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  • Révision du rôle des noirs de carbone sur le réchauffement climatique

    Révision du rôle des noirs de carbone sur le réchauffement climatique

    Carbonblack                         Les suies et les noirs de carbone générés par les activités humaines auraient un rôle plus important que précédemment mentionné sur le réchauffement local et global. C’est ce qu’annoncent deux chercheurs américains V. Ramanathan de San Diego, Californie et Greg Carmichael de l’Iowa sur la base d’observations de satellites et de mesures locales. Ce phénomène qui représenterait une puissance thermique de 0,9 Watt par m2, au lieu des 0,2 à 0,4 Watt retenus jusqu’à présent, par le Panneau Intergouvernemental du Changement Climatique. Ces phénomènes dus à la combustion du charbon et du bois seraient très importants en Inde et en Chine. Les moteurs diesel des véhicules européens participeraient également à ce phénomène. Les noirs de carbone favoriseraient la formation d’aérosols et absorberaient en altitude (2000m) le rayonnement solaire direct et réfléchi par les nuages.

    Lire un résumé en anglais.

  • Le massacre des innocents.

    Le massacre des innocents.

    Famine_1847 Le biocarburant inquiète, et si certaines solutions ne mettent pas en danger l’approvisionnement humain (sont utilisés des mauvaises herbes productives sur sols pauvres inexploités) en nourriture, d’autres font carrément courir le risque de famine, mais pas seulement, aussi un retour express  à une société féodale, où la différence entre l’aristocrate et l’autre, c’est que l’un est convenablement nourri et peut même avoir de la viande, et l’autre est maigre sans difficultés.
    Le faible se "donnant" au plus puissant contre un minimum de protection et un peu de nourriture. 
    Pour le patron de Nestlé, l’équation est simple :
    "Si l’on veut couvrir 20% du besoin croissant en produits pétroliers avec des biocarburants, comme cela est prévu, il n’y aura plus rien à manger  ".

    Elle pêche à mon avis pour un motif. Elle n’est pas à mettre au futur.
    Cette année, près d’un milliard d’hommes ont été plongés dans la pauvreté, d’où ils étaient péniblement sortis.
    50 à 100 % d’augmentation des prix. Quand l’alimentation occupe de 80 % (Afrique) à 60 % des dépenses (Chine), on voit le ravage.
    Dans des économies et des cultures comme la Chine où l’économie est une qualité, une obligation et occupe 40 % du revenu, on peut encaisser (pas tous), une année de hausse.
    La deuxième année, on mangera les économies.
    La troisième on mourra.
    L’Afrique n’est pas dans la même équation.
    Continent vide jusqu’à maintenant, continent où la monnaie était marginale, il n’y a pas cette culture de la réserve.
    Au Nigéria, les parents ont chassés leurs enfants dans les villes, où ils mendient.
    Ce sera beaucoup plus rapide.
    Quand à nos hommes politiques actuels, ils feraient bien de méditer la phrase suivante :
    " Nous ne pouvons tolérer avoir deux années bonnes et une année de famine".
    Les libéraux ont eux, très bien tolérés et assistés à la famine d’Irlande en 1847.

  • Nigéria, Nigéria pas ?

    Nigéria, Nigéria pas ?

    Images Au Nigéria, non seulement on y a du pétrole, mais certains ont beaucoup d’idées pour détourner l’argent du pétrole. 10,12 ou 16 milliards de dollars, on ne sait pas trop, ont été dépensés, sans qu’un seul kilowatt n’ait été fourni.
    Le pays reste scotché à une production de 3000 mégawatts, pour 140 millions d’habitants, contre 38500 et 40 à l’Afrique du sud, qui pourtant connait une situation désespérée en la matière.
    Ces détournements se sont produire pendant la présidence Obasanjo (1999-2007).
    Aucun investissement n’a été effectivement réalisé.
    Et au large du Nigéria, les torchères brulent un gaz inutilisé, alors que cette pratique y a été interdite depuis des décennies.

