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  • Kashagan: Exxon-Mobil se rallie à l’accord avec l’Etat kazakhe

    Kashagan: Exxon-Mobil se rallie à l’accord avec l’Etat kazakhe

    Kazmunaigaz                            L‘accord entre le consortium  ENI, RDS, Exxon, Total, Conoco-Phillips, Inpex et KazMunaiGaz, la Société pétrolière d’Etat du gouvernement kazakhe, aurait été trouvé. On le sait, c’est Exxon-Mobil qui ne voulait pas payer en cash une partie de la "compensation" du retard du projet au gouvernement Kazakhe. Les termes de l’accord octroient une plus grande part dans le consortium à KazMunaiGaz (16.8%) dans le consortium et une indemnité indexée sur les cours du brut, plafonnée semble-t-il à 4.5 milliards de dollars.

                                Mais là n’est pas l’information essentielle pour ce projet. Ce qu’il faudrait savoir concerne les dispositions prises par le consortium pour renforcer l’équipe ENI responsable de la part opérationnelle. Ses méthodes de travail et sa maîtrise dans le management de projet se sont révèlées être totalement insuffisantes et inadaptées. Exxon-Mobil, dont la maîtrise des projets est un de ses points forts, a sûrement demandé des modifications d’organisation et un renforcement des compétences. La facture pèsera plusieurs dizaines de milliards de dollars, le coût de la première phase du plan de développement rallongée de deux ans a déjà doublé à 20 milliards de dollars. Le prix total atteindrait 136 mds$, pour l’instant.

  • Gazprom en Afrique.

    Gazprom en Afrique.

    Monde_multipolaire_1970 Décidément, l’histoire repasse les plats.
    Pendant les années 1970, l’ Urss avait décidé la conquête de l’ Afrique, et même y était devenue la puissance dominante, aujourd’hui, c’est Gazprom qui s’y intéresse avec des dents très longues.
    Et aujourd’hui, ce n’est plus pour mettre la main sur des pays sans importance, mais sur le très riche Nigéria et ses richesses gazières, largement délaissées par les compagnies pétrolières.
    D’ailleurs, le grand gaspillage qu’est le torchage du gaz de pétrole s’y continue avec entrain.
    Ce torchage fait perdre au pays 2.5 milliards de $ par an et nuit gravement a la santé de la population du delta du Niger.

    Gazprom veut investir entre 1 et 2.5 milliards de $ et produire de l’électricité avec ce gaz, pour un continent qui en manque cruellement.
    Mais l’important n’est pas là. L’important est dans le fait que le Nigéria faisait figure de chasse gardée des grandes compagnies occidentales, et qu’elles ne disposent guère désormais de pays si accueillants.
    Toujours est il que les "facilités" accordées à ces compagnies, l’absence de contrepartie pour les populations, entraine des troubles graves qui ont fait perdre 600 000 barils /jour à la production.
    Avec l’arrivée des chinois et des russes dans ce contexte, on peut s’attendre à une flambée des surenchères vis-à-vis du gouvernement Nigérian.
    Mais il est vraisemblable que ce début de nouvelle conquête de l’ Afrique par la Russie effraie davantage les occidentaux que la précédente…

  • Les mensonges du lobby éolien

    Les mensonges du lobby éolien

    Samsosm1                             Sur un blog voisin, l’ancien Sénateur René Trégouët dont l’enthousiasme juvénile  pour les énergies renouvelables ne peut susciter que sympathie de la part de ses lecteurs, écrit un papier à la gloire de l’éolien offshore, nouvelle sornette de la puissante industrie éolienne allemande et leurre écologique britannique, contrepartie d’un vaste plan nucléaire en cours d’élaboration. Ce bloggeur, tout d’abord, fait le point de l’énergie éolienne terrestre et écrit une phrase sûrement copiée-collée d’un article de publicité du lobby éolien: "l’année 2006 a confirmé l’essor mondial de l’énergie éolienne qui est passée de 60000 à 75000 MW installés en un an, soit une production mondiale annuelle d’électricité correspondant à la moitié de la consommation nette française."

