Blog

  • Les cours des Sociétés pétrolières insensibles aux cours du pétrole?

    Les cours des Sociétés pétrolières insensibles aux cours du pétrole?

                               Depuis le début de 2008 les cours du baril de pétrole à New york avaient commencé par céder du terrain venant des 98$ le baril pour passer au début du mois de février en dessous de 90$ le baril, mouvement anticipant la fin de l’hiver et la baisse des consommations de fuel et de propane aux USA, dans un mouvement général d’accroissement des productions de l’OPEP.Coursptrolires  Tout naturellement les cours des Sociétés pétrolières avaient suivi cette baisse (FIG.) avec une baisse en cinq semaines de 14$ pour Total (TOT) et de 10$ pour Exxon-Mobil (XOM). Depuis, les cours du pétrole devenu une valeur refuge contre la dévaluation du dollar, se sont envolés jusqu’à 110$/baril. Mais les cours des Sociétés pétrolières n’ont pas suivi le mouvement. Ce phénomène d’inertie fait que certains analystes, comme le très écouté Mark Flannery de Crédit Suisse, ont revu leurs recommandations à la hausse sur les valeurs pétrolières. Morgan Stanley a également revu à la hausse le cours moyen du pétrole pour 2008 de 85$ à 95$ le baril. Il semblerait moins risqué aujourd’hui de placer ses économies sur des valeurs pétrolières plutôt que sur le pétrole.

  • Le Gouvernement britannique met en vente ses parts dans British Energy

    Le Gouvernement britannique met en vente ses parts dans British Energy

    Britishenergy                   La volonté des gouvernements britanniques successifs de céder les 35,2% des parts détenues par le Royaume dans l’électricien British Energy est affirmée depuis des années. Mais les résultats financiers et opérationnels médiocres de ce Groupe n’ont pas permis, jusqu’à présent, de réaliser cette opération de désengagement. Bien que le fonctionnement des centrales nucléaires britanniques laisse encore à désirer, sur les 9 derniers mois de 2007 il a été produit 40 TWh d’électricité électronucléaire et plus de 15TWh ont été perdus par des incidents, il semblerait que le gouvernement britannique ait franchi le pas. D’après le Financial Times de Samedi 15 Mars, UBS a été mandaté pour mener à bien cette tâche et British Energy, de son côté, est conseillée par la banque Rothschild. Des contacts auraient été établis avec les grands électriciens Européens: E-On, RWE, EDF, Iberdrola et Centrica.

                    British Energy qui génère 15% environ des 400 TWh d’électricité britannique aurait le potentiel d’en produire 20% si ses centrales nucléaires étaient fiabilisées. De plus, c’est BE qui va se voir confier le futur programme électronucléaire britannique défini par le "Livre Blanc" qui prévoit un démarrage de construction de nouvelles centrales en 2013 pour être opérationnelles en 2018. L’intérêt stratégique de posséder 35% des parts est donc évident et va susciter un combat d’enchères, comme les autorités britanniques savent les organiser.

  • Changement d’époque.

    Changement d’époque.

    Images_4 Un changement d’époque, la zone euro est devenue, suite à l’affaiblissement du dollar américain et sans doute aussi de la grande récession, la première économie mondiale.
    Le pib 2007, de 13 843 milliards de dollars, est à mettre en relation avec le pib zone euro de 8 847 milliards de dollars.
    A 1.5688 dollar pour un euro, on atteint donc 13 880 milliards de dollars.
    Au niveau énergétique, l’Union européenne, bien plus économe est donc arrivée à dépasser les zétazunis, beaucoup plus dépensiers en la matière.

    Finalement, leur surconsommation énergétique, bien décompté dans leur pib, n’est en fin de compte, plus d’aucune utilité, pire, elle démontre un retard et un archaïsme technique certain.
    De même, l’hypertrophie des dépenses militaires, n’apportent, en fin de compte, aucun avantage. 
    Mais le triomphe européen risque d’être de courte durée.
    L’affaiblissement visible de tous désormais des zétazunis masque un affaiblissement très rapide aussi des économies européennes.
    De fait, la crise, essentiellement de la classe dirigeante touche tous les pays, l’Europe bénéficie simplement, à l’heure actuelle d’avoir une économie plus économe en énergie, et de loin la plus moderne techniquement, avec celle du Japon. 

  • UE : entre pétard et (petite) lueur d’intelligence

    UE : entre pétard et (petite) lueur d’intelligence

    Images_3 A l’heure où le système financier mondial semble sur le point de s’effondrer, l’Union européenne appelle… à continuer ses efforts pour équilibrer les budgets.
    on ne peut expliquer ceci que par l’abus du H (ou de l’alcool, comme vous voudrez).
    Car un ralentissement, à fortiori un effondrement économique réduisent les recettes, souvent drastiquement, en même temps qu’il y aura du monde (beaucoup, énormément, à la folie) à nationaliser.
    En bref, pour le budget, cela va être le délire.

