Blog

  • Le nucléaire Français risque de manquer de personnel

    Le nucléaire Français risque de manquer de personnel

    Images Dépêche de l’agence Reuters.
    " La France risque de manquer de personnel qualifié pour ses centrales nucléaires et doit prendre d’urgence des mesures pour éviter cette situation. ".
    Une main d’oeuvre qui vieillit, peu ou pas remplacé par un afflux de nouvelles vocations, Tchernobyl aidant.
    Auquel il faut rajouter la ladrerie crasse des entreprises du nucléaire :
    " La réticence des entreprises à augmenter les salaires est une autre raison qui dissuade les ingénieurs ".
    Hier j’écrivais un article sur le nucléaire britannique. J’exprimais mes doutes sur la capacité de construction.

    Ces doutes sont confirmés ici :
    "La pénurie de main d’oeuvre pourrait être un facteur de ralentissement pour le programme nucléaire français, Par exemple, au lieu de construire une centrale en 8 ans, cela pourrait prendre entre 10 et 12 ans".
    Comme disait le commentaire d’un internaute, dans certains endroits, ça peut même prendre 30 ans.
    Dans toute la filière énergétique, on a oublié qu’il fallait d’abord investir pour récolter.
    En Russie, on se plaint de l’absence de prospection depuis la fin de l’URSS, et partout dans le monde, investissements et prospections sont bien en désuétude aussi.
    Avarice, quand tu nous tiens !

  • Le gaz naturel devrait prendre le relais devant l’essoufflement des ressources pétrolières

    Le gaz naturel devrait prendre le relais devant l’essoufflement des ressources pétrolières

    Qflexgnl                                  D’après Andrew Swiger, patron de la division "Energy and Gas Marketing" chez Exxon-Mobil, les capacités de production et d’acheminement du Gaz Naturel Liquéfié (GNL) devraient quadrupler d’ici à 2030. C’est ce qu’il a déclaré à la GasTech Conférence qui s’est tenue hier, le 9 Mars 2008, à Bangkok. D’après lui les besoins en GNL devraient passer de 100 millions de tonnes en 2000 à 500 milions de tonnes en 2030. Exxon est en particulier, très actif au Qatar qui est devenu le premier exportateur mondial de GNL. Exxon et Qatargas construisent quatre trains de liquéfaction de 7,8 millions de tonnes de capacité annuelle. Ils ont également lancé une nouvelle génération de méthaniers, les Q-Flex qui sont les plus gros du moment.

                         

                           Il faut se rappeler qu’en 2006 la consommation mondiale de gaz naturel a atteint 50 millions de barils équivalent pétrole par jour, à comparer aux 85 millions de barils de pétrole par jour. Un accroissement de 400 millions de tonnes de GNL par an, correspond à 8 millions de barils par jour supplémentaires. Petrog1 La pondération du gaz naturel dans la satisfaction des besoins énergétiques mondiaux devrait croître dans les années à venir, prenant ainsi le relais de ressources pétrolières stables ou légèrement déclinantes.

  • Grande-Bretagne : accroitre la part nucléaire…

    Grande-Bretagne : accroitre la part nucléaire…

    Images_3 La Grande-Bretagne veut accroitre la part de l’énergie nucléaire dans son bouquet de production électrique.
    Pour l’heure, celui ci se situe ainsi :
    – 20 % pour ses 14 centrales nucléaires,
    – 40 % pour les centrales au gaz;
    – 33 % pour les centrales au charbon.
    La première centrale étant opérationnelle en 2017. Cet objectif semble hors d’atteinte, en même temps que farfelu.

    En effet, ses centrales actuelles sont surrannées, vieillissantes, construites dans les années 1960, elles sont les plus anciennes en activités. Elles ne dureront pas très longtemps.
    En outre, quand elles ont été construites, la Grande-Bretagne était un pays industrialisé, ce qui n’est guère le cas aujourd’hui.
    Elle disposait aussi de main d’oeuvre, de techniciens, d’ingénieurs.
    Aujourd’hui, les meilleurs travaillent à la city et ne sauraient planter un clou.
    En fait, même si la décision est prise, elle risque fort de se retrouver dans la situation du "jvoudrais ben, mais j’peux point".

