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  • Le retour de l’économie réelle…

    Le retour de l’économie réelle…

    Images_2 L’inflation des produits énergétique, et sa conséquence, l’inflation des produits alimentaires, renvoie à l’économie réelle qu’on avait voulu évacuer, vers un "ailleurs" moyen-âgeux.
    Pour l’alimentaire, l’augmentation officielle se situe à 4.2 %.
    Le blé flambe, mais la France a du mal à exporter car tous les clients ne sont pas solvables, à l’image du Maroc ou de l’ Egypte,
    La France manque désormais de génisses, pas de génisses, pas de veaux, pas de lait,
    le prix de la viande flambe à la suite de l’augmentation du prix des céréales,
    les récoltes sont détruites pour fabriquer du carburant, ou tout simplement brulé dans des chaudières…

    On le voit, la palette, non exhaustive est déjà large. Pour produire de l’alimentaire, on consomme beaucoup d’énergie, et on en consomme encore plus en transportant au loin, ces produits.
    Le trait de la production agricole, c’est à dire le plus possible de production locale, a disparu.
    Le transport résolvait tout.
    Après tout, dans les villages Gaulois certains promenaient leur poisson, ou leur cervoise. Les européens du 21° siècle font visiter l’UE à leur ketchup, leurs patates et leurs poulets.
    La réalité est plus forte que la fiction.
    J’attends de voir dans les magasins les tas de pomme de terre de semences.
    L’année dernière j’avais été subjugué par la quantité existante dans les supermarchés.
    Cette année devrait être encore plus époustouflante.
    Pour une production qui, il y a quelques années, avait disparu des jardins.
    Une seule va être contente : c’est perrette, son pot au lait, ses vaches, cochons et couvées…

  • Raffinage US en cours de conversion la semaine dernière

    Raffinage US en cours de conversion la semaine dernière

    Raffin3                             Le raffinage US a peu produit de raffinés et donc peu consommé de pétrole brut la semaine dernière avec un taux d’utilisation des raffineries de 83,5%. Les consommations américaines globales de produits raffinés ont été très soutenues à 21,3 millions de barils par jour (la consommation de pétrole aux USA se moque de la "crise bancaire") et la consommation de fuel a atteint des sommets à plus de 4,8 millions de barils par jour (il fait froid). La conséquence est une augmentation des stocks de pétrole brut de 4 millions de barils non distillés et une baisse des produits raffinés et intermédiaires de 8 millions de barils (fuel -4.4; kérosène -1.3; propane -2.8 millions de barils).

                          L’incidence de ces chiffres sur les cours du WTI sur le NYMEX devrait être négligeable, le Marché faisant de la géopolitique sur fond de coups de mentons de militaires venezuéliens. Les cours sont hauts parce que l’Arabie se tait, seuls les faucons de l’OPEP sont audibles, et parce que les exportations russes ne sont peut-être pas garanties pour 2008 et au delà, Poutine voulant favoriser le raffinage local.

  • Réserves de pétrole et de gaz: la SEC veut moderniser les règles

    Réserves de pétrole et de gaz: la SEC veut moderniser les règles

    Sec                            Le régulateur US qu’est la "Securities Exchange Commission" (SEC) est sur le point de moderniser les règles d’évaluation des réserves de Pétrole et de Gaz Naturel des Groupes pétroliers cotés à la Bourse de New York. Ces nouvelles règles qui tiennent compte de propositions de l’industrie pétrolières prendraient en compte de nouvelles réserves qui ne sont pas à ce jour admises. C’est le cas par exemple des sables bitumineux qui sont parfois communiqués à la SEC pour information, mais qui n’entrent pas dans l’évaluation officielle (Shell par exemple en 2006  a déclaré 1.38 milliards de barils de bitume, Exxon 0.72 mrd de barils représentant respectivement 33% et 7% de réserves de pétroles en plus). Les futures règles prendraient en compte les nouvelles technologies et les nouveaux procédés d’extraction. Ces nouvelles règles vont majorer les valeurs des réserves publiées à ce jour et vont essayer de donner une image plus fiable des "droits à produire" de chacun des pétroliers.

