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  • L’Etat de l’Alaska exaspéré par les atermoiements des pétrolières

    L’Etat de l’Alaska exaspéré par les atermoiements des pétrolières

    Sarahpalin1                           Le gisement de Point Thomson découvert en 1977 en Alaska, dans la région des North Slopes, doit contenir entre 8000 et 9000 milliards de pieds cube de gaz associé à des liquides. Les droits d’exploitation de ce gisement sont répartis entre l’opérateur ExxonMobil(36%), BP (32%), Chevron (25%) et ConocoPhillips pour le reste. Le Department of Natural Resources (DNR) de l’Etat de l’Alaska vient de rejeter le 23ème plan de développement de ce gisement inexploité. Ce rejet est basé sur le fait que le nouveau plan n’apporte rien de fondamentalement différent par rapport aux précédents.

                                Le Gouverneur de l’Etat, Sarah Palin, soutient ce rejet prononcé par son administration, mais l’affaire n’est pas terminée en raison des procédures d’appel qui vont suivre.

                                       En fait l’exploitation de ce champ ne sera sérieusement envisagée que lorsque le gazoduc reliant les North Slopes au réseau canadien sera en bonne voie de réalisation. Les conflits entre les grandes pétrolières américaines et l’administration sur ce sujet rejaillissent sur ce projet qui ne peut pas être rentabilisé sans une structure de transport de gaz adaptée. Les pétrolières américaines n’ont pas accepté que l’Alaska ait retenu TransCanada comme opérateur du futur gazoduc reliant les gisements au réseau canadien et de là au réseau américain.

                                       Ce ne sont donc pas les réserves de gaz qui manquent, ce sont les projets cohérents de mise en valeur de ces réserves, avec une juste répartition des profits entre les Etats et les Groupes pétroliers. Les dysfonctionnements de l’Alaska sont des illustrations schématiques de ce manque de cohésion.

    Le 23 Avril 2008

  • Nouvelles énergies-énergies nouvelles…

    Nouvelles énergies-énergies nouvelles…

    Images_4 Le baril atteint les 120 $ et les pays producteurs ne veulent pas engager d’investissements, sans garantie de débouché sur 30 ans.
    la raison ? La volatilité de la demande, beaucoup plus qu’on ne l’a dit.
    En effet, chaque $ d’augmentation entraine des investissements en chaine, pour réduire la note, et chaque dollar d’augmentation risque d’entrainer la récession, si elle n’est déjà là.
    Le Grenelle de l’environnement n’a strictement encore rien sorti, mais les ménages s’aperçoivent des flambées (de prix, pas de cheminées), aussi, avec pragmatisme, on va vers des investissements de remplacement.

    Les chaudières gaz deviennent anecdotiques, pour les chaudières fioul, les fabricants stopperont les chaines de fabrication sous peu, sans aucun doute, seuls surnagent les chaudières à granules et les PAC (pompes à chaleur) de tous ordres, haute, basse température, aérothermie, géothermie.
    Même si ce n’est pas la solution miracle, le principe est bon, celui d’une réduction de consommation.
    Et le cartel de l’OPEP est aussi pragmatique.
    Il sait très bien que le pétrole occupe une place hypertrophiée, très aisément réductible, même dans le transport.
    En effet, la différence de consommation suivant les marchés (10.5 L en moyenne aux zétazunis, 6.5 en europe pour un véhicule particulier), indique des marges de manoeuvres importantes, et les voitures récentes sont très sobres.
    En outre, bien des pans de l’économie se sont drogués au pétrole. Visiblement certains subissent une cure de désintoxication profonde. le premier est l’agriculture, et l’enchérissement du coût des voyages va booster des productions locales, de même que l’enchérissement du coût de l’alimentation qui en résulte.
    Succès donc pour les pays pétroliers, mais succès à mon sens, très provisoire.

  • Le sultanat d’Oman veut relancer ses productions de gaz et de pétrole

    Le sultanat d’Oman veut relancer ses productions de gaz et de pétrole

    Omanmap                             La production de pétrole du sultanat d’Oman qui n’est pas membre de l’OPEP, est descendue à 710 mille barils par jour en 2007. Elle était, par exemple, d’un million de barils par jour en 2001. Pour contrer ce déclin le sultanat veut adjuger cinq nouveaux blocs d’exploration production sur terre et en offshore, sur la base de contrats de partage de production. Le pétrolier Total qui est bien introduit dans cette région désirerait obtenir un de ces blocs, nous informe l’Agence Reuters.