  • La famine avant la crise climatique.

    La famine avant la crise climatique.

    Images_2 Selon le professeur Beddington, conseiller auprès du gouvernement britannique, "Il est très difficile d’imaginer comment nous pourrions avoir un monde ayant suffisamment de récoltes pour produire de l’énergie renouvelable, et en même temps répondre à l’énorme augmentation de la demande de produits alimentaires qui va accompagner la réduction de la pauvreté   ".
    Bon, on peut tout de suite le rassurer, la pauvreté n’a absolument pas diminué, sauf dans les statistiques reconnues truquées par elles mêmes, du FMI, et de la Banque Mondiale.
    Aujourd’hui, ces statistiques reconnaissent une MONTEE concomitante de la pauvreté en Asie, en Amérique latine et en Afrique.
    Bien sûr, cette pauvreté s’étend aussi en occident.

    "il y a des progrès en ce qui concerne le changement climatique. Mais il existe un autre problème majeur. Il est très difficile d’imaginer comment nous pourrions avoir un monde ayant suffisamment de récoltes pour produire de l’énergie renouvelable, et en même temps répondre à l’énorme augmentation de la demande de produits alimentaires qui va accompagner la réduction de la pauvreté  ".
    Les émeutes de la faim qui se produisent un peu partout, émeutes dues à l’inflation des produits alimentaires, le mécontentement dans les pays occidentaux causé, chez tous, par ce genre d’augmentations, rien n’indique une "réduction de la pauvreté".
    On a à faire ici à un bisounours du gouvernement britannique à qui il faut rappeler que sortir de la pauvreté, c’est ne pas affecter tous ses revenus à des dépenses de survie, et notamment alimentaire, dans 80 % des cas.
    A vue de nez, la pauvreté, cette année a rattrapé plus d’un milliard d’hommes, c’était facile, avec des prix alimentaires qui augmentent de plus de 50 %.
    Effectivement, la famine arrive. Et il ne peut y avoir "réduction de pauvreté" et "famine" à la fois…

  • Chevron: un procédé d’hydrocracking de nouvelle génération

    Chevron: un procédé d’hydrocracking de nouvelle génération

    Texas1_2                       La conversion profonde des huiles résiduaires de distillation, de pétroles lourds ou d’huiles lourdes extraites des sables bitumineux est un des problèmes majeurs d’amélioration des rendements des raffineries et de la rentabilité des opérations. Dans ces opérations de conversion profonde l’hydrocracking qui va scinder les hydrocarbures lourds et apporter l’hydrogène nécessaire, est l’étape clé du procédé de conversion. C’est de cette réaction que dépendent les rendements en carburants et naphta, de forte valorisation, qui vont être obtenus aux dépens de résidus carbonés de très faibles valeurs. Chevron, deuxième pétrolière US après ExxonMobil, annonce avoir mis au point un nouveau procédé appelé Vacuum Resid Slurry Hydrocracking ou VRSH qui présenterait un taux de conversion des charges les plus lourdes, proche des 100%, à comparer aux 80% ou moins des procédés existants.

                              Ce procédé qui est un "slurry process" ou le réactant, l’hydrogène et le catalyseur sont intimement mis en contact. Le catalyseur est régénéré en continu dans une boucle parallèle. Chevron va lancer une unité de validation pre-commerciale de 3500 barils par jour de capacité, de ce procédé dans sa raffinerie de Pascagoula, Mississipi. Cette étape en "dixième de grand" lui permettra d’affiner les paramètres et la stabilité du procédé en fonction de la nature des charges.

                               L’amélioration des taux de conversion des réactions dans les raffineries est une façon élégante et hautement rentable d’améliorer le rendement global des opérations qui vont de l’extraction du pétrole brut à la distribution de produits raffinés. C’est un axe stratégique évident en période de raréfaction de la ressource primaire.

