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  • France: la production d’électricité 2007 n’aura pas été un grand cru

    France: la production d’électricité 2007 n’aura pas été un grand cru

                          Les statistiques mensuelles d’Eurostat de production d’électricité par les divers Etats européens commencent à publier les valeurs du mois de Décembre 2007. Il est donc enfin possible de comparer les productions de 2007 à celles de l’année précédente. Pour la France la production nette totale a atteint 544,5 TWh (milliards de kWh) en baisse de 0,8% ou 4,4TWh par rapport à 2006. La consommation intérieure d’électricité a atteint 480 TWh en légère hausse de 0.4%.Electr2

                        Des productions en baisse et des consommations en hausse ont entraîné une baisse de la balance nette des échanges d’électricité de 8,9% à 65 TWh (FIG.). A 100 euros le MWh cette baisse de la balance des échanges de 6,4 TWh représente une perte de recettes de 640  millions d’euros pour la France.

                        La raison de cette baisse des productions est attribuable à la très mauvaise disponibilité des centrales électronucléaires qui ont produit 10 TWh de moins qu’en 2006, un milliard d’euros de moins de revenus pour EDF, à 419 TWh. Ce laxisme d’EDF dans les performances opérationnelles de ses unités est un vrai handicap pour la collectivité. EDF ferait mieux de produire mieux et d’avantage que de demander des augmentations tarifaires. Qu’attendent les syndicats et les associations de consommateurs pour dénoncer ces lacunes? Ce ne serait peut-être pas politiquement correct?

                      Par contre le bilan des productions "hydrolique-éolien" réunies est positif, avec une croissance de 6,5% ou 4TWh.

                      Ces résultats montrent que la production d’électricité française mérite d’être plus performante, dans une Europe en état de sous investissements chroniques en moyens de génération d’électricité. Ce sont des milliards d’euros de recettes qui sont en jeu.

    Le 4 Mai 2008

  • Tout va très bien, madame la Marquise…

    Tout va très bien, madame la Marquise…

    Images_3 On vient de donner trois sous au PAM (programme alimentaire mondial), et hop, MAGIQUE, les histoires de famines et d’émeutes s’envolent, disparaissent, comme ça.
    En réalité, le PAM n’aidera qu’une très petiote fraction de démunis.
    Au Sénégal, les prix flambent, il n’y a plus qu’un repas par jour, celui de midi a sauté, les loyers sont inabordables.
    Le responsable ? Ou plutôt les responsables ? FMI et Banque Mondiale, les deux voyous qui ont privilégiés les cultures d’exportations et la fin de l’autosuffisance alimentaire.

    Pourtant, le Sénégal n’est pas un pays surpeuplé et les marges de manoeuvres existent et sont mêmes énormes.
    2.5 millions d’hectares sont cultivés, pour 4 millions de cultivables.
    Mais ce n’était pas "moderne".
    Les importations et le libre échange ont détruit l’agriculture vivrière. Les couts de transports étaient bas et l’abondance régnait.
    Maintenant, le transport est cher, si le transport terrestre a flambé, le transport maritime s’est encore plus valorisé, les pays exportateurs de riz sont devenus rares et ils vendent aux plus offrant.
    Le remède, là aussi, est simple.
    Il faut investir des montants dérisoires et donner du crédit. Mais, c’est tellement plus simple de sucer à mort les peuples pour placer l’argent dans le "subprime".
    Ce genre de développement s’appelle le "substitut d’importations" et a toujours fonctionné, contrairement au spécialiste de l’échec : le libre-échange.

  • BMW préparerait à son tour un Zero Emission Vehicle pour la Californie

    BMW préparerait à son tour un Zero Emission Vehicle pour la Californie

    Bmwisetta                    La loi Californienne impose aux constructeurs de présenter au moins un modèle de "Zero Emission Vehicle"  (ZEW) de la classe GOLD dès 2012 (voir le tableau déjà publié  au mois de Mars pour comprendre cette très complexe alchimie californienne). La réponse la plus simple pour un constructeur est de présenter un petit véhicule électrique dit de voisinage ("neighbouring") à moins de vouloir produire une usine à gaz à pile à combustible. Mercedes semble avoir décidé de présenter une Smart électrique, BMW pourrait produire, d’après Autocar, un petit véhicule du même type qui pourrait s’appeler Isetta.

    Lire l’article d’Autocar ( en anglais).

    Le 3 Mai 2008

  • Les actifs financiers sur les matières premières et l’énergie sont en forte croissance

    Les actifs financiers sur les matières premières et l’énergie sont en forte croissance

    Amci1_3                 D‘après Barclays Capital, banque fortement impliquée dans les outils financiers reposant sur les cours des matières premières et de l’énergie ("commodities"), les actifs financiers de ce domaine ont atteint 225 milliards de dollars, en croissance de 28 milliards durant le premier trimestre 2008, ce qui représente une augmentation de 14%. D’après la banque la moitié de cette avancée correspond aux augmentations de prix.