                                 Mais, malgré tout, il restera toujours la valeureuse incertitude du métier de pétrolier qui peut se faire à tout moment, exproprier par n’importe quel démagogue, en mal de popularité, malgré l’existence de contrats gravés dans le marbre.

  • L’Irlande un nouveau marché pour l’énergie éolienne offshore

    L’Irlande un nouveau marché pour l’énergie éolienne offshore

    Irlande                       Alors que toute commande pour une éolienne offshore de grande taille en Europe, reçoit en ce moment un accusé de réception avec une date de livraison pour 2011 ou 2012, les Etats européens ont enclenché une course aux enchères pour savoir celui qui va le plus subventionner cette activité. On le sait, la France paie le MWh offshore 130 euros  pendant 10 ans suivis de 10 ans décroissants. L’Irlande vient de décider de payer le futur MWh éolien offshore 140 euros pendant 15 ans. Elle étudierait également avec l’Ecosse et l’Irlande du Nord la possibilité d’établir une ligne sous-marine de forte puissance en Mer d’Irlande; elle permettrait de connecter les futurs champs offshores entre eux et niveler ainsi la production d’électricité éolienne.

                           On le voit, les opérateurs éoliens, possédant une certaine flexibilité opérationnelle et intellectuelle, peuvent optimiser leurs profits par un nomadisme intra européen de leurs projets. Le Royaume-Uni, les Pays-Bas et maintenant l’Irlande sont des cibles de choix.

  • La plante du développement durable.

    La plante du développement durable.

    Photos_pilou_014 Le matériau révolutionnaire, est aussi très ancien, c’est le bambou, il loge un milliard de personne, pousse très vite, devient mature très vite aussi.
    Un arbre de 18 mètres, c’est 60 ans d’attente, un bambou, c’est 59 jours.
    Sa robustesse et sa résistance sont comparables à celle des meilleurs métaux, aciers et graphites.
    Son commerce est florissant.

    Le bambou fait vivre, à l’heure actuelle deux milliards de personnes, et, en ces temps de réchauffement climatique, il est un très bon capteur de CO2.
    Vous pouvez en planter dans votre jardin. Moi, c’est déjà fait.
    Certaines variétés poussent d’un mètre par jour, et sont réputées pousser à "vue d’oeil".
    Il peut aussi servir d’alimentation. (Même si on ne porte pas une fourrure noire et blanche).
    Les ressources existent, elles sont malconnues, méprisées ou combattues

  • L’accident possible…

    L’accident possible…

    Images_3 La France vient de le reconnaitre, l’accident nucléaire est possible.
    Déjà l’amiante avait connu un record de lenteur  (1907-2007), entre la date où le gouvernement avait été prévenu de son danger, et la date effective de son interdiction.
    Là, consolation, on a mis QUE 40 ans.
    On "esquisse" une doctrine.
    "Jusqu’à présent, les textes géraient la phase d’urgence d’un accident, jusqu’à la fin des rejets radioactifs, ce qui donne lieu à une dizaine d’exercices par an  ".
    Autrement dit, il n’existait rien.
    Mais après ?

    Car il faudrait gérer sur des centaines, voire des milliers d’années.
    Des zones contaminées gravement existe sur l’ancienne URSS, mais les russes n’ont pas le même rapport au sol. La propriété privé du sol, l’enracinement, n’y a jamais existé.
    "On peut modéliser, supputer ; de toute façon, rien ne se passera comme prévu  ".
    On voit le mensonge du nucléaire. Passer le premier rempart, l’équipe en charge de la centrale, il n’y aura plus rien.
    "On travaille sur des accidents très minorés par rapport à Tchernobyl, rassurants pour les autorités  ".
    Pauvres autorités.

