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  • TOYOTA peine à vendre ses pickup aux Etats-Unis

    TOYOTA peine à vendre ses pickup aux Etats-Unis

    Tundra_main                         Le gallon d’essence à 4$, les inquiétudes liées à la crise financière ont ralenti le marché américain du véhicule de deux tonnes d’acier chromé dévoreur d’énergie que sont les gros pickup et autres vans ou 4X4. Toyota US va ralentir les productions de deux de ses usines du Texas et de l’Indiana dès ce Printemps. Un plan d’action détaillé va être présenté au personnel, mais il ne semble pas qu’il devrait aller pour l’instant, jusqu’au licenciement de personnel.

                         La réduction du gaspillage d’essence aux USA qui consomment 44% de la production mondiale de ce produit, passera par trois phases importantes mais excessivement lentes:

    1. la stabilisation puis la réduction des consommations nominales des véhicules qui changera au rythme lent de l’évolution du parc automobile,
    2. l’électrification partielle (hybride, plug-in) puis totale (véhicule électrique) d’une partie de ce parc. Il y aura transfert des consommations d’essence vers la consommation d’énergie électrique.
    3. l’urbanisation et la densification de l’habitat américain autour des pôles d’emplois. Cette dernière phase demandera plusieurs générations dans une économie de pénurie d’énergie où les transports en commun deviendront la norme.

                         La décroissance de la consommation d’essence, mélangée ou non à l’éthanol, par les américains n’est donc pas pour demain. La croissance de la population de 1% par an environ venant systématiquement augmenter le nombre de consommateurs

  • SAFT fournira les batteries Lithium-Ion pour l’A350

    SAFT fournira les batteries Lithium-Ion pour l’A350

    Saft                    Saft est le fournisseur de batteries de type Nickel-Cadmium pour tous les avions civils de Boeing et Airbus actuellement en service. Ces batteries 24V, 40 à 50 Ah sont d’une grande fiabilité et ont assuré des millions d’heures de vol. Cependant pour les avions modernes, leur masse est un handicap. Les nouveaux programmes Boeing 787 Dreamliner et Airbus A350 dans leur recherche de réduction de masse vont donc faire appel à des batteries de type Lithium-Ion qui présentent des énergies massiques de l’ordre de 100Wh/kg, trois fois supérieures aux produits traditionnels. Les accumulateurs  Li-Ion sont plus légers que ceux de type Ni-Cd à énergie égale, en raison essentiellement de leur tension qui est trois fois supérieure. C’est le Groupe GS-Yuasa qui avait été retenu en 2005 avec Thalès sur le programme Boeing 787 Dreamliner. Saft vient donc de prendre sa revanche en se faisant qualifier sur le programme A350.

                            Commercialement une qualification d’une batterie aéronautique assure un chiffre d’affaire pour plusieurs décennies, correspondant à la durée de vie du type d’avion. C’est donc un point clé très important pour la pérennité de l’activité d’un constructeur de batteries de ce type.

    Lire le communiqué de SAFT.

                          La Saft annonce des résultats financiers 2007 en retrait par rapport à ceux de 2006 liés aux cours du Nickel et à des pertes sur les marchés financiers.

                          Cette Société à vue l’arrivée en 2008 d’un nouveau Directeur Financier.

    Lire les communiqués. Résultats 2007. Nouveauu Directeur Financier.

  • Fonds publics…

    Fonds publics…

    Images_3 Selon le très soviétique (un soviet est un endroit où une idée sortant de la ligne officielle n’est pas acceptée et très durement réprimée) FMI, les fonds publics seront nécessaires :
    "Les gouvernements doivent être prêts à accroître leurs dépenses pour relancer l’économie et sauver le système financier affecté par la crise du crédit, a expliqué hier John Lipsky, le numéro deux du Fonds monétaire international.  ".
    Le financement de la relance, affecté au secteur énergétique représenterait un new-deal roosveltien du meilleur tonneau.

    Alors, qu’à l’inverse, les interventions des banques centrales sont de la confiture aux cochons :
    "mais signale que les mesures prises par les banques centrales montrent leurs limites et qu’il faut se préparer à l’idée d’une intervention si le système financier craquait sous le poids des inquiétudes actuelles.  ".
    Donner de l’argent aux banquiers est stupide. Si celui qui le fabrique est incapable de l’employer, il ferait mieux de devenir carreleur.
    La bonne relance consisterait en des dépenses d’équipements, couplées à des dépenses d’économies d’énergies et de relève de générations pour la production.
    En ce qui concerne le "stimulus fiscal", il est aberrant de bêtise :
    "  Mais il a également salué le stimulus fiscal récemment décidé par le gouvernement américain ". Il ne servira qu’à rendre des trésoreries un peu moins négatives…
    Mais bien à l’image du FMI : les prêts servent à payer les intérêts des anciens emprunts.