                                       L’indice japonais Astmax Commodity Index* (AMCI), base 100 au 10/09/2001, cote 372 au début du mois de Mai (FIG.). D’après Kevin  Norrish analyste chez Barclays les milieux financiers sont encore sous investis en actifs de "commodities". Ces actifs financiers peuvent se présenter sous diverses formes comme les options d’achats et de ventes à terme sur les bourses spécialisées Chicago pour les matières premières agricoles, le LME pour les métaux non ferreux, Le Nymex ou l’ICE pour les produits pétroliers, etc., ils représentent 45,8 mrds$ en croissance de 7mrds$ en un trimestre. Les "trackers" qui sont des fonds qui recopient les cours d’un ou plusieurs produits sont très importants puisqu’ils pèsent 139 mrds$ en croissance de 14 mrds$ en un trimestre.

    *Rem. : la pondération de cet indice est la suivante : Or (28%), Argent (4,5%), Platine (18,7%), Palladium (0,8%), Aluminium (4,9%), Pétrole (25%), Essence (9,9%), Kérosène (6,2%) et Caoutchouc (3%).

                                        Les valorisations des matières premières agricoles, des métaux ferreux ou non ferreux et de l’énergie sont fondamentalement une excellente chose. Elles donnent un vrai prix aux denrées rares, elles accroissent les ressources de ceux qui produisent, elles incitent aux économies et au recyclage, elles stimulent l’offre. Ce qui est dramatique, dans certains pays pauvres, c’est la vitesse avec laquelle se fait ce réajustement, sous les coups de boutoir de la demande asiatique et de l’inertie de régulateurs inutiles, toujours en retard d’un cycle, comme la Commission européenne. Il faut donc aider ces pays à passer le cap de la hausse et surtout à tendre vers l’autosuffisance en ressources alimentaires.

    Le 3 Mai 2008

  • Bâtiment à énergie positive en 2020

    Bâtiment à énergie positive en 2020

    Images_3 La norme "basse consommation" sera imposée pour les bâtiments publics dès 2010 et privés, dès 2012.
    La norme "énergie positive" sera applicable dès 2020.
    Cette évolution entraine deux remarques :
    – Celui qui voudra faire construire ou acheter un bien immobilier dès aujourd’hui est fou.
    En 2020, il ne vaudra plus rien.
    – La totalité des biens immobiliers va subir une correction monstrueuse à la baisse.
    Une "taxe-carbone" va être mise à l’étude.

    Une profession va sans doute être gonflée dans un premier temps et quasi-disparaitre dans un deuxième, c’est le chauffagiste.
    Gonflée dans un premier temps par le parc existant. Il faudra renouveler des chaudières pour des moins gourmandes. Dans un deuxième temps, le chauffage devient anecdotique.
    Si l’on travaille sur l’isolation, le puit provençal doublé d’une VMC double flux, le reste est un reliquat.
    En 2020 existera donc trois parcs immobiliers : le sans valeur, un deuxième consomma moins de 50 Kwh par M2 qui aura un peu de valeur, et le neuf.

  • RFF : ça ne vaut rien !

    RFF : ça ne vaut rien !

    Images_2 Les mêmes remèdes entrainant les mêmes maux, la situation des réseaux ferrés en France est catastrophique, faute d’investissements.
    Le tripatouillage de l’éclatement de la SNCF et du RFF a fait long feu.
    La question est simple et triviale, il faut de l’argent pour entretenir les lignes. Certaines n’ont pas vus de travaux depuis des dizaines d’années, des rames neuves s’y trainent à 30, voire 10 à l’heure.
    Trois scénarios sont possibles, la mort rapide, la mort lente et la reconstruction du réseau.
    Cela dépendra uniquement de l’enveloppe budgétaire accordée.
    Bien sûr, le coût de l’énergie augmentant, on verra certainement le scénario de reconstruction se réaliser.

    Il sera beaucoup plus couteux, bien sûr, de le reprendre après avoir laissé le réseau se dégrader.
    29 500 kilomètres de voies existent.
    8 900 absorbent 78 % du trafic,
    7 000 absorbent 16 % du trafic,
    13600 absorbent   6 % du trafic.
    A son apogée, il repésentaient 38 000 kilomètres. Mais, il n’y a désormais, guère de "graisse inutile" à faire fondre.
    Seulement des voies délaissées qui pourraient être remises à niveau et gagner en rentabilité.
    Avec une crise énergétique et alimentaire qui s’annonce, on comprendra vite la nécessité d’avoir un arrière pays fait de petites villes, tel qu’il fut conçu au 19°siécle.
    Dans le cas contraire, ce sont les grandes agglomérations qui risquent de souffrir énormément.
    D’ailleurs, une "sécurité alimentaire élémentaire" serait une plus grande homogénéité de population sur le territoire.
    Les grandes métropoles sont des aberrations écologiques (viables à long terme ??? rien n’est moins sûr !!!).

  • La chute des idoles.

    La chute des idoles.

    Images Deux idoles sont en train d’être brûlées aux USA, selon le journal "le Monde" : Reagan et Greenspan.
    Le délabrement physique du pays est visible à l’oeil nu, avec un chemin de fer du 19° siècle, des autoroutes qui remontent à Roosvelt et des aéroports qui remontent à Eisenhower.
    Reagan en la matière, n’a absolument rien à se reprocher. "Nos trains ont été lancés au XIXe siècle, Roosevelt a construit des routes et Eisenhower des aéroports. Mais depuis Reagan, plus rien  ".
    C’est l’exploitation de l’infrastructure existante, sans plus.

