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  • Nucléaire Iranien ? Finalement, c’était civil !

    Nucléaire Iranien ? Finalement, c’était civil !

    Iran Bon, la guerre est reportée sine die, ce n’est pas tellement que cette perspective fasse vraiment plaisir à l’administration Bush-Cheney, mais il n’y avait pas d’autre alternative.
    On verra l’année prochaine.
    La crise immobilière, la plongée du dollar, les échecs militaires, la reconstitution d’un axe antagoniste Pékin-Moscou-Téhéran-Caracas, tout a poussé à mettre fin à la confrontation Iran/Usa.
    Désormais, ce sont les services secrets américains qui reconnaissent l’arrêt, déjà ancien (2003) du programme nucléaire militaire iranien.
    Mais ce sont les déboires de l’administration US avec ses militaires qui ont conduit à cette sortie.
    Refus des militaires d’envisager l’utilisation de missiles nucléaires tactiques, "pertes" de missiles, manoeuvres "millenium" aux résultats épouvantables, menace de coup d’état militaire, voire "quasi-coup d’état militaire", par le nombres de fuites organisées au sein de l’état-major, mauvaise volonté, voire ignorance des ordres, sabotages…
    Pour une démocratie, cela fait désordre…

    Toujours est il que le dossier iranien a l’air de se clore. Le nucléaire iranien est civil. Point.
    L’affaiblissement de la présidence US a atteint un point extrême.
    Désormais place à la diplomatie (soft power), arrêt de l’interventionnisme militaire tous azimuts.
    L’effet sur les "collaborateurs", trop impliqués dans l’alignement sur Washington peut-être dévastateur, notamment les monarchies du Golfe.
    Quand à l’affaiblissement de G. Bush, il a certainement coûté  son référendum à Chavez.  Puissant et arrogant, il était un repoussoir parfait.
    Le président Amadinedjab avait donc raison : une trop grande armée, c’est complètement inutile, le seul problème est de savoir jusqu’où la grande puissance est prête à aller…

  • La Chine veut exploiter des gisements de charbon en Mongolie

    La Chine veut exploiter des gisements de charbon en Mongolie

    Mongolie                        Devant la boulimie énergétique de son pays, le plus grand producteur de charbon chinois, China Shenhua Energy voudrait investir en Mongolie, Indonésie et Autralie pour développer ses propres productions, à l’extérieur de la Chine. Il semblerait qu’il soit proche d’un accord en Mongolie pour exploiter un gisement de coke qui pourrait produire plus de 10 millions de tonnes par an. Ce groupe serait également en discussions pour prendre une part importante dans une Société  indonésienne. L’expansionnisme énergétique chinois, fort de ses dollars en réserve, n’en est qu’à ses balbutiements. Il semble faire ses gammes sur le charbon, moins sensible que le pétrole ou le gaz.

  • OPEP, les faucons font monter la tension à Abu-Dhabi

    OPEP, les faucons font monter la tension à Abu-Dhabi

    Opec                         Pour diverses raisons, de nature politique ou économique, les durs de l’OPEP font monter la tension avant la réunion  du sous-comité ministériel de pilotage qui se réunira demain 4 Décembre et qui décidera des quotas après avoir examiné l’état de la demande mondiale et de l’évolution des marchés. On a entendu parmi les durs le Venezuela, l’Algérie, le Qatar, la Lybie qui ont déclaré en substance que la baisse récente des cours ne devait pas être amplifiée par un accroissement des quotas de production, dans un marché correctement approvisionné en pétrole brut. Le juge de paix, celui qui tranchera le débat, le ministre du Pétrole saoudien al Naïmi a déclaré, en arrivant sur les lieux de la réunion, que toute décision était "très prématurée" et qu’il fallait auparavant étudier les données du marché.

                       Le plus probable sera une décision minimaliste avec un accroissement des productions de 500 mille barils par jour et un superbe quota attribué à l’Angola qui est en pleine phase de montée en puissance de ses productions. Un niveau de 2,5 millions de barils par jour serait satisfaisant pour ce pays, dans un premier temps.

  • Taiwan vend ses surproductions de gasoil à la Chine

    Taiwan vend ses surproductions de gasoil à la Chine

    Taiwan                 La Formosa Petrochemical Corp. Société pétrolière privée de Taiwan, a augmenté ses productions mensuelles de gasoil de 250 mille tonnes à 300 mille tonnes lui permettant ainsi d’alimenter une partie de la demande chinoise en carburants, qui est en état de pénurie. Taiwan dispose de deux grandes Sociétés pétrolières, qui produisent plus de gasoil que l’île n’en consomme. Ce  petit pays est devenu ainsi le plus gros fournisseur, devant la Corée du Sud, en produits raffinés de la Chine. Les livraisons se font par l’intermédiaire d’une Société de trading japonaise, l’honneur chinois continental est ainsi sauvé.