    On comprend ce qu’est finalement un pays "accueillant" pour les pétroliers.
    C’est un pays corrompu, où la quasi-totalité de la production est exportée, en même temps que les bénéfices.
    Les seuls bénéficiaires "surplace" sont les autorités qui se seront laissées acheter, le paiement sera fait en Suisse, ou dans un autre paradis, seul réel bénéficiaire.
    On comprend mieux leurs réticences à investir en Russie, en Iran ou au Vénézuela où les autorités cherchent quand même à retirer un certain mieux être pour leur population.
    Même si la corruption y existe.
    Elle n’y est pas encore assez étendue.
    Il leur faut des dirigeants complètement à leurs pieds, tel Elstine.

  • Le choix.

    Le choix.

    Images Nicolas-le-honni réinvente le mur d’argent pour la défense.
    Pas plus que le précédent, celui-ci n’existe.
    Mais quand on ne veut pas faire quelque chose, on dit qu’on ne peut pas le faire.
    La SNCF annonce le milliard de bénéfice, et 190 millions de versement au budget, et reporte les investissements. 
    On cache la carence dans ce domaine du futur dans le terme "réforme-qui-libèrera-la-croissance".
    Les battus aux élections préfèrent se bercer d’illusions en pensant qu’ils n’en ont pas fait assez, en niant la réalité et en devenant plus extrémistes encore.

    En réalité, ce sont tous les mêmes.
    Le néolibéral réinvente la belle au bois dormant.
    Ce qu’on a appelé libéralisme, c’est ne plus rien faire, laisser vieillir les équipements.
    S’ensuit donc la gabegie énergétique.
    En effet, puisqu’on ne modernise plus, on en reste au niveau technique antérieur, vieillot.
    Les USA dépendent du transport par camions, très consommateur de pétrole, alors que la végétation finit d’envahir ce qui fut leur colossal réseau ferroviaire.
    Maintenant, il ferait honte à n’importe quel pays du tiers monde, qui eux, l’entretiennent encore, un tant soit peu.
    De l’autre côté, les restes du réseau n’ont fait que le bonheur des ferrailleurs.
    Aujourd’hui, la simple remise à niveau des infrastructures US couteraient 10 ans de travail et 1600 milliards de $.
    La carence totale de l’investissement depuis 1945 atteint, aux USA, 9000 milliards de USD.
    Soit ce qu’a couté l’investissement militaire dans la même période.
    A comparer aussi aux 11 000 milliards d’investissements immobiliers, qui eux, n’ont rien apportés.

  • La montée des cours du gazole américain inquiète les camionneurs

    La montée des cours du gazole américain inquiète les camionneurs

    Gazole1                     L’American Trucking Associations (ATA) annonce que la facture à payer par les camionneurs américains en gazole atteindra 135 milliards de dollars en 2008 alors qu’elle avait atteint 112.6 milliards de dollars en 2007. Le poste carburant est en train de passer au premier rang des dépenses des entreprises de transport, devant le poste salaires. 73% des camions américains consomment du gazole contre 27% de l’essence. La consommation annuelle de ce parc en carburant atteint 54 milliards de gallons dont 39 milliards de gazole.

                      Si les prix restent aux environs des quatre dollars par gallon actuels il est même à prévoir que la prévision de l’ATA sera enfoncée. L’ATA milite pour un accroissement des productions de pétrole américaine et pour un dégoulottage du raffinage national. Ces intérêts se heurtent à ceux des raffineurs américains.

                     L’inflation US, donnée par le Consumer Price Index du Ministère du travail américain, était en croissance annuelle de 4.0% au mois de février 2008. Le seul poste transport qui fait 1/6 de l’indice CPI, était à +9% et le poste carburant à +33%.

