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  • Constitution des réserves stratégiques de pétrole chinoises

    Constitution des réserves stratégiques de pétrole chinoises

    Chine10                           La Chine et les USA ont décidé de se communiquer l’état de leurs réserves stratégiques de pétroles. Pour les US elles sont de 695 millions de barils soit environ un mois de consommation et de 50 jours d’importations. Le secrétaire Bodman va les faire croître en 2008 en collectant des taxes en pétrole. Les Chinois sont en cours de constitution de leur stock il serait de 15 à 20 millions de barils et l’objectif est qu’ils soit de 88 mbl à l’horizon 2010 pour une capacité de stockage de 100 millions de barils. Cette constitution de stock chinoise de 20 mbl par an environ représente une quasi  consommation supplémentaire de 55 mille barils par jour. La constitution des stocks stratégiques de ces deux gros importateurs de pétrole représentera donc en 2008  une pseudo consommation de 120 à 130 mille barils par jour qu’il faut ajouter à la consommation courante.

  • Dow Chemical s’allie avec le Koweit dans la pétrochimie

    Dow Chemical s’allie avec le Koweit dans la pétrochimie

    Kpcchairman                         Dow Chemical a vendu à KPC (Koweit Petroleum Corporation) la moitié de 23% de son activité et non pas de la totalité, comme annoncé avec légèreté par certains médias français, pour 9,5 milliards de dollars. Pour une entreprise qui présente une capitalisation boursière de 50 mds de $ ce n’est pas mal vendu. Les activités, qui représentent 11 milliards de dollars de chiffre d’affaire, vont être cantonnées dans une Joint Venture 50/50. Elles concernent le polyéthlène, le polypropylène, les polycarbonates, les ethylènamines et l’éthanolamine. Ces produits sont typiquement ceux de la pétrochimie: n’est compétitif dans ces activités que celui qui dispose d’Ethane à moindre coût. C’est pour cela que ces productions ne peuvent survivre qu’auprès de très grosses unités pétrochimiques et si possible proches des champs de pétrole ou de gaz. C’est pour ces mêmes raisons par exemple, que Total délocalise sa pétrochimie au Qatar ou comme confirmé récemment en Algérie avec la Sonatrach.

  • Emissions de Carbone: Bali attendra l’après Bush

    Emissions de Carbone: Bali attendra l’après Bush

    Americains1917                           S’il est un Président des Etats-Unis dont le départ aura été tant attendu c’est bien celui de G. W. Bush, que ce soit pour sortir du bourbier Irakien ou pour faire avancer ce grand pays vers la réduction drastique des émissions de gaz à effets de serre. Certains américains pensent sérieusement qu’absorbé à 90% de son temps par le conflit irakien, Bush ne peut pas se consacrer à un autre sujet majeur tel que celui du réchauffement climatique. Donc la conférence de Bali s’est fait une raison: il faut attendre Janvier 2009, date du départ  de l’actuel titulaire du poste de Président des USA. Un autre point important qui évite de trop déprimer, ce sont les avancées des Etats de ce pays. Plus de la moitié d’entre eux ce sont déjà engagés dans des démarches régionales pour limiter leurs émissions. La Justice américaine joue aussi un grand rôle: Mercredi dernier le juge fédéral Fresno a autorisé l’Etat de Californie de règlementer les émissions de CO2 de ses véhicules. Chacun essaie, à sa façon, de contourner l’immobilisme dépressif du Président et de son Administration.

  • Constructions en vue.

    Constructions en vue.

    Atomeelectrons La Russie négocie la construction de centrales nucléaires dans des pays arabes.
    Egypte, Qatar et Emirats arabes Unis sont en pourparlers.
    Avec l’Algérie et la Libye qui négocient avec la France, ce sont une bonne part des pays arabes qui veulent du nucléaire.
    La mise en marche du processus est désormais clairement affirmée, et ne pourra être enrayée.
    L’utilisation pour le dessalement de l’eau leur donnerait une rentabilité bien plus élevé qu’en occident, où la cogénération n’est guère utilisée.

    En outre, la question du financement de la construction de ces centrales est clairement étudiée.
    Preuve que la Russie a beaucoup avancé.
    Ailleurs, on en reste à la solution classique du financement plus ou moins assuré par les états, ou sous leur garantie, avec leur aval, ou avec subvention.
    En bref, pour le moment, c’est un secteur encore totalement étatisé au niveau financier, et c’est paradoxalement la Russie qui étudie la possibilité de le faire financer par des banques classiques.

  • Nous avons des esclaves et de l’arrogance.

    Nous avons des esclaves et de l’arrogance.

