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  • Z’avez pas un bol de riz ?

    Z’avez pas un bol de riz ?

    Images_2 Si les décervelés de la commission européenne ont cru bon et judicieux de nous préparer une bonne famine en abaissant les stocks à pratiquement rien (le marché, alias, la manne, alias Dieu, y pourvoierait), le Japon, lui, ne sait que faire de son riz.
    Il maintient une production domestique élevée, bien que 40 % des rizières ne soient plus cultivées et de par son adhésion à l’OMC doit importer du riz, qui n’ayant aucun débouché, est soigneusement stocké.
    Après cela, il faudrait croire au sérieux des "experts".
    2 300 000 tonnes dorment dans les hangars.
    Et il faut demander l’accord aux USA, l’exportateur initial, pour pouvoir le réexporter dans les pays durement touchés par les problèmes alimentaires !

    On voit donc qu’on marche sur la tête, que l’ OMC est la forme moderne de l’asile d’aliéné.
    Comme on voit, énergétiquement, la gabegie est à con comble.
    Le riz est produit aux USA, à grands renforts d’énergies fossiles, exporté au Japon, toujours à grands coups d’énergies fossiles où il n’a aucun intérêt, pour finir on ne sait où, toujours à grands coups d’énergie, après avoir été stocké dans des hangars réfrigérés…
    Après, on disserte aimablement sur la "CHAAANNNCE" pour les pays africains de bénéficier à moyen terme de cette crise, pour enfin "accéder enfin à l’autonomie alimentaire".
    Sauf qu’au pays du tiers monde, on imposait d’ouvrir leurs frontières au marché, ruinant l’agriculture locale et provoquant, au bout du rouleau une crise sociale, alimentaire, sinon une famine, ouvrant et précédent la voie aux pandémies.
    Pour bâtir au long cours une sécurité alimentaire, il est clair qu’il faut produire local, protéger sa production, quitte à la surpayer légèrement sur longue période.
    Sinon, on voit que les dérapages ne sont pas loin.

  • AREVA va produire du MOX sur la Savannah River

    AREVA va produire du MOX sur la Savannah River

    Areva_2                      Le joint venture Shaw AREVA MOX Service vient de se voir attribué un contat de 2,7 milliards de dollars pour construire une unité de production de MOX qui utilisera les surplus de Plutonium militaire américain. Cette usine sera située au Nord ouest de Macon, sur le site de la Savannah River à Aiken en Caroline du Sud. Ce contrat s’inscrit dans le plan global de reprise du développement de l’énergie électronucléaire américaine et de réduction des émissions de CO2 de ce pays qui ont atteint 6 milliards de tonnes en 2007.

    Lire le communiqué d’AREVA.

    Le 23 Mai 2008

  • L’Alaska n’en est qu’au tout début de son aventure pétrolière

    L’Alaska n’en est qu’au tout début de son aventure pétrolière

                              Certains imaginent l’Alaska comme un vieux pays pétrolier aux ressources en cours d’épuisement et aux oléoducs polluants du gisement de Prudhoé Bay. Mais l’Alaska ce n’est pas que ce champ, important certes. C’est aussi le gisement de gaz de Point Thomson, inexploité par Exxon Mobil depuis plus de trente ans et pour lequel l’administration du Gouverneur, Sarah Palin, menace de lui enlever la concession pour la donner à un autre pétrolier si Exxon ne fait rien de nouveau. C’est l’"Artic National Wildlife Refuge" zone pour l’instant préservée comme réserve de la faune sauvage de ce vaste pays et sur laquelle il est pour l’instant interdit de forer. D’après l’Agence d’Information de l’Energie cette zone comporterait de formidables ressources.Alaska  