                    Cette phrase est profondément incorrecte et inexacte.

    • Incorrecte parce qu’elle mélange puissance et énergie: 75000 MW c’est la puissance installée que délivreraient les éoliennes mondiales si en tout lieu il y avait le vent nécessaire pour les faire fonctionner. La consommation nette française c’est une énergie, c’est à dire une puissance multipliée par un temps. Le lobby éolien indique les puissances, mais parle peu d’énergie en raison du faible rendement ou facteur de charge de ses installations.
    • La consommation en énergie électrique de la France en 2006 a été de 476.5 TWh. Il faut comparer cette valeur à la production d’énergie électrique estimée du parc mondial d’éoliennes. Le facteur de charge des éoliennes allemandes est de 20% (source: UBA), celui des éoliennes méditerranéennes est de 28% (source: RTE) on peut donc prendre avantageusement pour l’éolien un facteur de charge mondial moyen de 25%. Ceci nous conduit à une énergie éolienne mondiale de 164 TWh soit 34.5% de l’énergie électrique consommée par la France. On est plus près du tiers que de la moitié: l’affirmation citée est donc inexacte.

                        On le voit, en toute bonne foi, les défenseurs des énergies renouvelables peuvent se faire manipuler par des industriels à la recherche de subventions lucratives. Pour eux, l’éolien terrestre est "éventé" alors ils se lancent dans l’éolien offshore qui nécessitera d’immenses fermes pour amortir les coûts de maintenance à l’aide de navires spécialisés et de personnel aguerri devant intervenir dans des zones parfois hostiles. Les centrales thermiques à flammes au charbon ou au lignite allemandes devront prendre le relais l’hiver en l’absence de vent. Le consommateur d’électricité paiera ainsi deux fois: les subventions pour l’énergie éolienne et les droits d’émissions de carbone des centrales thermiques associées.

  • Lukoil: productions de pétrole en croissance en 2007

    Lukoil: productions de pétrole en croissance en 2007

    Lukoil                              Le deuxième pétrolier russe Lukoil, dont Conoco-Phillips détient 20% des parts, aurait annoncé, d’après Reuters, que ses volumes de production en Russie pour 2007 auraient cru de 1.7% à 1.83 millions de barils par jour. Sa production totale de pétrole, incluant les volumes produits à l’étranger atteindrait 1.94 millions bl/jour. Ce résultat positionne Lukoil parmi les grands groupes qui produisent vers les deux millions de barils par an de liquides comme Royal-Dutch Shell par exemple. Lukoil prévoit pour 2008 des volumes de production en croissance de 5% à 7% en raison de la mise en production d’un nouveau champ cet été dans la région de Timano-Pechora. En ligne avec les consignes du Kremlin, les exportations de pétrole brut de ce Groupe ont baissé au profit de l’exportation de produits raffinés de plus haute valeur ajoutée.

                           Pour les années à venir Lukoil a au moins deux grands projets, l’un au Kazakhstan où Lukoil voudrait quadrupler ses productions dans la région de la Mer Caspienne, l’autre en Irak dans le champ de West Qurna. Les investissements de Lukoil en 2008 se maintiendront aux environs de 11 milliards de dollars.

  • MDI : c’est parti ? II

    MDI : c’est parti ? II

    La MDI, crée par un dangereux nihiliste et révolutionnaire ne pose pas que des problèmes aux constructeurs.
    Onecats34 En effet, une prime de 5000 zeuros pour une voiture de 3500, cela va faire jaser.
    Mais ce problème sera vite réglé.
    En effet, on abaissera très vite le crédit, sinon, comme je l’ai dit, j’en prends une par mois. 
    Mais cela ne s’arrête pas là.
    Imaginer, mois de deux litres au cent.
    C de Lagaffe sur bourde, si elle était capable de s’imaginer les conséquences, s’en casserait un ongle.
    Car il faut bien voir que c’est la perte, en moyenne pour les finances publique de 5 litres au cent kilomètre de tipp et de tva.

