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  • Le Canada premier fournisseur des USA en produits pétroliers

    Le Canada premier fournisseur des USA en produits pétroliers

                              Parmi les cinq premiers fournisseurs en produits pétroliers des Etats Unis qui fournissent plus d’un million de barils par jour, le Canada sort nettement du lot avec des volumes atteignant plus de 2,4 millions de barils de fournitures quotidiennes dont 1.86 millions de barils de pétrole brut.Canada1

    L’Arabie Saoudite et le Nigeria sont stables avec une légère croissance en 2007, le Mexique et le Venezuela sont en décroissance de 170 mille barils par jour pour l’un et 57 mille barils pour l’autre.Opepus1 Parmi les autres fournisseurs de l’OPEP il faut signaler la progression régulière des fournitures de l’Algérie.

                   Une décroissance des importations de produits pétroliers par les Etats Unis est à prévoir dans les années à venir en raison de la croissance des volumes d’éthanol produits, de la reprise des productions de brut provenant du Golfe du Mexique et d’une réduction lente des consommations sous la pression écologique. Cette baisse des appels vers l’extérieur devraient accompagner de moindres fournitures de la part du Venezuela et du Mexique. Les fournitures du Brésil, encore confidentielles, devraient  prendre le relais.

    Le 6 Avril 2008

  • Ma poubelle (nucléaire) au Canada

    Ma poubelle (nucléaire) au Canada

    Images C’est la chanson qu’ils vont pouvoir chanter aux Zétazunis.
    Déjà massivement excédentaire en production d’électricité, déjà massivement excédentaire dans son commerce avec le voisin du sud, le Canada, qui ne sait quoi inventer pour faire plaisir à son voisin sudiste va encore produire plus d’électricité via un développement et une explosion de son nombre de centrales nucléaires.
    Bien fourni en gisement d’uranium (MC Clean lake, 690 Tonnes, Mc Arthur River 7193 Tonnes, avec celle prévue de Cigar lake pour 7000 tonnes et Midwest), le Canada veut encore les développer (l’autonomie du Nunavut, par exemple a été voté à cette intention là), même si certaines tournent à la galéjade et ne seront visiblement jamais exploitées.

    Bien sûr, l’insolvabilité prochaine, quasi certaine du voisin du sud, n’est jamais prise en compte.
    La liste des projets est longue :
    – l’Alberta qui vise à créer une centrale (deux tranches) dans un premier temps pour exploiter ses sables bitumineux, bien entendu, si ces centrales donnaient satisfaction, on en verrait une ribambelle d’autres,
    – la modernisation de tous les autres CANDU (CANadian Deuterium Uranium), en Ontario, Québec, Nouveau Brunswick,
    – bien sûr, un certain nombre de "réacteurs frais" sont dans les cartons.
    Visiblement, le Canada veut devenir le pays le plus nucléarisé du monde, ce qui nous débarrassera, sans doute, en France de notre secteur à nous, totalement dépendant des importations d’une production mondiale en déclin.

  • USA 2007: les importations de produits pétroliers en légère baisse, sur fond de consommation et de productions stables

    USA 2007: les importations de produits pétroliers en légère baisse, sur fond de consommation et de productions stables

                              Selon l’Energy Information Administration les importations US de produits pétroliers à 13,44 millions de barils par jour auraient baissé en 2007 de 268 mille barils par jour par rapport à l’année précédente. Cette baisse ce décompose en une moindre importation de produits pétroliers de 167 mille barils par jour et une réduction des importations de pétrole brut de 101 mille barils par jour.Import1 Les importations quotidiennes de brut en provenance des pays OPEP se sont accrues de 600 mille barils et celles venant des pays NON OPEP on baissé de 700 mille barils, ceci étant du essentiellement au transfert des fournitures de l’Angola (500 mille barils par jour) d’un compte à l’autre.

