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  • Accord iranien avec le chinois Sinopec pour le développement d’un champ pétrolier

    Accord iranien avec le chinois Sinopec pour le développement d’un champ pétrolier

    Sinopec                    Selon l’AFP, le ministre du Pétrole iranien Nozari aurait annoncé la signature d’un accord entre la République Islamique Iranienne et le chinois SINOPEC portant sur le développement du champ pétrolier de Yadavaran qui dispose de 3 milliards de barils de réserve récupérables. Un premier accord avait été signé sur ce champ en 2004 avec un Groupe indien (OVL). L’accord porte aussi sur la fourniture par l’Iran de gaz à la Chine durant une période de 25 ans.

                              On le voit, l’embargo américain sur l’Iran les Chinois n’en ont "rien à cirer", bien des états major de pétrolières occidentales doivent ronger leur frein en apprenant ces nouvelles rafraîchissantes.

  • Création d’une Société de séquestration du CO2 aux USA

    Création d’une Société de séquestration du CO2 aux USA

    Global_energy                  Bien que le commerce des droits d’émissions de CO2 ne soit pas encore effectif aux Etats-Unis qui n’ont pas signé le Protocole de Kyoto, l’Industrie Nord américaine se prépare à instaurer un lucratif business sur ces nouvelles et prochaines règles du jeu, couplé à de réels besoins de CO2 pour l’amélioration de l’exploitation pétrolière.

                                          Par exemple le canadien Hydrogen Technology Corp. et Global Energy Inc. de Cincinnati, viennent de signer un MOU (Memorandum of Understanding) selon lequel elles auraient l’intention de former une nouvelle Compagnie appelée Carbon Management Technologies (30% HTC et 70% Global Energy) pour travailler dans la gestion physique du CO2, sa séquestration et les techniques d’amélioration d’extraction du pétrole (Enhanced Oil Recovery ou EOR) par injection de CO2 dans les champs pétrolifères afin d’accroître la viscosité du pétrole piégé dans les roches et de le rendre ainsi récupérable.

                                          Dans un premier temps cette Société travaillera sur la récupération de pétrole dans un vaste gisement situé dans l’Ohio. Le CO2 proviendra d’une nouvelle usine de gazéification située à proximité.

  • Investissements 2008 en croissance dans l’industrie pétrolière

    Investissements 2008 en croissance dans l’industrie pétrolière

    Oil_prices                  Lehman Brothers Holding a recensé les projets d’investissements prévus pour 2008 de 344 compagnies pétrolières. Il en ressort une croissance, par rapport à 2007, de 11% des sommes à investir, pour un montant de 369 milliards de dollars.

    Les raisons de cette forte croissance sont multiples, on peut en lister quelques unes et les illustrer.

    Citons par exemple:

    • Les besoins des Compagnies pétrolières de reconstituer leurs réserves et/ou leurs productions. C’est le cas par exemple de la saoudienne Aramco qui veut accroître ses dépenses en exploration-production de 16% afin de pouvoir porter ses volumes jusqu’à 12,5 millions de barils par jour si nécessaire. L’Aramco au sein de l’OPEP et donc du monde pétrolier veut conserver son rôle de leader, statut  qu’elle acquiert grâce à ses productions supplémentaires mobilisables.
    • Les prix à long terme estimés du pétrole qui déterminent la rentabilité des projets et donc les décisions d’investissements se sont fortement accrûs. Ils sont en moyenne de 68$/baril et pour 63%des Sociétés ils sont supérieurs à 70$, d’après Lehman. Les Sociétés pétrolières qui avaient joué un pétrole cher ont pris de l’avance sur les autres. Rappelons qu’en 2006 pour le budget 2007 Total manipulait encore un stupide 40$/baril, sûrement avec les conseils de l’AIE. Les investissements dans les sables bitumineux de Conoco dans Encana ou de BP dans Husky sont des exemples de cette croissance des investissements stimulés par les prix du brut. Ce qui était un investissement risqué auparavant, devient une stratégie très rentable.
    • Certains investissements vont être dédiés au raffinage et à la pétrochimie en particulier au Moyen-Orient, près de la ressource, ou en Asie près de la demande (Chine, Inde). La synthèse de carburants liquides à partir de gaz fait aussi partie de ces investissements marginaux qui acquièrent une bonne rentabilité. La politique de Qatar dans le domaine est exemplaire.
    • Les prix de sous-traitance et de location des équipements de prospection ne cessent de monter comme le montre la courbe prospective du CERA.Cera Elle illustre la reprise des investissements pétroliers à partir de 2005 en phase avec l’accroissement des cours du brut.