  • 20 millions d’hectares, 10 utilisables…

    20 millions d’hectares, 10 utilisables…

    Images_2 Selon le Président Russe, Vladimir Poutine, la Russie peut jouer un grand rôle dans le développement des biocarburants, pour la bonne raison qu’elle possède 20 millions d’hectares de terres agricoles en jachères ou abandonnées, et que 10 sont utilisables pour cette production.
    Sa situation est particulièrement favorable :
    " Etant donné le fait que le rôle du biocarburant dans le secteur énergétique mondial ne cesse de croître, les pays qui disposent de surfaces ensemencées suffisantes pour garantir les volumes nécessaires (de matières premières pour la production d’énergie) verront augmenter leur place dans ce domaine. Parmi ces pays, la Russie, à n’en pas douter, jouera un rôle particulier ".
    En effet, sa superficie, contrairement à l’Europe de l’Ouest est loin d’être toute utilisée, et l’Europe restera bridée par le manque de place.

    A l’inverse de l’occident, cette conjoncture est pour la Russie, favorable. En effet, aux temps historique, la Russie n’a jamais réussie à "remplir" son territoire, la population était volage, et le servage la seule solution envisagée pour la maintenir.
    Ce rapport à la terre a fait aussi qu’à aucune époque la propriété individuelle n’a existé (à l’exception de l’habitation et des 5000 mètres carrés de terre), et même le lopin n’était pas cessible, c’était un droit personnel.
    Le rapport à l’espace était visible dans les prix agricoles.
    Ils étaient souvent bon marchés, faute d’exportations possibles et décourageait donc la production.
    Ce "changement de paradigme" donnerait donc une possibilité à la Russie de maitriser son  espace, au mieu d’en être largement victime. (le "général immensité" protège, mais aussi étouffe la Russie).

  • Technip serait associé à la phase d’étude du projet Shtokman

    Technip serait associé à la phase d’étude du projet Shtokman

    Techniplogo_2                                 Il semblerait que ce soit le groupe d’ingéniérie Technip qui ait été retenu pour réaliser les pré-études du projet  du champ offshore russe de Shtokman pour ce qui concerne le transport terrestre du gaz et un complexe technique comprenant l’unité de liquéfaction. Ce choix devrait être annoncé la semaine prochaine par le consortium Gazprom-Total-StatoilHydro. Un tel choix mettrait Technip en très bonne position pour participer à la suite opérationnelle du projet.

  • Beauce : à sec…

    Beauce : à sec…

    Images_4 Les agriculteurs céréaliers de la Beauce râlent, on leur réduit leur quota d’eau.
    Pour Pierre Cornier : une restriction trop sévère "condamnerait à coup sûr un grand nombre d’exploitations et notre droit à cultiver serait alors entièrement mis en cause. Fort heureusement, ce n’est pas le cas, les dernières négociations avec l’administration sont relativement satisfaisantes pour les irrigants, bien qu’il faille encore négocier sur le niveau des seuils de crise de la nappe de Beauce. L’irrigation est indispensable dans les cultures, et les céréaliers sont les premiers à s’inquiéter de l’état des nappes en France  "

    Ils sont bien braves, ils s’ inquiètent de l’état de la nappe, qu’ils ont amplement pollué, et parlent de "droits".
    Alors qu’il serait beaucoup plus sain de parler d’adaptation des  cultures aux ressources aquatiques.
    On est, là aussi, dans un deni sévère de la réalité.
    La Beauce est faiblement arrosée, et à toujours eu des problèmes quand à la régularité des ressources hydriques. Rien de nouveau, cela devient plus criant. Et si l’on changeait, tout simplement, pour des plantes plus adaptées au stress hydrique ?
    le phénomène doit être l’adaptation comme le font certains pays, et non vouloir, à tout prix, continuer "comme avant".

  • Gratte ciel et centrale électrique.

    Gratte ciel et centrale électrique.

    Images_3 RTTI (Rotating Tower Technology International  ) a pour ambition de construire des building restituant 5 fois leur consommation d’énergie. On est dans ce cas là, même plus dans l’habitat passif, mais dans une centrale électrique.
    Eolienne à chaque niveau et panneaux solaires sur 1/5 du toit.
    Le projet lancé à Moscou (un second est en préparation à Dubaï), produira 16 Mégawatts sur 80 étages.
    Ceux-ci seront préfabriqués en usine, réduisant le coût de 10 %, le gain de temps atteignant 30 %.

    On le voit, les limites à l’ingéniosité humaine n’existent pas, il suffit souvent de se poser les bonnes questions sans à priori.
    Le concept de maison passive est ancien, mais les anciens n’auraient pas laissé échapper une occasion de rentabiliser une habitation.
    Construire est un lourd budget, et il est certain qu’il y a un avantage économique à ce que ce bien soit le moins cher à l’usage, hors le gain, très hypothétique de loyer (largement compensé par l’entretien), et s’il arrive à être rentable, c’est la cerise sur le gâteau.
    Mais ce genre de projet repose avant tout sur une industrialisation accrue des procédés de fabrication, à l’inverse souvent des maisons passives et économes, qui elles reposent sur des techniques anciennes, mais actualisées.

