Mauvaise image d’une Société pétrolière fortunée (très mauvais en France) discutant avec l’Iran (très mauvais aux USA néo conservateurs) et coopérant avec la Russie (très mauvais en Grande-Bretagne) dont le pétrole fut dispersé sur les côtes du Finistère (très mauvais en Bretagne) par un navire délabré suivi par une Société de classification italienne (très mauvais en Italie). La ministre de l’écologie de l’époque disant en toute bonne foi que ce n’était pas "la catastrophe du siècle" y perdit son prestige. Et comble d’arrogance: un patron "à particule" qui ne trouve pas normal d’être condamné pour les fautes d’un sous-traitant, parce qu’il faut donner le change aux fauves médiatiques. Enfin une Justice "écologique", même elle l’est devenue, qui invente une faute "d’imprudence", pourquoi pas au nom du "principe de précaution"?
Alors l’action Total va mal: elle cote 0.8 barils de WTI à New-York. Un conseil: achetez, ça rapporte plus que le Livret de Caisse d’Epargne.
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L’action Total ne vaut plus que les quatre cinquièmes d’un baril de pétrole

Tenue contrastée des matières premières.
Les prix des matières premières devraient connaitre de grands contrastes.
– 38 % pour le zinc,
– 32 % pour le cuivre,
– 10 % pour l’argent,
mais l’énergie connaitra des flambées :
+ 40 % pour le charbon,
+ 30 % pour le charbon à coke,
+ 12 % pour le gaz naturel,
+ 3 % pour le pétrole.
Bien sûr, ce ne sont que des prévisions, fausses bien entendu.Mais la tendance lourde est là.
Le prix de l’énergie s’affirme malgré l’effondrement annoncé de l’immobilier, visible dans le prix du cuivre et du zinc.
La nourriture va continuer à flamber, les émeutes de la faim, les affrontements ethniques tout court seront la rançon de ces renchérissements.
Bonne année 2008 en perspective…
Le Moyen-Orient pétrolier une zone en forte croissance
L’agence Internationale de l’Energie prévoit pour 2008 une forte croissance de la consommation de pétrole dans cette zone. Elle passerait de 6,6 millions de barils en moyenne en 2007 à plus de 7 millions de barils au second semestre 2008. Ce dernier chiffre est à comparer aux 8 millions de barils prévus pour la Chine dont on parle tant. Cette demande est due à trois facteurs essentiels:- l’intégration aval de l’industrie pétrolière vers la production de produits raffinés et la pétrochimie,
- l’accroissement de la consommation d’électricité,
- l’accroissement des production d’eau douce par dessalement,
les deux derniers paramètres sont liés à l’accroissement de population dans cette région qui devrait, d’après les démographes, passer de 275 millions d’habitants en 2006 à 550 millions en 2025 et à l’accroissement du niveau de vie des principaux pays producteurs de pétrole (Arabie Saoudite 9 mbl/j, Koweit 2,53 mbl/j, Emirats Arabes Unis 2,15 mbl/jour, Qatar 0,85 mbl/jour, Oman 0,74 mbl/jour).
Par exemple, les Emirats Arabes Unis prévoient que leur consommation d’électricité va croître de 45% en trois ans. Leur puissance électrique installée de 10 GW, devra être accrue de plus de 50% pour la prochaine décennie. La Dubai Electricity and Water Authority (Dewa) va avoir besoin de 16 milliards de dollars pour financer les travaux des cinq prochaines années. Elle prévoit d’installer un complexe électrique qui pourra atteindre une puissance de 9 GW et sera capable de dessaler plus de 2,2 millions de m3 d’eau par jour.
Le Sultanat d’Oman a l’intention de s’équiper d’une centrale électrique de 700 MW et capable de produire 100 mille m3 d’eau adoucie par jour. Une option étudiée serait d’utiliser le charbon, beaucoup moins cher que le gaz ou le pétrole!

Déforestation en Amazonie
Poussé par le grand vent des biocarburants, la déforestation de l’ Amazonie se poursuit et s’amplifie à un rythme jamais atteint jusque là.
Août 2007, perte de 243 Km2.
– Septembre 2007, perte de 611 Km2.
– Octobre 2007, perte de 457 Km2.
– Novembre 2007, perte de 974 Km2.
– Décembre 2007, perte de 948 Km2.Soit, au total 3200 km2, entre août et décembre.
Les carburants d’origine végétal s’annoncent donc comme dévastateurs. Sans même apporter plus d’une prospérité factice, comme toutes celles qu’ à connu le brésil.
Les "cycles" qui faisaient le pays riche, puis misérable.
"Le pays est un pays d’immense avenir, d’ailleurs ce sera toujours un pays d’avenir" Georges Clemenceau, qui avait visité le pays dans sa jeunesse, et qui avait (déjà) la dent dure.