    Cette nouvelle dynamique dans l’exploration-production devrait porter ses fruits pour les années qui viennent par un accroissement des réserves et un accroissement des productions en réponse à la demande. Les parties du monde mal explorées et mal exploitées pour des raisons essentiellement  géopolitiques conjoncturelles (Venezuela, Iran, Irak, etc.) constitueront les réserves pour les décennies futures. Les guerres et les dictateurs voient un jour leur fin, c’est l’Histoire qui nous l’apprend.

  • Nouvelles d’orient. II

    Nouvelles d’orient. II

    Le remodelage US du moyen orient a échoué, l’accaparement des ressources énergétiques a échoué.
    Iraqpipelines La guerre semble se ralentir en Irak, et s’accélère en Afghanistan.
    Paradoxalement, dans les deux cas, c’est une défaite américaine.
    Que se passe t’ il en Irak d’abord ?
    L’armée américaine est épuisée, les pertes nettement sous évaluées, les soldats sont épuisés, et il arrive ce qu’il arrive souvent : des trêves non décidées par les états-majors, décidées par les troupes sur le terrain.
    Les "patrouilles" ne patrouillent plus. Elles se tiennent à l’écart et envoient un message radio toutes les heures.
    Les soldats donnent quelques billets à des gamins, pour qu’ils fassent passer un autre message.
    Aux insurgés, cette fois. On est ici, on ne bougera pas. Laissez nous tranquille.

    Trêve de fait donc. Renforcé par un changement de politique. Les sunnites insurgés sont armés et payés par les américains, cette fois. Ils ont éliminés les djhadistes, mais n’aiment pas davantage les américains.
    En Afghanistan, par contre, la guerre recommence. Les talibans sont repassés à l’offensive, ils contrôlent la moitié du pays, et les bombardements de plus en plus intensifs aliènent de plus en plus la population.
    Le grand dessein d’arriver aux richesses fossiles d’ Asie centrale s’éloigne de plus en plus. 
    Demain, dans un an, les européens lâcheront pied.
    L’Otan aura perdu la seule guerre terrestre auquel elle aura participer. Sa dissolution, son évanouissement en seront probablement le prix.
    L’échec, ici comme en Irak sera aggravé par l’obstination du président Bush a vouloir continuer la guerre.
    Le rêve de s’emparer des richesses énergétique n’aura été qu’un mirage.

  • Nouvelles d’Orient.

    Nouvelles d’Orient.

    Iran L’ Iran ne boude pas son plaisir.
    L’ennemi a annoncé qu’il ne développait plus l’arme nucléaire, le président Bush est tellement décrédibilisé que personne ne le croirait s’il disait qu’il fait beau.
    Bien sûr, il y a les douceurs. La guerre flambe en Afghanistan, continue en Irak.
    Mais la douceur des douceurs, c’est aujourd’hui.
    L’ Iran n’utilise plus le dollar pour ses ventes de pétrole.
    Début octobre, le Vice-Président de la société nationale pétrolière NIOC déclarait :

    "Seulement 15 % de la vente du pétrole se fait en dollar, et nous sommes en train de remplacer cette part par des devises plus crédibles".
    En d’autres terme monnaie de singe.  Roupie de sansonnet. 
    Ce qui est loin d’être faux. On annonçait un regain du dollar, pour l’euro, il est quasi imperceptible.
    "Le dollar n’est pas une monnaie fiable, compte tenu de sa dévaluation et des pertes pour les exportateurs de pétrole."
    Cette indépendance n’a pas été sans a-coup. On se souvient du rationnement et de la baisse des importations d’essence.

  • Pour un renouveau du transport ferroviaire aux USA?

    Pour un renouveau du transport ferroviaire aux USA?

