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  • Les avantages du plancher chauffant.

    Les avantages du plancher chauffant.

    Images Pour répondre à une question d’un autre internaute, à savoir quels sont les avantages du plancher chauffant, je les avais brièvement évoqué, à savoir l’inertie et la basse température.
    Je m’excuse de ne pas m’être attardé sur le développement, mais l’essentiel est dit.
    La basse température se marrie très bien avec les énergies renouvelables, et la haute température a, par contre, besoin d’un appoint.
    L’inertie a par contre ses avantages et ses inconvénients : elle n’aime pas les variations, mais elle a du souffle vis-à-vis de phénomènes accentués.
    En bref, elle ne craint rien.

    Autre avantage, mais plus restreint, c’est le gain de place.
    Mais il faut le reconnaitre, il n’est pas énorme, et surtout situé sous les fenêtres.
    Ce n’est donc pas un mieux absolu, surtout qu’on perd un "mur de chaleur" sous les dites fenêtres et
    qu’ un maillage plus serré des tuyaux n’apporte pas à cet endroit là précis, une bonne solution.
    (Mais ce n’est là qu’un avis personnel).
    Les problèmes de circulation sanguine n’existent plus (on chauffe le planche à 27° maxi), car la température épidermique des pieds doit être de 31° (de mémoire).
    Par contre, ensuite, il est impossible de faire quoique ce soit sur le sol, et une fuite est problématique, ce problème n’est pas fréquent, mais tourne à la catastrophe, notamment par les travaux qu’il demande.

    Pour résumer, c’est un mélange d’avantages certains, et d’un certain nombre de contraintes, qui peuvent être lourdes (une bonne installation de départ, correctement faite), et surtout d’un entretien efficace et là aussi, correctement fait.
    Le désavantage rédhibitoire est la longueur des tuyaux de chauffage nécessaire.
    Si une solution n’avait que des avantages, on n’en ferait pas d’autres.

  • Qui est-ce qui est chaud ou qui ne l’est pas?

    Qui est-ce qui est chaud ou qui ne l’est pas?

    Il est des tableaux qui remplacent de longs discours. C’est le cas de ce tableau du Wall Street Journal  résumant les performances de divers actifs durant la semaine passée. C’est le pétrole qui a le bonnet d’âne sur la semaine.Chauds22008

     

  • Evolution des stocks de produits pétroliers aux USA

    Evolution des stocks de produits pétroliers aux USA

    Stocks1               Au cours des dernières semaines il a été montré que les stocks américains en produits pétroliers baissaient globalement en raison d’importations trop faibles et d’une forte consommation interne. Les stocks, en dehors de la réserve stratégique américaine, ont franchi à la baisse le milliard de barils dans le courant du mois de Décembre et depuis la baisse quasi linéaire est très pentue. La répartition de cette baisse entre pétrole brut et produits raffinés dépend essentiellement du taux de fonctionnement hebdomadaire de l’outil de raffinage US. Une analyse depuis le mois de Juillet 2007 montre ces évolutions de flux qui expliquent la récente baisse.

    Import2                    Tout d’abord les importations US de l’ensemble des produits pétroliers ( pétrole brut + produits intermédiaires + produits finis) ont fortement baissé en six mois.Ils étaient de 14 millions de barils par jour au mois de Juillet, ils atteignent à peine 13 millions bl/j en fin d’année 2007 et début 2008. Ce manque de produits importés de 7 millions de barils par semaine est la principale cause de baisse des stocks. Cette prudence des importations US peut s’expliquer par des gestions de stocks plus fines de la part des industriels pour mieux gérer leur cash, par des optimisations de stocks de fin d’année assujettis à des taxes dans certains Etats américains, par des anticipations de baisses de consommation qui ne se sont pas produites, au contraire.

    Consom3                        En effet les citoyens américains continuent de rouler en voiture et chauffent abondamment leur maison quand il fait froid. Après une baisse de consommation normale durant les mois de Septembre-Octobre autour de 20.5 millions  bl/j, on a assisté à une augmentation régulière des consommations de produits hivernaux comme le fuel ou le propane, tandis que la consommation d’essence demeurait soutenue. Nous avions montré sur la base de la consommation d’essence des américains durant les deux mois principaux de la "driving season", Juillet et Août, qu’ils n’avaient guère changé leur mode de vie et qu’ils avaient maintenu leur consommation d’essence. Ces chiffres hivernaux le confirment, la réduction de consommation d’énergie des USA n’est pas pour demain. On peut espérer une stabilisation moyenne avec des plus et des moins selon les conditions climatiques.

                          La baisse des stocks de produits pétroliers US de ces dernières semaines est due à une consommation soutenue de la part des citoyens américains et d’une insuffisance des importations évaluée à un million de barils par jour. Les stocks ne se reconstitueront que si les volumes importés remontent rapidement vers les 14 à 15 millions de barils par jour.