    Autant Rhett Butler 1861.
    L’attitude des occidentaux se raidit au nom de la respectabilité, des droits de l’homme (étendus aux droits du commerce, et consistant surtout d’ailleurs, en celui-ci), présenté comme des vérités universelles, à imposer par le droit (du) canon, si besoin.
    En réalité, l’Occident n’a jamais réglé ses deux problèmes, à savoir la question de son prolétariat, et la question colonial.
    Kadhafi, Amadhinedjab, ne sont guère pire, ni meilleur d’ailleurs que bien d’autres.
    Mais, un satrape n’est acceptable que quand c’est notre satrape.
    L’Iran veut l’énergie atomique. Interdit. Pour une simple raison, l’Iran n’est plus aligné.
    Quand à Kadhafi, il s’est aligné.
    Passant de la position du méchant à celle de l’ami. Il aura donc, sans problème, sa centrale. 
    Poutine est décrié aussi.

    Ces trois pays ont une chose en commun.
    Ils ont des ressources naturelles, en excédent pour leur population.
    L’occident a toujours connu pratiquement la pénurie de moyen, d’énergie, et souffert d’une population trop nombreuse.
    D’ailleurs l’arrogance ne s’adresse pas non plus qu’à ces pays fournisseurs de matières premières, avant hier occupés, hier, sous la botte de proconsuls acquis aux occidentaux, elle s’adresse aussi, désormais de l’aristocratie européenne aux peuples européens.
    Ils ne voteront pas pour le traité de Lisbonne.
    Ils voteraient mal.
    La seule échappatoire qu’il restera est celle de la fin de l’union européenne, du rétrécissement  intrinsèque de l’Occident, qui piétine ou régresse économiquement pendant que le reste du monde, progresse.
    De plus, la politique d’accaparement des ressources naturelles à (plus que) bon compte est une politique qui a du plomb dans l’aile, et qu’il serait nécessaire de réévaluer, baser les relations internationales sur d’autres paramètres apparait désormais inévitable.

  • Nigeria: poussée de fièvre de nationalisme pétrolier?

    Nigeria: poussée de fièvre de nationalisme pétrolier?

    Mendnigeria                     Le Nigeria, depuis l’élection de son nouveau président, Umaru Yar’Adua, au mois de Mai dernier veut remettre à plat sa politique pétrolière en évoluant vers une position plus exigeante vis à vis de grands groupes pétroliers présents dans l’estuaire du Niger comme Royal Dutch Shell, ENI, Exxon-Mobil, ou Total. Le Président en place voudrait créer une Société Nationale qui aiderait l’Etat à mieux gérer ses ressources pétrolières et gazières. Cette Société contrerait aussi  les prétentions des Sociétés privées opérant dans le pays. Cette information est à rapprocher de celle qui donnait l’intention à Shell de vendre une partie de ses droits au Niger, au chinois CNOOC. Il n’est pas sûr que ce genre de décision suffise à calmer les ardeurs des rebelles locaux du MEND qui infligent de lourdes pertes économiques et humaines aux Groupes pétroliers opérant dans le delta du Niger.

  • Le nouveau patron pour l’Agence Internationale de l’Energie à Bali

    Le nouveau patron pour l’Agence Internationale de l’Energie à Bali

    Tanaka_portrait1_2                    Nobuo Tanaka, le nouveau patron de l’Agence Internationale de l’Energie semble être un homme d’une autre trempe que celle de son prédécesseur, l’inimitable Mandil qui rêvait d’un baril de pétrole à 40 dollars en 2008. En effet ce nouveau patron est allé à Bali où se réunit le gratin des ministres de l’écologie mondiale pour déclarer "qu’il faudrait construire 30 centrales nucléaires et l’équivalent de deux barrages "des Trois Gorges chinois" chaque année pour contrer le changement climatique en cours". "On a aussi besoin de 13000 éoliennes et de 40 centrales électriques équipées de capture de CO2 chaque année entre 2013 et 2030". "Pour le dixième anniversaire des accords de Kyoto je n’ai pas le coeur à faire la Fête." a déclaré Tanaka. "La baisse de 5% des émissions de gaz à effet de serre entre 1990 et 2010 est de malheureusement de moins en moins crédible, puisque les émissions de CO2 sont prévues en croissance de 60% d’ici à 2030. Cela peut sembler de la Science Fiction mais il faut investir 11000 milliards de Livres pour transformer nos modes de génération d’électricité d’ici 2050 et réduire par deux les émissions de Carbone".

                                      C’est ce qui s’appelle mettre les pieds dans le plat. Le représentant de Greenpeace ne s’en est pas encore remis.

                                    Quand au ministre allemand Gabriel il a joué les bons élèves en disant qu’il allait faire moins 40% de CO2 d’ici à 2020 en oubliant de rappeler qu’il avait fait +0,6% en 2006. Et l’américain, qui passait par là par hasard, a déclaré qu’il n’avait pas de chiffre à donner et qu’il ne tenait pas à ce que quiconque avance un objectif chiffré à sa place.

                                    Bali, c’est du Grenelle en mieux!