                         Voir la video de Chevron. (en américain)

  • Synthèse catalytique du biodiesel en process continu

    Synthèse catalytique du biodiesel en process continu

    Mcgyan1                            La réaction classique de transestérification des huiles ou des graisses en bio carburants par réaction d’un alcool dans un milieu fortement alcalin présente bien des inconvénients: c’est une réaction en lot, qui dure plusieurs heures et qui émet des effluents (eau, K2SO4 issu de la neutralisation de la potasse) et un sous-produit le glycerol dont les débouchers ne sont pas assurés. Ce genre de procédé est acceptable pour des productions artisanales, mais il trouve ses limites pour de larges projets industriels. Ces raisons ont incité des laboratoires à travailler sur des réactions catalytiques en continu qui s’affranchiraient de ces contraintes. C’est le cas du Professeur Arlin Gyberg, du Collège d’Augsburg dans le Minnesota, qui a imaginé et étudié un tel procédé.

                                       Biodiesel1_2                               Dans un réacteur rempli de sphères d’oxydes catalytiques porté à 350°C on injecte simultanément 60% de méthanol et 40% d’huile, le temps de réaction est d’environ une minute et l’on obtient à la sortie du réacteur du méthanol et le biodiesel qui ne sont pas miscibles. Après séparation le méthanol est réinjecté en tête de réacteur.

                                Ce type de procédé qui pourrait accepter divers types d’huiles ou de suifs (tallow en anglais) doit maintenant passer en phase pré-industrielle pour être qualifié. Bien sûr, à la mode américaine, un essai de coin de paillasse est présenté comme un procédé à vendre clé en mains. Mais nul doute que les inventeurs trouveront les financements pour aller plus loin.

                                Pour en savoir plus.(en anglais)

  • Une Renault électrique en Californie en 2010?

    Une Renault électrique en Californie en 2010?

    Renaultpivo2005                      Carlos Ghosn, le médiatique patron de Renault-Nissan, aurait annoncé, d’après l’AFP, qu’il mettrait sur le marché US dès 2010, en commençant par la Californie, un véhicule électrique sous la marque Renault (et non Nissan). Après la présentation du concept car Pivo en 2005 (FIG.), il apparaît que Renault ne peut pas arriver aux USA avec un produit banalisé qui serait confondu avec les multiples "Plug-in Hybrids" qui vont arriver sur ce marché, avec plus ou moins d’autonomie en mode électrique. En effet, plus le carburant sera cher et plus il sera intéressant d’avoir une large autonomie électrique, le coût de la recharge d’une batterie étant beaucoup moins cher que celui de l’essence (il faut environ un dollar d’électricité pour remplacer un gallon d’essence). Une stratégie Marketing pour Renault consisterait donc à sauter cette phase plug-in hybrid pour arriver directement avec un véhicule 100% électrique, en Californie, avec comme alliée une "essence oxygénée" à 6$ -10$ le gallon. Mieux vaut donc faire grossir la batterie de type Li-Ion du véhicule, plutôt que de le doter d’un moteur thermique qui ne servirait qu’exceptionnellement.

                                 Les questions à 100 euros qu’il reste à résoudre par les bureaux d’études et les acheteurs de Renault-Nissan: 1) à quoi ressemblera un véhicule électrique destiné au Marché californien? 2) quel sera le fournisseur fiable du système batterie, point névralgique de tout véhicule électrique.

  • Dénouement de crise en Amérique Latine.

    Dénouement de crise en Amérique Latine.

    Images_3 Les 60 ans de guerre civile bolivienne ne s’étendront pas encore au reste de l’ Amérique latine. Les criminels de guerre, trafiquants, mangeurs-de-petits-enfants, détenteurs hier d’ ADM se sont réconciliés au sommet de Rio à Saint-Domingue.
    Finie, pour un temps, la brouille entre Colombie d’une part, Vénézuela, équateur, cuba et Nicaragua de l’autre.
    "Le texte stipule, entre autres, que le président colombien, a présenté des excuses à l’Équateur pour le raid mené sur son territoire et que la Colombie s’engage à ne plus violer la souveraineté territoriale de ses voisins.  "

