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  • Le gouvernement hollandais veut relancer les énergies alternatives

    Le gouvernement hollandais veut relancer les énergies alternatives

    Moulin                       L‘ancien gouvernement hollandais avait décidé en 2006, de réduire les subventions aux énergies renouvelables éoliennes, solaires et biocarburants. Le nouveau gouvernement de coalition veut relancer une politique volontariste de subventions. Les aides passeront de 10 millions d’euros cette année à 336 millions d’euros en 2014. Cette année 500MW de puissance éolienne terrestre, soit 200 à 300 générateurs, vont être subventionnés. L’an prochain les champs offshore pourront être également subventionnés. L’objectif est de passer la puissance éolienne installée de 1500MW à 3000MW.

                                  L’électricité d’origine solaire serait subventionnée à hauteur de 330 euros par MWh!!, a annoncé le ministre de l’économie hollandais, Maria van der Hoeven. Alors que le prix de base de l’électricité européenne se situe entre 40 et 80 euros le MWh. Bon vent à la Hollande!

  • TOTAL voudrait accélérer l’exploitation du Bloc 32 au large de l’Angola

    TOTAL voudrait accélérer l’exploitation du Bloc 32 au large de l’Angola

    Bloc_32                     La Société Total a fait de nombreuses découvertes au large de l’Angola, dans une zone dite "Bloc 32" située plus au large par rapport à la zone exploitée de Girassol et de Dalia. Elle comporte plusieurs champs dont trois d’entre eux très proches appelés Gindungo, Canela et Gengibre que Total envisageait initialement d’exploiter simultanément à partir d’un gros équipement flottant(FPSO). Aux dernières nouvelles une autre hypothèse envisagerait de mettre le seul champ de Gengibre en production à l’aide d’un FPSO plus petit, ce qui permettrait à moindre coût, dès 2012, de produire 60 mille barils par jour.

                                Il y a dans cette zone des réserves importantes qui permettront à Total de produire du pétrole au delà de la prochaine décennie. Les cours élevés du pétrole militent pour une mise en production modulaire de très bonne rentabilité et moins sensible aux aléas politiques, dans un pays membre de l’Opep.

  • Angola LNG achète la licence de liquéfaction à ConocoPhillips

    Angola LNG achète la licence de liquéfaction à ConocoPhillips

    Sonangol                            Angola Liquefied Natural Gas Limited est une Société détenue conjointement par la Société d’Etat locale, la Sonangol (22.8%), Chevron (36.4%), BP (13.6%), Total (13.6%) et ENI (13.6%). L’objectif de ce Groupe est de valoriser les réserves de gaz des gisements onshore et offshore de l’Angola. Pour cela il a acquit la licence d’utilisation du procédé de liquéfaction qui fait autorité pour sa flexibilité, dit "Optimised CascadeSM" à ConocoPhillips. L’objectif est de construire une usine de liquéfaction qui comprendra un quai de chargement pouvant accueillir des méthaniers de 210 mille m3 comme les Q-Flex, des capacités de stockage et  une usine de liquéfaction capable de produire 5.2 millions de tonnes de GNL par an. La réalisation de l’unité de liquéfaction sera confiée au Groupe Betchel qui est le spécialiste du procédé. 

                                     Pour l’instant l’Angola mène une politique pétrolière très intelligente avec sa Société Sonangol balançant entre prise de participation et développement. Cette approche paisible tranche avec celle du très agité Nigeria.

  • USA: La demande de plateformes de forage offshore mollit

    USA: La demande de plateformes de forage offshore mollit

    Atlantis                        D‘après ODS-Petrodata le nombre de plateformes offshore en opération se réduit dans le monde. Il serait de 605 sur un total de 679 disponibles. Ce phénomène est surtout perceptible dans le Golfe du Mexique où seulement 94 plateformes sur 125 sont actives. Par contre en Europe, en Afrique et en Australie la quasi totalité des plateformes sont utilisées.

                              Cette information confirme le manque de dynamisme de l’exploration pétrolière aux USA, signalée en particulier lors de la publication des résultats de Schlumberger et de ceux de Halliburton qui ont noté la faiblesse de leur activité dans cette région. L’opacité de la politique énergétique de l’administration américaine, axée stupidement sur le "tout éthanol", participe probablement à cette déprime locale. Les incertitudes sur la rentabilité des très onéreux forages ultra profonds dans le Golfe du Mexique sont aussi à prendre en compte.

  • Shell : nouvelle découverte dans le Golfe du Mexique

    Shell : nouvelle découverte dans le Golfe du Mexique

    Nautilus                             Shell fait savoir qu’il a découvert un nouveau champ dans la partie Est du Golfe du Mexique par 8000 mètres de profondeur. Cette découverte a été réalisée par le semisubmersible de forage Nautilus appartenant à Transocéan. Ce champ de Vicksburg est exploré conjointement avec Shell (57.5%) par Nexen (25%) et Plains Exploration (15.5%).

