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  • L’Iran éprouve des difficultés avec ses fournisseurs d’essence

    L’Iran éprouve des difficultés avec ses fournisseurs d’essence

    Absinthe26                    Le groupe Suisse Vitol qui approvisionnait l’Iran en produits pétroliers raffinés sur la base d’un contrat long terme aurait décidé de rompre ce contrat pour les années suivantes. La raison ne serait pas politique mais serait économique. Vitol aurait perdu 70 millions de dollars sur ce contrat en 2007. Il assurait 60% environ des importations iraniennes en carburants. Ces importations sont vitales pour le fonctionnement de l’économie iranienne, quatrième exportatrice mondiale de pétrole brut, mais incapble d’assurer le raffinage en quantités suffisantes à sa consommation intérieure. La vente de carburant aux consommateurs privés est limitée à 100 litres par mois. D’après NOZARI, ministre du pétrole ce quota devrait être porté à 120 litres. Il reste donc aux autorités iraniennes, à trouver de nouveaux fournisseurs.

  • L’énergie solaire thermique manque-t-elle de calories?

    L’énergie solaire thermique manque-t-elle de calories?

    Mojave                        Il existe deux grandes technologies d’utilisation directe de l’énergie solaire  l’ensemble des techniques thermiques et la voie photovoltaïque. On sait que l’approche photovoltaïque est en pleine expansion, tirée par les technologies économiques en couches minces au Japon, en Allemagne et aux Etats-Unis. Par contre, la vieille approche thermique, illustrée et démocratisée par les capteurs solaires domestiques assurant un préchauffage de l’eau chaude du foyer, connaît quelques difficultés à progresser techniquement, malgré les aides militantes de pays comme l’Espagne. Ces technologies "nouvelles" dites CSP (Concentrated Solar Power) sont basées sur la focalisation de centaines ou de milliers de faisceaux lumineux sur un capteur thermique qui va alimenter une boucle de génération d’électricité.

                        L’application la plus remarquable est encore en Californie, dans le désert de Mojave, où de 1985 à 1991, 2,5 millions de miroirs paraboliques ont été installés pour capter la chaleur des rayons solaires réfléchis et produire une puissance électrique de 254 MW en plein jour.

                             Cette technologie de l’allemand FLAGSOL repose sur la capture de l’énergie solaire par un fluide caloporteur circulant dans un tube revêtu de quartz, situé dans la focale de centaines de miroirs paraboliques.Skal  Ces miroirs sont articulés sur un axe qui permet de suivre avec précision, le mouvement relatif du soleil d’Est en Ouest dans la journée. Cette technologie modulaire et standardisée permet de construire clé en main, des unités de génération d’électricité de 30MW à 80 MW. SENER en Espagne va construire trois tranches de 50MW près de Grenade selon cette technologie: ANDASOL 1, 2 et 3. L’originalité de cette construction réside dans le fait qu’elle va installer un volant thermique de 7 heures, à l’aide de plusieurs milliers de tonnes de sels fondus, qui permettra d’assurer une génération nocturne et donc quasi continue d’électricité. La première tranche sera opérationnelle en Juin 2008, les autres suivront en 2009 et 2010.

                                Les points faibles de cette technologie sont un rendement de conversion énergétique solaire thermique très moyen (60%) le tube dans lequel circule le fluide caloporteur est en plein air et émet de l’énergie. D’autre part la température de ce fluide n’atteint que 400°C, ce qui entraîne un rendement de conversion électrique faible également. Le bilan global est de l’ordre de 12%.

                                Une autre méthode CSPPs10schma , développée par SOLUCAR, une filiale de l’espagnol ABENGOA, consiste à focaliser des centaines de faisceaux lumineux issus de réflecteurs de 120m2 de surface sur un capteur thermique situé à 100 mètres du sol au sommet d’une tour.  La première tranche, dite PS10, composée de 624 miroirs sur 7.5 hectares, génère une puissance électrique de 11MW. Le système génère directement de la vapeur d’eau à 257°C sous 40 bars de pression. Le rendement global de conversion d’énergie solaire/électrique est de 14%.Ps10 Une autre tranche, dite PS20, de puissance double de la précédente est en cours de construction. Elle comprendra 1255 miroirs et une tour de 160 mètres de hauteur.

                      SENER a un projet, appelé SOLAR TRES, reposant sur la même technologie et qui génèrera une puissance de 17MW. Il présentera des particularités intéressantes avec une eau sous pression à 565°C et un stockage thermique de 15 heures qui assurera la continuité de la génération de courant.

