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  • USA : transaction partielle dans les procès de pollution par le MTBE

    USA : transaction partielle dans les procès de pollution par le MTBE

    Mtbe_2                               Le Methyl Tertiobutyl Ether ou MTBE, éther de l’alcool tertiobutylique et du méthanol, a été massivement utilisé aux USA comme additif à l’essence dans les carburants dits "oxygénés". Ce produit chimique présente un défaut grave: il n’est que très lentement biodégradable. Les diverses fuites de carburants, autour des garages, des casses ou des stations service par exemple ont occasionné des pollutions de nappes et des puits. Maintenant interdit dans les Etats américains, il a été remplacé par l’éthanol. Bien sûr, ces pollutions ont entraîné des procès collectifs regroupant de nombreuses municipalités contre les distributeurs de carburants. Selon Bloomberg, un accord partiel portant sur une indemnisation de 423 millions de dollars, aurait été trouvé auprès d’un juge à New York.

                                  Parmi les onze Sociétés pétrolières qui ont donné leur accord pour payer ces indemnités se trouvent Shell, BP, Chevron, ConocoPhillips, Marathon, Valero, Sunoco. Les plaignants indemnisés représentent 153 municipalités de 17 Etats américains.

                                 Mais certains pétroliers n’ont pas voulu signer cet accord parmi lesquels se trouve ExxonMobil, éternel rebelle aux compromis.

                                Rappelons que le MTBE était le premier essai à grande échelle d’introduction de biocarburant dans la consommation américaine. Ce fut donc le premier flop.

                                  La France mélange toujours de l’Ethyl Tertiobutyl Ether (ETBE), éther de l’alcool tertiobutylique et de l’éthanol, à l’essence pour utiliser son éthanol comme carburant; mais les nappes phréatiques françaises en ont vu d’autres.

    Le 9 Mai 2008

  • La guerre sociale.

    La guerre sociale.

    Images_3 Après avoir accordé royalement 0.8 % aux retraités, (largesses aux manants !) le gouvernement, acharné à perdre sa popularité, voir à programmer sa propre perte, continue sur sa lancée, avec parfois des retours et des reculades.
    Le prix du gaz devait augmenter de 1.5 %, après 4 %, puis 5.5 %.
    Le gouvernement se déculotte, devant l’impopularité de la mesure.
    Puis on noie le poisson, en parlant de distribution.
    Tel au 18° siècle, l’abime entre élites et peuples grandit.
    Une constitution européenne vomie, mais dont on ne demandera l’avis aux peuples que contraints et forcés, un anglais imposé dans l’Union Européenne, voir au ministère des finances, en France, alors que les peuples vomissent aussi désormais aussi l’empire anglo-saxon et son militarisme.

    On croit bâtir une prison.
    On bâtit, patiemment, inéluctablement un processus révolutionnaire.
    L’injustice réelle ou ressentie est partout.
    La seule alternative restante, pour les peuples sera de renverser la table.
    L’énergie avait, dans un premier temps pris le rôle du pain en 1788, puis le pain retrouve, lui aussi, son rôle central.
    La nourriture, c’est de l’énergie.
    Les troubles se multiplient dans le monde sous forme d’émeutes contre la faim, de grêves, avec partout des élites déphasées, incultes et inconscientes.
    On dit que c’est un volcan indonésien qui finit de déclencher la révolution française. Ses projections dans l’atmosphère firent que les récoltes de l’hémisphère nord furent mauvaises.
    Mais ce ne fut que le coup de grâce à un régime dont "sans bruits, jours après jours, les gens s’étaient détournés".
    Un évènement quelconque peut déclencher ces troubles. Le cyclone sur la Birmanie, par exemple est significatif. Il n’y a plus de réserves, deux gros producteurs au moins sont touchés

  • Nucléaire : les mines à fortes teneurs en Uranium.

    Nucléaire : les mines à fortes teneurs en Uranium.

