, niant le droit à certains gouvernement de protéger leur population de hausses trop brutales.
    Mais visiblement, c’est qu’ils ne connaissent pas, aux temps historiques, ce qu’est le cours des céréales.
    Le cours des céréales évoluent de mois en mois, d’années en années.
    Mais si on regarde le 16° siècle, premier pour lequel on dispose de données fiables, on s’aperçoit qu’on vole de hausses mal amorties, en hausses mal amorties. On ne retombe jamais sur le pallier précédent.

    On ne peut désormais que noter la justesse de certains propos : "Nous ne pouvons nous permette deux années de bonnes récoltes suivie d’une année de famine".
    La solution d’évidence réside dans l’autosuffisance du plus grand nombre de pays possibles, notamment africains, dépendant dans leur misère d’importations de riz malvenues, juxtaposée aux jachères des zones humides.
    En attendant, on comprend le caractère totalement artificiel de cette crise de subsistance, causée par l’ OMC, il faut, par exemple que le Japon importe, même s’il est autosuffisant en la matière et doit demander l’autorisation d’exporter ses 3.5 millions de tonnes de réserves.
    Décidément,l’ idéologie de l’ OMC est d’une rare stupidité.

  • Coskata: un procédé de plus pour produire de l’éthanol à partir de produits cellulosiques

    Coskata: un procédé de plus pour produire de l’éthanol à partir de produits cellulosiques

    Coskata1                           Il existe des dizaines de procédés chimiques ou biologiques qui sont actuellement étudiés pour transformer de la matière ligno cellulosique en combustible liquide (voir le tableau synthétique de G. Huber sur ce sujet). La plupart de ces procédés, sous l’influence de la politique américaine du moment et de ses aides financières, conduisent à de l’éthanol. Jusqu’à présent il était possible de distinguer au moins deux grandes familles de procédés : l’une purement chimique avec production de syngas (CO +H2) suivie d’une polymérisation Fischer-Tropsch; l’autre essentiellement biologique avec une première étape de dégradation de la structure ligneuse ou d’extraction de la cellulose, suivie d’une conversion enzymatique en sucres puis en alcool. L’américain Coskata, soutenu par General Motors qui joue la carte des bio carburants et des options Flex-fuel, propose un procédé hybride qui repose sur une production de syngas qui va servir par la suite, grâce à une fermentation anaérobie avec une bactérie issue de ses sélections, à produire de l’éthanol.

                         Coskata a compris une chose importante: il faut que l’éthanol produit qui possède un pouvoir énergétique inférieur à celui de l’essence, présente un prix de vente inférieur à celui de l’essence pour être compétitif. Le prix du E85 (85% d’éthanol) doit être inférieur à celui de l’essence. Il se fixe donc pour objectif de produire de l’éthanol à moins d’un dollar le gallon, hors amortissement des installations.

                        Pour ce nouveau venu dans l’industrie, la taille idéale pour une installation de ce type serait une unité de 40 à 50 millions de gallons par an, soit 3000 barils par jour, qui nécessiterait 1000 tonnes de bois sec par jour environ. Pour mémoire la consommation d’essence américaine est supérieure à 10 millions de barils par jour.

                         Il ne semble pas que Coskata soit industriellement très avancé, il paraît en  être encore au niveau de l’optimisation de ses bactéries en laboratoire. Mais l’aide financière de GM lui sera d’un secours précieux pour accélérer son développement industriel qui devrait le conduire à l’ouverture d’une première usine de validation industrielle en 2011.

    Voir l’animation du procédé. (En anglais)

    Le 25 Mai 2008

  • Les émissions de CO2 en Europe supportent un marché dynamique

    Les émissions de CO2 en Europe supportent un marché dynamique

                          L‘échange de droits d’émissions de CO2, basé sur les réductions de volumes décidées dans le cadre du protocole de Kyoto, a fait l’objet de la création d’un marché très actif en Europe. La plateforme ECX à Londres qui est la plus importante pulvérise chaque mois ses records de volumes échangés. Elle a traité au mois d’Avril plus de 190 millions de tonnes de CO2, soit plus du double de ce qui avait été échangé en Avril 2007. Les cours du CO2 se portent bien (FIG.), ils ont franchi les 27 euros la tonne cette semaine, supportés par des électriciens anglais et allemands qui consomment à tout va du lignite ou du charbon et qui évitent de consommer du gaz, devenu hors de prix avec la financiarisation des cours.Co2ecx_2

                          Brûler du charbon en lieu et place de gaz émet un surcroît de CO2 de 0,55 tonne environ par MWh. En supposant qu’un électricien européen ait consommé tout ses quotas d’émissions, il va être obligé d’acheter une demi tonne de CO2, soit 14 euros par MWh au cours actuel qui vont s’ajouter aux 30 ou 35 euros de charbon, acheté à 150$ la tonne en Europe. Ces prix du charbon et du CO2 sont à rapprocher des 100 à 150 euros du prix de vente hors taxes du MWh d’électricité en Europe.

