Blog

  • TOTAL investit dans un second souffle de  l’offshore gabonais

    TOTAL investit dans un second souffle de l’offshore gabonais

    Total_2008_carte_gabon_anguille2                  Depuis 1966 Total exploite un gisement offshore sur la côte gabonaise, au large de Port-Gentil,  et extrait bon an, mal an, 7500 barils par jour du gisement d’Anguille. Dans le cadre de sa politique de prolongation des durées d’exploitation des champs en voie d’épuisement, Total a décidé d’investir deux milliards de dollars pour relancer les productions et les porter progressivement à 30000 barils par jour en 2013-2014. L’enjeu est de porter le coefficient de récupération de l’huile initialement présente de 13% à 23%, ce qui représente une production potentielle additionnelle de 150 millions de barils.

                       Ce projet illustre les capacités d’allongement des durées d’exploitation de champs mâtures à l’aide de nouvelles technologies (fracturation hydraulique, injection d’eau, accroissement du nombre de points de soutirage) dans le cadre des cours élevés du baril de pétrole. L’investissement de moins de 15$ par baril récupérable en fait une opération de très bonne rentabilité. Le Marché du brut est encore dans une phase de stimulation de l’offre par les cours, il n’est pas encore dans une phase de maîtrise ou de restriction de la demande.

    Voir le communiqué de Total.

  • Energies renouvelables : les investissements 2007 en forte croissance

    Energies renouvelables : les investissements 2007 en forte croissance

    Iberdrola                              D’après New Energy Finance, conseiller en investissements dans les énergies alternatives, les investissements mondiaux (industriels et financiers) dans ces énergies  auraient atteint 148 milliards de dollars en 2007, soit une croissance annuelle de 60%. Ils ont représenté 19% de la totalité des investissements mondiaux dans les équipements de génération d’énergie. C’est l’énergie éolienne qui mobilise la plus large part des investissements avec 50 mrds$ suivie par l’énergie solaire qui a représenté 29 mrds$. La zone Europe-Moyen-Orient-Afrique a représenté 76 mrds$, dont l’introduction en Bourse de Iberdrola Renovables qui a représenté 6.6 mrds$ (!!), alors que les Amériques ont participé pour 43 mrds$.

                     NEF est cependant dubitatif sur la trajectoire de ces activités en 2008 et au-delà, en raison:

    • de la nécessité de la permanence de l’aide publique, indispensable à une ressource énergétique non compétitive,
    • des restrictions probables de crédits de la part des établissements financiers,
    • de la surévaluation boursière des cours des actions des Sociétés du secteur (Iberdrola Renovables qui cote 4 euros à fin Février 2008, a déjà perdu 1,7 euros depuis le début de l’année)

                      Il est probable qu’en Europe pour le moins ce mouvement va se poursuivre en raison de la règlementation européenne et des accords de Kyoto, c’est moins sûr pour les USA où les investissements sont directement reliés aux aides publiques en vigueur.

  • La chimie des lignocelluloses aux biocarburants

    La chimie des lignocelluloses aux biocarburants

    Très bonne synthèse sur les progrès à accomplir dans la chimie et les procédés chimiques de conversion des lignocelluloses en biocarburants de G. Huber à partir d’une Conférence tenue en Juin 2007 à Washington.Btl  Un accent tout particulier est porté sur l’importance des temps de réaction qui conditionnent la taille des équipements et donc des investissements. Un procédé voulant produire des volumes importants, proche de la pétrochimie, doit faire appel à des réactions chimiques rapides. Inversement, les procédés par fermentation enzymatique sont plus adaptés aux petites unités agricoles.

    Les réactions de pyrolyse rapide et de réactions catalytiques en phase liquide sont particulièrement étudiées. Un point est fait sur les diverses possibilités de conversion catalytique du Syngas (CO + H2).

    Voir le document en anglais.

  • Le gaspillage.

    Le gaspillage.

    Images_3 "La Russie exploite aujourd’hui plus de 70% des gisements de pétrole et 60% des gisements de gaz prospectés à l’époque soviétique. Toute la "crème" a pratiquement été mangée, le reste sera épuisé au cours des prochaines années.  ".
    L’ agence de presse RIA NOVOSTI met en exergue aujourd’hui un problème qui n’est pas significativement russe, mais international, celui du déclin de la prospection minière.
    En Russie, ce déclin a commencé avec l’implosion de l’ Union Soviétique.
    La ressource, exploitée et la prospection, liquidée.