    Cette nouvelle pourrait ranimer l’intérêt du Marché sur le canadien Nexen qui possède aussi des intérêts au Yemen et dans les sables bitumineux canadiens avec plus de 7% dans Syncrude. De par sa taille, Nexen est une proie potentielle, pour une grosse pétrolière à la recherche de réserves.

  • Les rentes de situation…

    Les rentes de situation…

    Images_4 … qui ne gênent guère Attali.
    Elles sont nombreuses, et s’il tape sans retenue sur les petits, les nouveaux "fermiers généraux" ont miraculeusement échappé à sa vindicte et à sa fougue, pour lui "Les Français doivent passer d’une culture de la rente à une culture du risque   ".
    Citons les , ces "grands risqueurs" :
    – les fermiers proprement dit du système, à qui on a justement affermé, autoroutes, eaux, bientôt, les autres fluides, électricité et gaz, et qui en tire des juteux bénéfices,
    – les anciens élèves des grandes écoles, il faut signaler que le trader de la société général, Jérôme Kerviel, paie aussi le fait d’être sorti des universités, les autres places intéressantes étant trustés par ces "risqueurs", qui ne risquent rien du tout…
    Lui était le mouton noir, le "mal diplômé"
    En réalité, pour faire ce genre de métier, avoir fait maths-spé et maths-sup doit être analysé objectivement : c’est de la confiture au cochon.
    Ces gens là, n’ont rien à faire dans ce contexte.   

    – l’oligopole de la téléphonie,
    – l’oligopole de la distribution,
    – l’oligopole du numérique…
    Mais il faut bien préciser que M. Attali, n’avait aucune chance de travailler comme taxi, coiffeur, pharmacien, ou même comme notaire.
    Une commune de 8 000 habitants vient d’être condamnée pour rupture de contrat.
    Les contrats avec les grandes compagnies des eaux garantissent surtout et essentiellement leurs bénéfices. Mais monsieur Attali peut éventuellement y travailler.
    Mais jamais, absolument jamais, il ne saura couper les cheveux (sauf en 4).
    Bien sûr, je ne citerais même pas les compagnies pétrolières… Les prix de leurs produits étant, justes, transparents et honnêtes…

  • EXXON-MOBIL 2007: les productions marquent le pas

    EXXON-MOBIL 2007: les productions marquent le pas

                              Les productions de la plus importante Société pétrolière indépendante mondiale, Exxon-Mobil, étaient caractérisées dans les années précédentes par un fort dynamisme des productions de liquides (pétrole brut + condensats) en raison d’une très forte montée des productions africaines qui compensaient et au-delà, les déplétions des productions américaines et européennes. Ce phénomène a marqué le pas en 2007.Exxon1 Par contre les productions de gaz qui sont faibles par rapports à celles de liquides, ont poursuivi leur lente et inexorable décroissance.

                              Examinons tout d’abord la production de liquides. Exxon2_2 On peut constater depuis 2002 et jusqu’en 2006 que la croissance annuelle quasi linéaire des productions africaines de 110 millions de barils par jour compense les déplétions des productions européennes et américaines. Mais cette croissance s’est arrêtée en 2007 , elle devrait reprendre en 2008 avec les mises en production des champs de l’Angola (Marimba et Kizomba) qui produiront alors à leur plein débit. La lente déplétion des productions américaines et européennes semble difficile à contenir, elle devrait donc se poursuivre.

                            Pour les productions de gaz, les déplétions européennes et américaines ont été déterminantes dans la baisse des volumes.Exxon3_2 Les productions du Qatar (RasGas 2) devraient cependant permettre à Exxon de stabiliser les productions dans les années à venir. Malheureusement le retard pris par ENI au Kazakhstan  (Kashagan) repoussera en 2011 et 2012 les productions tant attendues.

                          Cette analyse montre que les productions d’Exxon-Mobil vont à peu près se maintenir dans les années à venir, ce qui ne sera pas le cas de bien de ses concurrents. Mais le nombre de projets nouveaux n’est pas à la hauteur de cette pétrolière. Exxon a toujours été très fier de la rigueur de gestion de ses investissements, mais n’ont-ils pas été, peut être, trop étroits pour favoriser de massifs rachats d’actions dont la pertinence sera, à terme, pour le moins discutable?  En 2007 Exxon a investi  21 mds$ sur un cash flow de 56 mds$ (dont 52 provenant des opérations). C’est 6 mds$ de moins que Shell, c’est beaucoup, même si l’on est très efficace.

