Blog

  • Pétrole : doublement des investissements en Exploration Production en quatre ans

    Pétrole : doublement des investissements en Exploration Production en quatre ans

                                        Dans les analyses financières portant sur le secteur de l’industrie pétrolière, un point faible apparaît régulièrement: l’inflation des investissements en exploration et production. Le tout est accompagné de commentaires à l’emporte-pièce du type "Le pétrole facile, c’est fini!" Ces études superficielles ont conduit les analystes distingués à dégrader le secteur des Sociétés pétrolières indépendantes, ce qui s’est traduit par la baisse récente des cours des actions de ces Groupes, en totale contradiction avec la montée formidable des cours du pétrole et fait nouveau, des cours du gaz. En fait ces analyses sommaires oublient de mettre en perspective ces dépenses avec les recettes actuelles et futures. Elles négligent aussi l’impact positif des difficultés techniques croissantes de prospection et d’exploitation sur la primauté du know-how des groupes indépendants par rapport au droit de propriété du gisement par les Sociétés d’Etat, bien souvent incompétentes.

    Eetpinvest Mais regardons plus à fond l’ampleur de ces dépenses dans la recherche de pétrole ou de gaz.

                               D’après l’IFP dont le sérieux des analyses est bien connu, les dépenses mondiales annuelles en 2007, en Exploration et Production (E&P) ont atteint 312 milliards d’euros en croissance de 82% en trois ans (FIG.). En 2008 ces investissements sont prévus en croissance moins forte, à hauteur de 340 à 350 milliards de $, soit un doublement en 4 ans. Cette croissance est partiellement due à l’inflation des coûts, à la rareté des compétences, mais elle est surtout imputable à la montée en puissance des recherches et des mises en production, en particulier dans le secteur offshore. (voir le rapport IFP)

                              En vis à vis de ces dépenses croissantes il ne faut pas oublier les recettes que constitue la valorisation de tout le gaz et pétrole mondial traité. Si les recettes mondiales de gaz ont raisonnablement crû entre 2004 et 2007, celles du pétrole brut se sont accrues de plus de 100% en raison de la montée des volumes produits et surtout de l’envolée des cours (TABLEAU). Eetpinvest2Il est alors possible de constater que depuis quatre ans les dépenses d’exploration et production de pétrole et de gaz dans le monde ont représenté entre 10 et 11% de la valorisation des productions. L’estimation 2008 reste dans le même intervalle. Les dépenses ont fortement crû, mais les recettes ont suivi. Pour 2008 il est à noter que, contrairement aux années précédentes, la vigueur du prix du pétrole est accompagnée de celle du gaz. Tôt ou tard les cours du gaz devront se rapprocher de ceux des huiles résiduelles du pétrole.

                       Le phénomène auquel nous assistons s’appelle un équilibre entre l’offre et la demande par accroissement de l’offre. Les prix des produits pétroliers se valorisent, les Groupes pétroliers et les Etats pétroliers investissent alors  massivement dans l’exploration et la production après s’être endormis il est vrai, en sachant que c’est un investissement pour eux stratégique et de très bon rapport pour le futur. La demande n’a pas de flexibilité, la hausse des cours n’arrive pas encore à réduire  la demande, tout au plus arrive-t-elle à réduire le rythme de croissance de quelques fractions de % par an?

                 On assiste alors, avec la montée des cours à une reprise décalée des productions par un phénomène d’assèchement des stocks physiques de produits pétroliers dans le monde.

                  Ces dépenses de 350 milliards de dollars en E&P auxquelles il faut ajouter les dépenses de raffinage (60 mrds de dollars) et les dépenses de pétrochimie représentent un formidable outil de recyclage de plus de 15% des petro dollars et donc de soutien de l’activité mondiale.Les Sociétés prestataires de services dans l’activité pétrolière le savent, elles sont en pleine forme.

  • Opep : baisse de production ?

    Opep : baisse de production ?