    "Comme on le sait, le sous-sol russe recèle un tiers des réserves mondiales de gaz, un dixième des réserves de pétrole et un cinquième des réserves de charbon. Mais ce sont, pour l’essentiel, des prévisions qui doivent encore être prouvées, après quoi l’extraction ne pourra commencer que dix ans plus tard.  "
    Mais, la condamnation de l’économie libérale est sans appel :
    "si, à l’époque soviétique, 20.000 gisements de minéraux utiles avaient été ouverts, parmi lesquels 2.000 déterminaient la croissance de l’économie du pays, ces 17 dernières années, pratiquement aucun gisement conséquent n’a été mis en exploitation.   ".
    En effet, prospecter coûte, pour -peut-être- rapporter dans 50 ans.
    Et là, même les gisements connus n’ont pas fait l’objet d’investissements…
    Paradoxalement, cet activisme dans la prospection a tué l’union soviétique, économie minière trop liée
    aux aléas des cours mondiaux.
    Aujourd’hui, le non-investissement, général à l’économie mondial, rend sa puissance évanouie à la Russie, en faisant flamber les cours .

  • Peak coal.

    Peak coal.

    Images Merci à Emile pour son commentaire sur l’Afrique du sud, un article à lui tout seul :
    "La fin du charbon approche, si le diamant est éternel (oui, mais, lui n’est pas détruit dans son usage, donc la production s’ajoute aux stocks), le charbon n’en a pas pour deux siècles".
    En effet, selon la théorie néolibérale, plus le prix augmente, plus les réserves augmente aussi. Hors, entre 1999 et 2005, les réserves prouvées sont passées de 227 à 144 ans. (Personnellement, j’avais pas vu que le temps avait passé si vite, je pensais, naïvement que seuls 6 années s’étaient écoulées, pas 83).
    " . Alors : Brusque fin du charbon en 2075 ou 2048 ? selon la tendance actuelle d’augmentation de la production, ou selon une progression plus faible de celle-ci. Entre 1999 et 2005, les réserves ont diminué quatre fois plus vite que le cumul de la production au cours des six années. La diminution est surtout due à un affinement des évaluations antérieures"… "En réalité, la production de charbon passera par un maximum vers 2030, avec une production proche de 8.000 millions de tonnes par an, le "peak coal", puis entrera en déclin. "

    Evidemment, Emile nous apporte un point de vue plein de bon sens, l’accroissement de la production n’est pas synonyme d’accroissement des réserves, mais de diminution par une consommation plus rapide.
    Le cas de l’ Afrique du sud, lui est atypique, car apparemment, c’est un des rares endroits  où un indicateur n’avait pas faibli, la production d’anthracite.
    En effet, un "pic de l’anthracite" ancien, a eu lieu en 1920.
    Ce pic de l’anthracite indiquait un épuisement des gisements.
    Le cas ici, est avant tout un problème d’investissement. Dans bien des endroits ailleurs, y compris en Chine, c’est d’épuisement géologique qu’il est question.
    Comme dans le cas du pétrole, des positions politiques et/ou économiques peuvent notablement avancer cette date.
    D’ailleurs, que reste t’ il du monumental appareil éolien et du gigantesque aménagement des fleuves qu’il existait en France en 1800 ?
    Faute d’investissements, rien.

  • USA: les cours du gaz naturel se valorisent avec la baisse des stocks

    USA: les cours du gaz naturel se valorisent avec la baisse des stocks

                              Les cours du gaz naturel aux USA se sont tendus à l’annonce de la baisse des stocks et de la persistance du froid.Gazus2 La température à Chicago est de -2°C, les stocks de gaz naturel ont atteint les niveaux bas de fin de cycle, alors les cours se tendent  au Henry Hub. Ils dépassent gaillardement les 9$ par millions de BTU depuis quelques jours. Cette tendance à la hausse pourrait se poursuivre si le froid devait persister. Rappelons que les cours avaient dépassé les 15$/MBTU en 2005 lors des tornades Rita et Katrina. Les fluctuations des cours du gaz US peuvent être très fortes en périodes de pénurie potentielle et de forte spéculation.