                    La consommation en produits pétroliers des américains en 2007 a été stable par rapport à 2006 à 20,7 millions de barils par jour. Les productions de brut locales n’ont pas bougé à 5,1 millions de barils par jour, montrant ainsi un arrêt du phénomène de régression des productions annuelles américaines. Si l’on suppose les productions de condensats de gaz à peu près constantes d’une année sur l’autre, cette baisse des importations s’explique par deux phénomènes. Le premier est la baisse des stocks en produits pétroliers de 58 millions de barils ce qui représente 159 mille barils par jour, le second est la montée en production du fuel éthanol de 104 000 barils par jour en 2007, à 423 mille barils par jour en moyenne annuelle.

                    En résumé la baisse des importations de produits pétroliers américaine en 2007, sur fond de consommation et de production constantes, s’explique pour les deux cinquièmes par l’accroissement des productions d’éthanol et pour les trois cinquièmes par la baisse des stocks. Ce n’est pas encore un renversement de tendance.

    Le 6 Avril 2008

  • Promis, c’est pour dans un siècle.

    Promis, c’est pour dans un siècle.

    Images C’est à dire jamais. La fusion est repoussée aux calendes grecques, dans un siècle.
    Le gouvernement qui arrêtera ça dans 10, 20, 30 ans ou plus aura beau jeu de clamer l’irresponsabilité du gouvernement qui l’aura lancé, sa gabégie, son caractère dépensier.
    De plus, il est clair qu’un siècle, devant nous, nous ne l’avons pas.
    Les ressources pétrolières, gazières, charbonnières et nucléaires ne tiendront pas un siècle.
    C’est un pari démesuré pour savant fou.
    La seule chose qu’ ITER va réussir à fusionner, ce sont des milliards d’euros.

    Quand on pense aux épreuves supportés par les peuples aux 20° siècle, mais aussi à chaque siècle précédent, on imagine la stabilité politique -impossible-, qu’il faudra pour mener à bien ce projet, et bien sûr, le fait que l’enveloppe sera largement dépassée, que la plupart des pays laisseront tomber, les uns après les autres…
    Reste à voir ITER comme il faut le voir : un monument à la mégalomanie comparable aux pyramides d’Egypte.
    D’ailleurs, le même volume de matériau que Kéops sera déplacé…
    A ce niveau là, cela dépend plus de la psychiatrie que du projet industriel, ou alors c’est de la subvention déguisée à l’industrie nucléaire…Sans doute est-ce un mélange des deux.

  • Shell: la Mer de Chuckchi pourrait être un nouveau « Golfe du Mexique »

    Shell: la Mer de Chuckchi pourrait être un nouveau « Golfe du Mexique »

    Chuckchi                     Rick Fox, responsable de la gestion des actifs de Shell aux USA, a déclaré lors d’un Meeting en Alaska que la Mer de Chuckchi, située entre l’Alaska et la Russie, avait un potentiel de réserves de gaz et de pétrole de l’ordre de celles du Golfe du Mexique. Le Minerals Management service américain estime ces réserves à 15 milliards de barils pour le pétrole et à 480 milliards de barils équivalents pour le gaz. La vente aux enchères des licences d’exploration du mois de Février lui a rapporté la coquette somme de 2,66 milliards de dollars.

                              D’après Fox 50 000 puits ont été forés dans le Golfe du Mexique et seulement quatre dans la Mer de Chukchi. Les potentialités de succès sont énormes.

                          "Shell revient à fond en Alaska qui peut devenir pour nous, une région stratégique (heartland)" a-t-il déclaré.

    Le 6 Avril 2008

  • USA: dans le marasme, les ventes de voitures hybrides progressent

    USA: dans le marasme, les ventes de voitures hybrides progressent

                               Les ventes de voitures aux USA du mois de Mars 2008 ont chuté de 12% d’une année sur l’autre. Mais l’ampleur des dégats dépend beaucoup du type de véhicule. Hybrid1

    Les "light trucks" type 4X4 ont vu leurs volumes baisser 17,8% par rapport à Mars 2007, la crise immobilière et bancaire associée au prix de l’essence sont les raisons de cette désaffection du public américain pour ces monstres d’acier chromé. Les ventes des "passengers cars" ou voitures normales ont vu leur ventes s’effriter de 5,4% par rapport à Mars 2007, mais les ventes de véhicules hybrides ont progressé de 10%.