  • Un essai américain : du switchgrass à 50$ la tonne

    Un essai américain : du switchgrass à 50$ la tonne

    Switchgrassculture                           Le switchgrass est un des matériaux cellulosiques préconisés pour alimenter une future filière de bio éthanol de deuxième génération. En effet cette plante ne nécessite pas de sols très riches, elle est robuste et peut être récoltée six fois par an. Une étude en vraie grandeur conduite depuis 2000, par le Ministère de l’Agriculture des USA et ses homologues de Nebraska, conduite sur dix exploitations agricoles du Nebraska, du Sud et du Nord Dakota, vient de montrer qu’il est possible de produire du switchgrass avec des rendements pouvant atteindre entre 6 à 8 tonnes à l’hectare sur une production moyenne sur 10 ans. Une étude analytique des coûts d’exploitation comprenant les divers postes de frais (semences, engrais, récolte, location de matériel, location du sol, main d’oeuvre) conclut que le prix de revient de ces récoltes est de 50$ à 55$ la tonne à la sortie de la ferme. Dans une production d’éthanol qui conduirait à 260 litres d’éthanol par tonne le poste switchgrass serait donc de 0.19$ à 0.21$ par litre d’alcool.

    Switchgrassharvest_2                   Cette étude réalisée dans des conditions réelles sur 10 sites précise les données d’exploitation de cette herbe avec la croissance des productions au cours des premières années de croissance de la plante (Fig.) et en fonction des conditions climatiques réelles responsables des baisses de production durant la cinquième année.

    Lire cette très intéressante étude. (En anglais)

  • Le vrai problème des industries minières.

    Le vrai problème des industries minières.

    Images_2 Le vrai problème des industries minières, ou gazières, ou pétrolières, ce n’est pas encore le manque de réserves, ce n’est même pas l’investissement, c’est leur mentalité.
    En effet, ils ne demandent pas grand chose ; pas d’impositions et pouvoir travailler comme des cochons, sans se soucier de normes environnementales.
    Les pays qui réunissent ces qualités, sont rares désormais.
    Les pays occidentaux sont les plus fuis, car ils exigent la remise en état des lieux.
    Si V. Poutine est craint des pétroliers, c’est qu’il avait jeu facile, pour les mettre au pas, il n’y avait qu’à étudier les atteintes à l’environnement, elles étaient loin d’être imaginaires, et substantielles.

    Ce "défaut" peut pousser effectivement loin.
    La France, par exemple, ne possède plus une seule mine en activité mais aurait quelques trésors cachés. Seuls s’opposent à leur exploitations quelques données :
    – le phénomène NIMBY (not in my backyard),
    – le fait d’investir (horreur !),
    – devoir provisionner les remises en état.
    La situation est la même aux USA, ou l’on est très pointilleux sur ce sujet.
    Il faut dire que les ravages des exploitants, surtout au 19°siècles, y sont restés proverbiaux, même si, à l’époque on était peu regardant sur l’environnement (le mot n’existait même pas) et ont conduits aux premières législations protectrices.
    A l’inverse, le paradis est le Delta du Niger, où l’on peut, moyennant quelques backchichs, être les 3 petits cochons réunis en un seul et n’avoir aucun ennui, sauf avec la population.

  • « Nous ne sommes pas au pic des réserves… »

    « Nous ne sommes pas au pic des réserves… »

    Images … mais au pic de la production".
    Cette déclaration est faite dans Capital par Christophe de Margerie, dirigeant du groupe Total.
    Il met en exergue la production insuffisante, l’investissement défaillant.
    Total investit 75 % de ce qu’investit Exxon, deux fois plus gros que lui.
    Les états, de moins en moins inclinent à laisser faire les compagnies et brader leur ressources.
    Mais C. De Margerie devient totalement inconoclaste en se préoccupant aussi de REDUIRE LES CONSOMMATIONS.
    Le capitalisme financier et boursicoteur se souci finalement très peu de l’essence même du

    capitalisme "Plaisir de l’accumulation au lieu de l’accumulation des plaisirs".
    Dans bien des domaines, ce plaisir, l’investissement (physique) a été comprimé au maximum, pour laisser place à la spéculation pure et dure.
    Et le spéculateur, lui, n’a pas à se préoccuper de satisfaire les besoins.
    Des besoins tendus lui conviennent tout à fait, que ce soit dans l’alimentation, l’énergie ou autre.
    Ce qui lui déplait, c’est l’abondance.
    On est passé d’un monde, fin des années 1980, où on avait, partout dans le monde, massivement investi, à un monde où l’on ne recherche, ni n’investit plus rien.
    En effet, on se contente "d’explorer" les recherches anciennes des autres.
    Notamment en France, où on "exploite" les recherches du BRGM (Bureau des recherches géologiques et minières) en Afrique, au 19°siècle.
    Il ne suffit pas de dire "on peut", il faut "faire". Et quand on peut investir, on peut tout à fait investir dans le renouvelable. 

