Ali al-Naimi le ministre du pétrole saoudien estime la croissance de la consommation de pétrole cette année entre 900 mille et 1,5 millions de barils par jour, il manipulait auparavant une fourchette plus étroite comprise entre 1 et 1,1 millions bl/jour. Il est loin des 2,1 millions de bl/jour curieusement avancés par l’Agence Internationale de L’Energie que plus personne ne croit, tellement ses chiffres fantaisistes sont déconnectés du réel. Cet élargissement de la fourchette de prévision du ministre saoudien montre les incertitudes qui pèsent sur l’évolution à court terme des consommations. Les Saoudiens sont bien convaincus que les 90 dollars par baril seront difficilement supportables par des économies occidentales en phase de refroidissement. On peut donc s’attendre à un geste significatif d’accroissement des quotas de l’OPEP lors de la prochaine réunion du 1er Février à Vienne. La baisse actuelle des cours anticipe un geste bienveillant du roi Abdullah après la visite de G. Bush en Arabie. Les cours du brut rejoindraient alors une fourchette 80$ – 90$ par baril qui calmerait la hausse des prix énergétiques et permettrait aux banques centrales de baisser leurs taux administrés.
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Repli des cours du brut sur fond de diplomatie

Niger et Nigeria, même combat…
Certains semblent penser au nucléaire comme l’énergie de demain. C’est faux, pour des problèmes de production. D’abord géologiques, mais aussi politique.
Le Niger, visiblement évolue dans la même direction que le Nigéria voisin, et pour les mêmes raisons.
Une production énergétique hypertrophiée, qui a réduit le reste de l’économie à une portion congrue indigeste, les prix en nette augmentation qui ne profitent pas aux populations.
Des populations qui voient leur santé, directement ou indirectement détruites par l’exploitation des ressources.Des fronts de libération, plus ou moins bandits de grands chemins, mais qui profitent d’une large assise populaire, des ingérences étrangères importantes, et qui renouvellent un jeu diplomatique aussi compliqué que juteux.
En bref et pour résumé, le Niger a été maudit, d’une manière différente du Nigéria, l’un a été maudit par son pétrole, et l’autre par son uranium.
Le cours de l’uranium ayant été plus bas que celui du pétrole, plus longtemps, la machine infernale ne s’est mis en marche que récemment au Niger, mais l’on va s’apercevoir qu’elle n’a rien à envier à celle du Nigéria.
Comparaison des prix des électricités éoliennes avec ceux du marché spot
Les prix de gros spot de l’électricité peuvent varier de façon considérable en fonction de l’heure, du jour, de la saison, des conditions météorologiques, de la disponibilité des centrales, etc. Il est donc difficile de définir un prix de marché moyen sur une période donnée. La Commission de Régulation de l’Energie (CRE) publie les courbes des valeurs hebdomadaires en BASE et en POINTE pour le marché français et le marché allemand. En raison des interconnexion des réseaux les prix des deux pays sont généralement voisins. Les prix d’achat de l’électricité d’origine éolienne sont définis par l’Arrété du 10 Juillet 2006. Il définit les prix d’achat de l’électricité éolienne terrestre sur une période de 15 ans et ceux de l’électricité éolienne offshore sur 20 ans. Pour les dix premières années le MWh éolien terrestre est payé 82 euros et le MWh éolien offshore 130 euros, auxquels il faut ajouter le clauses d’indexations sur l’indice du coût horaire du travail et des prix industriels.La comparaison des prix d’achats des électricités éoliennes avec les prix spot en Base montre que le prix "éolien terrestre" à 82 euros le MWh est en moyenne le double du prix moyen en Base. Quand au prix "éolien offshore" à 130 euros le MWh il est plus de trois fois plus cher que le prix en Base.
De tels tarifs décidés par notre administration pour des périodes de 15 ou 20 ans, dont la partie dégressive arrive lors la onzième année et dépend curieusement du taux de charge de l’installation, sont difficiles à admettre. L’amortissement financier d’une éolienne doit se faire sur 7 à 8 ans maximum pour une durée de vie espérée du double. La longueur de la durée de l’aide et son ampleur chargent la facture énergétique de notre pays de façon irresponsable, pour un enjeu des plus discutables, surtout quand il n’y a pas de vent et que les centrales au charbon ou au lignite crachent leur CO2 dans le ciel allemand.