  • Le raffinage US fait monter les stocks de brut et les prix du gazole

    Le raffinage US fait monter les stocks de brut et les prix du gazole

                                         D‘après la publication de l’Energy Information Administration de ce Mercredi 12 Mars 2008Fuelp1_2, les prix de vente à la pompe du gazole aux USA ont atteint des sommets (FIG.). A 3.82$/gallon au détail sur les autoroutes (160$/baril) ils sont 50% plus cher que l’année précédente à la même époque. Les raisons: la hausse des cours du brut et la baisse des stocks de ce produit. En effet les stocks de gazole sont au plus bas de l’année à 116 millions de barils (ils avaient atteint un plus bas de 117 millions bl en 2007) malgré une consommation raisonnable d’un peu plus de 4 millions de bl/jour. Alors pourquoi cette baisse des stocks? Pour comprendre il faut examiner le raffinage qui se traîne depuis des semaines (FIG.), les raffineurs US entretiennent consciencieusement leurs usines et ne sont pas pressés de produire à perte, ce qui fait monter les stocks de pétrole brut (+6,2 millions de barils la semaine dernière) et maintient la pression sur les cours du gazole.

    Raffin4     La montée des stocks de brut devrait un jour arrêter la spirale haussière du pétrole et donc permettre aux raffineurs US de rétablir une partie de leurs marges.

              Nous allons peut-être voir les cours du WTI se détendre un de ces jours, quand les veuves fortunées américaines arrêteront d’acheter des options sur le pétrole. Les arbres ne montent pas jusqu’au ciel.

  • General Motors jette l’éponge sur les Piles à Combustible

    General Motors jette l’éponge sur les Piles à Combustible

    Gmboblutz_2                         L’aventure des Piles à Combustibles qui a connu depuis des décennies des hauts et des bas et qui a fait dépenser bien des milliards de dollars, de Yens et d’euros, semble aborder une période de basses eaux. Un de ses plus grands adeptes industriels, General Motors, semble avoir jeté l’éponge si l’on en croit le Wall Street Journal du 5 Mars 2008. En effet, Bob Lutz, le VP de General Motors, aurait déclaré au Salon de Genève, constatant les progrès réalisés dans les batteries au Lithium: "Quand vous obtenez 300 miles (d’autonomie) avec du Lithium-Ion vous devez vous poser la question: pourquoi demander une Pile à Combustible? ". De plus il a affirmé que les coûts étaient un vrai problème: "Nous ne sommes nulle part sur la courbe des coûts". On le sait GM s’est in extremis allié comme fournisseur de systèmes batteries Hitachi Vehicle Energy, second couteau dans les batteries au Japon, mais possédant une maison mère puissante. Le Président de Toyota, Watanabe, qui a compris depuis longtemps que la PAC était une fausse piste et qui galope loin devant ses concurrents, depuis des années, avec les batteries, a ironiquement reconnu que les prix et le manque d’infrastructures de distribution d’Hydrogène ne permettaient pas d’envisager une utilisation de masse des PACs d’ici à dix ans au moins.

               Il reste un dernier aficionado pour les Fuel-Cells c’est Daimler qui va se retrouver tout nu, sans allié fournisseur du système batterie. Les mauvais choix technologiques sont sens pitié dans l’industrie.

                Tout cela ressemble à un nouvel enterrement des Piles à Combustibles. Dans les années 60 elles devaient remplacer le pétrole, elles furent enterrées dans les années 70. Nul doute qu’elles reviendront un jour sur le devant de la scène.

  • L’US Air Force subventionne les recherches sur la production d’Hydrogène Biosolaire

    L’US Air Force subventionne les recherches sur la production d’Hydrogène Biosolaire

    Greatsaltlake                        Des cyanobactéries, particulièrement sélectionnées et provenant des lacs salés volcaniques de la Vallée du Rift ou de du Grand Lac Salé du Parc National de Yellowstone, ont la propriété de produire de l’hydrogène durant la nuit à la suite de l’étape de photosynthèse de la journée. Ce phénomène complexe se déroule en trois étapes métaboliques au sein de ces bactéries:

    1. Le grossissement par photosynthèse,
    2. La conversion du glycogène en plus petites molécules carbonées par la glycolyse,
    3. Puis, fermentation de ces produits avec formation de CO2 et de produits hydrogénés NADH et NADPH et combinaison par une hydrogénase avec formation d’Hydrogène

                                         L’US Air Force va subventionner plusieurs laboratoires américains, avec comme chef de file celui du Dr Charles Dismukes, de l’Université de Princeton. L’objectif est de sélectionner des microbes, de les modifier génétiquement et de déterminer les conditions pour optimiser la production d’Hydrogène. Le problème est complexe puisqu’il faut accélérer les trois étapes du processus grossissement, conversion, fermentation anaérobie. Il semblerait que pour l’instant, ce soit la troisième étape qui soit la plus lente et qu’elle puisse être accélérée par des stress de type chocs osmotiques.