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  • La boite de pandore.

    La boite de pandore.

    Le Kosova a proclamé son indépendance, les balkans retrouvent leur statut de poudrière.
    Et les deux gazoducs prévus (South stream et Nabucco) n’arrangeront pas la situation.
    Au contraire, si le prix de l’énergie ne cesse de grimper.
    Images Les états occidentaux ont poussés les kosovars à la faute, et mis par terre un principe, celui de l’intangibilité des frontières.
    Aucun droit ne gagne, c’est Adolf Hitler qui triomphe. Il avait été le dernier à dire en Europe que les frontières bougeaient sans cesse.
    Un certain nombre de dossier vont "pêter à la figure" des occidentaux.
    L’Irlande du nord, l’Ecosse, le Pays de Galles, la Belgique, le pays basque, la Catalogne, l’ Italie dans son ensemble, la Corse, plus loin la républika spreska, le Monténégro (30 % de serbes), le Kosovo (et ses enclaves serbes), la macédoine, la transylvanie et ses minorités, l’Ukraine, la république autoproclaméé de trandniestrie, Chypre, la république autoproclamé d’ Abkazie, l’ Arménie qui occupe une portion de l’azerbaïdjan… Et la liste n’est pas exhaustive. On peut passer, dans le monde de 192 pays à largement plus du double.
    Pour les USA, c’est encore pire. Toutes les minorités pourront aspirer à l’indépendance, le Mexique recouvrer les provinces perdues en 1848, largement mexicanisées à nouveau…

    On aurait voulu partir pour 200 ans de guerre, on ne s’y serait pas pris autrement.
    Nos hommes politiques ont largement la tête vide.
    Ils vont donc occuper le Kosovo, et qu’arrivera t’ il en cas de confrontation entre le Kosovo, soutenu par les occidentaux, et les serbes par la Russie ?
    Même sans aller jusqu’à l’option ultime, la guerre nucléaire, une autre option pourrait voir une Europe mise à genoux par l’énergie.  12.5 % du pétrole mondial et 30 % du gaz, c’est la production russe. Si l’ Amérique s’arrête de consommer, c’est la crise économique, si la Russie s’arrête de produire, c’est beaucoup plus grave.  Crise économique, crise frumentaire, crise de civilisation. Même la nourriture, à l’heure actuelle, ce n’est que de l’énergie.

  • Le plus grand fabricant mondial de cellules solaires Q-Cell est Allemand

    Le plus grand fabricant mondial de cellules solaires Q-Cell est Allemand

    Qcells                          La production de cellules photovotaïques de l’allemand Q-Cells en 2007 a atteint 389MWc en croissance de 54%, avec un chiffre d’affaires de 859 millions d’euros en croissance de 59%. Cette formidable avancée l’a propulsé au premier rang mondial devant le japonais Sharp et l’américain Suntech. L’objectif de Q-Cells pour 2008 est de produire  de 565 à 590 MWc de cellules solaires et d’amener son chiffre d’affaire à 1,2 milliards d’euros. Pour assurer ce régime de croissance de 50% par an la Société va construire une nouvelle usine de production en Malaisie qui devrait, par plateaux, atteindre une capacité de production de 300MWc. En parallèle, une sixième ligne de production démarrera au quatrième trimestre en Allemagne. Les productions 2008, avec un outil de production saturé, se feront à 60% durant le second semestre.

                  Le cadancement des capacités de production est le suivant:

    • fin 2007: 516 MWc
    • mi-2008: 630 MWc
    • fin 2008: 760 MWc
    • fin du T1 2009: 920 MWc dont 160 MWc en Malaisie

                  Q-Cells est en retard par rapport à ses concurrents sur les techniques en couches minces, beaucoup plus économiques, puisqu’il est en cours de construction d’une unité de 25MWc en film mince de type Cd-Te et qu’il prévoit d’en construire une autre de 60MWc en 2009.

                  Ses concurrents Sharp et Suntech se débattent eux aussi avec des accroissements importants de capacités de production mais aussi avec des évolutions de technologies indispensables pour réduire les coûts.

                  A ce jour, cette industrie complexe de l’énergie photovoltaïque, en pleine évolutions technologiques mais tirée par une formidable demande, fait apparaître une dixaine d’acteurs mondiaux, localisés au Japon, en Chine, aux USA et en Europe. Les petits acteurs nationaux ne pourront pas suivre les évolutions technologiques et disparaitront.

  • Le régulateur allemand: « l’Europe risque des coupures de courant électrique »

    Le régulateur allemand: « l’Europe risque des coupures de courant électrique »

    Corotmoulin                 Le Régulateur de l’énergie allemand, Matthias Kurth, vient d’annoncer qu’en raison de sous investissements dans la génération d’électricité, l’Europe allait au devant de ruptures en ressources de courant électrique. Les projets de nouvelles centrales électriques sont abandonnés les uns après les autres, en raisons des émissions de carbone ou de l’hostilité des populations, les délais et les coûts des matériaux s’allongent et retardent les projets. L’Allemagne avait planifié que d’ici à 2012 il faudrait moderniser 20000 MW de centrales, à ce jour seulement 7000 ont été décidés ou sont en cours. E-On, RWE, Evonik viennent d’annuler des projets de centrales électriques en Allemagne. En associant ces retards avec les problèmes de refroidissement des centrales françaises durant l’été et des pénuries en Italie, Kurth annonce "que l’Europe est en face de problèmes bien plus difficiles que celui de savoir si l’on doit séparer la production de la distribution avancé par la Commission Européenne comme la solution à tous les problèmes".