    Images_4 L’ Opep va choisir entre … baisse ou stabilité de la production.
    Cette baisse ou cette stabilisation ont des causes essentiellement politiques.
    La tension entre l’axe Washington-Bogota et Caracas-Quito de l’autre est une des causes du problème.
    L’activisme anti-chavez des étasuniens a notablement contribué à la hausse des prix de l’essence, via une baisse de la production vénézuelienne, cas de figure pouvant certainement se reproduire, et d’autre part, la lassitude, l’agacement, le changement d’attitude du moyen-orient vis-à-vis des USA.
    De suzerain craint et obéi, Washington passe au rang de clochard.
    Son armée ne vaut rien, malgré un budget démentiel, elle est en train de se faire battre par une bande de cul-terreux, elle apparait distendue, et surtout, le dollar est de plus en plus déprécié.

    Sa chute infernale entraine immédiatement une augmentation des prix, mais dévalue systématiquement les avoirs en dollars des pays du golfe, la vraie puissance régionale, c’est l’ Iran, et celle qui joue le rôle d’arbitre, c’est la Russie.
    Les passes d’armes incessantes avec Moscou deviennent de plus en plus pesantes, l’agressivité occidentale se cache de plus en plus mal derrière le paravent de la démocratie.
    En bref, la superpuissance et son avatar européen se comportent de plus en plus mal avec ceux qu’elles croient leurs ennemis, et se brouillent avec des amis de plus en plus tiédasses à leur égard…
    Ou l’art de se faire des ennemis…
    Ne vous étonnez pas de voir le prix de l’essence grimper, donc…

  • La Russie veut exporter moins de pétrole brut

    La Russie veut exporter moins de pétrole brut

    Kremlinmoscow                         Le Kremlin a décidé que les pétrolières russes qui produisent dans les 10 millions de barils par jour de liquides (huiles + condensats) devaient produire localement, plus de produits raffinés et de ce fait devraient moins exporter de pétrole brut. La raison: produire la valeur ajoutée localement. Pour cela l’administration a une arme décisive: les taxes à l’exportation du pétrole brut. Alors au mois de février les volumes exportés vers l’Europe ont baissé à 3,99 millions de barils par jour contre 4,28 millions au mois de Juillet. Les Sociétés pétrolières russes se plaignent d’être trop taxées, ce qui leur enlève du cash-flow qu’elles préfèreraient investir dans l’Exploration-Production.

                              Le fait que les Russes exportent moins de brut n’a rien de dramatique, on les retrouvera un jour vendeurs de produits raffinés sur le Marché. L’important est qu’ils produisent les 10 millions de barils par jour de liquides malgré la déplétion des productions d’Exxon dans Sakhaline 1 qui a produit l’an dernier, à son maximum 250 mille barils par jour.

  • Des matériaux fluorescents pour accroître le rendement des cellules photovoltaïques

    Des matériaux fluorescents pour accroître le rendement des cellules photovoltaïques

    Sanvictest                           Le National Institute of Advanced Industrial Science du Japon (AIST) a mis au point et breveté un mélange en feuilles, à base d’EVA (Ethylène vinylacétate) et d’un composé organométallique de l’Europium, qui sert à sceller les cellules solaires . Ce composé possède la propriété de transformer les rayons UV du spectre solaire (250 à 500 nm) peu efficaces dans l’effet photoélectrique, en rayons fluorescents dans la partie visible autour de 750 nm, longueur d’onde très efficace pour la génération de courant photovoltaïque. Cet Institut s’est associé avec Sanvic Inc., un fabricant japonais de matériaux de scellement de cellules solaires, pour fabriquer des panneaux solaires et tester leur efficacité et leur durée de vie. Les premiers résultats mettent en évidence un gain en rendement de conversion de 1,75 points. Sanvic recherche un chimiste pour synthétiser de larges quantités de ce composé de l’Europium.