    Il y en a qui se sont retrouvés au goulag pour moins que ça.
    En plus, l’huile végétale est utilisable.
    Vous risquez d’aller voir le paysan du coin pour le plein.
    Mince, Christine vient de se casser un deuxième ongle.
    Le pouvoir pétrolier, mis en place progressivement depuis l’après guerre, insensiblement et touches par touches repose sur une corruption maximale à tous les étages.
    Tout le monde en profite.
    Un peu le pays producteur, mais surtout les pays consommateur, prenant un peu (enfin, pas si peu que ça) sur chaque litre, mais dont le volume total représente un torrent d’argent.
    J’vous dis, ce Guy Nègre, c’est un cyclone pour le système économique, une catastrophe, il va tout détruire.
    Et notre bourse pour les marchés de CO2 ?  Qu’est ce qu’on va en faire ?

  • MDI : c’est parti ?

    MDI : c’est parti ?

    Onecats4 On annonce l’homologation de la oneCATs de MDI et sa commercialisation pour l’an prochain, enfin je demande à voir, car il y a longtemps qu’on l’annonce.
    La voiture est dite "mono et bi-énergie", air comprimé en ville et adjuvant en campagne, pour une consommation de deux litres aux cent kilomètres.
    Deux modèles, de trois et six places, vitesse maximale de 90 à 110 km/h, et moins de 60g au 100 km…
    Cela représente fiscalement un bonus de 5000 euros pour un achat de 3500 à 5300 euros (on va voir la tête des services fiscaux).
    Perso, je peux en avoir une à 3500 par mois ?

    En réalité, ce concept nouveau n’en est pas un, c’est plus l’adaptation de l’idée d’André Citroën de la deux chevaux à l’air du temps, en complète rupture avec la course à la puissance et à la lourdeur engagée.
    Cela va complètement à l’opposé d’une évolution sensible depuis plusieurs décennies : allègement de poids, caffouillfoutra du constructeur passé aux oubliettes, toutes ces invraisemblables options couteuses, et la plupart inutile, mais qui justifie des sempiternelles augmentations de tarifs, et surtout, le concept mise sur des usines locales, et le massacre des comptes des grandes multinationales de l’automobile.
    La fabrication d’une automobile ne coute pas cher, mais le problème des grandes firmes est justement d’arriver à vendre le plus cher possible leur produit. Le client lui, n’a pas forcément besoin de tout ça, mais d’un véhicule fiable, peu couteux et peu consommateur. La plupart des trajets sont de petits trajets, souvent urbains.

    Ce n’est peut être pas une voiture pour tous les trajets, mais un véhicule capable d’éponger à bas prix, et à basse consommation, au moins une bonne moitié du trafic.

  • Renaissance de la flotte militaire russe.

    Renaissance de la flotte militaire russe.

    Images_4 Les agacements et les désagréments subis par la Russie, la question des ressources énergétiques du pôle nord, et la volonté de s’affirmer font que Dmitri Medvedev veut faire renaitre la flotte militaire russe.
    Elle avait été dans la décennie 1970, la plus puissante du monde, et cette volonté de reconstruction marque la regain de puissance.
    L’évolution de la Russie et l’évolution des USA vont dans des directions diamétralement opposées, déclin pour l’une et regain pour l’autre.
    Pourquoi ? Essentiellement une question de génération et une question d’hommes.

    Les dirigeants américains font clairement parti d’une république Vénitienne.
    Les Bush et les Clinton, les deux familles régnantes sont au pouvoir depuis 1980.
    Pour eux, il est un axiome, quoiqu’il en soit, ils seront toujours les plus puissants.
    Les dirigeants russes ont vécus l’effondrement, et ils ont appris à ne plus se laisser guider par une idéologie, quelqu’ elle soit, communiste ou libérale, ils appartiennent à une génération marquée par cet effondrement.
    Pour les nord américains, un tel cas de figure est impossible.
    Alors qu’il devient de plus en plus vraisemblable.
    Alors que les dirigeants russes font tout leurs efforts pour améliorer l’efficacité à tous les niveaux, que ce soit industriel, ou énergétique, les dirigeants américains vivent dans un monde parfait que tout le monde leur envie. Même si leur gabegie énergétique est dantesque, leur évaporation industrielle caricaturale.
    Il n’y a jamais de défaite définitive dans l’histoire.