  • Solaire thermique par concentration: avantages et inconvénients du système Stirling

    Solaire thermique par concentration: avantages et inconvénients du système Stirling

    Stirling21                              Bruce Osborn, Président Directeur Général de Stirling Energy System, dit avoir signé deux accords avec des électriciens californiens (Southern California Edison et San Diego Gas & Electric) qui concerneraient l’installation au total d’une puissance solaire de 1750 MW produits par 70 000 systèmes Stirling à disques solaires. Chaque unité d’une puissance pouvant atteindre plus de 26 kW, avec un rendement de 31%, est contituée d’un disque réfléchissant de plusieurs dizaines de m2 de surface constitué de 82 miroirs. Au point focal est positionné un capteur thermique qui transmet l’énergie à un moteur Stirling. Le moteur est un système étanche rempli d’Hydrogène. La dilatation de l’Hydrogène dans la partie chaude et sa contraction dans une partie froide assurent la rotation du moteur qui est couplé avec un générateur d’électricité.

                        On le voit cette solution parait élégante et relativement simple. Comme avantages majeurs on peut noter:

    • la modularité et sûrement la fiabilité,
    • l’absence de fluide caloporteur et d’échangeurs de chaleur complexes,
    • un bon rendement par rapport à la surface des miroirs.

                       Comme inconvénients on peut retenir les points suivants:

    • une emprise au sol importante qui entraîne une puissance de moins de 100W au m2,
    • une inertie thermique quasi nulle, le moindre nuage fait instantanément baisser la puissance,
    • une multiplicité de dispositifs mécaniques et électriques d’orientation de chacun des disques (Fig.).Stirling_dish1

                       La rentabilité compte tenu des cours actuels de l’électricité n’est pas évidente, même en plein désert californien. Un calcul à 120$ le MWh, soit 80 euros, conduit pour 10 heures d’éclairement et une puissance nominale de 25 kW, à un Chiffre d’Affaire journalier par disque de 30$ soit 20 euros. Avec une efficacité annuelle de 90% (en plein désert) on arrive à un chiffre d’affaire annuel de $10,000  ou 6500 euros par disque. L’investissement en petite série est de $150,000 par disque, en grande série on pourra le faire descendre à $70,000. Il faudra donc 7 ans de chiffre d’affaire pour rembourser l’investissement.

                       Quand l’électricité sera deux fois plus chère de tels investissements seront rentables.

  • La bataille de l’eau (pas) lourde.

    La bataille de l’eau (pas) lourde.

    Images … Sauf pour son prix.
    Le prix de l’eau, bien que bénéficiant d’une "concurrence libre et non faussée" entre qui et qui déjà ?
    Ah ouai, ils sont deux…
    Et s’arrangent pour ne pas se faire trop de misères.
    "On n’est pas des communistes" (le parrain).
    Et engrangent de substantielles plus-values dans le service des eaux et pour cause, l’entretien du réseau est on ne peu plus défaillant.
    "L’investissement" est souvent, complètement ailleurs (comme la vérité), J6M (Jean-marie-messier-moi-même-maitre-du-monde ), avait fait de son délire dans internet et les médias américains, sa poule de luxe des ministres du second empire, que les pauvres entretenaient avec leur note d’eau.

    Cette re-municipalisation finalement indique le retard de l’occident, beaucoup de pays, après avoir vendus ces services à de puissantes multinationales, les ont renationalisées.
    La seule chose à signaler de leur passage aux affaires étant un investissement zéro, doublé d’un appétit indécent.
    On le voit, tous ces appels aux marchés, ici comme dans le gaz, vont toujours dans le même sens, celui d’une augmentation des tarifs.
    Sans poser la bonne question : quel bénéfice est acceptable pour ces sociétés  ?
    A 15 %, autant le faire soi-même, et empocher la rente. Pour l’eau, de plus en plus de villes le font. Et elle est coquette.