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  • La Mer de Chuckchi: le pétrole ou les ours blancs?

    La Mer de Chuckchi: le pétrole ou les ours blancs?

    Chuckchi                      L’administration américaine veut mettre aux enchères Mercredi prochain, de nouvelles aires d’exploration et d’exploitation pétrolière au large de l’Alaska dans la mer de Chuckchi. Mais d’après le Wall Street Journal des députés Démocrates et des groupes environnementalistes essaient de retarder cette vente. En effet cette zone abriterait un dixième de la population des ours blancs du Grand Nord. Alors les avis des fonctionnaires du "Minerals Management Service" en charge des ressources pétrolières et ceux du "Fish and Wildlife Service" en charge de la protection des animaux sauvages sont mis en confrontation par les divers groupes de pression.

               Shell, ConocoPhillips et StatoilHydro seraient les pétrolières les plus intéressées par ces adjudications.

  • Le chinois CNOOC dans le gaz iranien de North Pars

    Le chinois CNOOC dans le gaz iranien de North Pars

    Cnooc_2                               Le ministre iranien du Pétrole, Nozari, a déclaré qu’il espérait qu’un accord serait signé avant la fin Mars (fin de l’annèe iranienne)  entre le chinois China National Offshore Oil Corporation (CNOOC) et l’Iran pour l’exploitation du champ gazier de North Pars. L’objectif pour l’Iran étant de pouvoir produire et exporter du Gaz Naturel Liquéfié, représentant 12 millions de m3 de gaz par jour.

                                    Après la signature avec le chinois Sinopec pour l’exploitation du grand gisement pétrolier de Yadaravan, on voit clairement se dessiner un axe Chine -Iran de coopération économique et politique. Ni la Russie ni les USA ne doivent assister à ces noces avec beaucoup d’enthousiasme. Et pendant ce temps Total et Shell jouent la montre en Iran, dans l’attente de la nomination d’une nouvelle administration US, un peu moins bornée que ne l’est l’actuelle.

  • Coal to liquid II

    Coal to liquid II

    Images_4 "La technologie CTL, loin d’être convaincante en l’état actuel des processus de production, ressemble plus à une tentative insidieuse de la part des industriels du charbon, de tirer profit de la pénurie annoncée du pétrole."
    Ce commentaire, mérite à lui seul un article.
    En effet, techniquement le coal to liquid, ou transformation de la houille en combustible liquide, par hydrogénation a déjà été utilisé dans l’histoire.
    Réalisé à l’échelle industriel par les nazis, et cette technologie transmise aux Japonais, elle a permis aux puissances de l’axe de mener la seconde guerre mondiale.
    Réutilisé par l’ Afrique du sud, elle lui a permis de prolonger un peu le système d’apartheid.

    Mais les conditions étaient particulières.
    Esclavage de la main d’oeuvre, ou du moins, dans certains cas, exploitation éhontée, cout supporté par l’appareil militaro-industriel.
    Dans les trois cas, cela s’est mal fini pour l’utilisateur.
    Mais l’ Allemagne n’a plus de charbon exploitable, le Japon a aussi cessé sa production, donc on peut dire que la solution n’aurait pas été éternelle.
    Elle reposait aussi sur l’utilisation d’un bon charbon, l’anthracite, qui se fait rare depuis… 1920…
    En effet, il ne faut pas se laisser abuser par des tonnages sans signification.
    Un n’égal pas un.
    Donc effectivement, comme l’a dit si bien André, même si l’on omet complètement le stade industriel le coal to liquid s’est déjà fait, mais dans des conditions si particulières qu’elles sont difficilement reproductible, encore moins rentable économiquement.

  • Crise immobilière fille de crise pétrolière…

    Crise immobilière fille de crise pétrolière…

    Images_3 L’élément catalyseur de la crise immobilière est la crise pétrolière.
    Le coup de balancier, causé par une baisse très forte des prix du pétrole, joint à une remontée encore plus forte, a pris en porte à faux les suburbians, d’autant plus fort que la baisse précédente leur avait fait renouveler leur parc automobile au profit de 4X4 et de pick-up, bien plus gourmands.
    A cela se rajoute le problème de blocage des salaires, pour conduire tout droit les banlieues dans la crise.
    Ce phénomène, surtout américain, à moindre degré européen, est lourd de conséquence.
    Un bâti déphasé et zoné, sans activité souvent, dépendant d’un approvisionnement extérieur lourd, ne produisant rien à proximité, et tributaire de transports en commun longs et/ou défaillant.

