Canadian Oil Sands, premier des actionnaire de Syncrude qui exploite les sables bitumineux de l’Alberta, annonce qu’il va revoir les volumes de production pour 2008 à la baisse. En effet pour les deux premiers mois de 2008, les grands froids canadiens (-40°C) ayant entraîné des fermetures des opérations, les volumes produits ont atteint 24 millions de barils pour un objectif de 29 millions. De plus, deux des "cokers" qui permettent de transformer le bitume en fractions plus légères, devront faire l’objet d’opérations de maintenance durant 2008, ce qui participera à la réduction des volumes produits. Canadian Oil Sands revoit donc les productions annuelles de sa filiale à 108 millions de barils, soit un peu moins de 300 mille barils par jour, pour un budget initial 2008 à 115 millions de barils.
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Grand froid dans les sables bitumineux

Saumâtre, saumâtre…
Les pays bien burnés en ressources naturelles, commencent à trouver la situation cocasse et saumâtre.
En effet, loin de trouver actuellement dans leurs ressources minières, gazières ou pétrolières, -considérables- des ressources stables, malgré des prix en augmentations, ils y trouvent inflation, dévaluation de l’épargne, crise sociale et économique.
Au point que de plus en plus de pays songe à jeter aux orties,leur froc,la monnaie de cotation, le dollar,car ils ont perdus la foi.
En février, les ventes en Chine explosent de 20 %.
Même pas une bonne nouvelle : devant la flambée des prix alimentaires, les ménages stockent les nouilles, après la "tempête de neige du siècle" qui les priva de carburant, d’électricité, de chauffage…
Et ils fuient leur monnaie…Le président Chavez, dont on connait les relations difficiles, orageuses et compliquées avec Washington, veut à son tout abandonner le dollar comme monnaie de transaction, mais son cas est bien plus grave pour les zétazunis que l’Iran (qui vend surtout en euro), ou que la Russie, car ces deux pays ne leur vendent rien ou presque, alors que pour le Vénézuela, c’est le client privilégié.
Que les européens achétent gaz et pétrole russe en euro, cela ne mettait pas à bas le système, que l’Iran vende en Yen au Japon, ou en Yuan aux chinois, non plus.
Mais là, cela signifie, que les nord-américains devraient acheter de l’euro…
On imagine le pouvoir de destruction d’une telle demande sur la devise américaine.
Dans le tour du monde des situations qui deviennent impossible, on peut citer l’afrique du sud.
Celle-ci, malgré des ressources en or encore considérables et malgré un prix de l’once à 1030 $, la production régresse.
En effet, le manque d’électricité, la carence d’investissements touche les mines directement.
Les prix des produits alimentaires, en nette hausse, touchent souvent aussi de plein fouet ces pays producteurs de petrole, gaz ou autres, qui n’ont jamais, de par ces ressources, développé leur agriculture.
Les ressources naturelles ? L’or du diable !
Mitsubishi Heavy Industries a présenté un projet de centrale électronucléaire de troisième génération européenne
Les 13 et 14 Mars à Bruxelles, Mitsubishi Heavy Industries (MHI) à présenté aux grands électriciens européens ce que pourrait être un projet de centrale électronucléaire MHI de troisième génération conforme aux normes européennes. Pour cela il est parti des deux tranches de centrales japonaises de 1538 MW de Tsuruga 3 et 4, et a poussé les performances de ce modèle pour atteindre les carcréristiques suivantes:- Rendement énergétique de 39%, le plus élevé du moment pour une centrale électronucléaire
- Volume total de l’usine réduit de 20%
- Autonomie de la charge de combustible portée à deux ans,
- Puissance nominale 1700 MW.
MHI désirerait que son projet puisse être homologué par des opérateurs européens, pour pouvoir ensuite élaborer un projet détaillé.
C’est un compétiteur à ne pas négliger, le Japon est en effet une grande nation électronucléaire dont l’expérience cumulée est très importante.