  • Les limites écologiques de l’Allemagne: Mercedes, BMW, WV et Porsche

    Les limites écologiques de l’Allemagne: Mercedes, BMW, WV et Porsche

    Benz191718                            Notre voisine, l’Allemagne parangon de vertu écologique, dévoile ses griffes et ses limites dans l’établissement des règles des futures consommations des automobiles européennes. Tout d’abord elle à obtenu de la Commission européenne que les consommations limites soient établies en fonction de la masse des véhicules, en raison de la loi bien connue E= 1/2 mv2. Plus une voiture est lourde plus elle consomme, donc la masse doit être prise en compte. D’après les Echos reste maintenant à définir la pente de la loi Conso=F(masse). Sarko et Prodi sont pour une pente de 30% mais la Chancelière est pour une pente à 80%. Les émissions de Carbone sont alors bien loin du débat, quand il s’agit de la santé l’industrie automobile allemande on ne mesure plus les grammes de CO2. Ce serait mesquin.

                                    Mais où sont passés les "Grünes" d’antan?

  • Conséquences de la montée en complexité des technologies pétrolières.

    Conséquences de la montée en complexité des technologies pétrolières.

    Bakerhughes                     La course à la technologie et à la maîtrise des procédés de plus en plus complexes dans l’exploration et la production de pétrole et de gaz devrait entraîner un phénomène de rapprochement des acteurs du marché. Cette anticipation de redistribution des cartes a été reprise et illustrée par Chad Deaton, PDG du texan Baker Hughes, troisième acteur mondial des  Sociétés de services à l’industrie pétrolière, derrière Schlumberger et Halliburton. Les très fortunées Sociétés pétrolières Nationalisées du Moyen-Orient, d’Afrique ou d’Amérique du Sud investissent de plus en plus dans le développement de leurs ressources. Elles préfèrent généralement traiter avec les Sociétés de services plutôt qu’avec les Sociétés pétrolières indépendantes qui exigent d’être associées aux bénéfices d’exploitation du gisement. Mais encore faut-il que ces Sociétés de services possèdent l’expertise technique? On a vu par exemple Gazprom faire appel à Total pour le champ de Shtokman et non pas à Schlumberger.

                              C’est en raison de cette croissance des exigences techniques que Chad Deaton pense que les phénomènes de concentration parmi les acteurs du métier sont inéluctables. Il faudra posséder une taille suffisante pour investir des sommes considérables en Recherche et Développement. Les trois premiers mondiaux vont investir 1.5 milliards de dollars en R&D cette année.

                                La fusion de Transocean avec Global Santa Fé qui a conduit à la première société mondiale de forage Ultra profond est un exemple timide de cette nouvelle approche. Elle fait de Transocean une proie de choix pour un gros du marché.

                                Mais le vrai déclic d’une chasse à la concentration viendra le jour où une Société d’Etat russe ou chinoise voudra s’offrir la technologie par une OPA sur une Société de services pétroliers occidentale. La réaction des pétrolières indépendantes sera immédiate et les obstacles légaux antitrust seront immédiatement levés.

  • Indépendance Iranienne.

    Indépendance Iranienne.

    Iranmuhammad_riza_shah Le point de vue iranien est simple.
    Il est celui d’une puissance qui se veut indépendante. Réduite à l’état de quasi colonie pendant 25 ans, de la chute de Mossadegh à la chute du Shah, elle qui est si bien doté en ressources naturelles a choisie de ne pas se laisser pourrir la vie par ses hydrocarbures.
    Khomeiny avait un point de vue tranché : le meilleur pétrole est celui qui reste sous terre.
    Il avait vu les effets sur l’Iran de cette ressource : éviction de toute autre activité, corruption, naissance d’une classe "d’entrepreneurs" pétroliers aussi riche que la masse du peuple était pauvre, perte de toute indépendance politique.
    En bref, tout ce qui l’avait amené au pouvoir.

    Pour les relations avec la Chine, on voit qu’il y a eu contrat, mais que celui-ci était en gestation depuis longtemps, trois ans, et qu’il n’est pas non plus trop favorable à la compagnie chinoise, et que celle-ci a finalement signé, non pour faire la nique aux américains, mais en désespérant de faire mieux.
    Quand à ceux qui se focalisent sur la baisse de la production iranienne devrait se rappeler leur point de vue : il vaut mieux vendre peu et cher que beaucoup et bon marché.
    Le pétrole qui n’est pas exploité ne s’envolera pas.
    Il y a effectivement une alliance Pékin /Téhéran, mais elle n’évoque pas l’axe Berlin/Rome de triste mémoire, mais un axe Berlin/ Madrid, où, même en ayant une reconnaissance pour l’aide apporté pendant la guerre civile, le gouvernement espagnol ne se départi pas d’une volonté d’indépendance.
    Plus vite les occidentaux comprendront cela, mieux ce sera pour eux, au lieu de se draper dans un "savoir-faire technologique" qui les rendent "indispensables", mais de moins en moins, car leur avance fond…
    Victoire totale pour Téhéran. Les USA sont ridicules, et la Chine est passée sous les fourches caudines.
    Il faudrait que l’occident oublient cet individu (le shah) et n’espère plus le remplacer par un autre, à leur botte. Les indépendances formelles, vieilles de 50 ans, d’ailleurs, ont l’air de vouloir se muer en indépendances réelles.