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    D’après cette administration il pourrait être produit 2,6 milliards de barils de pétrole entre 2018 et 2030 sur cette zone avec un débit qui pourrait atteindre 780 mille barils par jour. Nul doute que les bons sentiments de protection de la faune sauvage vont voler en éclats devant la montée des prix du gallon d’essence aux Etats-Unis. L’Alaska c’est aussi la mer de Chuckchi dont certains disent qu’elle pourra remplacer les productions du Golfe du Mexique dans plusieurs dizaines d’années, mais il faudra pousser un peu les ours blancs pour accéder à l’or noir. L’Alaska ce sont également les aventuriers comme Total (30%) qui va explorer les White Hills avec Chevron (70%). Enfin c’est le formidable gazoduc qui devrait traverser l’Alaska jusqu’au réseau canadien et ainsi américain. Les Chambres de cet Etat ont deux mois pour décider s’ils attribuent ce chantier à TransCanada qui a été sélectionné par l’administration Palin après un appel d’offre, au grand dam des BP et autres ConocoPhillips qui proposaient un projet concurrent, mais hors appel d’offre en raison d’impôts trop élevés.

                              On le voit l’Alaska, sorte de Clochemerle aux dimensions de l’Amérique, n’a pas fini de nous étonner par ses querelles  et ses ressources énergétiques.

    Le 23 Mai 2008

  • Toyota et Matsushita Electric vont poursuivre leur aventure dans les batteries

    Toyota et Matsushita Electric vont poursuivre leur aventure dans les batteries

    Priusbattery                                Le succès du premier et toujours leader véhicule hybride mondial qu’est la Prius de Toyota, vendu à plus d’un million d’exemplaires depuis 1997, est à créditer aux équipes de Toyota mais aussi à celles de Matsushita Battery Industrial (MBI) qui ont su concevoir une batterie modulaire du type Ni-MH d’une grande fiabilité et d’un design inconnu jusqu’alors. Ce n’est plus le concepteur de véhicule qui fait le succès d’un modèle hybride ou électrique, c’est le couple concepteur batterie – concepteur véhicule. L’équipe Matsushita-Toyota possède des années d’avance sur ses éventuels concurrents. Ils ont fondé pour l’industrialisation du système batterie une filiale commune possédée à 60% par Toyota: Panasonic EV Energy. Les deux maisons mères viennent de décider d’investir 200 millions de dollars de plus dans cette filiale stratégique pour d’une part, accroître les capacités de production de batteries Ni-MH pour véhicules hybrides et pour d’autre part lancer une nouvelle usine de production de batteries de type Lithium-Ion. Toyota veut rapidement produire un million par an de véhicules hybrides.

                           Il est à pronostiquer que la formidable avance de Toyota par rapport à ses concurrents en parts de marché va encore fortement progresser, en raison de son avance technologique dans les véhicules hybrides qui vont prendre une part de plus en plus importante du marché mondial. Il sera également intéressant d’assister à l’autre lutte programmée avec Nissan par exemple, dans les véhicules 100% électriques qui eux s’affranchiront totalement du pétrole. L’aventure n’en est qu’à ses débuts, elle va être sanglante.

    Pour en savoir plus sur le design de la batterie de la Prius.

    Le 23 Mai 2008

  • La comparaison des cours du gaz à ceux du pétrole met en lumière le caractère financier de la hausse des cours

    La comparaison des cours du gaz à ceux du pétrole met en lumière le caractère financier de la hausse des cours

                            Les cours du gaz naturel américain de référence échangé au Henry Hub ont eu en 2007, un parcours tout à fait classique (FIG.I) qui a suivi les variations du climat américain. Vers les 8 dollars au mois de Février avec l’arrivée de la vague de froid, au plus bas à la fin de lété vers les 5$, puis remontant avec l’arrivée de l’hiver 2007-2008. Mais pendant ce temps, durant 2007, les cours du pétrole sont passés de 50$/baril à près de 100$/baril. La conséquence de ce découplage des cours du gaz naturel avec ceux du pétrole a été une baisse du ratio des cours du gaz rapportés à ceux du pétrole (FIG.II) qui est passé de 0,82 au plus bas des cours du brut à 0,42 au mois de Septembre.Gazhenry

                          L’année 2008 s’annonce pour les cours du gaz de façon totalement différente. Bien qu’il n’y ait aucune pénurie, aucune tension physique sur les approvisionnements de gaz, bien que les stocks aux USA aient repris leur ascension depuis 6 semaines de façon habituelle, les cours du gaz naturel au Henry Hub sont irrésistiblement liés à ceux du pétrole avec un ratio autour de 0,54 (FIG.II). Ces cours sont ainsi passés de 7$ en début 2008 à 11.7 $ cette semaine soit une hausse proche des 70%.Gazpetrole

