Blog

  • La donne politique dans le prix de l’or noir.

    La donne politique dans le prix de l’or noir.

    Images_2 Et dans le prix de toutes les énergies. On dit que la production US de pétrole va augmenter.
    Très bien.
    Passer de 5 à 6 millions de baril jour, pas de problème.
    Plus que 14 millions à importer, PAR JOUR.
    Au tarif actuel, cela représente 1.5 milliards de $.
    La seule chose qui devrait inquiéter aux USA, c’est combien de temps va t’ on accepter un dollar qui fond à vue d’oeil  ?
    Sans doute plus très longtemps.

    La Russie veut désormais des Roubles pour son gaz et son pétrole.
    L’ Iran veut des Yens et des Euros, ou autre chose.
    Chavez veut en découdre avec le dernier ami des USA dans le continent sud américain.
    Même les petits copains saoudiens jettent l’éponge. D’accord, le prix monte, mais le stock, c’est à dire les avoirs sont globalement dévalués.
    Quand à l’appareil militaire US, il est  suivant la formule  "financé comme  Enron et géré comme General Motors" et désormais fait plus pitié que peur.
    Quand au stock d’or US, il ne tiendrait pas longtemps pour financer le déficit extérieur, hors une diminution rapide et drastique de la consommation.
    Pour sauvegarder les prix, les pays producteurs risquent de baisser massivement aussi la production.
    Le pic-oil  a davantage de chance d’être politique que géologique.
    "Oil in the ground is better than dollar in a bank".

  • Allemagne: la consommation d’énergie primaire aurait baissé de 5% en 2007

    Allemagne: la consommation d’énergie primaire aurait baissé de 5% en 2007

                                  La lecture du rapport annuel de l’énergéticien allemand E-On nous apprend que la consommation d’énergie primaire allemande en 2007, a baissé de 5% à 472 millions de tonnes équivalent charbon (MTEC) en raison des température clémentes.Allemagneenergie2007 Cette baisse de 25 MTEC s’est traduite par une baisse des consommations de produits pétroliers (-17 MTEC) et de gaz naturel (-5 MTEC). La baisse de la part nucléaire est due à des fermetures totales ou partielles de sites pour maintenance. Elle a entraîné un accroissement des consommations de charbon et de lignite pour la génération d’électricité.

                       

                              La génération d’électricité à 632 TWh a baissé de 0,8% par rapport à 2006. Le charbon et le lignite avec 47% de l’électricité produite se taillent la part du lion. Les émissions de CO2 associées sont considérables (voir le cas particulier de RWE). Le gaz naturel avec une part modeste de 11,6% arrive loin derrière le nucléaire qui est à 22%. L’éolien dont on parle tant, n’a représenté que 6,3% du bilan total de génération d’électricité. On mesure là la dure réalité du caractère intermittent de cette source d’énergie qui fait que la puissance installée n’est pas comparable à celle des ressources concurrentes.

                          Ces chiffres mettent en exergue le RETARD considérable pris par l’Allemagne dans la modernisation de son outil de production d’électricité. Près de 50% de son parc, alimenté au charbon ou au lignite n’est pas à la hauteur des prétentions écologiques de ce grand pays. Il faudra bien un jour l’expliquer de façon honnête et objective à ses habitants auxquels on fait acheter, plus chère,  de l’énergie "verte".

  • USA: la production de pétrole devrait s’accroître jusqu’en 2018

    USA: la production de pétrole devrait s’accroître jusqu’en 2018

    Doeeiaoutlook20081                              L‘ Energy Information Administration dans son étude prospective 2030 prévoit une croissance en de la consommation d’énergie aux USA et en particulier de carburants liquides de 2 millions de barils par jour supplémentaires, soit environ 10%. Cette croissance de la consommation de carburants est imputable aux moyens de transport dont la part de consommation passerait de 68% en 2006 à 73% en 2030. Mais en contre partie l’administration américaine prévoit un accroissement des productions locales de pétrole. De 5.1 millions de barils par jour en 2006, la production de pétrole brut pourrait atteindre 6,3 millions de barils par jour en 2018, pour redescendre ensuite à 5.6 millions en 2030. Ces volumes supplémentaires proviennent des gisements offshore du Golfe du Mexique et des accroissements de taux de récupération sur les gisements existants.