                            Une autre technologie dite "Solar Beam-Down"  imaginée par des membres de l’Institut de Technologie de Tokyo   propose de poser le capteur d’énergie au sol et donc de positionner en hauteur un grand miroir réfléchissant qui oriente les rayons vers le sol. Masdar1 Ce principe rapproche la source chaude de l’ensemble générant le courant et devrait permettre d’atteindre des températures et des puissances plus élevées. Un projet sponsorisé par l’organisme d’Abu Dhabi en charge du développement des énergies nouvelles, Masdar et par le pétrolier japonais Cosmo Oil va être lancé. L’accord entre les deux groupes et le Tokyo Institute of Technology vient d’être signé. Le premier objectif est de lancer la construction d’un pilote de 100kW vers la fin de 2008 à Abu-Dhabi.

                       On le voit, beaucoup de technologies sont nécessaires sous le soleil pour faire monter la source chaude en température et donc accroître le rendement global. Il reste également à grimper en puissances nominales tout en conservant une emprise au sol "raisonnable" de quelques dizaines d’hectares par tranche. C’est sûrement l’une des contraintes majeures de l’énergie solaire: elle est abondante, 2000 kWh/an/m2 en Espagne par exemple, mais nécessite d’être captée sur d’immenses surfaces. La comparaison avec la forme photovoltaïque qui délivre typiquement  une puissance électrique d’un Watt par décimètre carré de panneau est cependant à l’avantage de la voie thermique qui assure 1,46 Watts par dm2 de miroir de PS10.

  • La question nucléaire.

    La question nucléaire.

    Electricite La question du nucléaire français vient d’être reposée.
    Avec la dernière vague de froid, le nouveau record de consommation établi à 88 960 MW, le 17 décembre à 19 heures, le triomphe du nucléaire dans la production d’électricité semble tout à fait remis en question.
    Pourquoi ? Parce que la production française est insuffisante, plombée par le chauffage électrique à effet-joule.
    En effet, pendant qu’elle exportait 3500 MW à prix bradés, elle en importait 5100, d’ Allemagne et de Suisse.
    La compagnie RTE mettait en avant, la nécessité… d’économies.

    Le chauffage électrique classique (dit à effet joule) est un reliquat du passé, qui arrange le propriétaire (petit investissement) et pas du tout le locataire (grosse facture), promu pour justifier un investissement nucléaire sur dimensionné.
    On frôle, dans ce dossier, la gabegie complète et totale.
    La pointe de consommation est couverte par les plus vieilles unités de production, les plus polluantes, avec de grosses pertes à la production, des pertes de transports, et un confort final aléatoire.
    L’origine du problème ? Le programme nucléaire a été lancé à une période où la consommation doublait tous les dix ans. Puis patatra, la décennie 1970 vis le plafonnement…
    Aujourd’hui, on est à la croisée des chemins. Le nucléaire français est amorti, une politique d’économies d’énergies est nécessaire, et un déclassement des centrales, joint à une période d’attente longue permettrait de réduire les couts de démantèlement du nucléaire par la baisse de la radioactivité de courte-vie.
    Bien sûr, ça ne règlerait pas le problème de la radioactivité longue, mais elle ne constitue que 10 % du problème.

  • Oléoduc albertain.

    Oléoduc albertain.

    OleoducLa montée en puissance des gisements de bruts non conventionnels d’Alberta devra entrainer la construction d’un oléoduc de belle capacité, comme il en existe en Russie.
    Les USA devront mettre la main à la poche, car au nord on a un peu fait du chantage.
    En effet, un plus court était possible, mais le destinataire final aurait été la Chine.
    3456 km d’oléoduc seront construits pour un débit de 435 000 barils/jour, porté à 590 000 en 2010.

    Mais ces capacités montrent aussi leur limites. 590 000 barils, c’est très peu par rapport aux importations étasuniennes, la construction de centrales nucléaires permettra d’exploiter les gisements (avec la chaleur), mais le point qui posera problème sera quand même l’eau.
    En effet, les eaux du fleuves Athabasca sont déjà surexploitées, surpolluées.
    La solution, est davantage dans les économies d’énergies aux USA que dans une augmentation de l’offre.
    Les gisements de l’ Alberta sont immenses. mais le débit qu’on peut en attendre reste faible.

  • Quiqu’aura la Lybie ? Hein ?

    Quiqu’aura la Lybie ? Hein ?

    Libye A peine notre nouveau ami de toujours le colonel Kadhafi reparti, voila qu’on veut nous le chiper.
    En effet, un autre ami d’hier, la Russie veut aider la lybie à accéder au nucléaire civil, pour dessaler l’eau de mer.
    Bientôt, la Libye sera converti en lac, Kadhafi en lampadaire (sa tête, allumée, guidera son peuple), et la lybie exportera plus d’électricité que de pétrole.
    En effet, on peut se poser la question de la dimension d’un parc nécessaire pour… 6 millions d’habitants.

