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  • Solaire thermique : évolution contrastée en Europe

    Solaire thermique : évolution contrastée en Europe

    Images_2 Globalement, les ventes de solaire thermique régressent de 10 % en Europe.
    L’ Allemagne connait une baisse de 33 % de son marché, il devient en effet, mature, par contre, Italie, France et Espagne, eux, progresse fortement, avec un volume en hausse à deux chiffres.
    La situation est contrastée en Grêce.
    On s’attend, avec les nouvelles orientations européennes à un rebond très net.
    Aussi à cause d’une fiabilité technique importante.
    Néanmoins, les entreprises demandent un peu plus de visibilité et de pérennité dans les aides.
    Pourtant elles devraient être contente : on leur applique la flexibilité et la précarité… Non ? ah bon …

    L’évolution, quand à elle, devrait maintenant se servir d’un cadre règlementaire et juridique, qui simplifierait bien les choses, et permettait une évolution rapide.
    D’un autre côté, l’intervention des pouvoirs publics devrait être aussi plus résolue : plutôt que de laisser faire le fisc et interpréter la manière dont il applique les crédits d’impôts, un retour à l’économie dirigée est nécessaire.
    En effet, le prix de vente du matériel pour le solaire thermique n’a qu’un rapport très lointain avec  son cout de  production.
    En effet, celui-ci est une rente, non pas pour celui qui fait installer, mais pour le constructeur et l’installateur.
    Le client, lui doit se contenter d’une économie d’énergie qui peut être conséquente, mais longue à amortir.

  • USA: La bonne activité du raffinage fait baisser les stocks de pétrole brut

    USA: La bonne activité du raffinage fait baisser les stocks de pétrole brut

    Icewt_wti_month_11                         Le raffinage US en première semaine 2008 a utilisé près de 16 millions de barils de brut par jour avec un rendement au plus haut de quatre mois à 91.3%. Cette abondante consommation intermédiaire n’a pas été satisfaite par de timides importations de brut à 9.8 millions bl/j. Il en est résulté une baisse des stocks de brut de 6.7 millions de barils en une semaine, à 283 millions de barils, au plus bas depuis Octobre 2004. Par contre les stocks d’essence se sont appréciés de 5.2 millions de barils et ceux de fuel de 1.5 millions de barils. Les stocks de Propane ont poursuivi leur décroissance de saison à -3.1 millions de barils.

                                 Ces chiffres qui, au premier abord, montrent une baisse importante des stocks de pétrole brut, ne seront pas forcément interprétés trop négativement par les spécialistes de marché qui, après l’émotion habituelle au moment de l’annonce des stocks, pondèreront l’accroissement des stocks de fuel et d’essence. Il faut impérativement que les importations US de pétrole brut reprennent, dans les semaines qui viennent, un rythme plus adéquat qui se situe entre 10.5 et 11 millions bl/j.

  • Le PIB de l’Eurozone du T3 en croissance de 2.7% en un an

    Le PIB de l’Eurozone du T3 en croissance de 2.7% en un an

    Pibeurope_3                      Eurostat publie le PIB du troisième trimestre 2007 de l’Eurozone en croissance de 0.8% par rapport au trimestre précédent et de 2.7% par rapport au T3 de l’année précédente. Cet indicateur montre une très bonne performance de l’Espagne (+3.8%) dont le PIB est caractérisé par un fort accroissement des dépenses de l’administration (+6.8%) et des importations (+8.3%). Le Royaume-Uni, qui n’est pas dans l’Eurozone, présente une croissance de son PIB de 3.3% en raison d’une bonne progession de la consommation des ménages (+3.6%) et une faible progression des exportations (+2.1%). L’Allemagne se caractérise par une progression de la consommation des ménages en un an proche de zéro (+0.2%), ses importations dynamiques, constituées de produits de base ou intermédiaires, sont utilisées dans les produits exportés et ne profitent pas au consommateur allemand. La France avec 2.2% se situe au dessous de la moyenne de l’Eurozone sur un an, mais ne s’en sort pas trop mal avec une progression de 0.8% en un trimestre, soit à la moyenne. Quand à l’Italie dont les chiffres ne veulent pas dire grand chose, il faut noter le Zéro pointé des progressions de dépenses de l’administration.