Total publie des indicateurs de son activité en nette amélioration
Le Groupe Total vient de publier ses indicateurs d’activité de quatrième trimestre 2007. Exprimés en dollars, ces indicateurs sont en forte progression par rapport au troisième trimestre. La marge de raffinage européenne croît de 26% à 30.1$ la tonne; le prix moyen de vente des liquides qui suit le cours du Brent, croit de 18% à 84.5$ par baril; les prix moyens de gaz augmentent de 26% à 6.08$ par Million de BTU. Ces progressions exprimés en euros doivent être minorées, en raison de la décroissance de la valeur du dollar exprimée en euro de 5.5% d’un trimestre à l’autre. Les progressions en euros sont alors respectivement de 19% pour le raffinage, 12% pour les ventes de liquides et 19% pour les ventes de gaz.Ces chiffres montrent que, si les volumes de productions du quatrième Trimestre en pétrole, gaz et produits raffinés ont été au niveau de ceux du T3, les résultats de Total du T4 devraient être très corrects sinon très bons. Bien sûr à l’annonce de ces bons indicateurs l’action Total perd plus de 1% à 56,7 euros en cette matinée du 15 Janvier 2008. Les acteurs du CAC40 sont vraiment indécrottables.

Nigeria: accroissement des capacités de liquéfaction de gaz
Le Nigeria vient d’inaugurer sa sixième ligne de liquéfaction de gaz du complexe de l’île de Bonny informe Reuters. Cette nouvelle unité a nécessité trois ans de travail d’ingéniérie, auquel Technip a participé, et 1.6 milliards de dollars d’investissements. Cette nouvelle ligne porte la capacité de liquéfaction de l’usine à 22 millions de tonnes par an, soit plus de 520 mille barils par jour équivalent pétrole. Cette usine appartient à un consortium composé de RD Shell, Total, ENI et Nigeria National Petroleum (49%). Une septième ligne de liquéfaction serait envisagée, des discussions sont en cours avec les autorités nigérianes qui désireraient qu’une partie du gaz extrait participe à l’industrialisation du pays.
Repsol: découverte de gaz au Pérou
Le Groupe espagnol Repsol informe qu’il vient de faire une découverte de gaz au Pérou dans la région de Cuzco près du gisement de Camisea. Ce gisement estimé à 56 milliards de m3 contiendrait une large part de condensats, ce qui apporte de la valeur à cette découverte. Repsol, opérateur, possède 41% d’un consortium associant Petrobras (35.15%) et Burlington Resources (23.85%) qui est appelé à vendre ses parts aux deux précédents. Cette découverte conforte le Pérou comme une région stratégique pour Repsol.L’action Repsol, cotée à Madrid, valait hier 24 euros, venant d’un plus haut de 30 euros atteint en Juillet dernier. La taille moyenne de Repsol en fait une proie potentielle pour une des grosses pétrolières qui voudrait accroître sa taille opérationnelle. Son cours de Bourse n’intègre pas cette possibilité.

GM veut faire du low cost…
Pour répliquer à Tata et à sa voiture à 2500 $, GM veut à son tour se lancer dans les voitures à bas prix.
Pour Rick Wagoner, les ventes de voitures à bas prix n’ont jamais décollé aux USA parce que les consommateurs sont sensibles au "dix-ânes", au normes de sécurités, et de qualité (sans doute ce qui explique l’effondrement des constructeurs américains ces trente dernières années.
Mais, c’est certainement la crainte de passer (encore) une fois à côté du marché du futur qui pour Rick Wagoner dans cette voie.Dans la même lignée de projets, on peut voir la Logan de Renault, à l’origine destinée aux marchés émergents, puis aux pays développés, où des gens normaux désirent une voiture sans "dix-ânes", simplement économique (à l’achat et à l’entretien), robuste et fiable…
Rappelons dans la même lignée, le succès de la 205, qui fut largement un succès contre le réseau Peugeot, qui rechignait à la vendre (la marge était basse), préférant privilégier d’autres modèles, notamment la 305 plus rentable pour lui…
Moi, je vais me faire l’avocat du diable : et si on demander son avis au consommateur ?
Ce qui fit démarrer véritablement le marché automobile en France, ce fut l’idée d’André Citroën, celle du minimum automobile.
Il ne faut pas oublier que quand l’escarcelle est vide, on peut difficilement être un bon consommateur.
Idée largement reprise par MDI et son projet…
Mais, n’ayons aucune crainte. Comme à son habitude GM va créer une floppée de commissions commissionnantes pour étudier le problème…
Bureaucratie, quand tu nous tiens…
Industries des grands pays européens: seule l’Allemagne progresse.
