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  • Zéro énergie, pardon Zero energy

    Zéro énergie, pardon Zero energy

    Images_3 Zero Energy en Californie pour 2020, en ce qui concerne le résidentiel et 2030 pour les locaux commerciaux.
    Il n’y a pas eu besoin de "Grenelle de l’environnement" pour décider une simple mesure de bon sens.
    Ce qui donne le là de ce "Grenelle" : une tartufferie.
    Pour l’ancien, un aspect "économie d’énergie" sera pris en compte.
    Et ce, avant toute revente.
    Bon, d’accord, pour le moment, avec la crise immobilière, cela ne sera pas forcément évident à appliquer.

    Mais, il n’y a rien de révolutionnaire dans les projets du CEC (California Energy Commission) : meilleure isolation et énergies renouvelables.
    D’ailleurs certaines normes sont déjà en place, et des initiatives sont en cours.
    Les états-unis sont un continent, et les initiatives sont nombreuses dans ce sens, il n’y a guère que le gouvernement fédéral, bien doté en représentants des lobbys pétroliers qui ait fait la sourde oreille jusqu’à présent.
    Une non-nouvelle, donc. On va appliquer ce qui existe. Pour ce, une seule solution, la règlementation.

  • Viens, mon petit caniche…

    Viens, mon petit caniche…

    Images Robert Gates n’aura eu qu’à siffler.
    Petit caniche Sarkozy est venu.
    Il sera bien le seul d’ailleurs.
    Son "renfort" en Afghanistan sera d’ailleurs misérable : 700 hommes.
    Joints aux fonds de tiroirs américains, ce sera au maximum 5000 hommes. Il n’en manque plus que 355 000.
    Les "stratèges" américains (canadiens et étasuniens), le savent, pour gagner la guerre en Afghanistan, il y faudrait 400 000 hommes et de durs combats.
    Pour cela, il faudrait la conscription.
    On préfère faire appel à l’ OTAN et à des alliés qui ne voient dans la guerre que 4 choses :
    – une guerre déjà perdue,
    – une guerre pour l’énergie,
    – une guerre où l’ OTAN, crée pour faire face à l’union soviétique n’a rien à faire,
    – une guerre américaine devenue immorale.

    Mais qu’elle était finalement le but de cette guerre ?
    C’était, malgré la fin de la guerre froide, attaquer le "ventre mou" de l’URSS, de le vider de son gaz et de son pétrole, sans passer par la Russie.
    Désormais, pourquoi se bat on ?
    Pour empêcher les pathans de couper les voies de communications de l’ OTAN, pendant que la guerre s’étend au Pakistan, soit un ensemble de 200 millions d’habitants.
    Penser maitriser un tel ensemble avec 40 000 homme est parfaitement présomptueux.
    D’ailleurs le sous-ensemble Afghan (30 millions) n’est même pas contrôlé.
    Le beau carnage, sans fin, ni but peut commencer.
    Des centaines de soldats de l’ OTAN vont être tués, et des dizaines de milliers d’ Afghans.

  • Gaz de France retenu comme opérateur d’un bloc de la Mer de Norvège

    Gaz de France retenu comme opérateur d’un bloc de la Mer de Norvège

    Dep_2                          Le Ministère du Pétrole et de l’Energie norvégien vient d’attribuer 52 licences de production localisées dans la Mer du Nord (24), la Mer de Norvège (21) et la Mer de Barents (7). C’est bien sûr StatoilHydro, le local de l’étape, qui se taille la part du lion avec 9 licences d’opérateur, E-On en obtient 4, Eni est retenu 2 fois et Gaz de France obtient une licence d’opérateur avec 70% d’un bloc de la Mer de Norvège. Il obtient également trois participations dans d’autres blocs. Total n’a pas été retenu comme opérateur, mais il obtient des participations dans trois blocs, opérés par StatoilHydro, dont deux en Mer de Barents. (voir les plans des blocs attribués)

  • Illinois: projet en vrai grandeur de capture et séquestration de CO2

    Illinois: projet en vrai grandeur de capture et séquestration de CO2

    Carbonworkflow1                       Le Department of Energy américain vient de choisir le Midwest Geological Sequestration Consortium pour réaliser pendant trois ans, des essais de séquestration de CO2 dans le Mont Simon qui se situe, en partie, dans l’Illinois. Ce projet est destiné à tester et démontrer l’aptitude d’une formation géologique à stocker de façon sûre, économique et permanente de grandes quantités de CO2. Le CO2 proviendra d’une usine de production d’éthanol appartenant à Archer Daniels et la division Schlumberger Carbon Services aura en charge la conception, la construction et l’exploitation de toute la partie stockage du gaz. De ces travaux le DOE devrait tirer des enseignements lui permettant d’élaborer les futures règles concernant le stockage du CO2.

                       Le DOE est réellement très actif dans le développement de ces technologies de CCS qui constitueront dans le futur, une part importante des actions de maîtrise et de limitation des émissions de CO2 aux USA.