    Le 22 Avril 2008

  • USA: le marché des voitures hybrides, une opportunité pour les constructeurs

    USA: le marché des voitures hybrides, une opportunité pour les constructeurs

    Toyota                              Il a été souligné ici que dans un marché américain de la voiture neuve assez déprimé, le segment des véhicules hybrides conservait tout son dynamisme. Le Cabinet d’études marketing R.L. POLK a essayé de comprendre plus en détail ce segment de marché particulièrement porteur (progression de +38% en 2007 avec 350 000 immatriculations sur ce marché US). Il est géographiquement tiré par la Californie qui représente plus du quart des voitures vendues (26%). Il a été vendu plus de 40000 voitures hybrides à Los Angeles, plus de 27 000 à San Francisco. New York n’arrive qu’en troisième position avec 20700 véhicules immatriculés en 2007. Polk montre que le type clientèle peut varier fortement d’un modèle à l’autre: clientèle de petits  ou moyens véhicules pour la PRIUS, clientèle de véhicules de luxe pour la Lexus. En d’autres termes il y a continuité dans le choix du modèle hybride et le type de véhicule déjà utilisé par le client. Il n’y a pas un large saut de mode de locomotion lorsque le client décide d’accéder à un véhicule hybride.

                                Ce comportement sera un frein évident pour une évolution rapide des consommateurs américains vers les petits véhicules légers et économes de style japonais ou européen. Par contre, cela appelle un large éventail de propositions de véhicules hybrides de la part des constructeurs américains qui devrait ainsi soutenir la progression du marché.

    Voir le résumé de cette étude (en Anglais)

    Le 22 Avril 2008

  • Le gouvernement US soutient de petits projets de production d’éthanol, à partir de matériaux cellulosiques

    Le gouvernement US soutient de petits projets de production d’éthanol, à partir de matériaux cellulosiques

    Doebiofuels11                         La production d’éthanol à partir de matériaux ligno-cellulosiques est fortement encouragée aux USA. Le Department of Energy vient d’attribuer trois nouveaux contrats d’aide à la réalisation de petites unités de production à RSE Pulp dans le Maine, à Mascoma dans le Tennessee et à Ecofin dans le Kentucky. Ces aides font suite à quatre précédentes décisions d’aides qui concernaient ICM (Missouri), Lignol (Colorado), Pacific Ethanol (Oregon) et New Page (Wisconsin). Chaque projet est de taille modeste le plus petit (Ecofin) produira 1,3 millions de gallons par an (10 barils par jour) et le plus gros (New Page) 5,5 millions de gallons. Ce sont donc des unités pilotes de production.

                                       Aucun grand projet d’éthanol cellulosique n’émerge pour l’instant, sûrement en raison de la lente complexité des procédés, de la taille des investissements, des problèmes lourds de logistique et des incertitudes économiques pesant sur la filière éthanol subventionnée. Le DOE voudrait également subventionner des projets de pyrolyse rapide conduisant à des "jus" valorisables. Les procédés chimiques présentant l’avantage de temps de réaction très brefs par rapport aux heures nécessaires de digestion des biotechnologies.

    Voir la note du DOE (en Anglais)

    Le 22 Avril 2008

  • L’assistance aux gros gisements irakiens attribuée au TOP 5

    L’assistance aux gros gisements irakiens attribuée au TOP 5

    Irakoil3                               Hussein al Shahristani, le ministre irakien du pétrole, a annoncé que les futurs contrats d’assistance, d’une durée de deux ans, aux exploitations de pétrole irakien, allaient  être attribués dans le courant du mois de Juin. Exxon Mobil avec le champ de Zubair, BP avec celui de Rumaila et l’alliance Chevron-Total avec le champ de West Qurna seraient dans le Sud du pays alors que Shell serait dans le Nord avec les contrats de Kirkouk et Maysan. Par la suite le gisement de gaz d’Akkas dans l’extrême Ouest serait attribué.

                                   L’objectif pour l’Iraq est de pouvoir produire 500 mille barils par jour de pétrole supplémentaire par rapport aux 2,2 millions produits aujourd’hui.

    Le 22 Avril 2008

  • Electrabel, E-On et Hitachi vont tester et optimiser divers solvants pour capturer le CO2

    Electrabel, E-On et Hitachi vont tester et optimiser divers solvants pour capturer le CO2

    Amineabsorption                       La capture et séquestration du CO2 (CCS) émis par les fumées de combustion est un sujet global d’une grande complexité industrielle nécessitant des investissements importants et des coûts de fonctionnement  non négligeables. Parmi les nombreux problèmes à résoudre pour la capture du CO2 sur les installations de combustion à l’air, dont les effluents gazeux sont un mélange de CO2 et d’Azote de l’air, la nature du solvant et son optimisation constituent un point clé. Ces solvants sont généralement des amines organiques ou de l’ammoniac. Electrabel, E-On et Hitachi ont décidé de coopérer dans ce domaine à l’aide d’une installation pilote de capture conçue et pilotée par Hitachi et testée dans les usines d’Electrabel et E-On.