  • StatoilHydro: productions en croissance pour 2012

    StatoilHydro: productions en croissance pour 2012

    Statoilhydro                        StatoilHydro, la Société pétrolière détenue majoritairement par l’Etat norvégien, présente aujourd’hui 9 Janvier 2008, à Londres, ses prévisions opérationnelles et financières pour 2012. Les volumes de productions qui devraient être aux environs de 1.7 millions de barils équivalent  pétrole par jour en 2007, devraient atteindre 2.2 millions blep/j en 2012. Les productions du plateau norvégien en déplétion devraient être maintenues à stabilité à 1.55 millions blep/j et les productions internationales devraient croître pour atteindre 0.65 millions blep/j. L’objectif de Helge Lund, le Directeur Général de StatoilHydro est de faire de cette Société  un "global energy player". La croissance en volume sera, entre autres raisons, handicapée par les clauses des accords de partage de production, qui réduisent les volumes attribués à l’opérateur, au profit du pays d’accueil, quand les cours du brut augmentent. StatoilHydro perdrait 260 mille blep/j en 2012 pour un pétrole à 100$/ baril.

                           L’exploitation du gaz de Snoehvit qui avait été interrompue pour une fuite dans un échangeur de chaleur, devrait être démarrée à nouveau dans quelques jours. La pérennité et le volume de production de ce champ, dans lequel GDF et TOTAL sont impliqués, restent encore à valider. StatoilHydro est également associé à Total dans le projet Kariagha III en Russie (30000 bl/j en 2008) et le projet Pazflor en Angola (200000 bl/j en 2011).

                          Le Groupe devrait maintenir pendant cette période, sa politique de distribution de dividende correspondant à 45% à 50% des bénéfices.

                           Les difficultés d’exploitation rencontrées en Mer du Nord, la déplétion des champs en production dans cette zone et la dépendance financière et opérationnelle de cette Société vis à vis de l’Etat Norvégien rendent cependant un investissement dans StatoilHydro assez aléatoire.

  • Attention! Voilà les économies d’énergie à la mode allemande

    Attention! Voilà les économies d’énergie à la mode allemande

    Panamera                      Nous avons ironisé sur les voitures hybrides de General Motors avec la "Saturn" programmée pour 2009. Il est possible de faire la même chose avec les programmes hybrides de Porsche, le célèbre constructeur allemand de bolides. Porsche a programmé une version hybride du Cayenne pour 2009 mais envisage aussi de présenter un nouveau modèle GT "Grand Tourismo" quatre portes la Panamera. Ce nouveau bolide sortira en 2009 en version classique. Puis, plus tard, il sera proposé en version hybride dite "économique" équipée d’un moteur V6, 3.6 litres de 280 CV, d’un moteur électrique de 50 CV et d’une batterie Ni-MH localisée dans le coffre. Le nouveau véhicule économique ne consommera que 9 litres aux 100km.

                       Ces annonces, avec des batteries Ni-MH dans le coffre, pour 2010 ou 2011 montrent tout le retard pris par les constructeurs européens sur le leader Toyota, qui dans cette gamme de voitures hybrides de prestige propose une abondante gamme Lexus impressionnante…mais nullement écologique.

  • Les prix du gaz naturel connaissent un redressement conjoncturel

    Les prix du gaz naturel connaissent un redressement conjoncturel

    Gazht1                    Les prix du gaz naturel connaissent une embellie internationale. L’unité anglo-saxonne de valorisation est en dollars par million de British Thermal Unit (MMBTU) et un MMBTU représente l’équivalent énergétique de 0.17 barils de pétrole. Le MMBTU de gaz naturel vaut actuellement 8$ à New York (soit 47$/baril), il est proche des plus hauts à Londres à 10$/MMBTU ou 59$/baril. En Asie le gaz naturel liquéfié atteint des records à 18$/MMBTU ou 105$/baril. Cette envolée des cours du GNL est due à la demande hivernale mais aussi à une rafale d’incidents dans les usines de liquéfaction au Nigeria, en Norvège, en Egypte, en Australie. Cette revalorisation des prix du gaz naturel corrige une partie du déséquilibre de ses cours par rapport à celui du pétrole, mais sur le Nymex les cours du pétrole sont encore à plus du double de ceux du gaz.

  • Lancement des travaux de la ligne à grande vitesse Pékin-Shanghai

    Lancement des travaux de la ligne à grande vitesse Pékin-Shanghai

    Chinatrain                         L’agence Xinhua annonce que la construction d’une ligne ferroviaire à grande vitesse entre Pékin et Shanghai va démarrer. Longue de 1318 km, cette ligne permettra après 2013, de relier les deux villes en 5 heures environ contre 10 heures aujourd’hui et de transporter ainsi le double de passagers par rapport à aujourd’hui qui comptabilise 160 millions de passgers par an. L’objectif est de faire rouler sur cette nouvelle ligne des trains atteignant la vitesse de 350 km à l’heure. Pour cela " le principe sera d’adopter les techniques étrangères les plus innovantes" en développant un matériel dont 70% de la technologie seront développés localement.