                            Cette prise de parole qu’on peut assimiler à un "coup de gueule", d’un professionnel avisé et pragmatique, dénote des positions idéologiques des bureaux feutrés européens de Bruxelles. Il a d’autant plus raison que la modernisation des ressources allemandes est une voie essentielle dans la réduction des émissions de CO2 en Europe.

  • Oslo et Riyad militent pour la reconnaissance de la capture et de la séquestration du CO2

    Oslo et Riyad militent pour la reconnaissance de la capture et de la séquestration du CO2

    Un_cmd                           L’Arabie Saoudite et la Norvège ont décidé de joindre leurs forces pour faire reconnaître la CCS (Capture et Séquestration du CO2) comme une méthode reconnue et estampillée par L’Organisation des Nations Unies pour le Changement Climatique dans le cadre du "Clean Development Mechanism" CDM. En effet la Capture et la Séquestration de CO2 qui est retenue par tous les plans américains, européens et asiatiques comme une voie probable, parmi d’autres, de maîtrise des émissions de carbone dans le futur, n’est pas officiellement acceptée par le CDM et ne peut donc pas faire l’objet de crédits carbone. En effet sous la pression de mouvements écologiques "intégristes" et de certaines Nations le CCS est rejeté parce qu’il risquerait de nuire gravement au développement des technologies "purement" écologiques.

                            Cette technologie fera partie à part entière, du panel des outils de maîtrise des émissions de CO2, encore faudrait-il que les organismes de régulation compétents admettent qu’il ne faut pas perdre de temps. En attendant cet agrément, il est certain que les industries concernées joueront la montre, n’investiront pas et continueront à rejeter leurs milliers de tonnes de CO2 dans l’azur.

  • Arabie Saoudide: le champ de Khursaniyah va démarrer dans deux mois

    Arabie Saoudide: le champ de Khursaniyah va démarrer dans deux mois

    Kpcchairman                         L’Arabie Saoudite attend avec impatience le démarrage des productions de pétrole du champ de Khursaniyah qui devraient atteindre 500 mille barils par jour. Ces productions devraient arriver sur le Marché dans deux mois environ selon un membre de la Société d’Etat Aramco. Ce démarrage arrive avec trois ou quatre mois de retard sur le planning initial. Ces retards, d’après ce représentant officiel, ne devraient pas remettre en cause l’objectif de capacité de production de 12 millions de barils par jour, pour la fin de 2009.

                               La capacité de production de pétrole de l’Arabie Saoudite est un point clé pour l’orientation des politiques de productions de l’OPEP. L’Arabie n’est forte au sein de l’oligopole que si elle peut menacer les plus durs de produire plus et à leur place. Ces nouvelles productions devraient donc s’accompagner d’un come back du leadership des saoudiens qu’on entend peu en ce moment, dans un théatre monopolisé  par l’inénarrable  braillard venezuélien.

  • Les productions de pétrole du Nigéria devraient croître dans les prochains mois

    Les productions de pétrole du Nigéria devraient croître dans les prochains mois

    Total_2007_carte_nigeria_2                                 Malgré les nombreux incidents imputables au MEND, mouvement dit de "libération" du delta du Niger, les productions de pétrole du Nigeria sont à ce jour de 2,1 millions de barils par jour. Dans les mois à venir de nouvelles productions vont démarrer. Tout d’abord le projet NGL2 d’Exxon démarrera le mois prochain avec une production de 45 mille barils par jour. Cette nouvelle production confirmera la première place d’Exxon comme premier producteur de pétrole du delta du Niger. Par la suite le projet offshore d’Agbami, opéré par Chevron devrait entrer en production à mi-année pour monter en production jusqu’à 230 mille barils par jour. Enfin le projet Akpo de Total est aussi attendu pour la fin de l’année ou le début 2009.

    Les productions du Nigéria devraient donc croître régulièrement cette année pour atteindre 2.3 millions de barils par jour pour un quota OPEP de 2.16 millions bl/jour.

  • Remise en état.

    Remise en état.

    Images_5 Remettre en état thermiquement 850 000 logements sociaux parmi les moins performants, repartis ainsi :
    – 100 000 en classe G (plus de 451 Kwh/ M2 et par an),
    – 150 000 en classe F (entre 330 et 450 Kwh),
    – 600 000 en classe E (entre 231 et 330 Kwh),
    permettrait d’économiser 7 térawatt/ an et 1 million de tonne de CO2.
    450 000 sont reliés à des réseaux de chaleur, et les problèmes sont aussi juridiques.