  • Suntech Power déçoit la Bourse, son cours plonge de 21% à New York

    Suntech Power déçoit la Bourse, son cours plonge de 21% à New York

    Suntech_2                  Mauvais temps dans les énergies alternatives, après Sharp Solar qui annonce des résultats trimestriels décevants, Iberdrola Renovables dont les profits sont en baisse, voila Suntech Power un des trois grands du solaire mondial qui déçoit les analystes. Pourtant les résultats sont en hausse à 51 millions de dollars contre 31 M$ l’année précédente, mais les analystes attendaient mieux. Ce sont les prévisions pour le premier trimestre 2008 qui déçoivent. Suntech prévoit un C.A. de 370 à 380 M$ alors que les analystes attendaient plus de 450 m$. Comme Q-Cells il annonce des montées en cadence, mais pour la deuxième partie de 2008. Il devrait donc produire 530 MWc, dont 60% durant la deuxième partie de 2008.

                    Alors le Marché, ce 20/02/2008, corrige le cours à la baisse de 21% à 36$ par action, lui qui venait de plus de 80$ en fin 2007 (Fig.).

                          En fait, ces industries photovoltaïques complexes, qui demandent beaucoup de recherches et de prouesses technologiques en amont pour produire les cellules les meilleures et les moins chères et beaucoup de main d’oeuvre en aval pour assembler des panneaux à moindre coût et avec de faibles déchets, sont débordées par une demande croissante sur un outil de production en perpétuelle évolution. Seules survivront les rares Sociétés qui agiront méthodiquement et feront comprendre à leurs actionnaires que l’industrie demande beaucoup de travail, d’abnégation et de patience.

  • Iberdrola Renovables: C.A. 2007 en hausse, Résultats en baisse

    Iberdrola Renovables: C.A. 2007 en hausse, Résultats en baisse

    Iberdrola                       Iberdrola Renovables, la filiale à 80% d’Iberdrola, est la première capitalisation boursière mondiale, parmi les entreprises agissant majoritairement dans les énergies renouvelables, avec 35 milliards de dollars à fin 2007. Or en 2007 cette "success story" a présenté des résultats qu’on peut qualifier de mitigés.

    • La puissance éolienne installée à 7704 MW s’est accrue de 19.5%. La majorité de ses éoliennes sont en Espagne (4229 MW) et aux USA (2145MW),
    • La génération d’électricité à 14700 GWh ne s’est accrue que de 14.3% en raison de faibles productions espagnoles au quatrième trimestre,
    • Le taux de charge global des installations est donc de l’ordre de 24% (moins de 24% en Espagne et supérieur ailleurs)

    Ces performances opérationnelles conduisent à des résultats financiers décevants:

    • Le chiffre d’affaire qui prend en compte pour 2007 le dernier trimestre de Scottish Power s’élève à 953 Millions d’euros en croissance de 37%, mais la croissance pro-forma obtenue en consolidant Scottish Power et Iberdrola Ren. sur les deux années 2006 et 2007 n’est que de 2,8%.
    • Le résultat net à 117 millions d’euros est en décroissance de 38%

                    Investissements en hausse, volumes de production qui suivent difficilement, taux de charge des installation moyen, prix du MWh espagnol en baisse de 12% à 81 euros, taux de change peu favorable pour les activités US expliquent un résultat net sur chiffre d’affaire à un peu plus de 10%. Ce n’est pas la rente attendue.

                   Iberdrola Ren. illustre parfaitement toutes les ambiguités de cette activité éolienne qui avec un prix de l’électricité éolienne de 81 euros le MWh en Espagne voit ses résultats baisser. La sensibilité de cette activité au bon vouloir des politiques la rend financièrement dangereuse.

                    Finalement, EDF devrait bien réfléchir avant de faire une offre hostile sur la maison mère dont le "fleuron" est soi-disant la partie renouvelable. Ce fleuron serait-il un cactus?

                   Le 20/02/2008 à 15 heures le cours d’Iberdrola Ren. était en baisse de 4.8% à 4.37 euros.