    En Colombie, tous les protagonistes de la guerre civile pratiquent à grande échelle le trafic de cocaïne, c’est la seule activité véritable du pays ( tandis que ses voisins disposent de ressources pétrolières) et celle qui a permis à la guerre de durer si longtemps.
    Mais les Colombiens n’avaient guère les moyens de faire perdurer le conflit, même avec l’appui des USA, son armée est relativement petite (les militaires en Amérique Latine n’aiment pas voir les armes trainer), les paramilitaires ne valent que dans le meurtre de civils désarmés et sa structure sociale inégalitaire est à très haut risque.
    Quand au président Vénézuelien, s’il aime ferrailler avec les gringos, il n’a guère les moyens de mener une guerre ouverte, mais en possède beaucoup plus pour une guerre diplomatique, notamment pétrolier.
    Et en ce qui le concerne, il a rompu avec la tradition des armées d’Amérique Latine.
    La sienne est assez mal équipée, mais il l’a doublée d’une garde nationale, pas très bien dotée, elle non plus, mais impressionnante par sa seule masse (plus de 2 000 000 de combattants), qui est sensée dissuader d’une aventure à l’irakienne.
    En tout cas, une armée essentiellement défensive.

  • L’industrie britannique touchée par les bio carburants US subventionnés

    L’industrie britannique touchée par les bio carburants US subventionnés

    Breakingnews                             Tout ne va pas pour le mieux dans la libre concurrence des marchés de biocarburants subventionnés nous informe le Guardian. Une entreprise de bio gazole britannique, la D1 Oils, a vu son cours en Bourse fondre de 36% à l’annonce de licenciements dans une de ses usines de biocarburants. La raison: la concurrence des importations britanniques de bio carburant B99 (contenant 99% de bio ester) en provenance des USA. Ce produit américain subventionné et exempt de taxes à l’exportation, se vend 1200$ la tonne livré en Grande-Bretagne alors que l’huile de soja sur le sol britannique revient à 1400$ la tonne auxquels il faut rajouter 150$ de coût de process de conversion en carburant. L’industrie britannique des biodiesel va donc disparaître. La Grande-Bretagne doit porter son taux de biocarburants dans le gazole à 2,5% à partir d’Avril 2008. Il proviendra des Etats-Unis, aux frais du contribuable américain.

                              Que ne ferait-on pas pour sauver la planète?

  • Ancien et nouveau tsar.

    Ancien et nouveau tsar.

    Images La guerre froide est finie, mais une nouvelle l’a remplacée.
    Car ce qui est critiquée en occident en ce qui concerne la Russie, c’est la politique d’indépendance russe.
    En son temps, Poutine avait réuni les Oligarques au Kremlin, et leur avait dit qu’ils paieraient les impôts et qu’ils ne se préoccuperaient plus de politique.
    Il y eut ceux qui comprirent, et les autres.
    Les autres sont en taule, en exil et/ou en Sibérie.
    De tout temps, la Russie a été le royaume du désordre et de l’a-peu-près.
    En moins correct, c’est le bordel. D’ailleurs, la Russie, cela a toujours été ça.

    Cela a permis de croire qu’on pourrait en disposer facilement.
    D’abord les Polonais.
    Ensuite les Suédois (les Goths de Voltaire) qui inaugurèrent avec la terrible guerre du nord le conflit de destruction de l’état russe.
    Puis les Français.
    Puis les Allemands.
    Vous savez à quoi on reconnait un grand con…quérant ? C’est qu’il essaie de s’emparer de la Russie.
    Enfin les occidentaux qui voulurent faire main basse sur les ressources naturelles russes pour pas grand chose.
    Les oligarques étaient du point de vue occidental, des hommes en or : tout leur argent, ils le rapatriaient en occident.
    La deuxième partie de l’affrontement vient de commencer. Elle concerne "la terre des confins" (Ukraine en russe) et plus largement les terres extérieures.
    De ce point de vue là, les occidentaux et les russes n’ont pas la même conception des frontières. Pour les russes, c’est quelque chose d’imprécis, où l’on peut reculer, mais qu’on abandonne jamais réellement.  Seule la frontière de la grande Russie  est  sacrée, mais il ne faut pas oublier qu’ils sont en mesure de batailler férocement pour les confins.
    Surtout s’ils veulent s’allier à d’autres, ou si l’on veut y placer des radars.