    Transport_for_tomorrow                       Une Commission, présidée par Mary Peters, Secrétaire aux Transports du gouvernement américain, est chargée d’étudier les besoins futurs en matière des systèmes de transport de surface de la Nation et de faire des recommandations d’aides financières (fundings). Cette Commission qui a commencé ses travaux en 2005 doit remettre ses conclusions au Congrès en Janvier 2008.

                            Constatant la saturation des autoroutes dans certaines zones et l’encombrement des aéroports, elle ferait un certain nombre de recommandations en termes de développement de transport ferroviaire. Pour elle ce mode de transport est sûr, économe en énergie et bien adapté à une partie de la population vieillissante.

                              La Commission recommanderait que ces infrastructures ferroviaires soient managées par les Etats avec une aide fédérale à hauteur de 80%. C’est le ratio utilisé pour les autoroutes. Le projet serait découpé en trois phases:

    1. jusqu’en 2015 : construire une partie de la ligne de train rapide dans le Corridor de Californie et la liaison Milwaukee-Madison, Wisconsin, au Nord de Chicago (coût: 66 mds$)
    2. jusqu’en 2030 étendre la ligne californienne jusqu’à Las Vegas; réaliser la liaison Tulsa – Saint louis ou Salt Lake – Boise. Coût : 159 mds$
    3. jusqu’en 2050 étendre le réseau à Cincinnati, Raleigh, Greenville. Coût: 132 mds$.

                             Il y aurait là une vraie révolution des mentalités américaines, si de tels projets aboutissaient. Il est cependant difficile d’imaginer des gares en centre ville en raison du large étalement des villes américaines. Elles pourraient voir le jour aux abords des aéroports pour remplacer les petits et innombrables "commuters" qui encombrent les grands aéroports. L’exemple de l’arrivée du TGV à Roissy devrait inspirer ces infatigables voyageurs.

  • Pénurie de silicium.

    Pénurie de silicium.

    Photovoltaique On parle fréquemment, mais improprement d’ailleurs de "pénurie de silicium" pour les panneaux photovoltaïques.
    En effet, le silicium est extrêmement abondant sur terre, et c’est de silicium purifié qu’on manque. Quoique les capacités de productions augmente constamment, elle est toujours en deçà de la demande.
    Ce silicium est très couteux à produire, il consomme beaucoup d’énergie (énergie grise).
    On utilise aussi le solaire thermique, ainsi que le solaire à concentration, avec des variantes.
    Le solaire thermique sert à réchauffer un fluide, et est utilisé dans le chauffage.

    on utilise aussi le solaire à concentration sur des cellules photovoltaïques, ce qui permet d’en réduire la surface, et donc le coût.
    La concentration solaire est une technique ancienne, connue depuis l’antiquité, et au moins depuis Archimède.
    Comme on peut le voir sur la photo, ces installations futuristes évoquent plus la batterie de cuisine qu’autre chose…

  • Préparer l’avenir, ici et ailleurs.

    Préparer l’avenir, ici et ailleurs.

    En Europe et aux USA, on prépare l’avenir, avec une réduction prévisible des émissions de CO2, et des consommations automobiles.
    Les normes, laxistes, pour les USA, datant du milieu des années 1980, resteront tout aussi laxistes. Tout en l’étant un peu moins. Les véhicules ne devront plus consommer à l’horizon 2020 que 6.7 litres au 100. 7073 Au grand plaisir des constructeurs de Détroit.
    Les pauvres, ils n’ont rien compris au film. C’est précisément cette norme laxiste qui a provoqué leur effondrement, et l’intrusion de modèles étrangers dont la principale caractéristique est d’être plus économe.
    6.7 litres, c’est un peu plus que la consommation actuelle d’un véhicule européen.
    Certes, il ne faut pas bouder l’effort, mais cet "effort" n’en est pas un. Un retard dans les esprits des dirigeants, comme le disent les écologistes là-bas, ils faudraient qu’ils se préoccupent plus des attentes de leurs clients, pour lesquelles, comme partout, le passage à la pompe n’est pas indifférent. 
    Mais ne boudons pas notre plaisir, les économies s’annoncent, et le premier pas est le plus difficile.