    Cet accroissement des productions locales devrait permettre au moins, de stabiliser les importations de pétrole brut au niveau actuel de 10 millions de barils par jour. Doeeiaoutlook2008_3

              Dans une hypothèse d’une politique plus volontariste des américains et de leur future administraion qui arriverait à stabiliser la consommation US de pétrole au niveau très élevé actuel de 20 millions de barils par jour, on verrait alors dans les dix ans à venir se réduire les importations de brut aux USA. Ce phénomène aurait sans nul doute un énorme impact sur les marchés.

  • Les cours de l’huile de palme dépassent ceux du biodiesel

    Les cours de l’huile de palme dépassent ceux du biodiesel

    Palmtree                        Catastrophe pour "la Paix Verte" un de ses combats parmi les plus âpres va tomber à l’eau. En effet, en Indonésie, les cours de l’huile de palme à ont plus que doublé l’an dernier et ils ont atteint un plus haut: 1409$ la tonne, ce qui doit faire le litre dans les 1,5$, soit pas loin d’un euro. Elle est plus chère que le bio fuel qui est obtenu par transestérification de l’huile avec du méthanol et de la potasse. Un projet de 5.9 milliards de dollars d’une immense usine de conversion  d’huile en biocarburant est abandonné. Les Lois du Marché sont intransigeantes.

                          L’augmentation des prix des produits vivriers va faire capoter bien des projets de fabrication de biocarburants dans le monde, que ce soit aux USA coincés en corner par les cours du maïs, en Angleterre avec les cours du blé, en Asie avec les cours de l’huile de palme. Ces difficultés montrent qu’on ne peut pas faire n’importe quoi, même avec des subventions, pour un litre d’essence. Il y a là une bonne expérience  pour tous ceux qui sous estiment la complexité des problèmes d’évolution du mix énergétique mondial. La modernisation de toutes les centrales électriques au charbon ou au lignite du monde remplacerait des milliards de boisseaux de maïs ou de blé. Même un écologiste pur sucre peut comprendre une telle évidence.

  • « Sécurité énergétique » européenne qu’ils disent…

    « Sécurité énergétique » européenne qu’ils disent…

    Images_3 Devant la crise gazière entre l’Ukraine et la Russie, l’Europe va chercher sa sécurité énergétique…en Algérie.
    Il faut donc bien constater que les hommes politiques européens sont toujours à la recherche d’un cerveau.
    Et qu’ils ne l’ont pas encore trouvé.
    L’Algérie étant, comme c’est bien connu, un pays calme, serein où tout baigne depuis des décennies.
    Il n’y a absolument pas accaparemment de la rente pétrolière et gazière dans ce pays où tout le monde, c’est bien connu vit bien, avec un bon travail et un bon salaire.

    Bon, sans rire, confier sa "sécurité énergétique" à un  pays qui est encore une cocotte-minute prête à exploser sur le plan social, où la masse voit fort peu les "bienfaits" de la rente pétrolière et gazière et qui n’a pas purgé encore ses restes de guerre civile, cela reste surréaliste.
    L’Algérie, comparé à la CEI, c’est 15 % de sa production, et 10 % de ses réserves.
    Ses réserves ne lui permettent pas de prendre la place de gazprom et le pays n’a peut être pas très envie de les gaspiller à tout allure.
    Il préfèrera sans doute les "faire durer", afin d’assurer son développement.
    L’Algérie a 33 millions d’habitants et sa fécondité (1.87) s’aligne sur les standards européens.
    Il n’est donc, pas dit, du tout, que le gouvernement algérien veuille assurer cette "sécurité énergétique" européenne.
    La vraie sécurité énergétique, c’est la sobriété.