  • L’état des infrastructures

    L’état des infrastructures

    Images La transparence et l’analyse règnent dans certains pays, mais pas trop en France, où la politique est bien entend, géniale, et "la seule possible".
    Au Québec, on pose la question des infrastructures qui, dans la consommation énergétique a une lourde incidence.
    Pour les 4281 ponts du Québec, le bilan est sans appel. Bien que l’infrastructure routière soit prioritaire,  plus de la moitié sont en mauvais état.
    Ce qui est en cause depuis 1993, est leur transfert aux autorités locales :
    "On n’aurait pas dû leur transférer ces structures, tant au niveau financier qu’au niveau technique".

    La reprise des ponts par l’état, appelons la, renationalisation, a été la première des mesures préconisée après l’effondrement du viaduc de la concorde en 2006, effondrement qui avait fait 6 morts et 5 blessés.
    Pour la ministre des transports, Julie Boulet, le piètre état des ponts est connu depuis longtemps, mais rien n’a été fait pour y remédier jusqu’au drame.
    L’effort de reconstruction, considérable ne remettra que 70 % des infrastructures en l’état en 2010.
    Le budget, uniquement pour les ponts se monte à 100 millions de dollars canadiens, et 2600 millions pour les routes en général.
    En 2005-2006, le budget des ponts se montait à … 2 millions…
    On le voit, les "succès" des entreprises de privatisations ne sont du qu’à un non-investissement. Bien entendu, à ce moment-là, le mythique "investisseur" fait totalement défaut, et ne reste que le contribuable.
    L’investisseur n’ayant retiré de l’argent de son "investissement" que parce qu’il a comprimé les frais d’entretiens.
    Cette problématique est connue en France depuis la première république et le second empire.
    Quand on  confie une chose aux autorités locales, il n’y a aucune chance qu’elle soit correctement faite.

  • Grenouillage au Vénézuela.

    Grenouillage au Vénézuela.

    Le pétrole du Vénézuela n’en finit pas d’attiser les convoitises.
    Images_2 C’est désormais la lutte anti-drogue qui vient servir de prétexte à des ingérences nord américaines.
    Explications : dans tous les pays où la lutte anti-drogue a été militarisée et prise en main par la DEA, que ce soit l’Afghanistan ou la Colombie, et hier la Bolivie, la production de drogue a augmenté, les prises diminuées.
    Or en 2005, le gouvernement Vénézuelien expulse les "conseillers" de la DEA, en leur reprochant l’espionnage, les manigances, et leur peu d’intérêt contre le trafic de drogue.
    Suite d’ailleurs à l’expulsion de la DEA, les saisies de drogue au Vénézuela ont explosés, passant de 44 tonnes à plus de 77, le nombre d’arrestations se montant à 4000 et 68 fonctionnaires de police révoqués et arrêtés.

    D’ailleurs, les deux plus gros producteurs de drogue au monde sont deux alliés fidèles des USA, d’abord la Colombie (62 % de la cocaïne produite) et ensuite l’Afghanistan (92 % de l’opium produite).
    Inutile de rappeler l’histoire, le plus gros état-trafiquant du 19°siècle était la Grande-Bretagne, qui l’imposa à la Chine.
    La France, elle, disposait en Indochine d’une "régie de l’opium" qui rendit la colonie fort profitable aussi, bien que l’opium fut pourchassée en France même.
    Derrière cette histoire, toujours la même, une seule clé, le pétrole.
    Beau moyen de "condamner" et de s’immiscer dans des affaires internes, et de se créer des problèmes, alors qu’on n’a pas résolu les précédents.
    Chavez n’a rien d’un paranoïaque, les menaces US, sont bien réelles.

  • Le DOE américain va financer la capture et le stockage de CO2

    Le DOE américain va financer la capture et le stockage de CO2

    Bodman1                              Samuel Bodman, le secrétaire à l’Energie américain, vient d’annoncer que son Ministère allait participer aux investissements privés de nouvelles centrales électriques au charbon à gazéification intégrée et cycle combiné (IGCC) pour la partie capture et  séquestration du CO2 (CCS). Cette action concerne des centrales électriques qui pourraient être opérationnelles vers 2015 ou 2016. Sur un budget 2009 du DOE concernant le charbon comme source d’énergie primaire de 648 millions de dollars, 241 millions seraient consacrés à ce projet. Chaque usine ainsi aidée par des fonds d’Etat "devrait capter annuellement au moins un million de tonnes de CO2" a affirmé S. Bodman. Ces aides au progrès technologique feront l’objet d’un "Founding Opportunity Announcement"  pour des centrales IGCC de plus de 300 MW, auprès des industriels susceptibles d’être intéressés.

                          Rappelons que, pendant ce temps, la Commission européenne est juste en train de définir le concept de CCS dans des papiers de vulgarisation.