  • Le Venezuela impacte les réserves des Pétrolières concernées

    Le Venezuela impacte les réserves des Pétrolières concernées

    Totalreserv1                    Les nationalisations des exploitations pétrolières au Venezuela en 2007 devaient avoir un impact sur les réserves de pétrole des Sociétés concernées. Les premiers résultats publiés nous informent de l’amplitude du phénomène. Pour ExxonMobil et ConocoPhillips qui ont quitté le Venezuela les choses sont à peu près claires. Exxon a annoncé un impact de ce départ sur ses réserves 2P (prouvées et probables) de 1,6 milliards de barils, et un calcul simple permet d’estimer la baisse des réserves prouvées à un peu moins de 0,5 milliard de barils. ConocoPhillips annonce pour sa part une perte vénézuelienne de ses réserves prouvées de 1,089 mrds de barils, ce qui est considérable pour cette entreprise de la taille de Total.

                              En ce qui concerne Total, l’impact de la cession de 16,5% des parts de Sincor au pétrolier national PDVSA, fait baisser le taux de renouvellement des réserves prouvées de façon importante à 0.23%.Totalreserves Ceci se traduit par une nouvelle baisse des réserves prouvées de liquides en 2007 de 0,7 milliards de barils, ce qui est considérable pour une cession partielle de Sincor.  Ce résultat est particulièrement décevant et s’inscrit dans un mouvement continu de baisse des réserves prouvées de pétrole pour Total de 1,5 mrds de barils en quatre ans, malgré une amorce de pallier en 2006. (FIG.). Par contre les réserves de gaz sont stables ou légèrement croissantes, mais il ne faut pas oublier qu’un baril de gaz ne vaut que la moitié de celui d’un baril de pétrole, et donc que la colonne total qui ajoute des "carottes et des navets" n’a que peu de signification.

                       Ces mouvements de stocks très variables d’une Major à l’autre montrent le peu de fiabilité que l’on peut accorder à ces chiffres qui sont cependant une des clés de valorisation de ces Groupes.

  • Une belle colère.

    Une belle colère.

    Images_2 Je laisse la parole à un internaute intervenant sur l’article "le rapport du GIEC".
    "il est bizarre que les pays pronant le role du C02 sur l’effet de serre soit des pays non ou peu producteurs d’énergies fossiles mais dans un même temps en sont de grands cosommateurs. De plus cette même hypothèse apparait au moment des crises pétrolières, à l’émergence identitaire et revendicative des pays producteurs d’énergies fossiles qui se trouvaient sous tutelle de pays développés.Ces mêmes pays qui ont développés l’énergie nucléaire qu’ils sont les seuls à pouvoir promulguer et vendre. En outre l’ensemble des travaux du GIEC, promu au rang de nouvelle bible par le monde entier, semble entaché d’obscurantisme quand à leur établissement et à leur promulgation. Surtout lorsqu’au sein même de cette organisation il existe des conflits quant au bien fondé des rapports et que des scientifiques la quitte en parlant de mesures et d’actions plus politiques que réellement scientifiques. Que dire des ong environnementales qui à court d’arguments au début des années 90 ont su trouver leur nouvelle croisade via cette hypothèse et dont les manières d’agir verse parfois dans le sectarisme ou le terrorisme. Bref je ne suis pas sponsorisé par des grandes entreprises pétrolières ou chimiques mais je me pose simplement des questions et demande l’ouverture d’un vrai débat sur le climat et non un amoncellement d’idées reçues et alarmistes. je m’inquiète de ce monde ou le simple fait d’apporter un avis contraire vous amène à subir une véritable chasse aux sorcières comme au bon vieux temps du stalinisme, de l’hitlérisme ou du macchartisme.   "

    En effet, prouver est mieux qu’excommunier, et le phénomène est parallèle au mouvement d’émancipation des pays producteurs, dont j’ai souvent parlé.
    Alors qu’il y ait réchauffement, c’est indubitable, mais qu’elle est l’ampleur du phénomène, les arrières-pensées des hérauts du réchauffement climatique, des sacrifices à imposer aux populations  ?
    Devant ces questions, je n’ai aucune réponse. Il est facile de manipuler pour paniquer, c’est un classique, quand un Al Gore nous parle, est-ce un homme sincère, ou le fond de boutique d’un politicien ? Quand aux sacrifices, ils sont inconciliables avec l’économie de marché.
    Voici mon constat personnel, et j’attends des réponses.

    Bon, je vais relire Tartuffe…