                      Cette liaison étroite entre cours du gaz et cours du pétrole montre le caractère financier de cette hausse des prix. Il y a du gaz disponible, le marché en consomme peu, l’excédent de production est mis en stock pour l’hiver prochain et les prix montent inexorablement.Gazstocks

                    Il y a dans ce phénomène, soyez en sûrs, l’amorce d’un retournement brusque comme seuls les cours du gaz naturel américain savent les réaliser. Les américains placent leurs économies dans le pétrole, le gaz et le charbon. L’amorce du retournement viendra des cours du gaz naturel qui sont les moins justifiés et dont les fonds se méfient en raison du caractère volatil des cours.

                              En conclusion, si vous avez investi vos économies dans l’énergie, surveillez bien les cours du gaz, ce sont eux qui sonneront la fin de la récréation.

    Le 23 Mai 2008

  • Stockez les pâtes…

    Stockez les pâtes…

    Images Les machins qui nous gouvernent sont, quelque part, désarmant de naïveté, de rouerie et de stupidité.
    " Les eurodéputés ont appelé jeudi l’Union européenne à mettre en place des "stocks alimentaires" pour prévenir d’éventuelles crises alimentaires en Europe "…
    C’est sans commentaires…
    Mon prince, ayez la bonté, s’il vous plait…
    Mais sans vous contraindre…
    En même temps, ils veulent mettre hors jeu, tout ce qui est leur politique : le marché.

    Nos gouvernants sont paumés et déboussolés, terriblement limités intellectuellement parlant, eux qui ont fait de si brillantes études…
    En attendant que le bon sens revienne à la direction des affaires, faites preuve aussi de bons sens : si le gouvernement ne stocke pas, stockez.
    Un mois de réserve, c’est très peu.
    Une crise alimentaire grave n’est qu’une question de temps dans le contexte où nous en sommes.
    Crise de manque ou crise de cherté, nos gouvernants ont réinventé le moyen-âge.
    Je ne voyais pas l’avenir ainsi…

  • « Ce n’est pas un choc pétrolier ».

    « Ce n’est pas un choc pétrolier ».

    Images_2 Un article de JM Vittori sur les échos.
    Pour lui, le choc n’est pas pétrolier.
    Les états producteurs veulent mieux valoriser leurs ressources. Les majors ont été éjectées, ils ne contrôlent plus que 10 % des gisements et les gains de consommation potentiel (USA et Europe) seront annulés par la demande croissante des autres pays.
    Seulement, cet article méprise deux données. Les USA, la Grande-Bretagne se sont livrées à une orgie et une cuite énergétique.
    Ce n’était pas dans le sens de l’histoire, les économies d’énergies, le marché règlerait tout.

    Il est en train de le faire. Telle actrice américaine se vantait d’avoir un "petit" 4X4. Il y a deux manières de réduire la consommation : investir et devenir pauvre.
    Quand on est pauvre, on ne roule plus en voiture qui consomme 11 litres au cent.
    Si on n’a pas les moyens de prendre plus économe, on marche à pied.
    On n’a pas davantage les moyens de se chauffer ou d’avoir la clim. On gèle l’hiver, on transpire l’été.
    La seconde donnée est que les états "dynamiques" sont les ateliers du monde occidental.
    Misant tout sur les exportations et notamment des produits de faible coût.
    Ces articles sont les plus menacés désormais par la flambée des transports.
    Paradoxalement, la "mondialisation" et la délocalisation ne sera rentable que pour les biens DE HAUTE TECHNOLOGIE.
    La relocalisation de l’économie est à l’ordre du jour. D’abord sur l’alimentaire. Ensuite sur le reste.

    Photo : proposition d’emblème pour la mondialisation.

  • Le non-choix du petit Nicolas.

    Le non-choix du petit Nicolas.