                         Les mécanismes d’échange de droits de CO2 européens vont être peu à peu copiés ailleurs dans le monde: c’est le cas de l’Australie, du Canada et du Japon. Le Japon pour respecter les accords de Kyoto en 2012 estime devoir acheter 100 millions de tonnes de droits d’émissions par an sur le marché mondial.  Mais la grande question demeure l’instauration d’une plateforme de trading du CO2 aux USA selon ce type de mécanisme dit "cap and trade" qui devrait se mettre en place avec la future administration américaine, tous les candidats s’étant déclarés favorables.

                      Un risque cependant existe avec toutes ces nouvelles bourses de CO2 : le dumping. Par exemple la bourse américaine qui démarrerait avec un prix du CO2 très bas pour ne pas handicaper ses industries, déstabiliserait complètement les cours européens. Il existera un jour un cours mondial du CO2, il ne faudrait pas qu’il soit débilement faible.

    Le 25 Mai 2008

  • Mortelle Afrique du Sud.

    Mortelle Afrique du Sud.

    Images L’Afrique du sud, ce qui fut ses ghettos, et ce qui est resté ses ghettos de pauvreté se soulèvent. Certains se disent choqués et étonnés ? Moi pas. Enfin, pas étonné. La mort d’hommes dans des conditions atroces est difficilement admissible et ne peut que choquer.
    Que se passe t’il ?
    Une nation en pénurie d’énergie, une nation où, comme ailleurs l’énergie est chère et défaillante, les prix alimentaires flambent, où le chômage est endémique, une nation qui a accueilli beaucoup d’étrangers, et où les pauvres -locaux-, à défaut d’être xénophobe, n’entendent pas partager le peu qu’ils ont avec des nouveaux arrivants.

    Faim, chômage, détresse de tous les jours, voila le cocktail explosif.
    Là aussi, il y a de quoi être surpris de la surprise des importants et des gouvernants.
    Et le problème est général dans le monde.
    Que ce soit aux USA, comme l’avait fait remarqué Obama, à propos de la classe ouvrière blanche ou ailleurs.
    On peut demander de partager, quand le gâteau augmente, que c’est la prospérité et qu’il y a surchauffe.
    Mais dire aux plus pauvres, pousse toi un peu et fais de la place, c’est irresponsable.
    Quand il n’y a plus rien dans la marmite, on en revient à des choses très primaires.
    Je fais un pari : ce qui se passe en Afrique du sud va se répandre.
    Certains dans le monde disent que c’est le dirigisme qui cause la famine. Où étaient ces gens là, ces trente dernières années ? Ils ont du dormir.
    Banque Mondiale + Fond Monétaire International se sont ligués pour faire abandonner les sécurités alimentaires au profit du tout marché. Les prix, ont, très logiquement, flambés. 
    Voilà le résultat. C’est le Pogrom.
    " Les marchés libres ne peuvent faire fi de la morale sociale. La recherche du profit constitue l’essence de l’économie de marché. Mais lorsque tout est à vendre, la cohésion sociale s’effrite et le système s’effondre  " .
    L’Afrique du sud arrive à sa crise terminale, elle montre la voie. Cela se passe ici, demain ailleurs.

  • L’Administration américaine n’a pas encore intégré que les consommations de pétrole seraient plus faibles en 2030

    L’Administration américaine n’a pas encore intégré que les consommations de pétrole seraient plus faibles en 2030

                         Toutes les études américaines, qu’elles proviennent de l’Information Energy Administration (IEA), des diverses mouvances du peak-oil ou de tout autre organisme supposent que les consommations US en produits pétroliers à l’horizon 2030 vont rester autour de 21 millions de barils par jour. L’exemple le plus récent est celle de l’IEA, portant sur la mise en exploitation de l’Artic Natural Wildlife Reserve (ANWR) en Alaska qui permettrait de porter les productions US de 5,1 millions de barils/jour aujourd’hui à 6,8 millions de barils/jour en 2025 et 6,3 millions en 2030. Mais cette étude présuppose toujours des consommations globales en croissance de 20,7 millions de barils/jour en 2006 à 23 millions en 2030 (FIG.)Anwr2008

