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  • Airbus coupé de moitié ?

    Airbus coupé de moitié ?

    Images_2 Airbus envisage en 2008 entre 500 et 700 commandes, soit la moitié de 2007.
    Cette année là, le compagnie avait bénéficié de 1341 commandes.
    La projection globale pour 2026 est de 24300 avions, pour 2800 G $.
    Aucune explication n’est fournie sur la cause. Bien qu’on les devine.
    Récession mondiale, baisse du dollar US, mais aussi renchérissement de l’énergie en attendant sa raréfaction absolue.

    Il est clair aussi que cela a été un choix délibéré de favoriser le transport aérien, notamment aux états-unis.
    Les dépenses d’investissements sont minimisées, et les aéroports sont plus économiques que des kilomètres de lignes.
    Le système ferroviaire est antédiluvien, et dans les pays où existent des lignes de chemin de fer acceptables et rapides, le triomphe de l’aérien est modeste.
    Autant de paramètres à prendre en compte pour la production aérienne.
    Un autre pays, la Russie, souffre quand à elle d’un défaut de production locale.
    Quand à la taille du pays, elle explique la nécessité du transport aérien (le chantier d’électrification du transsibérien, commencé en 1929, n’a été fini que récemment).
    Le manque d’espace, explique aussi les difficultés d’Airbus. En effet, elle ne dispose pas d’un marché intérieur aussi vaste que Boeing.

  • Le Nevada nouvelle Arabie saoudite…

    Le Nevada nouvelle Arabie saoudite…

    Images de la géothermie.
    En effet, le potentiel de la région en énergie géothermique est colossal.
    Situé dans une zone très active, la vulcan power company a annoncé un plan pour produire 1 GW d’énergie géothermique verte aux villes de Los Angeles et Las Vegas.
    La vapeur naturelle, elle, montre un potentiel de 2500 mégawatts et n’est exploitée qu’à hauteur de 240.
    Mais, ne réalité, le gros de l’amélioration ne viendra pas de l’investissement dans la production, mais dans l’exploitation (le transport).

    En effet, c’est de 4 à 8 milliards de $ qui devraient être investi dans les infrastructures.
    Mais il ne faut pas non plus négliger le phénomène négawatt.
    Dans une région fortement consommatrice, peuplée de plus de 50 millions d’habitants, tout effort dans ce sens sera aussi une priorité, et bien plus productif.
    Ces économies devront aussi porter sur l’eau, car apparemment, le stress hydrique augmente, et le barrage Hoover qui avait permis le développement de la Californie est désormais au maximum de ses capacités.
    Rien ne sert de produire, si c’est pour un ventre sans fond.
    En effet, le barrage fut aussi, en son temps, une source "inépuisable" d’énergie électrique.

  • Au tour de l’Italie de contester ses objectifs 2020 d’énergies renouvelable

    Au tour de l’Italie de contester ses objectifs 2020 d’énergies renouvelable

    Gatta                                 Après la Grande-Bretagne qui veut renégocier ses 15% d’énergies renouvelables à l’horizon 2020, voila les italiens, en la personne d’Enzo Gatta, président de l’Association des Industries Electriques Italiennes (Assoelettrica), qui rechignent sur leurs 17% fixés par la Commission Européenne. Cet électricien affirme que l’Italie n’est pas capable à elle seule, d’atteindre cet objectif, le gouvernement italien ayant estimé un objectif possible 20% inférieur environ. La production d’électricité d’origine renouvelable atteindra au mieux 104 TWh en 2020 ce qui représenterait  24 à 25% de l’électricité consommée en Italie pour un objectif défini par la Commission qui serait entre 30 et 35%. Les industries italiennes auront donc besoin d’avoir recours aux certificats d’émissions, ce qui implique la nécessité de leur totale liberté d’échange au sein de l’Europe, ce que ne prévoit pas la Commission pour l’instant.

                 

                        On le voit, la partie n’est pas encore jouée. Mais elle est faussée dès le départ par le fait que l’électricité électronucléaire n’entre pas dans le calcul de la contribution globale de réduction des émissions de CO2. Sans cette prise en compte officielle, l’Europe se retrouve coincée par des objectifs irréalistes. Il faudra donc que devant l’impossibilité d’atteindre les objectifs, une porte soit ouverte pour que par exemple, les investissements italiens dans l’électronucléaire français soient crédités à l’Italie. De même pour la Grande-Bretagne, ce serait un comble de la pénaliser pour non respect des objectifs, si elle investit massivement dans l’électronucléaire.

                           L’Europe ne pourra pas s’affranchir de l’élaboration d’une politique énergétique cohérente où elle reconnaîtra noir sur blanc, un jour, qu’il existe une ligne du Bilan appelée "Energie Electronucléaire", même si ça fait de la peine aux Autrichiens et aux Italiens.