    Images_2 On a parlé pour certains gisements de "monstres", de centrales nucléaires naturelles, et capables, pour certaines, avec leur teneur de démarrer naturellement.
    On a d’ailleurs soupçonné des phases de marche et de réveil, et des phases de pause, notamment au Gabon, sur plusieurs centaines de milliers d’années.
    Si la moyenne pondérée de production de l’uranium ne dépasse pas 1 kg/ par tonne extraite, certains gisements vont au delà des 100 kg, avec des problèmes bien spécifiques.
    Parce que l’uranium, c’est bêtement radioactif et que les humains ne le supportent pas…
    La moindre manipulation entraine donc des prix monstrueux, car des mesures spécifiques sont nécessaires.  Cigar Lake devait voir congeler son front de taille.
    Le transport du minerai est problématique (interdit si le minerai contient plus de 2 %), la radioactivité dans l’usine de traitement est aussi à traiter spécifiquement.

    En outre, si ces monstres sont couteux à exploiter, ils font perdre leur rentabilité aux sites classiques, beaucoup moins riches.
    Le problème économique ici se fait jour.
    Ces gisements entrainent des frais fixes importants (et des frais variables très mesurés) et la rentabilité économique sera donc très aléatoire : forte en période d’apogée de la mine, très vite déficitaire lors du déclin.
    En France aussi, certains gisements, de trop faibles teneurs, par contre pour être exploités, ne devraient pas davantage l’être.
    En effet, la flambée du cout de l’extraction ne les rend pas plus rentables

    Photo : intérêt général.info

  • Pétrole US: les importations soutenues regonflent les stocks

    Pétrole US: les importations soutenues regonflent les stocks

                         Pour la deuxième semaine consécutive des importations US soutenues en pétrole brut et produits pétroliers permettent de reconstituer les stocks américains. Des importations d’essence de 1,5 millions de barils par jour prennent le relais d’un raffinage toujours languissant et assurent la pérennité du stock. Une partie du brut importé, non consommé par le raffinage, est allé gonfler les stocks de brut (+5,7 millions de barils) à la fin de la semaine dernière.

                          Dans un marché normal qui ne serait pas atteint de paranoïa géopolitique, les cours du brut WTI devraient se détendre, mais les courtiers ont le regard orienté en direction de l’Afrique de l’Ouest et du Moyen-Orient, alors nul ne sait jusqu’où iront les cours animés par des banquiers, marchands de papiers "trackers" des cours du pétrole,  qui annoncent le seuil des 200$ le baril pour dans six mois à deux ans. Le bon peuple américain, ne faisant plus confiance au dollar et croyant ces bonimenteurs se précipite pour acheter ces assignats modernes. C’est la Régence!Stocks3

    Le 8 Mai 2008

  • Nucléaire ? Ben voyons !

    Nucléaire ? Ben voyons !

    Uranium_gap_1 Voilà une intervention qui mérite un article : " La fusion nucléaire ne sera sans doute jamais utilisée pour produire de l’énergie car une réalisation effectivement utilisable à cette fin n’est pas attendue avant 2080 ou 2100. Autant dire que d’autres solutions basées sur les énergies renouvelables auront remisé cette folie aux oubliettes de l’Histoire. Pour le moment, l’énergie nucléaire presque éternelle avec la génération IV est le nouveau mirage à la mode. Mais les premiers réacteurs de cette génération ne seront pas disponibles au niveau commercial avant 2040 ou 2045 selon le CEA, ne l’oublions pas. Entre temps, la production d’uranium aura bien entamé son déclin, après un peak uranium vers 2025 pour les plus réalistes, cinq ans plus tard pour les incorrigibles optimistes. En conséquence logique, une partie des réacteurs classiques devront s’arrêter, n’ayant plus de combustible pour fonctionner. Détails ici : Les réacteurs nucléaires de 4e génération : une illusion pour l’énergie Les réacteurs de quatrième génération ont besoin d’une grande quantité de plutonium pour démarrer, plutonium qui est justement produit par les réacteurs actuels en petite quantité et consommé avec le MOX. En résumé, à peine six réacteurs de génération IV pourraient démarrer dans le monde chaque année après 2040-2045, moins que le nombre de réacteurs actuels et futurs qui seront arrêtés à cause du rationnement de leur combustible favori.   "