  • Les trente premiers électriciens mondiaux

    Les trente premiers électriciens mondiaux

    Chinoismoderne                     Le TOP 30 des électriciens mondiaux classés en fonction de leur quantité annuelle d’électricité produite fait apparaître les grandes aberrations des Sociétés chinoises et indiennes les plus polluantes. Alors qu’une usine au charbon standard largue en moyenne 0,96 tonne de CO2 par MWh d’électricité produite, la liste des 30 premiers électriciens présente quatre Sociétés, trois chinoises et une indienne, qui relarguent en moyenne 1,25 tonnes de CO2 par MWh d’électricité.

    Electriciens           Ces quatre Groupes génèrent 823 millions de tonnes de CO2 pour produire en électricité un peu plus que le Groupe EDF qui lui produit 84 tonnes de CO2 seulement. On mesure le chemin à parcourir. La conversion des usines de ces groupes devrait être une priorité écologique mondiale, sponsorisée par des droits d’émissions de Carbone. La simple conversion des usines de ces quatre Groupes en technologie "clean coal" qui produit 0,8 tonne de CO2/MWh, permettrait d’économiser 300 millions de tonnes de CO2 par an. Une analyse plus fine de Sociétés électriques de moindres tailles permettrait, à coup sûr, de relever d’autres résultats aberrants.

                     Les priorités de la Chine et de l’Inde n’est pas de faire du vent avec quelques éoliennes bidons, elle est dans la modernisation et la montée en puissance de leur parc d’usines électriques existantes. C’est aussi vrai aux USA et en Europe, pour les usines les plus polluantes.

  • Guerre USA/Exxonmobil/Venezuela

    Guerre USA/Exxonmobil/Venezuela

    Images La politique du pire est toujours mauvaise conseillère.
    Exxonmobil s’est retiré du Vénézuela et poursuit le gouvernement de ce pays devant les tribunaux New-Yorkais.
    Un gel de certains avoir de PDVSA (pétrole du Vénézuela) est en cours, et il faut voir un gel de la production de l’ Orénoque, comme une "réponse adéquate".
    En effet, à l’heure actuelle, réduire la production de 200 000 barils/jour peut être dévastateur, quand le curseur des prix oscille dangereusement sur les marchés, un rien peut faire basculer une situation.

    En réalité, c’est bel et bien une nouvelle guerre froide, pas si froide que ça qui s’installe en Amérique latine et dans le monde.
    Là, le clivage est beaucoup plus clair que pendant la précédente.
    D’un côté, il y a un empire consommateur, et de l’autre côté, des producteurs qui n’entendent pas brader leurs ressources à bon marché.
    Ni encore moins conforter les délires des puissances consommatrices dans leur "toujours plus", pour une très simple et bonne raison : ils ne le peuvent pas.
    La relance de la course aux armements est relancée en Amérique Latine, et seule la volonté de la Russie de ne pas la relancer (elle a déjà donné), fait qu’elle est unilatérale face aux USA.
    L’image du monde est simple, d’un côté l’ Iran, le Vénézuela, et la Russie, les puissances productrices d’énergies, de l’autre l’ Otan et sa tête, les états-unis.
    Aux puissances productrices d’énergies se joint la Chine, puissance industrielle.
    A partir de là, on va constater des tentatives de déstabilisations, de gains territoriaux, en  faisant basculer certains états.
    Le moyen-orient est mûr pour basculer côté iranien et la crise à venir est certainement financière.
    Des états gorgés de dollars peuvent en effet, très vite organiser un effondrement de cette monnaie.

  • Un arrêt de production dans les huiles lourdes de l’Orénoque

    Un arrêt de production dans les huiles lourdes de l’Orénoque

    Pdvsa                           La Société d’Etat venezuélienne PDVSA vient d’informer le marché, ce Dimanche 10/02/2008, qu’elle allait arrêter un "upgrader" de 200 mille barils par jour de capacité de production pendant 7 semaines. Cet arrêt "majeur" a pour objet d’assurer la maintenace lourde de l’installation qui assure les productions de la nouvelle filiale PDVSA-Total-Statoilhydro Petrocedeno. Cette nouvelle, sur fond de querelle entre l’Etat venezuélien et Exxon-Mobil, va stresser un peu plus encore le marché américain du pétrole qui redoute, de façon sûrement irrationnelle, des ruptures d’approvisionnement. Les fonds alternatifs pourraient être attirés sur ce marché et faire ainsi monter les cours. On pourrait voir demain les cours du brut WTI s’apprécier de quelques dollars de plus, surtout si la Bourse de New York continue sa descente aux enfers, l’indice Dow Jones ayant perdu plus de 500 points au dessous de 12200 la semaine dernière.