    Quand aux propos sur le président français, ils sont acerbes, mais drôles : " Dans les soirées, il y a toujours des invités qui arrivent à la fin, quand les premiers venus commencent à partir ".
    Nicolas-l’attardé, arrive avec C. Lagaffe (encore pire : elle impose l’anglais comme langue de travail dans son ministère ! Elle ne doit pas bénéficier de toutes ses facultés), avec confettis, cotillons et serpentins, mais là, je dirais que les invités sont partis, la fête est finie et ne restent que les vomis et les ivrognes endormis.
    La croissance était basée sur de la fumée et sur la surconsommation d’énergie à bon compte.
    L’énergie en question étant achetée avec un dollar qui ne coute rien à fabriquer.
    Le prochain président n’aura pas une superpuissance à administrer, mais une nation à reconstruire et des économies d’énergies à réaliser.
    C’est un vaste programme, mais les citoyens de base n’ont rien à y perdre. Au contraire.
    L’évolution du revenu moyen au Canada a été publié.
    En près de trente ans, il a augmenté d’un dollar par semaine…Economie de fumée, crée par des fumistes.

  • USA: des recherches financées pour développer du soja plus riche en huile

    USA: des recherches financées pour développer du soja plus riche en huile

    Soybean_2                        Le National Biodiesel Board américain (NBB), avec l’aide du Department of Transportation (DOT) va financer pour 1.2 millions de dollars des recherches génétiques sur le soja qui seront conduites durant trois ans par le Donald Danfort Plant Science Center à Saint Louis (Mississipi). L’objectif, par modification des processus biochimiques de la plante, est de lui faire produire 10 à 15% de plus d’huile, tout en conservant les productions de protéines au sein de la graine. Le soja est une plante précieuse pour la nourriture des hommes et l’alimentation animale. Le biodiesel issu du soja réduit les émissions de CO2 de 78% environ. Une amélioration du rendement en huile améliorerait d’autant ce bilan carbone.

         Le 2 Mai 2008

  • Shell : autant en emporte le vent

    Shell : autant en emporte le vent

    Corotmoulin                            Après BP qui avait annoncé vouloir prendre ses distances avec l’énergie éolienne, voila que Shell fait parler de lui en annonçant qu’il veut céder sa participation dans un projet de ferme éolienne dans l’estuaire de la Tamise, le projet Array. Dans ce projet de 341 éoliennes qui devrait générer, quand il y aura du vent, 1000 MW de puissance électrique, figurent en partenariat avec Shell, l’allemand E-On et un danois d’état Dong Energy. Ce projet, initialement évalué à 3 milliards de dollars d’investissements, pourrait aujourd’hui coûter le double. De plus les incitations gouvernementales de Grande Bretagne ne seraient pas à la hauteur des espérances des chasseurs de primes éoliens. Shell aurait déclaré qu’il préférait aller investir dans l’éolien aux USA où les conditions financières étaient plus avantageuses. Cela présente au moins le mérite de la franchise.

    Le 2 Mai 2008.

  • Le marché US automobile est en pleine mutation

    Le marché US automobile est en pleine mutation

    Tundra                          Les statistiques des ventes de voitures du mois d’Avril aux USA confirment la tendance du revirement d’intérêt du consommateur américain pour les véhicules économes aux dépens des 4X4 et autres pick-up de la catégorie "small trucks". Cette fraction du marché voit ses ventes chuter de 17,4% faisant d’Avril le septième mois consécutif de baisse, alors que les ventes de voitures (passenger cars) progressent de 5,2%, la première hausse depuis 5 mois. Pour l’ensemble les ventes déclinent de 6,9%, par rapport au même mois de 2007, à 1,247 millions d’unités. C’est le sixième mois de baisse d’une année à l’autre.

                                  Dans ce chamboulement du marché les "Big Three", GM-Ford-Chrysler, perdent des parts de marché à 47,5% contre 48,4% le mois précédent. Par contre, Toyota voit ses ventes progresser de 3,4% à 217.700 unités et sa part de marché US grimper à 17,5%. Les ventes de Honda (+6,3%) et de Nissan (+6,7%) progressent également.

                                    Il semble donc que les citoyens américains pour des raisons économiques ( le litre d’essence supérieur à un $) mais aussi politiques, relatives à l’indépendance énergétique de leur pays, prennent conscience de la possibilité qu’ils ont, d’infléchir le sens d’évolution de leur consommation en produits pétroliers. Nul doute que le Marketing automobile va venir surfer sur cette nouvelle tendance avec des voitures plus chères à l’achat mais plus économes à l’emploi, de types hybrides, ou plug-in (hybrides rechargeables) ou électriques ("véhicule de voisinage"). Rappelons que l’électricité est beaucoup moins chère aux USA qu’en Europe (106$/MWh en 2007 contre 153 euros en moyenne en Europe).

    Le 2 Mai 2008