  • Les taux longs US anticipent la future baisse de taux de la FED

    Les taux longs US anticipent la future baisse de taux de la FED

    Usbond1                        Les taux longs américains ont amorcé un repli depuis le mois de Juillet 2007 anticipant ainsi la baisse par paliers des taux administrés par la FED. Par exemple le Bond à 10 ans venant de 5.3% en Juillet dernier est maintenant proche des 3.8%. Ce repli qui s’explique par l’anticipation des baisses de taux de la FED et par l’existence de liquidités provenant des investisseurs qui fuient les hypothèques douteuses et qui réduisent la pondération en actions de leur portefeuille. Mais il s’explique aussi par la non anticipation par le Marché US de futur mouvement inflationniste de grande ampleur.

                          Le dernier indice des prix au détail américain connu, le CPI du mois de Novembre, indique une croissance annuelle des prix de 4.3%, mais avec un poste énergie en progrès de 21% et donc une augmentation hors énergie et alimentation de 2.3%. Gasoli2Les prix du gaz abondant sont restés très stables, ceux du pétrole amorcent une pause sinon un léger repli conforté par la mise en production de nouveaux champs pétroliers dans le monde en 2008 et 2009. De plus, l’OPEP devra accroître ses quotas en Février pour tenir compte des nouvelles productions de l’Angola.  Le poste énergie des futurs CPI, après une hausse en Janvier et Février qui auront pour référence les points les plus bas de 2007, devrait donc se stabiliser puis se réduire et ramener l’indice global entre 2% et 3%, comme il l’a été de Septembre 2006 à Septembre 2007.

    Fed_funds_2                          Le chemin semble grand ouvert pour une baisse dynamique et bienvenue des taux administrés par la FED. Une chose est maintenant sûre, la structure financière des banques américaines, reposant en partie sur des montagnes de dettes, à taux variables indexés, contractées par des citoyens américains plus ou moins fortunés, ne peut plus supporter des taux courts trop élevés (supérieurs à 3% ou 4% environ) sous peine de clochardiser de larges pans de la population et de les rendre insolvables. Il faudra que Ben Bernanke et les banques qui le conseillent s’en souviennent. La crise des hypothèques aurait été sûrement moins grave si la FED avait marqué une pose dans sa lancinante montée des taux de 25 points de base par mois, le premier Février 2006, date à laquelle Ben Bernanke à pris les rênes de cette honorable institution.

                          La baisse des taux administrés va donc se poursuivre. Quel patron de la FED pourrait se présenter devant le Congrès américain, pour expliquer qu’il a fait mettre au chômage deux ou trois millions de citoyens pour réduire l’inflation d’un demi point?

                             Espérons que notre Grand Banquier européen étudie en détail les bêtises et les corrections qu’à pu faire son homologue américain et en tire les leçons avant que la récession ne déferle à son tour sur l’Europe endettée (Grande Bretagne, Espagne puis les autres). On peut toujours rêver.

  • Les problèmes du plancher chauffant

    Les problèmes du plancher chauffant

    Images_6 Pour répondre à la question d’un internaute et faire un point sur le plancher chauffant, je ferais une liste non exhaustive de ses avantages et inconvénients.
    L’avantage désormais, c’est qu’il répond à la basse température, le plancher chauffe, mais à une température inférieure à celle d’un corps humain. Il n’y a donc pas les problèmes qu’il y avait sur les anciens planchers sur la santé des locataires (jambes lourdes).
    Un des désavantages est l’inertie du principe.
    En effet, il faut du temps pour faire de la température, et c’est moins facile avec de la basse température.
    Un autre problème vient du séchage après la construction. Couler une dalle veut dire y mettre beaucoup d’eau.
    Il faut donc correctement la sécher.
    Une dalle mal séchée souffrira de maux qui réduiront son espérance de vie, sa durabilité, son efficacité.

    De plus, mais c’est un avis personnel, une dalle a le désavantage de ne pas avoir de point haut.
    L’eau qui y circule est donc susceptible de faire(et fait souvent) des dépôts importants, de même, joue la longueur des canalisations pour ce phénomène. Plus la canalisation est longue, plus elle est capable de se charger, soit en boue, soit en tartre. Dès lors, les pertes de charges sont là, les pertes de calories causées par le tartre ou la boue aussi.
    Et il arrive que le problème soit récurrent.
    Un autre problème à signaler est l’effet à long terme de la température sur la dalle elle même, ou sur les planchers (condensation).
    Tous ces problèmes peuvent réduire rapidement l’efficacité, le rendement et l’espérance de vie d’un plancher chauffant.
    Théoriquement d’une durée de vie de 25 ans, on commence souvent à avoir des problèmes au bout de sept ans.
    Enfin, il faut noter l’existence d’un système de régulation assez couteux.