  • La production russe de pétrole pénalisée par la déplétion de Sakhaline I

    La production russe de pétrole pénalisée par la déplétion de Sakhaline I

    Sakhaline_i                     D‘après le Groupe pétrolier russe Rosneft la production du gisement de Sakhaline I , exploité  par Exxon Neftegas Ld, devrait produire 25% de pétrole de moins que l’an dernier. Ce gisement a produit 225 mille barils par jour de pétrole l’an dernier, il devrait produire 50 à 55 mille barils de moins par jour en 2008. Les productions russes ont atteint 9.87 millions de barils par jour en 2007, en croissance de 2.3%, en partie grâce aux productions de Sakhaline I. Au mois de Janvier elles n’ont atteint que 9.78 millions de barils par jour en raison essentiellement de la baisse des volumes produits par cette exploitation.

                         Cette information arrive en même temps qu’une dépêche de Business Wire, issue de chez Exxon Mobil, ventant les records technologiques de Sakhaline I en 2007. Y aurait-il de l’intox politique derrière toutes ces dépêches? En effet une baisse de production serait pour l’administration russe, un excellent prétexte pour pousser Exxon au dehors.

                           D’après Gazprom, la signature d’un accord de fourniture de gaz à Gazprom par le consortium de Sakhaline serait imminent. Il porterait sur la vente de 11 milliards de m3 de gaz en Avril et en Mai. Ceci acterait la volonté des autorités russes de voir le gaz de ce gisement  alimenter la russie, au prix russe, plutôt que de le voir partir à l’export, au prix fort.

  • Enchères records pour les blocs de la Mer de Chuckchi

    Enchères records pour les blocs de la Mer de Chuckchi

    Chuckchi                  En 1991 trente blocs de prospections dans la Mer de Chuckchi avaient été adjugés par l’administration de l’Etat de l’Alaska pour 7.4 millions de dollars. En 2008, le 6 Février, la vente aux enchères de 5355 blocs, sur une surface d’environ 40 X 80 kilomètres, a rapporté 2.66 milliards de dollars. Nombreuses étaient les pétrolières intéressées par ces blocs d’exploration qui ne pourront produire que bien plus tard, dans dix ans peut-être, le temps de raccorder par gazoduc sous marin les gisements offshore au Transalaska Pipeline. Ce n’est donc pas du court terme, c’est de l’investissement lourd, mais l’enjeu en vaut la chandelle. Alors il y n’y avait que du beau monde : Shell le plus actif qui a payé 105 millions pour un seul bloc, ConocoPhillips qui a animé la vente en enchèrissant souvent contre Shell, ENI, StatoilHydro, Repsol.

                        Dehors, par -24°C, il y avait quelques rares manifestants, déguisés en ours blancs devant la Bibliothèque Publique d’Anchorage.

  • Pas plus de 8…

    Pas plus de 8…

    Images_4 Même les pétroliers deviennent vertueux :
    "personne n’a besoin d’une voiture qui fait 19 à 28 litres au 100"…
    C’est de Mark Moody Stuart de la compagnie Shell.
    A part l’hypertrophie de l’égo…
    Il faut, selon lui interdire tout véhicule consommant plus de 8 litres :
    " Il nous faut une réglementation très stricte disant qu’on ne peut pas conduire ou construire un véhicule en dessous d’une certaine norme "

    " Sans réglementation, l’essence sans plomb n’aurait jamais vu le jour, les pots catalytiques, les ceintures de sécurité et les coussins gonflables non plus ".
    Selon lui, l’union européenne devrait légiférer…
    Plus c’est gros, plus c’est cher, et tant pis si cela consomme.
    Beaucoup de constructeurs sont spécialisés dans de grosses voitures chères.
    Voici l’explication de base.
    Bizness is bizness.
    Mais 8 litres, c’est une belle taille ?

  • Les méchants.

    Les méchants.

    Images_2 Il y a les bons, nous, et les méchants eux. Les bons, c’est les américains, et leurs satellites, les mauvais c’est ceux qui ont du pétrole, et le mauvais gout de le coter en autre chose que du dollar.
    A savoir :
    – l’ Irak de Saddam Hussein,
    – l’ Iran,
    – Le Vénézuela,
    – la Russie.
    Le crime de Saddam, faire coter le pétrole en Euro, qui a amorcé la vive remontée de la monnaie européenne a entrainé la guerre contre l’ Irak.
    La Russie est la visée de multiples manoeuvres,
    On a tenté de renverser Chavez au Vénézuela,
    et il était question de guerre contre l’ Iran…

    Comme on le voit, le sort s’acharne contre ceux qui n’aiment plus le dollar.
    Bien entendu, la justification principale est "que ce ne sont pas des démocraties", même si, pour une révision constitutionnelle, on vote au Vénézuela et pas en France, que les élections de 2000 aux USA ont été tout, sauf honnêtes, que le mensonge et la manipulation règnent en maitre.
    Désormais d’autres questions sont posées.
    Le sénat nippon s’interroge sur le 11 septembre.
    Quand à la "victoire" US de 2003 en Iraq, elle aurait été du à l’emploi d’armes "non-conventionnelles", ce qui serait confirmé par les communiqués de guerre US de l’époque (3000 morts à zéro, 2000 morts à zéro), ce qui ne peut s’expliquer que par l’utilisation d’un arsenal particulier.
    Si la bombe à neutron parait invraisemblable, le napalm que "les états-unis n’utilisent plus" est plus plausible, sans compter l’arme chimique.
    Et expliquer la débandade rapide des unités d’élites près de Bagdad, après une résistance acharnée dans le sud. le
    2000-2010 aura été la grande décennie du pétrole et de son corollaire, le dollar.