  • Hydrogène par électrolyse de l’eau en lit fluidisé et catalyseurs

    Hydrogène par électrolyse de l’eau en lit fluidisé et catalyseurs

    Quantumsphere                                Robert Dopp, de Quantum Sphère Energy, a réussi à obtenir de l’hydrogène par électrolyse d’une solution aqueuse de potasse avec d’excellents rendements énergétiques, sous une densité de courant allant jusqu’à 5A /cm2 pour une tension remarquablement faible de 1,59 Volts. Ce résultat a été obtenu en alliant une technologie: l’électrolyse en lit fluidisé qui permet de réaliser la réaction en 3D, à un catalyseur Ni/Fe de très grande surface spécifique appelé "nanocatalyseur". L’alliance des propriétés électrochimiques de ce catalyseur en poudre et de la technologie en lit fluidisé permet de réaliser un véritable saut technologique dans l’obtention d’hydrogène par électrolyse avec une consommation de 42 kWh par kg d’hydrogène.

    (voir les publications de R.D. sur le sujet 2007 et 2006)

                      Mais pour juger de l’efficacité énergétique globale de la filière hydrogéne encore faut-il examiner chacune des étapes du processus de l’électrolyseur à la sortie de la pile à combustible.

               L’électrolyse de l’eau:Electrolysepac_2 la réaction est endothermique. A partir de l’enthalpie DeltaH il est possible de calculer le potentiel de chaleur nulle de la réaction électrochimique qui est égal à 1,48V à 25°C. Il est supérieur de 0,25V au potentiel d’équilibre de la réaction qui est de 1,23V. A partir de cette valeur de tension on retrouve aisément les rendements annoncés par Dopp en fonction des tensions d’électrolyse. Une valeur de rendement énergétique de 75% est obtenu avec une tension de 1,743V en effet 1,48/1,743=0,75. De la même façon on calcule un rendement de 93% avec une tension d’électrolyse en lit fluidisé de 1,59V.

                  La Pile à combustible: C’est la réaction inverse de la réaction d’électrolyse qui se produit, elle est donc exothermique (surface jaune entre 1.23V et 1.48V) et se rajoute la chute ohmique à l’intérieur de la pile et de ses membranes permsélectives de séparation des réactions. Le rendement électrique d’une PAC est donc mauvais, un peu meilleur que celui d’un moteur à explosion à faible régime de courant et très mauvais en cas d’appel important de courant. Par exemple pour une tension de fonctionnement de la pile de 0,65V le rendement est de 0,65/1,48 = 44%.

                  Prenons un exemple d’une électrolyse réalisée à 1,63V,sous forte agitation en lit fluidisé, l’hydrogène produit est récupéré et séparé des traces de solution de potasse, puis il est conditionné sous pression sous forme d’hydrure métallique par exemple, puis il est utilisé sur un véhicule pour alimenter une PAC.Rendementpac_2 Examinons la cascade d’opérations avec les rendements de chacune: électrolyse 91%, fonctionnement de l’électrolyseur (pompes, régulations, vannes, etc.) 92%, collecte et séchage du gaz 98%, conditionnement exothermique sous pression 85%, rendement de la PAC 44%. A partir des tensions d’électrolyse 1,63V et de fonctonnement de la PAC à 0,65V le ratio 0.65/1.63 donne un rendement électrochimique de 40%, mais si on ajoute toutes les pertes associées le rendement tombe à 30%.

                     En conclusion: il faut fournir plus de trois fois plus d’énergie à l’électrolyseur qu’il n’en est récupéré à la sortie de la PAC à bord du véhicule. On le voit, le véhicule électrique à Hydrogène est destiné a une classe dirigeante riche et qui dispose d’énergie non polluante à volonté. Les hypothèses européennes de quasi généralisation à l’horizon 2050 sont des vues de l’esprit. Mais, me direz-vous, il y a 50 ans tout le monde ou presque admettait qu’en l’an 2000 on se déplacerait avec un hélicoptère personnel et portable. Le principal concurrent de la PAC est le moteur à explosion alimenté en hydrogène, il sera infiniment moins complexe à entretenir pour un rendement du même ordre.

  • Europe de l’est et le nucléaire.

    Europe de l’est et le nucléaire.