                            En attendant, la ligne Pékin-Tianjin longue de 115 km va être mise en service, à l’occasion des Jeux Olympiques, avec des trains atteignant 300km/h. La durée du trajet sera d’environ une demi heure. Le mode ferroviaire est le transport de masse la mieux adapté à cet immense pays très peuplé et à la population vieillissante.

  • Le raffinage américain dans le doute

    Le raffinage américain dans le doute

    Conoco                      L‘"Energy Independance and Security Act" signé par G.Bush en Décembre dernier à laissé dubitatifs les raffineurs américains. Ils savent que les USA manquent de produits raffinés ou intermédiaires et en importent 3,5 millions de barils par jour, pour une consommation totale de 20.7 millions bl/j. Mais ils anticipent une réduction des consommation d’essence par l’accroissement des volumes de méthanol utilisés et la réduction plus lointaine des consommations des véhicules. La production US d’éthanol à 5 milliards de gallons aujourd’hui qui représente 4% de l’essence vendue devrait atteindre 9 milliards en 2009 et 36 milliards de gallons en 2022. Ces chiffres d’éthanol produit, même s’ils ne sont que partiellement tenus, devraient se répercuter par une baisse de la demande en essence.

                          Il faudra donc examiner les annonces annuelles de Sociétés comme Valero, Conoco ou Marathon pour savoir s’ils maintiennent leurs projets d’investissements en capacités de production de raffinage.

  • Shell produira 15% de produits pétroliers à partir de ressources non conventionnelles en 2015

    Shell produira 15% de produits pétroliers à partir de ressources non conventionnelles en 2015

    Vanderveer                      Le CEO de Royal-Dutch Shell, Jeroen van der Veer, a déclaré au Daily Telegraph que les prix élevés du pétrole le surprenaient ainsi que la non élasticité de la demande qui persiste malgré des prix élevés, mais il a reconnu la grande part de subjectivité de la part du Marché dans l’établissement des cours. Il a d’autre part fait remarquer que des prix élevés incitaient les gouvernements détenteurs des gisements pétroliers à négocier ou remettre en cause les clauses de partage des profits, ce qui avait pour conséquence de retarder le lancement des futures productions. Enfin il a affirmé que 15% environ des productions de Shell proviendraient des sables bitumineux et autres moyens non conventionnels en 2015.

    Rien de très optimiste dans ces annonces de la part de Shell qui se fait malmener au Nigeria, qui s’est fait quasiment expulser de Russie et dont la politique chinoise très active n’a pas encore apporté ses fruits.

    Quand à la demande de pétrole mondiale, elle ne faiblit pas, les prix sont largement suffisants pour stimuler l’offre,  mais trop faibles pour réduire la demande. Cette flexibilité de l’offre qui va être accrue par les prochains démarrages de production dans le monde, devrait maintenir les cours entre 80 et 100$ le baril en 2008.

  • Chute des ventes de fioul.

    Chute des ventes de fioul.

    Images Les ventes de fioul chutent, au grand dam des pouvoirs publics qui veulent bien réduire la consommation, mais que la réduction des taxes, symétrique à cette réduction, laisse sans voix.
    La consommation de fioul a chuté de 19 %. Les recettes fiscales liées ont chutées de 654 millions d’euros par rapport aux prévisions budgétaires.
    La prévision de réduction de la consommation était de … 2 %.
    Nos hommes politiques veulent les réformes et le changement, mais à condition de ne pas devoir endosser le changement.
    La moins value constatée (287 millions de Tipp et 367 millions de Tva), est certes modeste, surtout après l’orgie sarkozienne, mais est néanmoins significative et lourde de menace pour l’avenir.

    En effet, à cette allure-là, le chauffage au fioul sera un souvenir à l’horizon 2010.
    Et sans doute beaucoup plus rapidement, car dans une telle récession, il sera de moins en moins intéressant économiquement parlant de vendre du fioul.
    Trajets de plus en plus importants pour de moins en moins de clients, la spirale devrait aussi devenir de plus en plus vicieuse.
    Je m’explique : les frais flambent, en même temps que la montée des prix désolvabilise les clients.
    De moins en moins de clients, jusqu’à ce qu’on ne trouve plus de livreurs de fioul, accélérant  le phénomène.
    Il est loin le temps, où un bon livreur partait quasi à l’aventure, avec un ou deux rendez-vous, et complétait ses livraisons au petit bonheur la chance.
    Le phénomène, important, touche aussi, et de plus en plus, le gaz en bonbonne, produit pétrolier aussi.
    Le secteur du chauffage, cible d’ailleurs cette clientèle pour les pac, avec un succès certain.