Mais sont aussi à mettre en cause, avec la canne à sucre, le soja et l’élevage extensif, très demandeur d’espace et très rémunérateur, en ce moment…
Johnson Controls-Saft une JV en pleine forme
L’américain Johnson Controls et le français Saft ont décidé en Janvier 2006 d’unir leurs efforts pour développer et commercialiser des systèmes de batteries totalement intégrés pour véhicules hybrides. Cette JV est dirigée par Mary Ann Wright, une ancienne de chez Ford. A l’automne 2007, JC-Saft a été retenu par Mercedes pour développer la batterie au Lithium du futur véhicule "Classe S 400 hybride" qui devrait entrer en production en Décembre 2008. Cette batterie sera produite dans une nouvelle unité des usines SAFT de NERSAC, dans la banlieue d’Angoulême.En parallèle avec ce contrat, JC-Saft a obtenu un contrat du "Department of Energy" US de 4.1 millions de dollars pour développer des batteries à base de Nickelate de Lithium (NiO2Li) pour des systèmes dits "Plug-In" qui sont à la fois des véhicules électriques et hybrides, grâce à une batterie de plus forte capacité. Une fois chargée, la batterie assurera une autonomie en mode électrique de 10km ou de 40 km au véhicule. Ce projet de deux ans sera supervisé par le DOE en association avec l’USABC, consortium des industriels automobiles américains.
JC-Saft va d’autre part fournir les batteries au Lithium au chinois SAIC pour une flotte de démonstration de véhicules chinois à faible consommation de carburant.
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Réunion de l’opep.
L’Opep se réunira le 1°février pour se résoudre -ou non- à une augmentation de production.
Mais le résultat est cousu de fil blanc.
Il n’y aura pas d’augmentation, sinon de prix.
En effet "les professionnels estimant que la vigueur de la demande dans les pays émergents devrait compenser tout ralentissement aux États-Unis."
Si le mythe des pays émergeant succédant aux USA, comme moteur de croissance est tenace, la situation est que le pétrole d’est pas plus élevé que parce que certaines régions du globe souffrent de pénurie.
Même une crise internationale risquerait dans le cas du pétrole de buter contre une incompressibilité de la demande.En effet, la situation est fort tendue en Chine, avec des émeutes dues aux carburants (ou plutôt à leur absence), l’ Afrique est, dans bien des endroits, en situation de post-pétrole (bien que le prix y soit affreusement cher).
D’autre part, l’autre donne de l’équation est que l’Opep désormais est incapable de produire plus, sauf quelques pays comme l’ Angola, qu’elle souffre aussi d’un trop plein de devises dont elle ne sait que faire…
Ah, les problèmes des riches…
Les prix du gaz naturel en euros baissent depuis près de deux ans
Les prix du pétrole en dollars ont connu depuis plus de cinq ans une superbe envolée connue de tous. Elle apparaît dans les indicateurs de prix moyens publiés trimestriellement par le pétrolier Total qui montrent des prix de vente des "liquides" (pétrole brut + condensats) venir de 25$/baril en 2003 et atteindre près de 85$/baril au dernier trimestre 2007. Cette multiplication des prix en dollars par 3,4 en moins de cinq ans se retrouve mais amortie en euros, les prix n’étant multipliés que par 1,9 seulement. Mais, ce qui est moins connu, la situation est complètement différente pour le Gaz Naturel.
Les prix du gaz en dollar ont atteint un plus haut de 36$ le baril équivalent de pétrole au premier trimestre 2006. Depuis ils sont restés inférieurs ou égaux à ce prix maximum. Mais exprimés en euros on constate que les prix après avoir atteint un maximum de 30 euros par baril équivalent au premier trimestre 2006 régressent globalement avec un plus bas de la moyenne trimestrielle de près de 20 euros/baril équivalent, au troisième trimestre 2007.Les prix du gaz naturel exprimés en euros sont donc en replis depuis près de deux ans.
Il est possible d’illustrer cette évolution divergente des prix du pétrole et du gaz en suivant le rapport des prix de l’un par rapport à l’autre. Ce rapport qui était de 0,7 en 2003 est tombé à 0,4 en 2007.A quantité d’énergie identique, le pétrole est 2,5 fois plus cher que le gaz. Ce n’est pas pour cela que les applications du gaz ont largement remplacé celles du pétrole. Les problèmes de mise en oeuvre, en particulier dans les transports, entravent la croissance des applications du gaz. Un dérivé du gaz, comme le DME (dimethyl éther, CH3-O-CH3) plus proche physiquement du butane ou du propane pourrait être un compromis économique, en substitution du pétrole.