    Mais la crise s’annonce encore plus lourde pour les zones industrielles.
    En effet, pour elles (trois fois plus de surface que le résidentiel), il n’y a pas de solutions.
    Elles sont intégralement dépendantes du pétrole et des approvisionnements à flux tendus.
    Les phénomènes de crise qui les guettent sont déjà perceptibles.
    Difficultés de vente et/ou de location, cout élevé des loyers, et couts des transports en tout genre. Employés, fournisseurs, clients…
    La charge et le montant du poste "transport" devient délirant, et se taille une part honorable des frais, pas aussi importantes que les salaires, mais qui devient significative.
    Mais, que, elle, on paie sans rechigner et sans geindre.
    la "fin des banlieues", touchera aussi l’industrie.

  • La Chine première…

    La Chine première…

    Images_2 Pendant qu’en Europe, on traine les pieds pour atteindre les objectifs d’énergies renouvelables, qu’on chipote, qu’on négocie, qu’on demande des délais, la Chine, elle, se lance résolument dans l’aventure.
    "L’association d’une politique de leadership et d’un sens des affaires aiguisé conduira à une croissance spectaculaire des énergies renouvelables, en augmentant de manière significative sa part dans le marché de l’électricité, du chauffage et du transport des carburants ".
    La nouvelle révolution industrielle verrait donc le point d’accélération se situer en Chine.
    "La Chine est sur le point de devenir le numéro un mondial de l’industrie des énergies renouvelables, ce qui aura des conséquences mondiales pour l’avenir de la technologie ".

    La Chine pousse son avantage dans la totalité des axes :
    – force éolienne (doublement en 2006…),
    – éthanol (à partir de la cellulose),
    – chauffe-eau solaires (100 millions de M2 en 2006),
    – gestion des déchets, notamment agricoles, destinés à produire du biogaz.
    Le prix des chauffe-eau solaires s’est effondré en Chine, présageant leur généralisation…
    Pendant ce temps là, en Europe, on négocie

  • Les productions cumulées de l’OPEP et de l’IRAQ ont crû durant le deuxième semestre 2007

    Les productions cumulées de l’OPEP et de l’IRAQ ont crû durant le deuxième semestre 2007

                        En six mois, depuis le mois de Juin dernier, les productions de pétrole brut de l’OPEP (Angola inclus) et de l’IRAQ cumulées ont repris un rythme soutenu.Opecoilproduction D’après l’Agence Internationale de l’Energie elles seraient passées de 30.1 millions de barils en Juin à 31.5 millions de barils en Décembre. Cet accroissement de 4.5% en six mois, doit être attribué aux productions libérées par l’accroissement des quotas et à aux progrès de l’Iraq. La principale croissance est due à l’Arabie Saoudite (+440 mille barils par jour) puis à l’Irak (+ 370 mille bl/jour) qui a repris ses livraisons vers Ceyhan, au Koweit (+190 mille bl/jour), au Nigéria (+110mille bl/jour) et à l’Iran (+100 mille bl/jour).

                       Cette tendance devrait se poursuivre au cours du premier trimestre de cette année en raison du rétablissement des productions des Emirats Arabes Unis qui ont présenté un creux de maintenance passager en Novembre, de la poursuite de l’arrivée des nouvelles productions offshore de l’Angola.

                     Les réunions formelles de l’OPEP où s’affrontent les idéologies, où les messages sont parfois déconnectés du business quotidien, font l’objet d’annonces guerrières auxquelles il ne faut attribuer que peu d’attention. A la nouvelle du maintien des quotas de production de l’OPEP le brut a perdu deux dollars à New York, les chiens aboient, la caravane passe.

                       En clair les quotas sont maintenus mais les volumes produits croissent parce que la demande mondiale est là. Les membres de l’OPEP savent que la demande US ne variera pas de façon significative en raison des turbulences bancaires, mais qu’elle va croître avec les besoins en augmentation du Moyen-Orient et de l’Asie, pour accompagner une croissance économique mondiale 2008 toujours dynamique, prévue à  4% par le FMI.

                      Remarque: les adeptes du "peak oil" voient repartir à la hausse les productions mondiales et sont une fois de plus déçus. Mais ils peuvent dire avec certitude et humour: "Je l’aurai, un jour, je l’aurai!".