    Quelques remarques, quand même pour mieux encore cadrer l’intervention : les réserves "prouvées" sont très aléatoires, comme l’a montré la fermeture des mines en France.
    Une relance de la production est aléatoire aussi.
    Le pic de l’uranium est vieux de plus de vingt ans et la relance de la production semble donner des résultats poussifs.
    Depuis 1996, on est passé de 36 230 tonnes produites à 39 650 (2006), en passant par un maximum de 40260 en 2004.
    En outre, le cout devient démentiel. Si à 10 $ la livre, le carburant représentait 5 % du cout du Kwh, au cours actuel, le prix devra augmenter de 45 %.
    Pris entre la consommation (67 000 tonnes) et la production (40 000), c’est le parc actuel de centrales qui va avoir des problèmes de fonctionnement, faute de minerai.
    Quand à la si riche mine de Cigar Lake (Canada), la seule position réaliste est de la rebaptiser "Soeur Anne", car de ce côté là, on ne voit vraiment rien venir, juste à cause de ce vilain lac, situé au dessus.
    Mais le problème ne s’arrête pas là.

  • Où va le pétrole, où vont nos sociétés ?

    Où va le pétrole, où vont nos sociétés ?

    ImagesLes deux scénarios de Goldman Sachs sont inquiétants et quasi révolutionnaires.
    Nos sociétés, économiquement, sont bâtis sur la consommation énergétique en général, et surtout sur l’automobile.
    Enlevez cette industrie en France, il ne reste quasi rien.
    C’est pour cela que la récente augmentation est porteuse d’orages et de nuées.
    Bien sûr, il faut réduire les consommations, bien sûr, il faut

    passer à un autre genre de civilisation, mais le tout est de savoir si on le fait sauvagement ou de manière organisée.
    Les deux scénarios sont l’alternative du choix.
    Si les prix se maintiennent, on peut investir et modifier l’avenir de manière civilisée.
    Dans le cas d’une montée exponentielle, la chute sera exponentielle aussi.
    Bien des pays d’ailleurs, ne s’en relèveront pas.
    Ce sera une crise par tâches, comme en connait le tiers monde. Un pays s’effondre de l’intérieur.

    Mais il faut bien observer la courbe. Nous sommes bel et bien dans une bulle énergétique, comme dans une bulle nourriture. La montée jusqu’au ciel est exclue.

  • La mécanique infernale…

    La mécanique infernale…

    Famine_1847 Ou bien moins qu’hier et bien plus que demain.
    la mécanique infernale se met en place sur le monde.
    Cet enfer sur terre s’appelle l’économie de marché.
    Céréaliers et riziculteurs produisent ce qui est susceptible d’être vendu. Comme les prix multipliés par 5 ont appauvris une multitude de personnes.
    Moins d’acheteurs (solvables) et sa conséquence, c’est la réduction de la production. Pas l’augmentation.
    La famine risque d’être pire demain.
    Regardez le Zimbabwé. Les prix flambent, mais la production s’effondre. Salaires bloqués et/ou inexistants ont ramenés l’agriculture à ce qu’elle était au départ.

    C’est à dire une agriculture de survie, jardinière et paysanne, mais pas plus.
    Si encore, on a conservé quelques semences.
    Le gouvernement de Mugabe espérait réduire la population de moitié. Ce ne sera pas de moitié, mais de 90 %.
    Les greniers sont vides et n’importe quel incident vient aggraver le problème.
    Regardez la Birmanie. Un cyclone, 100 000 morts, et pire, la destruction de la récolte, en Birmanie et dans l’ Océan indien, combien ses voisins, Bangladesh et Thaïlande ont ils été touchés ?
    La Thaïlande, est d’ailleurs le dernier gros exportateur de riz.
    Elle venait de liquider ses stocks pour casser la hausse…
    Aux temps anciens, pas si anciens d’ailleurs, du 18° siècle, la production était quasi-entièrement autoconsommée. Le marché, qui touchait si durement la population par ses soubresauts ne concernait que des quantités marginales 15/20% au maximum.