Siemens: la Division Energie victime de son succès dans les projets clés en main
Wolfgand Dehen, le patron de la Division Energie de Siemens, dans une conférence de presse d’aujourd’hui 17 Mars 2008, vient d’expliquer les difficultés que rencontrent ses équipes pour mener à bien les projets clés en main dans les délais et les coûts préalablement estimés. Il affirme qu’après avoir audité 62 projets qui représentent plus de 80% de son activité "clé en mains" les deux tiers devaient faire l’objet de provisions. Le total de ces dépassements non progammés atteignaient 600 millions d’euros. D’après Dehen ces dérapages proviennent du trop grand nombre de projets qui ont été pris en commande, ce qui a entraîné une pénurie de ressources qualifiées (40% des effectifs d’ingénierie ont moins de trois ans d’expérience) et une création de goulots d’étranglements dans les approvisionnements. Les prix des matières premières telles que le Cuivre, le Nickel, l’acier inoxydable, le béton ont participé au non respect des devis initiaux en sachant qu’un délai typique d’un projet est de cinq ans.Dehen a présenté les actions correctrices qui étaient lancées et parmi elles l’objectif de limiter le nombre de projets clés en main dans le futur avec une règle de répartition de l’activité de sa division du type: 1/3 de founitures de services, 1/3 de fournitures d’équipements et 1/3 de projets clés en main. Les 600 millions de provisions ne concerneraient que des projets déjà bien avancés et qui seront terminés en 2008 et 2009. Siemens Energie devrait donc retrouver sa pleine rentabilité en 2010.
L’action Siemens à 65 euros plonge de 15 euros par rapport à la cloture de Vendredi. Pour un plongeon, c’est un beau plongeon de la part d’un groupe allemand, duquel nul n’attend de telles mauvaises surprises. Par sympathie avec son concurrent allemand, Alstom perd 8% à la Bourse de Paris, mouvement d’une grande imbécillité, puisque Alstom va avoir en face de lui, dans les réponses aux appels d’offres, un concurrent moins agressif sur les prix. Il est à pronostiquer que les prix des centrales électriques vont connaître un mouvement haussier dans les mois à venir.

Shell: les réserves de pétrole et de gaz à fin 2007 en forte baisse
Les réserves prouvées de liquides (pétrole + condensats) de Shell à 3,8 milliards de barils à fin 2007, ont baissé de 424 millions de barils. Les nouvelles découvertes n’ont pas pu compenser les productions de l’année de 663 millions de barils et les révisions à la baisse des réserves africaines et russes. Les réserves prouvées de gaz à 7 milliards de barils équivalents ont elles, fortement chuté de 1143 millions de barils équivalents, en raison de la déconsolidation des réserves du gisement russe de Sakhaline 2 et cela, malgré une révision à la hausse des réserves au Qatar.
Les réserves prouvées d’huiles lourdes des sables bitumineux restent stables à 1,5 milliards de barils. Ces résultats expliquent le grand désarroi des dirigeants de Shell qui racontent la fin du pétrole pour justifier leur manque de vision et d’anticipation des années passées..
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Il faut avouer qu’avec les problèmes politiques du Delta du Niger et l’expropriation du gisement de Sakhaline 2, le Groupe Shell a rencontré bien des difficultés. Il possède cependant deux points forts : sa technicité dans le procédé Gas To Liquid qui lui a permis de s’associer avec le Qatar pour l’exploitation des immenses réserves de ce pays et, par ailleurs, son implication active dans l’exploitation des sables bitumineux de l’Athabasca.
Ces mauvaises nouvelles étaient attendues par le Marché et déjà intégrées dans les cours qui voient, à l’ouverture ce matin 17/03/2008, l’action ne perdre que 0,7% à Amsterdam à 22.2 euros dans un ensemble boursier globalement en retrait.