  • Chine: les importations de pétrole en croissance de 12% en 2007

    Chine: les importations de pétrole en croissance de 12% en 2007

    Ambroisetezenas1_2                    Les importations de pétrole brut de la Chine en 2007, selon l’agence Xinhua, se sont élevées à 163 millions de tonnes ou 3.3 millions de barils par jour en croissance de 12.4% par rapport à 2006. Les exportations ont faibli de 39% à 3.9 millions de tonnes. La Chine n’aurait importé que 34 millions de tonnes de produits pétroliers en baisse de 7% par rapport à 2006 et en aurait exporté 15.5 millions de tonnes. Les importations nettes de la Chine en 2007 en pétrole brut et produits pétroliers, s’élèvent donc à 177 millions de tonnes ou 3.57 millions bl/jour. Elles sont en croissance de 9% par rapport à 2006.

  • USA : effondrement de la balance commerciale…

    USA : effondrement de la balance commerciale…

    Images_2 Le déficit de novembre atteint 63, 1 milliards de $ aux états-unis, un record, bien en deça des 59.5 milliards escomptés, et pour lesquels l’énergie représente la part du lion : 30 milliards de $.
    Le montant total des importations américaines atteint 100 milliards de $, et on comprend mieux le caractère complètement ridicule du taux de couverture des importations par les exportations.
    En effet si l’on inclut l’énergie , il atteint 36.9 %, et sans l’énergie dépasse péniblement les 50 %.

    Hors tout le bla bla sur l’économie, ces chiffres montre donc les deux maux auxquels le prochain président devra s’atteler : les économies d’énergies, et la ré-industrialisation.
    Le contexte finalement seul dictera le calendrier, car une telle dégradation des comptes externes, 758 milliards en 2006, et "seulement" 650 sur les onze premiers mois 2007, ne peut désormais s’opérer que par une réduction sauvage de la consommation (dépression), permis par la fin de "l’énergie gratuite" pour les USA.
    Cette fin s’opère par la fin du dollar comme monnaie de vente du pétrole, qui permettait des déficits sans fins : d’abord par le Vénézuela (qui passe des accords de troc), par la Russie et l’ Iran qui ne vendent plus en $, et par bien d’autres qui "diversifient" leurs réserves de devises.

  • Economie Russe : Plan de développement …

    Economie Russe : Plan de développement …

    T34_2 … ou expectative ?
    La Russie revient de loin, et va loin.
    Loin de se cantonner dans ses secteurs de force, miniers, pétroliers et gaziers, elle voit désormais le salut dans le développement de son industrie, et des industries de pointe.
    Pour se faire, elle constate l’échec des années 1990, et prend acte de la nécessité d’une intervention étatique.
    Pour 2020, la Russie a l’ambition d’être le premier pays européen en terme de PIB.

    Loin d’abandonner le soin du développement à l’économie de marché, le gouvernement russe entend bien créer des "champions nationaux" dans tous les secteurs stratégiques.
    En Russie, l’idéologie a abandonné le chemin de l’économie, et on prend ce qui marche, c’est à dire une planification souple, avec des objectifs et des moyens, en occident, on a cessé de prendre ce qui marchait pour sombrer dans l’idéologie "le marché y pourvoira".
    Et visiblement, le marché n’en peut plus.
    De plus, l’interventionnisme américain en Europe de l’Est conduit Moscou à reconstruire une puissance militaire, mais cette fois, bien en retrait des performances économiques réellement constatés, et qui cette fois a des chances de ne pas grever le système productif de charges trop lourdes pour lui.
    L‘inversion de l’histoire atteint ici des sommets.