  • Le Problème chinois : l’eau…

    Le Problème chinois : l’eau…

    Images_4 Marc Fiorentino prédit une année du krach chinois, pour des motifs économiques.
    Mais les plus grands problèmes chinois sont, pour l’écrasante part de la population, très basiques.
    L’énergie pose problème, la nourriture pose problème, mais surtout la ressource hydrique pose problème.
    Problème d’insuffisance, problème de pollution, problème de surexploitation.
    La Chine du nord est une région fragile au niveau hydrique, et abrite néanmoins de grandes villes comme Pékin (17 millions d’habitants), c’est une raison pour laquelle le barrage des trois gorges a été construit, basculer une partie du cours du fleuve bleu sur le fleuve jaune, par simple gravité, une simple opération de plomberie (mais de grande envergure).

    Mais cette opération a révélé d’autres problèmes. La retenue du grand barrage est polluée, et concentre la pollution, mais le cours en aval du fleuve bleu connait aussi les effets pervers de ce barrage, en particularité la sur-exploitation.
    A cela se greffe dans les deltas, des problèmes intenses de pollutions de tous ordres (on parle de "villages de cancer", et un village en Chine, c’est 30 000 habitants).
    A l’instar de l’image de Marc Fiorentino, la Chine n’est pas un géant aux pieds d’argiles, c’est une façade, et un pays d’argile…

  • Une nouveau projet de production d’essence synthétique autorisé en Chine

    Une nouveau projet de production d’essence synthétique autorisé en Chine

    Chinamap1               China Daily informe qu’un nouveau projet de production de carburants synthétiques à partir de charbon (Coal to Liquid) vient de recevoir le feu vert de la Commission Nationale de Développement et de Réforme. Cette usine du groupe minier Yankuang sera située dans la province du centre de Shaanxi. Elle devrait produire un million de tonnes de produits raffinés dans un premier temps, puis 5 millions de tonnes , soit 100 mille barils par jour, à partir de 2013.

                       La première usine CTL chinoise doit démarrer cette année en Mongolie Intérieure. Elle appartient au grand Groupe minier Shenhua, premier producteur de charbon au monde. Elle a été développée avec l’aide du Sud africain Sasol, numéro 1 mondial des carburants synthétiques. Elle devrait produire annuellement  1.08 millions de tonnes de carburants pour une consommation de charbon de 3.45 millions de tonnes.

  • Excédent commercial chinois en croissance de 48% en 2007

    Excédent commercial chinois en croissance de 48% en 2007

    Ambroisetezenas                D’après l’Agence chinoise Xinhua les exportations chinoises en 2007 ont crû de 26% à 1220 milliards de dollars et les importations se sont appréciées de 21% à 956 milliards de dollars. La résultante est un excédent commercial de plus de 260 milliards en croissance de 48% par rapport à 2006. L’Union Européenne est le premier partenaire commercial de la Chine avec un volume des échanges de 356 mdsUSD (+27%) puis viennent les Etats Unis avec 302 mdsUSD (+15%) et le Japon à 236 mdsUSD (+14%).

                           Notons que le commerce avec les USA ne représente pour la Chine que 14% de la totalité de ses échanges. Une réduction de ces échanges avec les USA, en raison d’une légère récession américaine, n’aurait peut-être pas l’effet catastrophique que certains imaginent. On le voit dès 2007 la croissance des échanges Chine-USA a été  inférieure à la moyenne globale de 23.5%, par contre celle avec l’Union Européenne a crû plus vite que la moyenne.

  • Repsol décide d’investir dans le raffinage en Espagne

    Repsol décide d’investir dans le raffinage en Espagne

    Repsol                   Repsol a décidé d’un investissement de 3.3 milliards d’euros dans sa raffinerie de pétrole de Carthagène. L’objectif est de faire de ce complexe un des plus modernes du monde avec une capacité de production, double de celle d’aujourd’hui, portée à 220 mille barils par jour. Cette unité rénovée sera opérationnelle en 2011, elle produira majoritairement du gasoil et acceptera les biofuels. Elle comprendra une unité de conversion profonde et de désulfuration par hydrogénation lui permettant d’utiliser des produits de base peu onéreux pour obtenir des produits raffinés les plus sophistiqués. Cet investissement réduira la dépendance de l’Espagne en gasoil dont elle importe 9.6 millions de tonnes par an, alors qu’elle exporte 2.8 millions de tonnes d’essence.

  • Le patron de BP classé N°2 parmi les acteurs économiques britanniques influents

    Le patron de BP classé N°2 parmi les acteurs économiques britanniques influents

    Tony_hayward                    Le "POWER 100" du Times classe chaque année les cent managers les plus influents de l’économie britannique. Le numéro 1 est bien sûr un banquier: Sir Win Bischoff de la banque d’investissement Schroders. Il est suivi par Tony Hayward le président de BP depuis le mois de Mai dernier. C’est un ancien de BP, entré dans le Groupe en 1982 et ancien chef de l’exploration production. Son cursus ressemble beaucoup à celui de de Margerie de Total, mais je ne suis malheureusement pas sûr que le patron de Total aurait été classé N°2 à un TOP 100 français. Le patron de Royal-Dutch Shell Jeroen van der Veer n’est classé que 47ème, mais il est Hollandais, donc moins sensible à l’humour britannique, paramètre important pour être bien classé.