    En ce qui concerne l’Europe, changement de décor. Le continent est historiquement plus économe, mais ne pourra pas se dispenser de le devenir encore plus.
    La grande question n’est pas finalement de savoir ce que l’on va faire, mais comment, et dans quel mesure.
    20 ou 30 % la grande question, et l’autre question, c’est celle de l’interventionnisme.
    Un certain nombre de propos intéressants de N. Sarkozy sont à rappeler. Mais qu’y a t’ il derrière ?
    On peut rappeler "Moins s’appuyer sur des valeurs commerciales".
    Il est clair que les politiques d’économies d’énergie, portent le nom de "politiques".
    Et que ces politiques sont freinées, par des dérives commerciales : les crédits d’impôts pour le renouvelable ont entrainés une hausse des prix des matériels…
    Après, tout est question de volonté des gouvernants. On croit comprendre que 20 % de réduction, finalement, c’est assez facile à atteindre, 30 % plus compliqué. Mais pourquoi ? Parce que les dirigeants ont accepté 20 % et non 30. C’est une limite psychologique.
    Cette réduction, due à la réduction des consommations rendra la hausse de leur prix plus supportable. Ce qui implique un effort général, une normalisation, un profond travail de refonte, comme celui de la NRA Roosveltienne dans les années 1930.
    En outre, il n’est pas indispensable de se cacher derrière des accords internationaux.
    Une politique d’économie, est de toute façon, rentable à terme.

  • Un combustible liquide rustique issu de la pyrolyse du bois

    Un combustible liquide rustique issu de la pyrolyse du bois

    Biooil                               Parmi les procédés permettant de fabriquer à partir de ligno-cellulose (bois, herbes, feuillages…) des combustibles liquides il existe deux grandes classes de procédés. Les procédés enzymatiques qui peuvent produire de l’éthanol ou du butanol et les procédés purement chimiques. Parmi ces derniers il peut y avoir de vrais complexes chimiques conduisant à du gasoil par réaction de Fischer-Tropsch et hydrocracking, mais il existe aussi des procédés très rustiques conduisant à un "combustible" liquide. C’est le cas du procédé Dynamotive qui produit une liqueur de bois pompeusement appelée "BioOil"!

                                  Dynamotive, Société canadienne située à Vancouver, annonce vouloir construire un usine de production de BioOil  à Willow Springs, Missouri. Cette usine "pilote" transformerait quotidiennement 180 tonnes de sciure de bois en 34000 gallons de cette liqueur. Ce produit serait vendu dans la région pour alimenter des chaudières industrielles à la recherche de biocarburants pour éviter d’acheter les futurs droits d’émissions de CO2.

                                   Le procédé consiste en une pyrolyse vers 450°C-500°C de sciure de bois en lit fluidisé. De la réaction on obtient 60 à 75% de BioOil (contenant 25% d’eau), de la suie (15 à 20%) et des gaz qui sont brûlés par le procédé. Il n’y a pas d’effluent. Une contrainte : le BioOil n’étant pas très stable il doit être agité régulièrement et utilisé dans les trois mois.

                                 Le mélange de la suie et du BioOil peut conduire à un super combustible solide composé de fins grains. Charbon de bois moderne.

                                  On le voit, les procédés de production de "bio-carburants" peuvent être très divers en fonction de la qualité des produits désirés. Un point commun cependant à tous ces procédés, la ressource végétale limitée en amont et les problèmes de logistique de transport (barges, rail) de milliers de tonnes de bois ou d’herbes vers les usines implantées près de la ressource, comme les industries papetières.

  • Après la Chine Kuwait Petroleum vise l’Inde

    Après la Chine Kuwait Petroleum vise l’Inde

    Indian_oil_corp                            Kuwait Petroleum Company, KPC, on l’a vu, a conclu avec le chinois  Sinopec un accord de construction d’un complexe pétrochimique dans le Sud de la Chine. Mais KPC ne veut pas en rester là. Il est entré en discussions avec les indiens Reliance Industries et Indian Oil Corp. pour construire une grande raffinerie et un complexe pétrochimique en Inde. Indian Oil, 51 milliards de dollars de CA, aurait un projet de construction d’une raffinerie de 300 mille barils par jour dans l’Etat du Tamil Nadu qui pourrait intéresser KPC. Le pétrole du Koweit pourrait alimenter avantageusement une telle raffinerie.