                                        Toyota le leader incontesté de ce marché a vu les ventes de PRIUS progresser de 8% à 20635 exemplaires. Cette progression des ventes de véhicules hybrides (FIG.) s’inscrit dans la tendance longue du marché américain vers des produits plus économes en carburant. Mais encore faudrait-il que les constructeurs américains aient la volonté et la capacité de proposer de tels véhicules économiques. Les leaders japonais que sont Toyota et Nissan devraient tirer le Marketing américain vers des véhicules électrifiés légers qui ont déjà trouvé leur nom générique de "véhicules de voisinage". L’industrie automobile américaine va être complètement bouleversée dans les années à venir, avec un allègement des voitures, l’arrivée massives des systèmes batteries et le couplage électrique thermique. On assistera alors à un transfert lent mais inéluctable d’une consommation d’énergie sous forme de carburant vers une consommation d’électricité, beaucoup moins onéreuse pour le consommateur.

    Le 6 Avril 2008.

  • Prix du riz.

    Prix du riz.

    Images_3 A l’heure actuelle, alimentation et énergie peuvent être considérés comme synonymes.
    Ce bref rappel explique pourquoi, j’en parle si souvent.
    Une agriculture industrielle, qui a tué le petit paysan, et une production certainement pas locale, mais souvent internationale, pour des productions baladeuses, qui voyagent souvent beaucoup plus que bon nombre d’habitants sur cette planète.
    La donnée est dramatiquement simple. 147 millions de tonnes de stock il y a 7 ans, 71 aujourd’hui.
    Ce n’est vraiment pas beaucoup, pour cette céréale qui nourrit la moitié de l’humanité.
    Des pays qui plafonnent les exportations, les interdisent, les taxes, ou qui ne les autorisent, comme

    l’Egypte, qu’à titre de clearing (échange) contre du blé.
    Le prix, lui, je n’en parlerais même pas. Demain, il aura déjà changé.
    En attendant, les émeutes se propagent dans le monde.
    Il est toujours plus rentable de nourrir le 4X4 du riche que le ventre du pauvre.
    La seule solution est la production intensive locale.
    La pomme de terre est l’aliment de choix de cette nouvelle révolution verte en gestation.
    Un pays l’a déjà mis en place, c’est Cuba, pendant la décennie 1990.
    Et vue le nombre de pays qui déjà ont rompu avec le marché sur ce créneau, il est évident qu’il y aura relocalisation.

  • Sommet de l’Otan.

    Sommet de l’Otan.

    Images_2 Le sommet de l’Otan vient de se terminer.
    Il y a un vainqueur et beaucoup de vaincus.
    D’abord l’alliance elle-même. 400 000 hommes serait nécessaires à la victoire en Afghanistan, il y en a
    60 000 et personne n’est en mesure de les renforcer significativement.
    L’alliance n’est plus qu’un monstre bureaucratique.
    L’Otan est une alliance qui vient de perdre la seule guerre qu’elle a mené.
    Mais, c’est autour de la Russie que tout s’est joué.
    Washington voulait embarquer les états européens dans une confrontation avec la Russie. C’est raté.