  • Redécouverte du capitalisme…

    Redécouverte du capitalisme…

    Images_2 Un article intéressant paru dans "Le Figaro" sur l’énergie éolienne.
    Peu de rentabilité, subventions de la collectivité, aberrations en tout genre.
    Finalement ce qui est intéressant dans ce genre d’article, c’est que "Le FIgaro" redécouvre 2 siècles de capitalisme.
    En effet, l’investisseur qui réussit à cause de son flair, de la loi de l’offre et de la demande, c’est une bouffonnerie sans nom.
    A chaque "révolution industrielle", c’est l’intervention résolue d’un état qui trace la voie.
    Qu’est ce que l’automobile, par exemple, si l’état laisse les routes à l’état primitif ?

    Et l’éolien, pas plus que les autres énergies renouvelables, ou même les économies d’énergies n’échappent à la règle.
    C’est l’état qui fixe, ou ne fixe pas, les évolutions.
    S’il ne les fixe pas, c’est une immense stagnation sur l’état antérieur, et une modernisation qui peut prendre des siècles.
    Les hommes des temps jadis n’étaient pas fermés au progrès, ils l’intégraient doucement.
    Bien sûr, c’est beau un paysage. Mais qu’est ce qu’un paysage dont toute la population a fui ?
    Et ce avant l’implantation de l’éolienne ?
    On le voit bien aussi avec les économies d’énergie. Bien sûr il est possible de réduire fortement les consommations. Mais si on impulse pas le mouvement, par des subventions, si on ne règlemente pas, on arrivera à rien.

  • Inventions, inventions…

    Inventions, inventions…

    Images Voici le temps de faire connaitre, qui de mon point de vue est économe et utile.
    En effet, un système de chauffage central à radiateur est programmable, mais il n’est pas programmable par unité.
    Il est clair que, dans une maison, on peut faire varier la température de chauffe dans la journée.
    Sans trop la faire varier, bien sûr, dans ce cas là, l’économie réalisée au moment de la baisse étant "mangée" par la dépense faite au moment de la remontée en température.
    Ce confort du "pièce par pièce" qui était le vrai apanage du chauffage électrique (un robinet thermostatique, bien sûr, peut approcher ses performances, sans les atteindre).

    On est là, dans le cadre du "pilotage fin" d’une installation, à la fois confortable et économe.
    De plus, il ne faut pas se leurrer.
    Quand on programme une installation, il faut faire une programmation qui dure.
    Manipuler les têtes thermostatiques ne se fait pas tous les jours. Ou est vite oubliée. 
    Il ne faut pas oublier l’élément "paresse" de l’utilisateur, ou simplement l’élément "oubli".
    Les inventions utiles ne sont pas forcément les plus compliquées.

    Schéma : avec l’aimable autorisation de l’inventeur…

  • Electronucléaire : nouveau plan de R&D américain et porter la durée de vie des centrales à 80 ans

    Electronucléaire : nouveau plan de R&D américain et porter la durée de vie des centrales à 80 ans

    Epri                         L‘objectif des USA est de faire progresser les ressources électriques classiques et électronucléaire en parallèle avec la montée en puissance des sources alternatives. Un objectif pour 2030, élaboré par le Department of Energy (DOE) envisage les nouvelles ressources électriques suivantes:

    • énergies renouvelables: 70 GWe
    • électronucléaire: 64 GWe (puis 300 GWe en 2050)
    • charbon de nouvelle génération : 150 GWe (par modernisation des usines existantes et avec un rendement de 49%)

    Cette politique tous azimuts, où figureront aussi des centrales au  gaz à cycle combiné, couplée à une politique d’efficacité énergétique est la vraie solution pour les années à venir. Le programme électronucléaire qui va nécessiter la construction de plusieurs dizaines de centrales, devait être appuyé par un travail de fond de R&D. Le DOE et l’EPRI (Electric Power Research Institute) ont donc décidé de signer un accord de collaboration dans ce domaine.

                          Cet accord se fixe deux objectifs:

    1. accompagner le développement et la construction des nouvelles usines électronucléaires,
    2. maximiser la contribution des centrales existantes en étendant leur durée opérationnelle, au delà des 60 ans programmés, en essayant d’atteindre 80 ans.

                         Les thèmes de recherche sont très nombreux, comme par exemple:

    • rechercher de nouveaux systèmes de refroidissement,
    • former le personnel qui sera nécessaire pour les nombreuse centrales,
    • réduire les délais et les coûts de construction,
    • développer des lignes à haute tension s’intégrant dans le réseau,
    • optimiser le rendement du combustible nucléaire (high-burnup fuel), etc.

                         Les USA, dans le cadre d’une approche globale des technologies possibles, ont pris conscience qu’ils ne pouvaient pas se passer de l’énergie électronucléaire. Ils vont donc lancer un plan de construction d’une dixaine de centrales par an et un plan d’amélioration des centrales existantes pour porter leur durée de vie à 80 ans. L’appui d’équipes de R&D à ces programmes constituera un apport technologique indispensable à la réussite des projets.

                       Un tel programme devrait rendre penseurs les membres des équipes du Commissaire à l’Energie, Andris Piebalgs. Ils devraient normalement s’apercevoir qu’ils ont oublié 70% du problème dans leur objectif 2020.