    Ou alors, il faudra prévoir des pilotis pour les centrales.
    En bref, notre cher président à nous, NS, s’est totalement fait avoir.
    Pour Kadhafi, un politicien roué et retors, qui, il ne faut pas l’oublier a survécu à presque 40 années de pouvoir, c’est la victoire totale et inespérée.
    Finalement, il aura ce qu’il n’aurait même pas espéré au plus fort de la guerre froide.
    Ses centrales.

  • Areva : 1/3 des réacteurs.

    Areva : 1/3 des réacteurs.

    ImagesAreva veut construire 1/3 des nouveaux réacteurs dans le monde, estimés à (admirez la précision) 100… ou 300. On n’est pas à ça près.
    Elle a, d’après sa présidente "5 ans d’avance" grâce à Atmea et à l’EPR.
    Visiblement, pour l’EPR, surtout finlandais, ça serait plutôt du retard.
    Le seul problème, déjà bien visible avec l’EPR et avec la Finlande, c’est qu’ AREVA ne sait plus construire des centrales.

    Il lui faudrait procéder à … 35 000 embauches.
    Chiffre effectivement démentiel dans une entreprise spécialisée.
    Visiblement on bute là aussi sur un principe de réalité.
    EDF par exemple se contente fort bien de son parc de centrales amorties, donc très profitable, bien qu’ ancien.
    Le problème du combustible n’est pas avancé, à moins qu’on reste sur le chiffre de 100 (ce qui ne constituerait même pas un maintien du parc existant), et bien sûr, à périmètre constant.
    En effet, un désarmement plus poussé au niveau nucléaire peut fournir un répit de quelques années.
    Moi, j’ai toujours dit qu’il était fort Admadinedjab. Amener les ricains à désarmer, comme ça. Il fallait y arriver.

  • Les concurrents US pour le fuel éthanol de deuxième génération

    Les concurrents US pour le fuel éthanol de deuxième génération

    Femme_exotique2                    La signature, comme prévu avant la fin de l’année, de l"Energy Bill" par G.W.Bush a donné aux industries américaines, le signal de départ de la course au fuel éthanol de deuxième génération c’est à dire celui obtenu à partir de lignocellulose. Deux filières sont en compétition l’une à 100% chimique, l’autre couplant chimie, réactions enzymatique et fermentation alcoolique.

                      Quelles sont les industries nord américaines en lice pour cette féroce compétition?

                               Dans la filière purement chimique oublions Dynamotive et son BioOil qui s’arrête à une liqueur de bois pour alimenter les chaudières du Missouri. Le plus sérieux semble être RANGE FUELS de Broomfield, Colorado, qui possède un procédé classique de Biomass to Liquid avec synthèse de Syngas (CO +H2) à partir de diverses lignocelluloses (bois, broussailles, déchets divers) puis par réaction catalytique réalise un mélange d’alcools d’où l’éthanol est récupéré par distillation. Range Fuels possède un homme clé: Arie Geertsema qui est un ancien de la célèbre entreprise sud africaine Sasol. Ils sont en cours d’industrialisation du procédé en Géorgie avec l’aide financière du Department of Energy (DOE) pour pouvoir produire 200 tonnes par jour d’éthanol en 2009 puis 1000 tonnes par la suite .

    Dans la filière enzymatique il y a beaucoup plus de compétition. Il est possible de citer:

    1. LIGNOL de Vancouver, qui par une extraction par solvant de la cellulose obtient trois produits valorisables. La partie ligneuse pour faire des panneaux et divers agglomérés, du furfural et la partie cellulosique très pure convertible aisément en alccol. Il affirme savoir faire une unité modulaire de 100 à 400 tonnes de bois sec par jour produisant 10 à 40 millions de litres d’éthanol par an. Un homme clé : Kendall Pye. A signé un accord avec SUNCOR pour développer une unité de production.
    2. POET, c’est un des plus gros de l’éthanol de maïs US.Il travaille sur un projet de valorisation des rafles de maïs avec l’aide du DOE. Une usine de l’Iowa va être équipée pour produire 125 millions de gallons de fuel éthanol par an, 3/4 des volumes venant du maïs et 1/4 des raffles.
    3. IOGEN d’Ottawa, son procédé utilise un prétraitement dit de "steam explosion" sous haute pression qui favorise  ensuite une hydrolyse enzymatique de la cellulose, l’hemicellulose et la lignine. Il est financé par le DOE.
    4. BLUE FIRE ETHANOL utilise le procédé Arkenol et dispose d’une usine pilote au Japon. La ligno-cellulose est préalablement hydrolysée avec une solution d’acide sulfurique. Le pilote japonais régénère par électrodyalise l’acide utilisé pour éviter les rejets. Blue Fire projette une usine américaine pour 2010.
    5. VERENIUM, Cambridge, Ma. procède également un prétraitement par hydrolyse acide. Il a essaimé une usine pilote au Japon à Osaka avec Marubeni et Tsukishima Kikai. Elle devrait produire 4 millions de litres par an d’éthanol en 2008.
    6. ATLANTIC XETHANOL petites unités valorisant les déchets proches.
    7. et diverses start up locales aux technologies indécises.
    8. L’espagnol ABENGOA est également aux USA mais il demeure discret pour l’instant.