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RWE: pour une fusion des réseaux électriques HT en Europe
Pour favoriser la concurrence, la Commission Européenne veut couper les liens qui existent dans les grandes Sociétés d’Electricité europénnes intégrées, entre génération et distribution d’électricité. Cette volonté heurte le "business model" de ces groupes qui vendent en gros et au détail leur production électrique, en la distribuant jusqu’au petit consommateur local. Les grands Groupes allemands semblent avoir sauté le pas sous la pression de la Commission. E-On a déjà proposé la création d’un réseau Haute Tension allemand, et voila RWE le deuxième allemand qui, d’après Der Spiegel du 15 Mars 2008, aurait proposé à la Commission de créer un grand réseau Haute Tension France-Allemagne-Benelux, en copropriété entre tous les opérateurs historiques.Il faut reconnaître que cette proposition a beaucoup de sens, puisqu’elle répondrait à la fois aux exigences de Bruxelles et serait l’amorce d’un grand réseau HT unifié en Europe. Elle va donc beaucoup plus loin que ne l’exigeait la Commission qui va se retrouver piégée, parce qu’elle ne pourra pas dire non et sera obligée de faire remonter le sujet au niveau du Conseil. Dans un tel schéma l’élaboration d’une politique énergétique commune entre France, Allemagne et Bénélux semble indispensable. Voila un beau sujet pour la Présidence française du deuxième semestre 2008.

L’agriculture post-soviétique.
A l’époque soviétique, l’agriculture faisait figure d’homme malade et de boulet du régime.
L’URSS avait inventé un nouveau métier, tractoriste, et une décoration pour ceux d’élites.
Mais il est à craindre, que l’agriculture, malgré les intentions gouvernementales soit encore plus malade qu’à l’époque, et pire, que ses crises de sous-production se ressentent désormais dans le monde entier.
Staline disait qu’il ne pouvait tolérer une agriculture incapable d’approvisionner le pays une année sur trois.
On en est encore là, et même, on en est là, toutes les années.Le lopin, le jardin de 5000 M2 auquel a droit tout citoyen, existe toujours.
Il permet d’assurer en gros l’essentiel des besoins, on dit 50 %, elle est concentré sur 10 000 000 hectares.
Apparemment, son existence et son poids paralyserait le développement de l’agriculture industrielle.
Si l’approvisionnement en matière végétal n’est pas en cause, l’approvisionnement en viande dépend désormais de l’extérieur. Mais la consommation a beaucoup chuté, signe de crise évidente. Les russes sont devenus végétaliens, par pauvreté.
Le réseau d’irrigation n’a pas été entretenu ces dernières années, et cette absence a causé la chute de production du grenier de blé ukrainien, entrainant en 2007, la flambée des prix au niveau mondial.
Alors, toute idéologie mise de coté quel est son vrai problème ? Tout d’abord, un problème d’investissement, on l’a vu en système d’irrigation, mais aussi en machines. Le parc est vieux et peu remplacé. Les grandes fermes (kolkozes et sovkozes) de l’ére soviétique existent toujours, mais sous un régime juridique à peine modifié.
Les conditions naturelles font que l’agriculture est une activité risquée, que l’élevage est très contraignant (7 mois de mise en étable), ce qui a conduit à sa chute après 1991.
Pour résumer, les contraintes naturelles, fortes, impliquent une activité agricole risquée, aléatoire dont on ne peut rendre responsable les régimes.
L’élevage est en grande régression, mais le libéralisme ambiant n’en est sans doute pas la cause.
C’est, vu les conditions, une activité trop contraignante.
Le monde risque donc de vivre désormais sous le signe d’une économie agricole russifiée. Elle alternera les périodes de bonnes récoltes, et celles de mauvaises, déstabilisant le monde à chaque fois.
Les russes, gens pragmatiques, détruisaient les trop bonnes récoltes (souvent inexportables à cause des carences de transports), en les distillant.
Rien, finalement de bien nouveau depuis le 18° siècle et ce qui avait été signalé par Malthus, qui avait déjà dressé le constat des maux de l’agriculture russe.
Gaz de vaches… Ou vache de gaz ?
Bientôt, on ne demandera pas combien produit une vache, en litres de lait, on demandera combien elle produit de M3 de gaz.
Le gouvernement fédéral et l’état du Vermont (USA) subventionnent la production de biogaz à partir du fumier. Celui ci est stocké dans des silos souterrains à 38°, où il produit du méthane.