    Pour les énergies renouvelables, les mêmes (qui ont cuvé ou désintoxiqué entretemps), viennent de s’apercevoir du potentiel de biogaz…
    On peut être admiratif : l’UE vient de découvrir le tas de fumier (sans doute des gens de la ville) :
    "Le Parlement européen a appelé hier la Commission européenne et les Etats membres à exploiter le "potentiel énorme" du biogaz produit à partir de déchets agricoles en créant un environnement favorable au développement de cette source d’énergie  ".
    Surtout que toute la technologie (quasi enfantine), ne demande qu’une seule chose : des sous.
    "le potentiel de production de biogaz est de 827 peta-joules (PJ) dans l’UE rien qu’en utilisant du lisier, soit 14 fois plus que la production actuelle totale qui avoisine les 50 PJ (lisier animal, cultures énergétiques et déchets organiques compris)  " .
    De plus, quand on sait que le méthane est 100 fois plus responsable de l’effet de serre que le CO2, on voit tout le bénéfice qu’on peut en retirer.
    Pour résumer, il y a, à la fois intérêt économique, financier et humain à exploiter cette énergie.
    La seule condition est d’abandonner l’idéologie pouilleuse qui infecte l’union européenne pour investir massivement.
    Aurait on peur d’accéder à l’indépendance énergétique ?

  • Chine : ça craque partout.

    Chine : ça craque partout.

    Images_2 Les émeutes de Lhassa au Tibet dépassent largement les simples revendications tibétaines.
    Les Chinois, d’une manière générale, ont, cet hiver, froid, faim et souffrent de la hausse des prix.
    On y annonce plus de 8 % d’inflation mensuelle, et après analyse, et vue la surpondération de l’alimentation (60 % du budget des ménages), cette augmentation n’apparait pas aberrante. 
    L’hiver est froid, la production de charbon insuffisante, malgré les dénégations du quotidien du peuple, le carburant manque aussi et la production d’électricité est défaillante.
    Bref, c’est la totale.

    L’indexation du Yuan sur le dollar importe l’inflation, et cette inflation n’est pas due à une meilleure alimentation, comme l’on dit, mais à des problèmes d’approvisionnements, de surconsommation hivernale d’énergie qui révèlent l’insuffisante production de charbon, et les tensions sur les produits pétroliers.
    On peut y ajouter une cause typiquement chinoise : une orgie d’investissements industriels…
    L’empire chinois craque dans ses provinces périphériques et la très grande dépression nord américaine va toucher ses provinces maritimes.
    Ce craquement dans une province marginale rappelle étrangement celui de 1982 au Kazaksthan, en effet, l’armée rouge avait du y rétablir l’ordre à la mitrailleuse lourde.

  • Ethanol ligno-cellulosique: le canadien Iogen avance à grands pas vers un projet industriel

    Ethanol ligno-cellulosique: le canadien Iogen avance à grands pas vers un projet industriel

    Iogen_2                      Le canadien Iogen est une des entreprises parmi les plus crédibles et les plus  avancées, qui proposent les multiples projets industriels américains de biosynthèse de l’éthanol à partir de ligno-cellulose. Iogen possède déjà une activité de biotechnologie dans les enzymes destinés à l’industrie papetière ou à l’élevage ce qui lui donne un avantage décisif pour définir la phase d’hydrolyse enzymatique préalable à la fermentation des sucres ainsi obtenus en alcool. Shell et Goldman Sachs possèdent des intérêts dans cette entreprise. Elle est sur le point d’obtenir une aide financière de la part du Gouvernement canadien qui a créé le "NextGen Biofuels Fund", doté d’un capital de 500 millions de dollars. Iogen a pour projet de construire une usine d’éthanol dans le Saskatchewan qui serait financée, à hauteur de 40%, par ce fond destiné aux projets de bio éthanol de deuxième génération.

                                    Les procédés par hydrolyse enzymatique, à temps de réaction longs, sont parfaitement adaptés à des usines de tailles réduites ou moyennes collectant à peu de frais des résidus ligno-cellulosiques locaux. L’enjeu de ces usines est de produire de l’éthanol à un coût inférieur à celui obtenu à partir de maïs avec ses raffles.