              On le voit la concurrence sera rude, mais ce ne sont pour l’instant que de petites unités dont la rentabilité sera doûteuse et dépendante des subventions fédérales. Un vrai grand projet industriel n’est pas encore à l’ordre du jour.

  • Le « green business » n’a plus besoin de l’aide des écologistes, il roule tout seul.

    Le « green business » n’a plus besoin de l’aide des écologistes, il roule tout seul.

    Croissance_2                        Nathalie Kociusko-Morizet répète à qui veut l’entendre que les énergies renouvelables et les activités d’économies d’énergie sont porteuses de développement. Les avantages à attendre des contraintes environnementales seront supérieurs aux inconvénients prévisibles. Ceux qui ont bien compris cette leçon et qui l’appliquent sans attendre ce sont nos amis allemands. La réunification avec une partie Est délabrée, l’abandon ou la reconversion de larges pans de l’économie ont été des opportunités pour introduire les nouvelles technologies dans le tissu industriel allemand.

                         Que ce soit pour l’énergie éolienne, pour le solaire, pour la génération thermique d’électricité, les industries allemandes occupent des positions de leaders dans chacun des domaines. Leaders industriels tout d’abord pour satisfaire les nouvelles demandes intérieures puis, maintenant, tirés par l’exportation. Exportations Ces activités concernant les énergies renouvelables, dont la croissance annuelle mondiale oscille entre 20% et 40% sont des débouchés formidables à l’exportation pour l’industrie allemande. Représentant 6 milliards d’euros en 2006 ils devraient dépasser 15 milliards d’euros en 2010.

               Ces chiffres permettent de comprendre le militantisme effréné des autorités allemandes dans le domaine des énergies renouvelables. Il est possible de citer par exemple, l’effort réalisé dans l’attribution de subventions à la recherche dans le domaine des énergies renouvelables qui ont atteint 102 millions d’euros en 2007, d’après le ministère allemand des Energies Renouvelables (BMU), avec un effort tout particulier pour le développement des éoliennes offshore de 5MW. Par contre on les sent moins motivées, ces autorités allemandes, lorsque la Commission Européenne envisage de "verbaliser" les industries de l’automobile pour tout dépassement d’émission de CO2 par les véhicules produits en Europe.

  • Chine: le charbon « c’est de la dynamique! »

    Chine: le charbon « c’est de la dynamique! »

    Dix1917                  Pour exploiter une mine à ciel ouvert de charbon d’excellente qualité, appelée Taixi ou "l’or noir", nos amis néo écologistes chinois, dans le Ningxia au Nord ouest de la Chine, ont fait exploser une colline de 270 mètres de haut à l’aide de 5400 tonnes de dynamite. Il faut dire qu’au préalable ils avaient fait évacuer 12000 personnes. Il paraît qu’il y a eu un peu de poussière après l’exploit. Ils espèrent récupérer 14 millions de tonnes de ce charbon haut de gamme.

                        Comme dirait l’autre, la fin justifie les moyens.

  • BEUC : BEURK…

    BEUC : BEURK…

    Beuc Sans doute un signe de gastro…
    ça tombe bien, il faudra sans doute moins manger…
    Pour le Beurk (Bureau européen des unions de consommateurs), prix de l’énergie et prix de la nourriture ne vont pas diminuer.
    Le prix de la nourriture est étroitement corrélé à celui des carburants, et les rentes de situation ne vont pas améliorer la situation.
    En gros, le consommateur est mûr pour de grosses augmentations, d’autant que les firmes auront été privatisées.

    Nos élites, néo-libérales en diable, avait donc libéralisé, l’entrée de produits.
    Politique complètement idiote, car, dans certains marchés, la pénurie est mondiale.
    La Russie par exemple, a choisi. Elle a été, pour une fois à contre sens de son histoire de toujours.
    Elle empêche les exportations.
    Sous les tsars, puis sous Staline, on exportait, même en cas de famine. Ce qui relativise aussi la portée de certaines critiques…
    En réalité, cette évolution, aura aussi pour conséquence, un changement de paradigme.
    Bien qu’ énergie et nourriture aient été viré de l’indice des prix, les ménages voient clairement l’évolution.
    Son potentiel explosif et révolutionnaire est évident. Sauf peut-être à C. Lagaffe. Après tout, ils n’ont qu’à manger de la brioche.