  • Troisième choc pétrolier.

    Troisième choc pétrolier.

    Prixmoyen Le troisième choc pétrolier fait son chemin dans les milieux autorisés.
    Mais ce troisième choc est différend.
    Celui de 1973 était dû à l’embargo, consécutif à la guerre du Kippour, c’était une crise de l’offre, en 1979, la révolution islamique en Iran réduisit considérablement sa production, c’était aussi une crise de l’offre, mais la crise actuelle est différente.
    C’est la demande des pays en voie de développement qui s’envole, des pays producteurs, et des pays en industrialisation rapide.
    Pourtant, la production n’a jamais été aussi élevée.

    L’épuisement d’un nombre considérable de gisements (2/3) est aussi un changement considérable, alors qu’en 1973, seuls les gisements étasuniens étaient en déplétion.
    La donne aussi change économiquement de nos jours.
    Les pays producteurs ne savent que faire de leur pétrodollars, la vertueuse Norvège vient de s’apercevoir que ses fonds placés "pour l’avenir" avait été dilapidés dans la crise immobilière du subprime et un renouveau de l’arme pétrolière est à craindre.
    En effet, il pourrait venir à l’idée de quelques personnes qu’une baisse extremement légère de la production pourrait  avoir des effets cycloniques.
    Dans une période de grandes tensions : USA/Iran, USA/Vénézuela, USA/Russie, c’est une donne qu’il ne faut pas oublier. Mais que nos dirigeants visiblement, méconnaissent…

  • les bons et les méchants…

    les bons et les méchants…

    Images_2Les élections qui viennent d’avoir lieu dans des pays pétroliers permettent de classer ceux-ci en deux catégories.
    Les bons totalement alignés sur l’occident, à savoir Arabie Saoudite, émirats divers, repentis (libye), colonies (Nigéria, Angola).
    Et les mauvais.
    Les mauvais, c’est facile à reconnaitre. ça organise des élections, des référendums où les amis de l’occident font des scores inversement proportionnels à leur notoriété chez nous. En gros, ils sont souvent scotchés à 1 %.
    Bien sûr ces élections sont truqués.
    En Russie, par exemple, le parti communiste est bien plus fort qu’on ne le dit, et les partis libéraux, bien plus faibles.
    Mais bizarrement en Occident on ne met jamais en relief que c’est le parti communiste qui a été victime de la fraude.
    Ces types, ils sont vicieux, totalement anti-démocrates.
    Non content d’organiser un référendum comme Chavez (Chose qui ne viendrait pas à l’esprit de N. Sarkozy), il dit en vouloir respecter les résultats (Chose qui ne viendrait pas à l’esprit de N. Sarkozy).

    La réalité de cette vue biaisée est le partage de la rente pétrolière. Sont bien vus et bien présentés les représentants de l’occident dans leur pays, à l’image de B. Elstine. Qu’ils fassent subir les pires malheurs à leur peuple n’est jamais présenté, mais quelque fussent leur comportement, toujours approuvé.
    L’étonnement occidental vis-à-vis des réactions des populations est à l’image de leur aveuglement.
    En réalité une démocratie qui n’apporte ni sécurité, ni travail, ni pain, est vite grillée dans la pensée des peuples, une démocratie qui n’enrichit que les riches et appauvrit le reste de la population devient vite un objet d’exécration.
    La confiscation de la rente pétrolière au profit d’une étroite clique est un problème récurrent, mais qui n’embarrasse guère l’occident quand c’est à son profit.
    "C’est un fils de pute, mais c’est notre fils de pute" Richard NIXON.
    Cardoso, le président Brésilien avait trouvé une autre formule : "Il faut donner un contenu réel à la démocratie" (un contenu économique et social qui profite à toute la population).

  • Total: le Bloc 32 une zone offshore pleine de promesses

    Total: le Bloc 32 une zone offshore pleine de promesses

    Bloc_32                        L‘Angola offshore est réellement pour TOTAL et ses associés une région bénie des Dieux africains. Le Bloc 17 qui comprend les champs de Girassol et Dalia actuellement en production avec un débit de 500 mille baril/jour, et les champs à développer Pazflor (2011, 220 mbl/j) en cours d’appel d’offre et CLOV (2011, 150mbl/j) est déjà un large succés. Plus au large le Bloc 32 est plein de promesses après une douzaine de découvertes depuis 2003 il va être temps d’envisager et de programmer sa mise en exploitation en tenant compte bien sûr des possibilités de débouchers dans le cadre des quotas de l’OPEP. Il y a là des ressources considérables en pétrole pour la prochaine décennie qui ne sont pas encore répertoriées dans les tables de productions potentielles.