  • Total Gabon a relancé ses investissements dès 2007

    Total Gabon a relancé ses investissements dès 2007

    Gabon_2                   Total Gabon en 2007, a vu ses volumes de production décroître de 4% à 81,5 mille barils par jour, venant de 84,8 mille en 2006. En raison de la valorisation des prix du brut le CA à 1.46 milliards de dollars a progressé de 14%. Le point important dans les chiffres publiés par Total est la reprise des investissements à 322 millions de dollars contre 130 en 2006. Ils ont porté en particulier sur le re-développement de plusieurs champs en exploitation, l’extension d’autres champs et la poursuite d’opérations d’exploration. Ces actions font partie d’un plan pluriannuel d’investissement qui devrait conduire à un accroissement des volumes produits de 20 à 25 mille barils par jour en 2013.

    Lire le communiqué de Total.

  • Un pot catalytique économique pour les véhicules chinois

    Un pot catalytique économique pour les véhicules chinois

    Catalytic                           Le Groupe japonais FCC a mis au point un procédé très simple d’élaboration d’un support catalytique destiné à la purification des émissions de gaz de gaz combustion des moteurs à explosion. Le procédé consiste à élaborer par technique papetière à l’eau, un support de type feuille ondulée à base d’oxyde d’aluminium. Les catalyseurs à base de Manganèse et de Palladium sont incorporés durant le procédé d’élaboration de la feuille. Un traitement thermique assure une grande pureté de ce support présentant des pores de 10 à 20 microns de diamètre. Le pot catalytique est obtenu par enroulement du support et introduction dans une virole métallique.

                   L’objectif de FCC est de commercialiser ce produit économique dés 2010 en Chine et autres pays de l’ASEAN.

  • Fillon : il faut changer de sources d’énergies…

    Fillon : il faut changer de sources d’énergies…

    Images_2 Pour François Fillon, il n’y a pas d’alternatives, il faut changer de sources d’énergies.
    " S’agissant de l’essence, il faut bien se mettre dans la tête qu’il n’y a pas de solution à cette question autre que de changer progressivement de sources d’énergie parce qu’on est devant une pénurie annoncée ".
    Bien sûr, les hommes politiques étant les hommes politiques, les tabous ne sont pas remis en question, on mise sur une énergie nucléaire qui souffre du même défaut, celui de n’être pas éternelles, et surtout celui que la bonne énergie étant celle que l’on ne consomme pas, on serait mieux en phase en privilégiant les économies, toujours beaucoup plus rentables que les énergies nouvelles, mais qui elles, ne sont pas un marché.

    En effet, zéro multiplié par n’importe quel chiffre égal toujours zéro, et de cela, les fondamentalistes du marché, les talibans libéraux, en font une éruption de petits boutons, doublé d’une avaricite foudroyante.
    C’est pour cela que les solutions économiques, connues, réalisables, faciles, mêmes, trouvent sur leur chemin, une mauvaise volonté évidente, on voit le temps qu’il faut pour mettre à mort la lampe à incandescence, obsolète depuis des décennies, mais qui représente 15 % de la consommation des ménages.
    C’est que le marché dont se gargarise les libéraux est un moyen commode de réinventer gabelles, dimes, corvées et taxes diverses.
    Un beau système féodal. Hélas, les ressources nécessaires à ce que cet état de fait perdure se font rares !
    Donc, rien de changé, un blabla ministériel, rien de plus.

  • Les salariés allemands ne participent pas à l’embellie de leur pays

    Les salariés allemands ne participent pas à l’embellie de leur pays

                                    Economie en pleine reprise, balance commerciale en très fort excédent, industries des énergies renouvelables en pointe, leaders dans l’éolien, numéro un mondial dans le photovoltaïque, l’Allemagne est un eldorado où la population doit vivre dans l’opulence et mettre ses économies au Lichtenstein. Un examen des statistiques européennes qui publient certains indicateurs à peu près homogènes, pour les divers pays européens, montre que cette vue idyllique doit être tempérée. L’examen des variations de salaires de chaque trimestre par rapport à ceux du trimestre équivalent de l’année précédente est instructive (TAB.).Salair1 On constate que sur les cinq derniers trimestres, les augmentations des salaires allemands ont varié entre 0,6% et 2%, largement en dessous de la moyenne de la Zone Euro qui ressort à 2.9% au quatrième trimestre 2007.

               Les augmentations de salaires en France avec 3,4% au dernier trimestre, évoluent au dessus de cette moyenne et les salaires espagnols progressent à une vitesse de 3,9%.

                           Ces chiffres peuvent expliquer l’irritabilité des salariés allemands, par contre ils montrent aussi que certains salariés français ne perdent pas autant de pouvoir d’achat qu’on le dit, ce qui est cohérent avec la bonne tenue de la consommation en France.