    De quelle manière ?
    "Le financement des travaux d’économie d’énergie pourrait se faire grâce à la participation de l’Etat et des collectivités locales, des partenariats public-privé, ainsi que les bailleurs sociaux, soit en empruntant, soit sur leurs fonds propres ".
    En ce qui concerne les PPP (partenariats publics privés), ils viennent d’être éreintés par la cour des comptes et sont somptueusement gaspilleurs. Pour une simple astuce comptable, finalement.
    Donc, résumons, pour sauver la planète, il faut IN-VES-TIR… C’est aussi simple que cela… En moyenne, 15 000 euros par logement. Quand on voit l’argent qui a été injecté dedans, on se dit que c’est finalement bénin, et que cela solvabilise le locataire.

  • Recyclage des pneus.

    Recyclage des pneus.

    Images_4 Le problème du recyclage des pneus est assez récurrent. En réalité, jusqu’à maintenant, on n’a pas trouvé de solution satisfaisante, sauf celle qui consistait à les exporter dans le tiers-monde où ils étaient largement utilisés, notamment pour faire des chaussures pour le marché local.
    Mais cette tendance a été abandonnée (il ne faut plus exporter ses déchets), et l’on cherche des solutions rentables et innovantes.
    L’université de Bangor dit avoir trouvé un procédé qui permettrait de retraiter les pneus usagers et d’obtenir : " du méthane, de la vapeur d’eau, du noir de carbone et un mélange liquide de plusieurs hydrocarbures  ".
    Mélange intéressant, car visiblement d’un composé simple, il serait facile à raffiner.

    Une usine de démonstration existe, elle produit 20 litres pour 12 pneus.
    Used Tyre Distillation research est en train de breveter le procédé et veut construire une usine capable de traiter 2 000 000 de pneus par an.
    Le gaz produit permet l’autosuffisance énergétique du procédé.
    Reste que, même au prix actuel du carburant, cette solution est économiquement peu rentables. 50 millions de pneus produirait 75 à 80 millions de litres, donc le niveau de rentabilité économique ne serait jamais atteint sans taxes. Collecter les pneus, les transporter, la main d’oeuvre.
    Encore une invention destinée à faire mettre la main au portefeuille et/ou un cadre législatif important et précis…

  • Lehman Brothers dégrade fortement les purs raffineurs US

    Lehman Brothers dégrade fortement les purs raffineurs US

    Raffinagecours_2              L’activité de raffinage aux USA n’est pas en ce moment lucrative. En effet ce sont les cours du brut qui tirent le marché à la hausse et les raffineurs ont du mal à passer la montée des cours de leur matière première dans les prix de vente des produits raffinés. Conséquence: bon nombre de raffineurs US ont présenté des résultats  en rouge ou en forte dégradation au quatrième trimestre 2007. Paul Cheng, analyste chez Lehman Brothers, ne voyant pas de possibilité d’amélioration du secteur vient donc de passer l’activité raffinage US de "neutre" à "négatif " avec des objectifs de cours inférieurs de 7% à 18%   aux cours de clôture du 15/02/2008 (Tableau).

                     Ce secteur est fortement handicapé par certaines raffineries obsolètes et trop petites, une révision déchirante des actifs va donc s’imposer, avec des cessions. Par la suite, des rapprochements pour conserver la taille critique seront envisageables. Un conseil réitéré: se tenir loin de ce secteur.

  • ExxonMobil: des réserves prouvées de pétrole et/ou de gaz en baisse

    ExxonMobil: des réserves prouvées de pétrole et/ou de gaz en baisse

    Exxonbacon                    Exxon a annoncé l’état de ses réserves prouvées en ne distinguant pas gaz et pétrole. Il ressort de sa publication assez tordue que compte tenu de ses découvertes, des prix du gaz et du pétrole à fin Décembre 2007 et de son expropriation du Venezuela le renouvellement des réserves s’élève à 76% de la production annuelle. En 2007 Exxon a produit 1,53 milliards de barils équivalents de pétrole et de gaz, ce qui veut dire que ses réserves prouvées ne se seraient renouvelées que de 1.16 mrds de barils. L’expropriation du Venezuela lui aurait fait perdre 31 points (107%-76%) de renouvellement soit 0.47 mrds de barils. Officiellement Exxon annonce des réserves prouvées de 22.7 milliards de barils équivalents et estime ses réserves 2P (prouvées et probables) à 72 milliards de barils équivalents.

                        Ces résultats trop incomplets pour être analysés plus à fond (il faudrait au moins pouvoir pondérer la part du gaz et du pétrole) montrent cependant la faiblesse d’Exxon sur son aptitude à renouveler ses réserves. Ses investissements annuels de 20 milliards de dollars ne sont pas à la hauteur de son activité et du cash qu’elle génère. Il est difficile de racheter de formidables quantités d’actions et de maintenir à flots ses réserves. De Margerie de Total a clairement arbitré pour favoriser ces dernières, Exxon préfaire "sculpter" sa capitalisation boursière.