    Images L’Europe de l’est vit très mal le ticket d’entrée qu’il a fallu payer pour rentrer dans l’Union Européenne. Une partie de ce ticket était la fermeture des centrales nucléaires soviétiques.
    Mais les dirigeants de ces pays, que ce soit en  Bulgarie, ou ailleurs comprirent très mal les raisons de ces fermetures, ou plutôt les comprirent comme une volonté de dérussifier et que la sécurité n’était qu’ alibi.
    Bulgarie comme Lithuanie étaient, de par leurs centrales, autonomes énergétiquement, la fermeture exigée et obtenue par l’ Union Européenne est remise en cause.
    Sofia prend langue avec Moscou pour la construction d’une autre centrale, et la Lithuanie rêve de redevenir une puissance exportatrice d’électricité en construisant une  centrale nucléaire, à la place de celle d’Ignalina  (et au même endroit) qui doit fermer en 2009. Elle convie ses voisins à la construire avec elle, ses moyens financiers étant par trop réduits.

    Car les résultats ont été paradoxaux.
    En effet, ces pays, Bulgarie d’un côté, Lithuanie, Estonie et Lettonie, et même la Pologne sont devenus bien plus dépendant de leur fournisseur de gaz russe.
    Mais la donne se complique avec l’enclave russe de Kaliningrad, qui ne veut pas dépendre de ses voisins et qui demande à son tour, une centrale nucléaire.
    Comme on voit, l’Union Européenne, loin d’être un facteur de concorde, est une cause de bisbille…

  • Department of Energy : 40 millions de dollars pour stocker l’Hydrogéne

    Department of Energy : 40 millions de dollars pour stocker l’Hydrogéne

    Doe_2                                Le DOE recherche un Centre d’Excellence multidisciplinaire spécialisé dans les problèmes de stockage d’Hydrogène pour lui confier un contrat d’étude technologique de 35 à 40 millions de dollars, étalé sur 6 ans, concernant le conditionnement de l’hydrogène dans les véhicules. Ce Centre d’Excellence à partir des compétences existantes  dans les adsorbants, les hydrures métalliques et les matériaux de stockage chimique de l’hydrogène, devra définir de nouveaux systèmes de stockage et les évaluer sur maquettes. Pour conférer une autonomie de 300 miles à un véhicule il faut savoir stocker 5 à 13 kg d’hydrogène. Le DOE fixe pour 2010 puis pour 2015 les objectifs d’énergies massiques et volumiques à atteindre.

                                 Le stockage de l’Hydrogène à bord est un tout petit morceau des problèmes complexes concernant les véhicules à hydrogène. Il y a là pour des années de recherches et de tests, bien que certaines officines européennes supposent la totalité des problèmes résolus et la filière industrialisée…en 2030.

    Voir la Fiche en Anglais.

  • ça ne méthane pas !

    ça ne méthane pas !

    Images_3 Un pavé dans la mare a été jeté par 3 chercheurs ( Benjamin Dessus, Bernard Laponche et Hervé Letreut  ), on se focalise sur le CO2 pour le réchauffement climatique, sans se préoccuper d’un gaz bien courant, le méthane (CH4), produit lui par les ruminants, les décharges et les déjections animales.
    Le traitement des décharges notamment aurait bien plus d’effet sur le réchauffement climatique que 3 EPR construits, 400 000 logements réhabilités chaque année, tout en valorisant une ressource méprisée jusqu’à maintenant.

    La question n’est pas anodine. Une tonne de méthane fait autant pour le réchauffement que 101 de CO2.
    Non seulement cela, l’utilisation du méthane produit naturellement peut se faire de multiple manière et être introduit dans une stratégie active de développement.
    On le voit, un euro dépensé dans la récupération du méthane n’aurait pas le même poids qu’un euro dépensé dans le CO2.
    C’est l’occasion pour moi, de faire connaitre ici, une invention simple, basique et à la fois génial…(photo).
    C’est une valorisation des déchêts agricoles.
    Mais comble de l’horreur, on tombe ici dans la production locale, l’autoconsommation, voir pire que tout, le plein emploi.

  • Le pétrolier BP précise ses objectifs stratégiques

    Le pétrolier BP précise ses objectifs stratégiques

    Tony_hayward                          Tony Hayward, le récent patron de la major BP, a précisé avec l’aide de son état-major les objectifs stratégiques de sa Compagnie pour les années à venir. De ces présentations il est possible de dégager quelques axes forts de cette stratégie mais également de découvrir quelques zones d’ombre dues à la volonté du management de ne pas tout dévoiler ou bien dues à de réelles lacunes stratégiques.