  • La Grande-Bretagne veut renégocier ses objectifs d’énergie renouvelable

    La Grande-Bretagne veut renégocier ses objectifs d’énergie renouvelable

    Whistler1943                                La Commission Européenne a fixé à chaque Etat son objectif de taux d’énergie renouvelable à obtenir en 2020 dans son mix énergétique. La France, toujours bien servie,  a obtenu un objectif de 23%. Comment va-t-elle y arriver? Il va falloir recouvrir notre pays d’éoliennes et de champs de colza. L’Allemagne premier de la classe européen s’est débrouillée pour obtenir 18%. Elle pourra ainsi vendre ses éoliennes aux autres cancres. Quand à la Grande-Bretagne elle à un objectif de 15%. Et bien: c’est trop dit Malcom Vicks, son ministre de l’Energie! "Notre part du coût serait très forte comparée à celle des autres Etats Européens". Alors les spécialistes anglo-saxons de la négociation européenne recherchent des échappatoires pour se tirer (wriggle out) de ce carcan. La dernière idée serait de repousser la date d’application. Mais en bon Travailliste Vicks invoque aussi ceux qui ont froid: "il est inacceptable de forcer des millions de gens vers la pauvreté énergétique (fuel poverty), quand les foyers consacrent dix pour cent de leurs dépenses en factures pour l’énergie". "C’est une disgrâce que dans une société civilisée, certains d’entre nous aient froid. Il faut prendre en compte cela sérieusement" affirme Vicks. A suivre…

  • Le parlement européen : les états trainent…

    Le parlement européen : les états trainent…

    Images … les pieds pour le changement de paradigme.
    Le gain d’efficacité énergétique de 20 % d’ici 2020 est tout à fait envisageable, "faisable du point de vue technique et économique".
    Se réveillant de leur longue sieste, les députés estiment qu’ "une utilisation plus efficace de l’énergie permettrait du même coup de réduire la dépendance de l’UE de ses importations d’énergie"
    Pour les députés, il faut fournir :
    "infrastructures, bâtiments, appareils, moyen de transports et système énergétiques, les plus efficcaes, tout en encourageant les citoyens à utiliser l’énergie de la façon la plus rationnelle possible."
    En un mot, le changement de société n’est possible que par une politique publique agressive, comprenant des normes contraignantes en matières de logements.

    Mais les états trainent les pieds.
    Sur 21 actions, seule 3 ont été mises en application, mais on atteint là, les limites de la cohérence idéologique.
    En effet, seule une action publique peut résoudre le problème, mais on a beaucoup privatisé, et les intérêts des compagnies sont de vendre, au maximum, et à prix maximum leur énergie, ce qui contredit toute politique de réduction des quantités consommées.
    Il faut de même, retirer du marché les appareils énergivores, notamment les ampoules, et encourager la recherche.
    C’est une belle porte ouverte que les députés ont enfoncés.

  • Statu quo de l’Opep…

    Statu quo de l’Opep…

    Arabie_saoudite L’ Opep veut "maintenir le statu quo" jusqu’en mars, mais au delà…
    En effet, au delà, la production risque fort de baisser, pour plusieurs raisons.
    D’abord la raison financière, les pays membres de l’Opep ne manquent guère d’argent, et ont pris gout à des rentrées élevées. Dans ce contexte, continuer à remplir des coffres sans fin, ni but n’intéresse personne.
    Ensuite, pour maintenir la production, il faudrait investir massivement, chose qui n’est pas faite avec la célérité voulue. On investit, mais moins que nécessaire.
    Ensuite, globalement, la reprise en main a été totale par les états. Ils entendent gérer leurs ressources en bon père de famille, à long et moyen terme.

    Ensuite, le pic-oil est une réalité pour beaucoup de gisements, les gisements "neufs" et "frais", sont difficilement exploitable, petits et fracturés, posant des problèmes inconnus jusqu’ici.
    Et enfin, la récession en cours d’abord aux états-unis, risque de s’étendre au monde, et entrainer la chute des cours, à défaut de la chute de la demande.
    Elle est en effet, plus forte que l’offre, et ménage un "matelas" certain de demande non satisfaite.

  • Une éolienne à axe vertical: l’Aerogenerator

    Une éolienne à axe vertical: l’Aerogenerator

                                             Un projet d’architecte amoureux de design, l’Aerogenerator Aerogeneratoraurait 144 mètres de haut et produirait 9MW de puissance électrique, soit trois fois plus environ qu’une éolienne classique à axe horizontal de même encombrement. Insensible à la direction du vent, plus simple à maintenir, tel est le projet de la start-up Windpower, fondée par Theo Bird. Un modèle réduit de 6 kW est en cours de test au Centre des Energies Renouvelables de  Blyth, port du Nord Ouest de l’Angleterre.

                  Pour l’efficacité énergétique il est possible de se poser des questions en raison de sa position au ras des vagues, mais question esthétique, c’est superbe!