"Le magazine (power) a notamment souligné les immenses avantages du programme pour l’environnement, notamment l’amélioration de la qualité de l’air et de l’eau, la diminution des mauvaises odeurs dues au fumier et la réduction des émissions de gaz à effet de serre. L’article citait également les avantages qu’en tiraient les agriculteurs concernés, à savoir un revenu régulier qui compense les fluctuations du prix du lait. "En réalité, cela ne pose aucun problème technique, mais politique.
En effet, ce qui était bien vu dans les classes politiques occidentales, c’était les énergies, pétrole ou gaz, car finalement, elles demandaient fort peu de main d’oeuvre, et étaient, à l’inverse des mineurs de charbon, très peu remuantes et on pouvait les satisfaire à bon compte, même si elles étaient très bien payées.
En effet, produire, par exemple en France 100 ou 150 millions de TEP (tonnes équivalents pétrole) en renouvelable, c’est possible, mais on revient à la donne de 1950, on se remet à dépendre d’une classe sociale importante (des dizaines de milliers de personnes) qu’un parti, comme le parti communiste, peut encadrer, et qu’un parti politique encadrera, un jour.
De plus, cette classe sociale bénéficiera d’un avantage fantastique, celui de la pérennité des emplois.
L’horreur économique pour la classe dirigeante.
Le point de vue des zétazuniens.
Un récent sondage du Pew research center donne le point de vue des habitants des zétazunis sur la consommation énergétique.
Pour 54 % d’entre eux, c’est la recherche de nouvelles sources d’énergie qui prime sur la défense de l’environnement (36 %), mais ce jugement est à nuancer.
90 % veulent davantage d’efficacité énergétique pour leur véhicule,
81 % et 72 % veulent un soutien fédéral aux énergies alternatives et aux transports publics,
57 % apportent leur soutien à l’éthanol, contre 67 il y a peu,L’énergie nucléaire reste contestée (48 % contre, 44 pour),
et 3 américains sur 4 sont opposés à la taxation de l’essence.
Finalement, les pensées du CITOYEN ne sont pas opposés à ce qui prévaut en Europe.
Moins de confort ? Non, mais plus d’économies, et énergies alternatives…
Le seul problème, c’est que l’effondrement en cours de l’économie américaine risque de les prendre de cours, notamment au niveau des transports.
Une évolution sans à-coup semble impossible devant l’effondrement du dollar, l’incapacité nord-américaine de fournir des quelconques produits d’exportations.
En un mot, la puissance dominante devient non seulement faible, mais insolvable…
Et devra se débrouiller avec ses ressources domestiques, certes importantes, mais sans rapport avec ses besoins.
Jatropha, une fois.
Thenergo va construire une unité de cogénération utilisant du jatropha…En Belgique.
Le jatropha, plante huileuse qui pousse dans les régions semi aride ne concurrence que l’élevage extensif, générateur et père du désert.
On peut donc en attendre un bénéfice pour les populations locales et surtout un bénéfice pour les populations vivant en bordure de ces zones, peu et mal exploitées jusqu’à maintenant.
Reste, qu’investir 11 millions d’euros est respectable, mais investir si loin des zones de productions, est-ce raisonnable ?Le projet est lui même très contestable :
"La centrale sera construite à Merksplas en Belgique et atteindra un taux d’activité pouvant aller jusqu’à 8 000 heures par an tout en générant 6 MW de chaleur pour des partenaires industriels et 9 MW d’électricité pour un équivalent de 20 000 ménages. "
Alors que l’intérêt le plus grand du jatropha est de produire une huile servant de carburant, et très proche du carburant diesel.
Si, en effet, c’est le développement durable qui est recherché, c’est la production en Asie, à Madagascar qui fait partie de ce développement durable, pas en Europe.
En effet, cette "chose", fait complètement l’impasse sur le transport.
On ferait mieux d’utiliser en Europe, une ressource locale, et notamment tout ce qui peut produire du biogaz.