  • L’Iran vient de battre son record de production de brut

    L’Iran vient de battre son record de production de brut

    Nozari                        Le ministre iranien du pétrole, Nozari, vient d’informer le Marché que l’Iran venait de dépasser son record de production de pétrole brut, depuis l’évènement de la révolution islamique iranienne. La production s’est élevée hier, à 4.184 millions de barils  pour un quota OPEP de 3.82 millions de barils par jour, dont tout le monde se moque. D’après Nozari la production devrait atteindre 4.2 millions de barils avant la fin du mois de Mars.

              Le grand jeu du moment à l’OPEP c’est à celui qui produira le plus.

  • Produits pétroliers: brusque poussée des stocks hebdomadaires US

    Produits pétroliers: brusque poussée des stocks hebdomadaires US

                                    Les très fortes importations US de pétrole brut et de produits raffinés ont entraîné les stocks, la semaine dernière à la hausse. Les importations se sont élevées à 14.7 millions de barils par jour pour une valeur moyenne de 13.5 millions bl/jour. Cet accroissement de stock se retrouve dans les stocks de pétrole brut (+7.1 millions de barils) et dans les stocks d’essence (+3.6 millions de barils). Les stocks de fuel restent stables, ceux de propane baissent de 3.9 millions de barils.Import1

               La forte montée des stocks de brut s’explique par une faible activité du raffinage.

                Ces résultats de stocks devraient tirer un peu plus les cours du brut WTI et Brent vers le bas.

    Le Brent: Icebr_north_month_11

    Le WTI:Icewt_wti_month_11

  • Que font les grandes pétrolières de leur cash?

    Que font les grandes pétrolières de leur cash?

    Penseur                                                               

                       Les profits des entreprises n’ont rien de méprisables. Elles sont condamnées à en faire, dans une économie de Marché, sous peine de disparaître. Le niveau de profit n’a non plus aucune pertinence pour juger de la qualité de telle ou telle entreprise. Les Groupes miniers internationaux du charbon, du fer ou des non ferreux, autrefois à la dérive, ne savent plus quoi faire de leurs profits, au point de se manger entre eux. Quel est le bon ratio de profitabilité? La question qui doit être posée me semble être plutôt la suivante: que fait telle entreprise de son cash?  Comment l’utilise-t-elle?

                            Elle a plusieurs options essentielles:

    • mieux rémunérer son personnel et en accroître le nombre,
    • investir dans la recherche, le marketing, la qualité, la production ou réaliser des acquisitions,
    • mieux rémunérer ses actionnaires,
    • jouer avec sa capitalisation boursière, par le rachat d’actions par exemple.

                                 Qu’en est-il des Sociétés pétrolières internationales que sont Exxon-Mobil, Royal-Dutch Shell et BP sur la base de ces critères?

                          Je n’examinerai pas le bonheur ni le niveau de vie des employés qui doivent être corrects dans ces entreprises riches et en pénurie de main d’oeuvre qualifiée.

    Cashptrolires                        Par contre il est possible d’examiner la répartition du cash dégagé sur les trois autres postes. L’industrie pétrolière, si elle veut assurer sa mission première qui est de mettre à disposition du public des dérivés du gaz et du pétrole pour sa consommation énergétique, doit investir massivement, sous peine de pénurie imminente et cruelle. On constate que Shell avec plus de 70% de son cash investi en capital a bien pris conscience de cet impératif et que BP avec 65% se réveille et suit le même exemple. Par contre Exxon-Mobil, le chouchou des boursiers new yorkais, se prélasse à 37% de capital investi. Par contre il réalise des rachats d’actions colossaux, 28 milliards de dollars en 2007. Son approche industrielle est basée sur la qualité de ses investissements et non sur la quantité. Jusqu’à présent cela lui a bien réussi, mais il n’est pas sûr que par ces temps plus âpres, cette politique soit la bonne. L’avenir nous le dira.Capex1

                            Il est possible d’apporter ensuite ses propres jugements de valeur sur telle ou telle démarche industrielle. Pour un Américain moyen c’est Exxon-Mobil le modèle à suivre, pour un Français elles sont toutes condamnables, elles s’en mettent plein les poches alors on invente un nouveau poste d’utilisation du cash que j’avais volontairement omis de la liste:

    • payer des taxes et des impôts exceptionnels "pour mieux défendre le consommateur" (sic. UFCQC)