  • SAFT annonce une batterie Li-Ion rechargeable pour forage profond

    SAFT annonce une batterie Li-Ion rechargeable pour forage profond

                                          Saft                                                SAFT, le spécialiste mondial des batteries industrielles, annonce une nouvelle batterie Lithium-ION cylindrique rechargeable capable de fonctionner jusqu’à 125°C pour les applications de forage profond. Cette batterie ouvre de nouvelles possibilités pour l’alimentation en électricité des appareils de mesures situés dans la tête de forage (Measurements While Drilling tools). Elle est tout particulièrement conçue pour résister à des températures, des vibrations et des pressions extrêmes. Ces "MWD tools" sont des capteurs électroniques, accéléromètres, magnétomètres, qui indiquent à l’opérateur en temps réel l’orientation et la position de la tête de forage, ainsi que des informations sur les conditions locales en tête de forage: vitesse de rotation, couple, vibrations, température. Ces données sont transmises à la surface par télémétrie. La robustesse et l’autonomie de la source d’énergie locale sont des points clés pour éviter l’arrêt prématuré d’un phase de forage. Le caractère rechargeable du produit permet en surface une gestion plus simple et moins onéreuse de la ressource électrique, dans des lieux d’exploration parfois hostiles. Cette batterie est fabriquée sur le site de Poitiers, usine historique de la Pile Leclanché, ce qui montre que la technologie française va de l’avant.

  • Valence Energy présente des batteries au Lithium de grand format

    Valence Energy présente des batteries au Lithium de grand format

    Valence                 Valence Technology Société de Recherche et Développement de Austin, Texas veut changer de vitesse. Elle vient de présenter à l’ "International Electric Vehicul Symposium" à Anaheim, Californie une nouvelle famille de batteries rechargeables au lithium, à base de Lithium Phosphate de Fer comme électrode positive (LiFePO4). Ces nouveaux produits, destinés aux applications de type Véhicule Electrique, sont déclinés en deux tensions 12,8V et 19,2V avec des énergies pouvant aller jusqu’à 390 kWh. Valence annonce une très bonne aptitude au cyclage de ces produits, pouvant aller jusqu’à 2000 cycles.

                      En concurrence avec le franco-américain Saft-Johnson Controls et le japonais GS-Yuasa sur ce marché des grosses batteries au Lithium, Valence semble manquer de quelques références pour convaincre un marché très exigeant, celui de l’automobile.

  • Désenclavement des gisements de l’Alaska: un long combat

    Désenclavement des gisements de l’Alaska: un long combat

    Sarahpalin1           L‘Alaska, c’est un peu le Clochemerle américain. L’ancien gouverneur républicain Frank Murkowski avait des vues assez ploutocratiques sur la façon de gérer les ressources pétrolières de son Etat. Il discutait directement avec les plus gros (Exxon-Mobil, BP, Conoco-Phillips) et passait des marchés de gré à gré avec eux, au grand dam des organismes locaux et des populations. Vinrent les élections, il fut viré et remplacé par une jeune républicaine de choc: Sarah Palin. Celle-ci commença par annuler tous les accords engagés par son prédécesseur et promulga l’ "Alaska Gasline Inducment Act" ou AGIA lançant un appel d’offre pour l’acheminement et la valorisation des gisements de gaz de la région des North Slope. Cinq groupes ont répondu à l’appel d’offre avant la clôture à fin Novembre. Trois Sociétés locales, un canadien et un chinois: Sinopec. Pour montrer son désappointement Conoco a présenté un projet en dehors de l’appel d’offre qui n’a aucune chance d’aboutir. Les populations de l’Alaska veulent pouvoir apporter de la valeur ajoutée à leurs ressources gazières, c’est pourquoi une usine de liquéfaction de gaz aura la préférence sur un long gazoduc rejoignant le Canada. Cerise sur le gâteau, les taxes sur l’exploitation des ressources et les règles fiscales de détaxation des Sociétés pétrolières ont été, entre temps, revues en défaveur de celles-ci. De dépit, Conoco a annulé un projet de désulfuration dans sa raffinerie locale. Le courant ne passe vraiment pas entre Sarah et Conoco.