                           Il aurait été intéressant que l’IEA, par ces temps de prix fous du pétrole, publie quelques scénarios comportant des hypothèses de baisse de consommation. Elle ne doit pas en avoir encore le droit et c’est bien dommage. Alors, je propose de superposer à cette étude un scénario probable de baisse des consommations US en produits pétroliers, basé sur quelques hypothèses simples et dont l’occurrence semble hautement probable. C’est le "Scénario Vertueux":

    1. la consommation d’essence du parc automobile américain sera réduite de moitié à l’horizon 2030 par la réduction des masses des véhicules, la montée des versions hybrides ou 100% électriques,
    2. le chauffage des foyers américains n’utilisera plus le fuel en 2030,
    3. le trafic routier des poids lourds sera moins consommateur en carburant en raison de l’optimisation de l’aérodynamisme des poids lourds, de l’adoption de pneumatiques à faible résistance au frottement, à la récupération d’énergie au freinage et des gaz d’échappement, à l’optimisation du réseau par la réduction des bouchons à l’approche des grandes agglomérations, etc.
    4. le trafic aéronautique aura largement modernisé son parc d’avions, pour atteindre une consommation de 3 litres de kérosène aux 100km x passager (étude Airbus)

                      L’ensemble de ces actions peut permettre de faire économiser entre 5 et 6 millions de barils par jour aux USA. Ceci donne l’opportunité de réduire les consommations globales US à 18 millions de barils/jour en 2020, 16 millions en 2025 et 15 millions en 2030 (FIG.II)Anwr20081

                      Bien entendu ces baisses de consommations se répercutent directement par des baisses d’importations de pétrole et/ou de produits pétroliers. Le rapport entre produits importés et produits consommés passe de 60% en 2006 à 25% en 2030 (FIG.III). La valeur absolue des importations passerait de 12,4 millions de barils/jour en 2006 à 3,7 millions de barils/jour en 2030.Anwr20082

                         Ce scénario peut passer pour naïvement optimiste. C’est pourtant ce type d’actions complémentaires qui permettra d’atteindre une meilleure répartition des ressources énergétiques dans le monde sans altérer de quelque façon que ce soit les charmes de l"’american way of life" sinon en lui ôtant cette part agaçante de gaspillage. Accroissement des productions US et réduction des consommations sont à la fois complémentaires et incontournables.

    Le 24 Mai 2008

  • Le dynamisme économique.

    Le dynamisme économique.

    Images_3 L’ OMC (On est la Maison des Cinglés) continue ses négociations.
    Les dernières propositions à l’UE reçoivent un accueil frais.
    Il faut dire que ce n’est, ni plus, ni moins, pour l’Europe qu’un Seppuku de première classe. P. Mandelson, bien sûr, est pour.
    Etudions, un peu ce qu’est le "dynamisme" des pays plus "avancés".
    La Grande-Bretagne Tatchérienne s’est assise sur du gaz et du pétrole et a liquidé le reste.
    Les USA consomment, pour un degré de civilisation égal à l’Europe, deux fois plus d’énergie par habitant.
    Le laisser-faire, ou plutôt le débraillé aillant ses limites, les citoyens des USA paient cher désormais, leur "dynamisme".
    40 % de surconsommation pour l’automobile.
    C’est une variable de 9 à 11 Millions de barils jour qu’on paie 

    au retard technologique et technique.
    Vu l’état de leurs finances, les américains doivent être positivement HEU-REUX d’être aussi dynamiques.
    La résidence US consomme en moyenne  10 000 KWH d’électricité par an.
    Contre 3500 en Europe.
    Là aussi, les citoyens doivent être ravis comme des canes en payant leur note d’électricité.
    Ce n’est plus l’Amérique, c’est devenu la belle au bois dormant.
    Pendant ce temps là, les marchandises se baladent dans le monde.
    L’OMC et P. Mandelson voudraient qu’elles se promènent encore plus.
    Où est la cohérence, l’intérêt économique et la finalité quand le seul résultat tangible de la politique économique est de dépenser beaucoup d’énergie ce que l’on pourrait avoir pour beaucoup moins et faire venir, de plus en plus loin, à des coûts de plus en plus délirants ce que l’on pourrait produire localement ?
    Le "dynamisme économique" de la planète, ce sont sur les 30 dernières années, de l’énergie gaspillée.
    Et avec un baril à 130 $, l’ OMC est train de devenir "trivial" et "déphasé".
    J’aurais un mot beaucoup plus viril pour les qualifier, mais la politesse m’interdit de le dire.