  • General Motors roule avec Hitachi Vehicle Energy

    General Motors roule avec Hitachi Vehicle Energy

    Hitachi                               Les trois grands de la Batterie japonais que sont Matsushita, Sanyo et GS-Yuasa sont fortement liés aux fabricants de voitures japonais comme Toshiba, Honda, Nissan, Mitsubishi. Ce qui fait que General Motors pour accéder à la technologie des systèmes batteries japonais a du faire équipe avec un fabricant de batteries de moindre notoriété: Hitachi Vehicle Energy. Cette compagnie a été créée en 2004 par regroupement des activités dans ce domaine de Hitachi, Shin Kobe et Hitachi Maxwell pour développer et industrialiser les batteries pour véhicules hybrides et autres applications. HVE va produire pour General Motors une batterie de type Lithium-Ion dont l’électrode positive est à base d’un oxyde de Mn, Ni et Co en couches qui est un produit relativement récent (Brevet Mitsubihi Chemical 2004), performant en décharge rapide et l’électrode négative est à base d’un graphite élaboré par Hitachi Chemical.

                               La puissante maison mère, Hitachi, assure vouloir investir massivement dans ce secteur des systèmes batteries pour véhicules hybrides dont elle estime le marché à 1,5 millions en 2010 et prévoit la généralisation des batteries au Lithium-Ion en 2015 en remplacement du Ni-MH. General Motors se serait engagé pour cent mille véhicules en 2010.

  • La Golf TDI Diesel-Hybride n’est encore qu’un prototype

    La Golf TDI Diesel-Hybride n’est encore qu’un prototype

    Wwgolfhybrid2008                       Wolkswagen présente au Salon de Genève son nouveau concept car diesel-hybride. C’est un prototype équipé d’un moteur 1,2 l trois cylindre TDI diesel couplé à un moteur électrique de 20 kW présentant un couple de 20Nm. Il ne consommerait que 3,4 litres de gazole aux 100 km et donc émettrait autour de 90 g de CO2 au kilomètre. Ce concept-car est cependant encore équipé d’une batterie de 45 kg de type Ni-MH haute tension 220V et présentant une énergie de 1400 Wh, soit une capacité autour des 6,5 Ah. La solution électrique est donc très voisine de celle de la vieille solution Prius de Toyota.

                           Le fait que Wolkswagen n’ait pas proposé de batterie de type Lithium-Ion qui aurait pesé 50% de moins montre le retard pris par les fabricants de voitures européens sur leurs homologues japonais. En particulier, pour ce qui concerne les systèmes batteries, éléments fondamentaux pour tout développement de nouveaux modèles de véhicules économes en énergie. Cet état de fait qui peut mettre en danger à moyen terme, la santé de ces entreprises incapables d’offrir les produits les plus avancés, provient d’une sous estimation des difficultés technologiques à surmonter dans le développement d’un véhicule hybride, d’une perte de ressources dans des études fumeuses sur les PAC du prochain millénaire, de la disparition de Varta qui en association avec SAFT aurait pu constituer un vrai pôle de batteries industrielles européen. Rattraper le retard  cumulé va être le vrai challenge des constructeurs européens d’automobiles. Un rapprochement avec un des leaders tel Mitsubishi-GS-Yuasa, serait une bonne opportunité pour tout constructeur européen.

  • Caruso: les émissions de CO2 des USA vont croître de 16% entre 2006 et 2030

    Caruso: les émissions de CO2 des USA vont croître de 16% entre 2006 et 2030

                                      Le directeur de l’ Energy Information Administration du Department of Energy US, Guy Caruso, a présenté hier devant la Commission de l’Energie et des Ressources Naturelles du Sénat américain ses prévisions 2008 à l’horizon 2030.Outlook2008_2

    .