    Le principe de real-politik l’a emporté.
    Energétiquement, la Russie, c’est la sécurité du continent européen, sécurité alimentaire, gazière, pétrolière et uranifère.
    L’Ukraine et la Géorgie ne seront donc pas intégrés ni aujourd’hui, ni demain.
    Le principal vaincu est le président américain, la vision américaine, la diplomatie américaine.
    Si deubeuliou reconnait des problèmes économiques intérieurs, ni lui, ni personne dans son entourage ne veulent se voir autrement que comme une super-puissance.
    Il faut bien constater l’usure de celle-ci, qui est phénoménalement rapide.
    Hors l’alignement du président français, dans le cadre d’une réintégration pleine et entière, l’hostilité à l’hostilité aux russes l’a emporté chez les européens de l’ouest.
    Seul la présence des anciens pays de l’est, membres du comecon a masqué la perte d’influence des zétazunis.
    Leur puissance économique avait crée leur puissance diplomatique, le déclin de celle-ci entraine le déclin de celle-là.
    La Russie a fait voir son vrai visage, celui de vainqueur. Car elle a les atouts d’un vrai vainqueur. Des ressources, une économie reconstruite, et un potentiel gigantesque.
    Il faut noter aussi la victoire, en Allemagne de la faction pro-russe, qui existait déjà au temps de Bismarck et même de Hitler.
    En même temps, pour dominer ce sommet, la Russie n’a pas eu à faire grand chose. ça, c’est le signe d’une vraie puissance. Décidément, les russes ont beaucoup appris.

  • L’OPEP annonce des productions du mois de Mars en baisse

    L’OPEP annonce des productions du mois de Mars en baisse

                                     D‘après Bloomberg, l’OPEP aurait revu ses volumes de production du mois de Février à la hausse de 130 mille barils par jour et annoncerait une baisse pour le mois de Mars, de 85 mille barils par jour, à 32,25 millions de barils, en raison des faibles productions du Nigeria.Opepp1  Ceci constituerait la première baisse mensuelle depuis le mois d’Août 2007. En fait on est dans l’épaisseur du trait.

    Nigeria: la production du Nigeria serait tombée au plus bas depuis Avril 2003, en raison de pertes de productions, estimées à 100 mille barils par jour, du champ de Bonga exploité par RD-Shell.

    Venezuela: baisse de 90 mille barils par jour en raison de la maintenance du gisement de Petrocenedo(ex. Sincor)

    Iraq: baisse de production de 65 mille barils par jour dans les gisements du Nord du pays.

    Iran: accroissement de 40 mille barils par jour grâce au gisement d’Azadegan.

    Angola: poursuite de la montée en production de 60 mille barils par jour, grâce au champ de Mondo.

                         Ces variations de volumes produits ne sont pas de nature à modifier le Marché qui devrait voir la demande se tasser, avec la fin de l’hiver dans l’hémisphère nord.

    Le 5 Avril 2008

  • Qui vient en premier ?

    Qui vient en premier ?

    Danse_macabre_2 Un article paru dans New Scientist pose le problème. Qu’arrivera t’il en premier ?
    " Mais c’est désormais une course entre deux seuils – qui viendra en premier lieu, le passage à des technologies durables, ou l’effondrement ?".
    Pour Luis Bettencourt du laboratoire national de Los Alamos :
    " un taux d’innovation toujours plus élevé est nécessaire pour maintenir la croissance des villes et prévenir la stagnation ou l’effondrement, et à long terme cela ne peut pas être soutenable. "
    Des habitants toujours plus nombreux, toujours moins frugaux, pompant les ressources naturelles en régression de toujours plus vastes régions.

    Le schéma est simple, et inchangé depuis toujours :
    – précipitations irrégulières,
    – donc constructions de canaux d’irrigations,
    – donc curage des canaux,
    – population plus nombreuse, plus de terres exploitées, plus de canaux,
    – donc bureaucratie pour l’entretien,
    – donc impôts,
    – donc administration fiscale…
    Jusqu’à ce que le système s’effondre sous son propre poids. Pour exemple, l’empire Khmer eut jusqu’à 25 millions d’habitants. C’était au 12° siècle. Au 19°, quand il devient un protectorat français, il était bien rétréci et ne comptait que 500 000 habitants.
    Le cycle, construction, effondrement, reconstruction, toutes les civilisations l’ont connues. Toujours le cout humain a été considérable.