  • Un régime de haute pression a fait trembler le Texas

    Un régime de haute pression a fait trembler le Texas

    Texas                 En période de haute pression le froid et l’énergie éolienne font mauvais ménage. C’est ce que vient de vérifier le régulateur d’électricité du Texas: le ERCOT (Electric Reliability Council of Texas) qui a vu en quelque minutes la puissance éolienne générée passer de 1700 MW à 300 MW alors qu’un temps froid stimulait la demande en puissance électrique en augmentation de plus de 4000 MW. Devant un formidable effet de ciseau avec une demande qui croît et une offre éolienne qui s’effondre il n’existe qu’une parade: délester, ce que fit le régulateur. Evénement mineur en soi, mais qui fait doûter les américains, après les graves coupures de courant de Floride.

  • Rebondissement allemand dans le transport de l’électricité

    Rebondissement allemand dans le transport de l’électricité

    Corotmoulin                    La Commission Européenne au nom de la libre concurrence a proposé à ce que les réseaux de transport d’électricité et de gaz soient découplés de la production, en n’appartenant plus aux producteurs d’Energie traditionnels. L’Allemagne, la France et six autres Nations ont proposé une version médiane moins radicale, inspirée du RTE français, dans laquelle les réseaux seraient filialisés et possèderaient une puissante autonomie vis à vis des maisons mères. Mais, d’après le Frankfurter Allgemeine Zeitung, voila que certains énergéticiens allemands dont E-On, RWE et la filiale allemande de Vattenfall seraient en cours de discussions avec des financiers allemands pour céder leur réseaux longues distances. Le gouvernement allemand, pris à contre pied, a l’air un peu niais sur cette nouvelle.

                           Dans un modèle vertical intégré, selon un tel schéma dissociant Production – Acheminement – Distribution le producteur vendrait son énergie à l’achemineur pour ensuite, la lui racheter afin de pouvoir la distribuer. Pas sûr que ce schéma soit in fine, favorable au consommateur. En tous les cas ce ne sont pas de telles mesures qui permettront de moderniser et de dégoulotter la production d’électricité en Europe et donc de faire baisser les prix. La Commission se trompe de cible.

  • TOTAL poursuit son développement dans l’offshore africain

    TOTAL poursuit son développement dans l’offshore africain

    Total_usan1                  Le Groupe pétrolier Total informe qu’il a reçu le feu vert de la part des autorités nigérianes et de ses autres partenaires (Exxon 30%, Chevron 30% et le canadien Nexen 20%) pour démarrer le développement du champ offshore de Usan situé à 100 kilomètres des côtes. L’objectif est un démarrage des productions en début 2012 et un volume produit en plateau de 180 mille barils par jour. Les gaz extraits du gisement seront réinjectés.

                        La licence de prospection (OPL 222) qui datait de 1993 a été découpée en deux zones de production (Oil Mining Leases) l’OML 138 où se trouve Usan et l’OML 139.

    Lire le communiqué de TOTAL qui est opérateur de ce projet avec seulement 20% des parts.

  • Solaire Photovoltaïque et thermique en 2007.

    Solaire Photovoltaïque et thermique en 2007.

    Images_3 Le solaire photovoltaïque s’adjuge un + 200 % en 2007, soit 45 MW, surtout concentré dans les Dom (40 %), plutôt qu’en métropole (60 %).
    Il faut bien préciser qu’ EDF, n’a pas eu la même politique dans les Dom, car, ne disposant pas, là-bas, de centrales nucléaires, EDF y vendait son courant à perte.
    Il y a beau temps que les politiques sont plus axées sur les économies d’énergie.
    Côté solaire thermique, 323 000 m2 de capteurs installés. C’est une progression de 15 %, mais le marché du thermique est beaucoup plus mûr techniquement parlant, et possède une rentabilité économique à long terme, même sans subventions, ce qui est loin d’être le cas pour le photovoltaïque.

    Cette rentabilité serait atteinte beaucoup plus vite si les prix n’étaient pas délirants, alléchés par les crédits d’impôts, et guidés par l’appât du gain sur les nouveautés, fabricants, installateurs, vivent une grande rente de situation.
    La solution la plus utilisée pour le thermique est celle du chauffe-eau. Le système solaire combiné eau sanitaire et chauffage est trop onéreux pour percer encore.
    Développement donc, et l’on pourrait espérer voir contrarier le déclin de l’activité dans le bâtiment par une politique accrue d’économie d’énergie.