    Lire le communiqué commun des trois Groupes

    Le 22 Avril 2008

  • Pour quelques barils de plus.

    Pour quelques barils de plus.

    Images Les occidentaux devraient être content, la production de pétrole est largement déconcentrée.
    Dans les années 1970, les grandes compagnies contrôlaient 75 des réserves et 80 % de la production. Aujourd’hui 6 et 24 % respectivement, le reste étant passé par des producteurs nationaux (et nationalisés).
    Les compagnies classiques deviennent des techniciens, chargés de récurer les chiottes.
    En effet, pour les compagnies nationales, le facile, pour les "experts", le reste.
    Là aussi, la supériorité est reconnue ! Ils ne sont pas contents ?
    Les pays producteurs ne veulent (ou ne peuvent) augmenter la production, a moins de "sécuriser la demande à horizon de 30 ans ".

    Les investissements sont en effet, lourds, très lourds, et les pays de l’OPEP savent très bien que la désintoxication du pétrole est possible rapidement.
    Quand à la part de la spéculation et de dépréciation du dollar dans la flambée actuelle du prix du pétrole, si elle difficile à connaitre, elle est colossale.

  • Trop de compagnies…

    Trop de compagnies…

    Images Il y a trop de compagnies aériennes et le bénéfice est trop faible, selon l’ IATA (agence internationale du transport aérien). Le chiffre d’affaire atteint 480 milliards de $ et le bénéfice est de 5.6 milliards, en 2008, il ne sera plus que de 4.5.
    Pourtant, ce secteur a subi toutes mesures possibles et imaginables pour son redressement. 
    " Des cacahouètes " et "l’industrie est loin de réaliser la marge de 7% pour couvrir ses investissements  ".
    Un secteur non rentable, qui tient, finalement, par habitude.
    Bien sûr, le résultat est paradoxal, et le nombre de passagers augmente encore fortement, mais pour combien de temps ?
    1000 appareils nouveaux en 2007, 1200 en 2008, pour quelle finalité ?

    Là aussi, on retrouve un cas classique de surinvestissement.
    Il est beaucoup plus facile de vouloir grandir, augmenter le nombre d’appareils, de destinations, d’aéroports, mais, là aussi, finalement, on a été trop loin.
    Le trafic peut augmenter encore, mais, là aussi "les lignes rentables sont rares"…
    Le résultat de la multiplication nombre de voyageurs X prix du billet ne donne pas de rentabilité. Si l’on augmente l’un on diminue l’autre.
    Nul doute que l’avenir du transport aérien est déjà tracé. Epuration, par mort des plus faibles, concentrations, cartellisations, nationalisations…
    Il s’adaptera certes et se maintiendra un certain temps, mais son expansion forte est très sujet à caution.

  • Impuissance européenne…

    Impuissance européenne…

    Cccp L’Union européenne est devenue l’union soviétique du début du XXI° siècle, sectarisme, idéologie, incompétence sont les caractères qui la définisse, et c’est encore plus criant sur le plan économique, et affolant sur le plan énergétique.
    Le néolibéralisme ambiant interdit toute politique, face à des états producteurs qui eux sont eux : "Porteurs d’une histoire nationale prestigieuse et structurés par une forte tradition étatiste, les grands pays émergents utilisent leur essor économique dans le cadre de stratégies de reconquête de puissance   ".
    C’est criant pour la Russie, mais c’est évident pour la Chine, déterminant pour le Vénézuela, éclatant pour l’Iran, et général pour tous les pays excédentaires.

    En face, nous possédons une élite qui ne sait que dire aux puissances que "le libéralisme c’est bien !" (ça fait rigoler les chinois et leur 100 milliards d’euros d’excédents sur l’Union européenne) et qui épuisent leur population de régression sociale.
    Quand à la bêtise des cercles dirigeants, elle est éclatante. 55 % de l’énergie est importée aujourd’hui. 80 % en 2030.
    Il ne leur vient même pas à l’idée qu’il est techniquement possible de réduire de moitié ces consommations (et faire tomber la dépendance à un niveau bien moindre), parce que cette nouvelle révolution industrielle réclame de jeter aux orties 50 années de bêtises bruxelloise, une action publique résolue et déterminée, en plus d’être couteuse.
    Tous les traités européens sont des monuments d’inepties. L’Europe est tombé dans le piège à con qu’elle a tendue.
    Quand à la réduction des consommations ? Elle se fera. Mais par la misère. Un pauvre, ça consomme beaucoup moins qu’un riche.