  • Le patron de Toyota pessimiste pour l’année fiscale 2008

    Le patron de Toyota pessimiste pour l’année fiscale 2008

    Toyota                         Katsuaki Watanabe, le patron de Toyota, N°1 mondial en termes de véhicules vendus (8,91 millions) durant l’exercice fiscal 2007 japonais qui s’arrête à fin Mars 2008, est très pessimiste pour l’exercice fiscal 2008. Il prévoit, sur la base d’un taux de change de 100 Yens pour un Dollar, un chiffre d’affaire de 250 milliards de dollars contre 263 milliards en 2007 et un profit opérationnel de 16 mrds$ contre 22,7 mrds$ en 2007. Toyota devrait cependant être avantagé sur le marché américain par sa gamme de véhicules hybrides, comme le montrent ses résultats du mois d’Avril aux USA qui affichent une croissance de véhicules vendus de 3,4% par rapport au même mois 2007, dans un marché globalement en replis de 6,9%.

                Les managers japonais sont connus pour leurs prévisions financières prudentes.

    Le 8 Mai 2008

  • Japon: Tonen élargit sa gamme de séparateurs pour accumulateurs Lithium-Ion

    Japon: Tonen élargit sa gamme de séparateurs pour accumulateurs Lithium-Ion

    Tonen                        Les séparateurs des accumulateurs Lithium-Ion sont des films microporeux à base de polyoléfines de 15 à 30 microns d’épaisseurs. Ils doivent laisser passer les ions solvatés qui assurent le transfert de charge au sein de l’électrolyte, mais ils doivent aussi empêcher tout phénomène de court-circuit même en cas d’emballement ou d’échauffement  intempestif de la batterie. Leur conception est donc un compromis entre conductivité et sécurité. Tonen Chemical, du groupe ExxonMobil, est un leader japonais dans ce créneau; la conception de ses produits doit suivre les spécifications qui sont en train d’évoluer radicalement avec l’apparition des batteries industrielles de type lithium-Ion pour véhicules hybrides ou électriques.

                               Passer du téléphone portable ou de l’ordinateur à un véhicule électrique, nécessite pour le système batterie plusieurs sauts technologiques relatifs aux coûts des produits de base et à la sécurité de l’ensemble, qui va reposer sur plusieurs niveaux et prendre en compte plusieurs types d’aléas. Le niveau UN dans la conception va, entre autres paramètres, reposer sur le choix du séparateur. Tonen propose un nouveau séparateur de type coextrudé qui améliore la conductivité, la solidité mais aussi réduit les phénomènes de retrait (shrinkage) à haute température. Un des paramètres déterminants du succès de ce produit va être le prix de vente choisi par Tonen. Nul doute qu’avec la montée des volumes consommés, les prix devraient devenir tout à fait compétitifs.

                                 En attendant, ExxonMobil qui n’avait jamais parlé de cette activité perdue au fin fond du Japon pendant des décennies, en fait maintenant un axe majeur de sa communication écologique. Le personnel de Tonen doit en être pour le moins, surpris.

    Lire le communiqué d’ExxonMobil (en anglais)

    Le 8 Mai 2008

  • L’industrie allemande investit dans les moteurs hybrides

    L’industrie allemande investit dans les moteurs hybrides

    Moteurhybride                              "Nous sommes convaincus que la technologie hybride va gagner du terrain dans les années à venir non seulement parce qu’elle protège l’environnement, mais aussi parce qu’elle est financièrement rentable pour les conducteurs" a déclaré le PDG de la Société allemande ZF lors de l’inauguration de sa nouvelle usine de Schweinfurt. ZF va démarrer une usine de production des moteurs électriques pour véhicules hybrides. Son premier client sera Mercedes. La capacité annuelle de production initiale sera de 35000 unités et pourra être portée par la suite à 200 mille unités avec une cinquantaine d’opérateurs seulement. Usine nécessairement flexible, puisqu’en ce moment ZF travaille sur huit projets de développement pour quatre constructeurs.

                               ZF ne prend pas beaucoup de risques me direz-vous, puisqu’il a devant lui l’exemple des Japonais qui vont de succès en succès avec les modèles hybrides de Toyota. Besser spät als nie….mieux vaut tard que jamais.

    Lire le communiqué de la firme ZF (en anglais)

    Le 8 Mai 2008.