    .

    .

    .

    .

    .

    Pour une population américaine qui va augmenter de 22% entre 2006 et 2030, la consommation d’énergie primaire, dans son scénario central, va croître de 19%. Il ressort de ces prévisions que les productions de biofuels n’atteindront pas les objectifs fixés par la loi (EISA 2007) et que le charbon en croissance de 34% fournira 54% de l’électricité des Etats Unis, en 2030. Il résulte de ces tendances lourdes un accroissement des émissions de CO2 de 16% entre 2006 et 2030 dans le ciel américain.

                        Bien sûr, ces chiffres qui actent tout simplement une volonté farouche de non changement du mode de vie américain dans les 20 ans à venir, vont faire du bruit dans les salons de Washington. Mais seule une prise de conscience globale américaine, animée par une nouvelle administration, pourra infléchir la trajectoire dangereuse sur laquelle le "tout fuel ethanol" imbécile a conduit ce pays.

  • Désalinisation éolienne

    Désalinisation éolienne

    Images_4 La désalinisation de l’eau de mer consomme beaucoup, et de plus en plus d’énergie. Des chercheurs de l’université de Delft ont eu l’idée d’utiliser l’énergie éolienne pour la dessaler.
    Le principe est on ne peut plus simple, une pompe injecte de l’eau de mer dans une membrane.
    C’est cette membrane qui sépare le sel de l’eau, selon le principe de l’osmose inverse.
    On a donc là, une utilisation incontestable.
    En effet, le produit, de l’eau, est on ne peut plus stockable, et le caractère aléatoire de la ressource importe finalement peu, il suffit d’avoir des réservoirs suffisants pour pallier le problème.

    Quand on connait le nombre de pays riverains de la méditerrannée, ou d’autres mers, qui souffrent de manque d’eau, on voit les conséquences que peut avoir cette découverte.
    Comme une bonne partie de la population habite en bord de mer, on voit aussi que cette invention n’est pas forcément dénuée d’intérêts pour des pays moins en manque, et que le coût de ces éoliennes serait certainement très inférieurs à des projets d’adductions qui viennent parfois de très loin.
    C’est, à mon sens, une utilisation incontestable de l’éolien.

  • Crises concomitantes.

    Crises concomitantes.

    Images_3 Les crises politiques s’aggravent de manières concomitantes avec un certain nombre de puissances énergétiques.
    Le conflit Russo/Ukrainien sur le gaz rebondit pour la énième fois. Les russes ayant le culot de vouloir se faire payer.
    Quand à la Colombie, en guerre depuis 60 ans (1948), elle tente visiblement, à la manière nord-américaine d’étendre le conflit au Vénézuela et à l’Equateur, tous deux producteurs de pétrole.
    Après tout, quand on n’arrive pas à finir une petite guerre, pourquoi ne pas l’étendre ?
    Le conseil de sécurité vote des sanctions supplémentaires contre l’Iran.
    La Bolivie a du mal à faire investir les compagnies étrangères sur son sol, et Argentine et Brésil sont gourmands en gaz.

    On voit donc, que la multiplicité des crises politiques sous les projecteurs concernent des pays producteurs peu en odeur de sainteté en occident.
    Les âmes simples diront que c’est parce que ce sont des dictatures.
    C’est bien connu qu’en Occident, il n’y a jamais de manipulation de résultat de présidentielle, tellement puérile que personne n’y croit, et qu’on y observe toujours les résultats du suffrage populaire et qu’on n’y envahit jamais aucun pays étranger.
    En outre, on pourra désormais y voter, grâce aux machines à voter sans même se déplacer et sans même y penser.
    En outre, Deubeuliou a eu une violente diatribe contre les états de l’opep qui ne veulent pas augmenter leur production.
    Dans ces conditions là, il ne sera pas étonnant d’assister à une baisse de la production bientôt…