                   Mais regardons d’abord ce qui est clair.

    1. Accroître la sécurité et la fiabilité des opérations: c’est l’objectif N° 1 de BP qui a tant souffert d’évènements accidentels durant ces dernières années. L’atteinte de cet objectif repose sur l’existence de procédures mondialisées (Operation Management System) et de formations dédiées. Durant 2008 les installations qui avaient souffert de ces accidents devraient revenir opérationnelles: la plateforme Atlantis qui a démarré, les raffineries de Whiting et de Texas City qui seront à 100% opérationnelles à mi-2008, la plateforme Thunder horse qui devrait démarrer en 2008. BP estime que les incidents sur trois raffineries (Texas city, Whiting et Toledo) ont représenté une perte de marge de plus de 5 mrds$ en trois ans.
    2. Simplifier l’organisation en partant du haut de la hiérarchie et réduire les effectifs d’appui de 5000 postes. Ces restructurations coûteront un milliard de dollars en 2008.
    3. Accroître les investissements en les portant à 22 mrds$ en 2008 dont 15mrds$ pour l’amont et 5 mrds$ pour le raffinage.
    4. Créer avec Husky une filiale 50/50 pour l’exploitation des sables bitumineux de l’Alberta dans laquelle BP apporte sa raffinerie américaine de Toledo. Les productions devraient démarrer en 2012.

                        Puis il y a ce qui est moins clair:

    1. TNK-BP tout d’abord cette filiale détenue à 50% par de fortunés citoyens russes et à 50% par BP  agit en permanence sous la menace des foudres du Kremlin. C’est la troisième Société pétrolière russe. Elle doit donc donner beaucoup de signes d’allégeance et de bonne volonté. Ses productions stagnent mais ses réserves croissent, grâce à l’introduction des nouvelles technologies occidentales dans la prospection. Les investissements en 2008 seront en croissance à 4 mrds$. La présentation de Bob Dudley le Directeur Général de TNK-BP montre toute la bonne volonté de la Société à l’égard de la Nation Russe. Il sait que son papier va être lu au Kremlin!
    2. La profitabilité du Raffinage et du Marketing n’est pas bonne. Alors on parle de simplification, de rationalisation. Mais les choix industriels n’apparaissent pas clairement, peut-être volontairement.
    3. Les énergies alternatives qui sont rattachées au Siège, présentent une politique tous azimuts: le vent, le soleil, les biofuels, l’hydrogène, etc. Tout cela ne fait pas très professionnel.

                         En conclusion l’avenir de BP dépend beaucoup de ce que deviendra TNK-BP. Dans l’hypothèse d’une séparation demandée par la Russie, la santé précaire de la partie occidentale de BP serait évidente.

  • L’Arménie s’enflamme…

    L’Arménie s’enflamme…

    Images_2 A la suite de l’élection présidentielle au résultat contestée, qui a vu la victoire de Serge Sarkissian sur Levon Ter-Petrossian, des milliers de manifestants ont affrontés la police dans la capitale Erevan.
    Le bilan se monte à huit morts et des dizaines de blessés.
    Cette nouvelle a de lourdes conséquences. L’ Arménie occupe en effet une large portion de la république pétrolière d’ Azerbaïdjan, en plus du haut-karabakh peuplé d’arménien, et le trajet du gazoduc Nabbucco est prévu à quelques kilomètres seulement de sa frontière.

    L‘indépendance du Kosovo a encore ajouté au trouble de cette région fragmentée, et où les "petits peuples" font souvent appel au "grand frère russe" pour se protéger des voisins plus puissants.
    C’est le cas des Ossétes "plus russes que les russes", mais aussi de bien des autres.
    Il y a en effet pas moins de 150 peuples caucasiens.
    C’est bien dans ce qu’il faut qualifier de bourbier, que les européens veulent faire passer un gazoduc pour assurer leur "indépendance énergétique".
    C’est pitoyable !