Remarque: on assiste à une récente remontée des cours du gaz en Europe qui étaient tombés à des niveaux débiles durant le premier semestre 2007. Les cours du gaz de la Mer du Nord sont établis au National Balance Point en Grande-Bretagne en pence/therm. (Sce: BP). Cette remontée des cours devrait améliorer les résultats des grands du gaz européen (StatoilHydro, Shell, Exxon, Total)
Tensions mondiales sur les approvisionnements en charbon
L’Europe approvisionne plus du quart de son charbon à partir du port de Richard’s Bay en Afrique du Sud. L’activité de ce port de manutention opérant les chargements de bateaux est fortement perturbée par les ralentissements de production des mines en amont, en raison d’une pénurie chronique d’électricité en Afrique du Sud. Par exemple, Anglo American a stoppé cinq mines sur neuf en raison de possibles coupures de courant du fournisseur local, Eskom. D’autre part la Chine aurait décidé d’interrompre ses exportations de charbon pendant deux mois afin de reconstituer ses stocks. Les fournitures en provenance des USA sont limitées par les moyens d’acheminement et de manutention locaux. Les cours du charbon en Europe ont de ce fait gagné 6$ à 112$ la tonne.Les prix du gaz en Angleterre se sont également fortement appréciés, ce qui en fait une énergie de substitution 25% plus chère que le charbon par MWh d’électricité produite (environ +4 euros). Les prix de l’électricité en Europe ne vont donc pas baisser dans les mois à venir.

Silence, on bosse, ici…II
Au Kazakhstan, on bosse aussi.
On y développe allègrement les ressources énergétiques.
Sans forcément prendre des gants avec les "majors", dont l’existence et la liberté, sont, on le sait, la seule condition de l’existence d’une économie efficace.
Pourtant les dirigeants Kazakhs ne prennent guère cette direction.
Leurs gisements gaziers et pétroliers ne sont pas abandonnés à ces majors si bienfaisants, la production d’uranium augmente fortement sous la houlette (hérésie !) d’une société nationale à 100 % (une bande de vicieux, je vous dis).
Là aussi, la question politique est primordiale.
Démoralisés, les kazakhs l’étaient, ils faillirent disparaitre, à une époque, avalée par la fédération de Russie.
Leur renouveau avant et après la disparition de l’URSS, leur à permis de renégocier leur statut vis-à-vis du Kremlin.C’est clairement une alliance inégale (150 millions de russes, contre 15 millions d’habitants au kazakhstan), portant le nom de vassalité, mais cette donne est importante.
Jamais la Russie n’arriverait à avaler le Kazakhstan, contrairement aux voisins chinois qui ont entrepris de noyer les provinces périphériques du Sin-Kiang et Tibet sous des flots d’émigrants, désormais majoritaires.
Les divergences avec Moscou sont à voir sous l’angle de la demande d’une certaine liberté d’action.
Quand à la grande "puissance US", elle est ici si symbolique qu’elle ne compte guère.
Les efforts si soviétique, et dans un cadre d’économie si physique, porte ses fruits.
La production d’uranium augmente fortement (c’est un des rares points du globe où cela arrive), passant à 7630 tonnes (plus 25 %).
L’objectif est d’atteindre en 2010, 15 000 tonnes.
Ce chiffre n’apparait guère vraisemblable, mais il est clair que la production est en hausse.
La très étatique société "Kazatomprom " au nom si russe et si soviétique a d’ailleurs de grande ambition, celle de détenir toute la filière du nucléaire, et d’en vendre à qui bon lui semble.
Silence, on bosse, ici…
Le déclin et l’essor, sont finalement facile à voir.
Pendant que d’un coté, on donne pouvoir et parole à des bavards incompétents et stériles, dans d’autres endroits du monde, on bâtit.
Dmitri Medvedev déclare : "Nous avons toutes les chances de devenir une grande puissance agricole, et de récupérer le statut que nous avons perdu au XXe siècle".
Pendant ce temps là, en Amérique, en Europe, on joue aux sous, en nous disant "c’est l’oéconomie"…
Pour faire de l’argent, une simple imprimante suffit.
Les gens de pouvoir au Kremlin savent très bien que bâtir, ou rebâtir une grande puissance, c’est d’abord bâtir une puissance économique réelle, c’est à dire productive.
"le premier pays au monde pour les surfaces labourées ", tend à réaffirmer son futur productif et agricole."Il sera toujours nécessaire de respecter un équilibre entre deux aspects: développer notre propre production agricole et élever le niveau de vie des campagnes d’une part, et résoudre le problème alimentaire d’autre part ".
Une à une, le Kremlin prend des parts du gâteau de l’économie réelle.
Moscou est déjà une puissance pétrolière et gazière dominante, elle est aussi une puissance nucléaire civile, revitalisée (bien qu’en retard) dans l’industrie, elle veut la dernière clé qui l’empêche d’être une puissance totale, le pouvoir alimentaire.
Le dernier pouvoir, le financier viendra de lui même.
Beau retour d’une puissance qu’on pensait définitivement écrasée.