Eurostat vient de publier les statistiques de productions industrielles de la Zone Euro du mois de Novembre: elles ne sont pas bonnes. Elles baissent en moyenne de 0.5% par rapport au mois précédent et progressent de 2.7% en un an. Pour la France ce n’est pas mieux: baisse de 1.5% en un mois et croissance de 2.9% en un an. Mais la politique industrielle d’un pays ne se fait pas au mois le mois. Il faut donc examiner les évolutions sur une période de quelques années pour discerner les tendances. L’indicateur qui semble être le plus pertinent pour mesurer des progrès industriels, est celui de la production de l’ensemble de l’industrie, hors construction.Un examen sur trois ans en prenant les indices du mois de Novembre pour chacune des années est représenté sur la Figure.
On constate sur la base des indices que seule l’Allemagne présente une courbe de progression régulière sur cette période. Les autres grandes nations, même l’Espagne sont larguées. La Grande-Bretagne n’a pas changé d’un iota en sept ans, c’est une puissance purement commerciale et financière. Les chiffres italiens ne veulent pas dire grand chose mais ils sont mauvais. La France à l’indice 109 "progresserait", inflation comprise de 1% par an, impact des 35 heures, du principe de précaution, des fermetures de pans entiers de l’industrie manufacturière, somnolence de l’industrie automobile: l’industrie française va mal. L’Espagne au même niveau que l’Allemagne en 2004 se laisse décrocher et stagne même entre 2006 et 2007.
On le voit tout cela n’est pas réjouissant et ne présage rien de bon. Quels grands projets pourraient relancer l’activité industrielle de notre pays. Nous sommes largués en informatique, nous n’avons toujours rien compris aux biotechnologies, à l’exception des vaccins (merci Pasteur), en les réduisant au seul clonage. Des secteurs des industries alimentaires, de l’énergie et des transports tirés par l’exportation sont nos principales forces et opportunités, mais il faut faire plus, focaliser notre recherche fondamentale et appliquée sur ces secteurs prioritaires, lier des alliances pour nous renforcer, investir dans des pilotes industriels, mobiliser nos ressources financières et humaines. Mais cela demandera du travail, bien au-delà de la durée légale.
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Les productions de pétrole de l’Alaska en déplétion
Les productions du Nord de l’Alaska de la région dite "North Slope", sur les rives de la Mer de Beaufort, démarrées en 1977 avaient atteint un maximum de plus de deux millions de barils par jour en 1988. Depuis les productions des champs de cette zone qui se nomment Prudhoe Bay et ses satellites, Kuparuk River, Alpine, etc. décroissent de façon quasi linéaire. Les volumes prévus par le "Department of Tax Revenue Division" de l’administration de l’Etat sont pour 2008 de 731 mille bl/jour et ils anticipent une baisse d’environ 4% à 701 mille bl/jour en 2009. Il existe pourtant dans cette zone d’immenses réserves de gaz non exploitées qui pourraient prendre le relai à condition qu’un procédé d’acheminement du gaz vers les zones d’utilisation soit mis en place et que les contraintes fiscales de l’Etat de l’Alaska soient jugées acceptables par les grands Groupes pétroliers. Des prix du gaz plus rémunérateurs et la vente des liquides condensés très rémunérateurs devraient relancer l’exploration production dans cette zone stratégique pour l’Amérique du Nord.
BG Group une pétrolière en forme
La Société pétrolière BG Group cotée à Londres mérite une attention toute particulière. Bien que le nom BG vienne de British Gas, c’est un groupe pétrolier et gazier international. Son cours a quasiment doublé en deux ans. En effet il dispose d’intérêts dans des champs pétroliers d’avenir comme les 25% qu’il détient dans l’immense champ offshore de Tupi au large de Rio de Janeiro. Il est présent en Inde, au Kazakhstan, à Oman, au Nigeria, etc. C’est aussi un acteur important dans le GNL (gaz narurel liquéfié). C’est donc potentiellement une proie pour les grands groupes en perte de vitesse comme Shell ou BP ou bien pour un chinois en recherche de réserves de pétrole. Deutsche Bank prévoit un cours à 1200p.BG Group présente donc un double intérêt de par sa bonne gestion opérationnelle et de ses réserves pétrolières qui en font une proie possible. Son cours peut donc encore acquérir une part de prime spéculative plus importante.