    Images Le petit Nicolas hésite. Il hésite entre l’idéologie et la réalité, le libéralisme et la planification, la fuite et le combat.
    Pour le libéralisme économique, aujourd’hui, c’est clairement l’échec.
    82 pays viennent de proclamer une évidence : leur souveraineté économique.
    Qu’était cette "grande révolution libérale" ? Rien. On avait découvert du pétrole, en Grande-Bretagne et aux USA, on l’a brûlé à toute vitesse en oubliant toute notion d’économie.
    Et en oubliant d’investir.
    Les marins-pêcheurs qui manifestent sont caricaturaux, tant ils sont l’emblème de leur époque.

    Leur outil de travail et vieux et gaspilleur, modernisé il consommerait 40 % de moins, mais seulement, ils n’en ont pas les moyens.
    D’ailleurs, l’heure n’a guère été à la modernisation pendant 20 ans, c’était plutôt des retraits de capacités de production sans renouvellement qu’il était question.
    Et Petit-Nicolas hésite. Il applique le libéralisme, mais il aimerait planifier, comme au bon temps du Gaullisme.
    Et il y a justement une autre révolution industrielle à faire : celle du développement durable.
    On parle de 400 milliards de dépenses d’ici 2020, sujet qui fâche, en oubliant, bien sûr que le retour sur investissement de ces 400 milliards seraient d’environ 240 milliards sur la même période.
    A t’ on peur de mourir d’embonpoint ?
    Non, on tuerait le sacro-saint marché, en organisant une baisse de consommation.
    Dans le même temps, le pétrole à 135 $ est logique. Ronnie voulait que le marché assume tout : il le fait, par le prix.
    40 années de retard à solder, d’un coup.

  • Technip va faire flotter une éolienne pour StatoilHydro et Nexans collectera le courant.

    Technip va faire flotter une éolienne pour StatoilHydro et Nexans collectera le courant.

    Offshoreinstallation                    Une éolienne flottante pour un pétrolier qui fore à longueur de journée en pleine mer, ça tombe sous le sens. C’est ce que va faire le norvégien StatoilHydro qui pour 80 millions de dollars va sous-traiter la  plateforme flottante à Technip, le cable pour collecter le courant en pleine mer à Nexans et l’éolienne  de 2,3 MW à Siemens. Le tout sera positionné à 10 km au large des côtes norvégiennes vers la mi 2009, pour une période de tests de deux ans.

                         Ce concept présente sûrement un intérêt pour le choix d’implantation qui peut être à peu près indépendant de la profondeur d’eau entre 120 et 700 mètres de fond affirme StatoilHydro.

    Lire le communiqué de Technip et celui de StatoilHydro.

    Le 22 Mai 2008

  • Zone Euro : les entrées de commandes à l’industrie ont marqué le pas au mois de Mars

    Zone Euro : les entrées de commandes à l’industrie ont marqué le pas au mois de Mars

                         Les entrées de commandes industrielles en Zone Euro aux mois de Janvier et Février avaient commencé en fanfare avec des hausses, par rapport au même mois de l’année précédente, de 7,3% en Janvier et de 10% en Février; mais voila la série s’est arrêtée avec une baisse de -2,5% au mois de Mars. L’industrie textile et habillement ressort à -14,5%, les machines et équipements affichent un recul de 4,6% et de 4,7% pour la partie électrique et électronique. Seul le poste matériel de transport reste positif (+3,6%). La plupart des grands pays européens affichent un tel retrait (FIG.) à l’exception de l’Espagne qui avait été faible en Janvier et Février et qui rattrape ainsi son retard.Commandesmars

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                   Ce résultat traduit-il un retournement de tendance ou un simple ajustement trimestriel après deux mois superbes. Le résultat de l’Espagne qui était en retard milite pour la deuxième hypothèse.

                  Un indice composite trimestriel élaboré à partir des indices des trois premiers mois, montre une progression moyenne de 4,4% pour la Zone Euro, dont 5,2% pour la France. Ces résultats sont globalement bons (FIG.), ils marquent cependant un infléchissement de la croissance des entrées de commandes industrielles allemandes (+4,6%). Il faudra cependant attendre les données du mois d’Avril pour confirmer ou infirmer si cette tendance sera durable.Commandest1

    Le 22 Mai 2008.