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  • Etat des lieux du nucléaire mondial.

    Etat des lieux du nucléaire mondial.

    TmiSelon l’état des lieux de l’industrie nucléaire dans le monde, présenté par les Verts du parlement Européen, la part du nucléaire a baissé dans 21 pays producteurs (sur 31), et le déclin européen est qualifié de rapide, quoiqu’ inaperçu.
    Il y a 5 centrales de moins en fonctionnement depuis 5 ans dans le monde et 10 en Europe.
    32 unités sont en fabrication, soit 20 de moins qu’ à la fin des années 1990.

    Il y a concurrence entre les énergies, et pour l’énergie nucléaire, entre les budgets destinés à la construction, et ceux destinés à l’entretien.
    La gabegie et le n’importe quoi financier, technique et sécuritaire peut aisément qualifié la seule centrale en construction en Europe, et c’est en Finlande.
    Finalement, la seule utilité vraiment prouvée du nucléaire serait l’utilisation dans des circonstances bien spécifiques.
    Pour dessaler l’eau de mer, ou exploiter les schistes bitumineux.

  • Electronucléaire chinois en 2020 égal aux 2/3 d’EDF d’aujourd’hui.

    Electronucléaire chinois en 2020 égal aux 2/3 d’EDF d’aujourd’hui.

    Kiitsu                  Le Directeur Général de la China National Nuclear Corporation a affirmé, hier à Rome, que la capacité électronucléaire de la Chine serait doublée d’ici 2020 et atteindrait 40 GigaWatts. Il faut savoir que EDF présente, aujourd’hui, une puissance électronucléaire opérationnelle de 63 GWe. La Chine a 11 centrales en activités, elle devrait en avoir 16 de plus en 2020. Leur puissance représentera 4% de la puissance électrique du pays.

                       On le voit, ces chiffres sont dérisoires par rapport à la taille et à l’activité industrielle du pays. L’essentiel de la puissance électrique de la Chine est et sera assuré par du charbon en 2020. Le programme électronucléaire chinois n’est pas à la mesure des problèmes écologiques planétaires posés.

                           La question qui vient à l’esprit immédiatement est: pourquoi un plan aussi limité? Veulent-ils attendre de posséder la technologie "made in China" avant de lancer un véritable programme? Les centrales en commandes ne seraient alors que des prototypes à comparer et à copier pour pouvoir les dupliquer par la suite.

  • Vague de froid prévue sur l’Amérique du Nord

    Vague de froid prévue sur l’Amérique du Nord

    Temp                  Une vague de froid, se situant sur le Nord du Continent américain, devrait s’étendre sur le Nord et le Centre des USA selon les prévisions à 8 à 14 jours, du National Weather Service américain. Il devrait faire -10°C ce matin à Toronto, soit 9°C de moins que la normale en cette saison. La température sur les USA étant le paramètre de premier ordre agissant sur les cours du gaz et des produits pétroliers, on peut prévoir une certaine tension sur les cours, durant les deux ou trois semaines à venir.

  • Siemens se dit très attaché à Areva, on le comprend.

    Siemens se dit très attaché à Areva, on le comprend.

    Schiele17                   Il est une évidence: l’Allemagne relancera, tôt ou tard, un programme électronucléaire pour se sortir du guépier éolien, pour réduire ses émissions de CO2 et surtout pour faire baisser ses coûts énergétiques qui vont de plus en plus handicaper l’industrie allemande. La participation de Siemens dans AREVA est donc stratégique, puisqu’elle permet à Siemens d’avancer dans la maîtrise de la technologie électronucléaire, malgré le blocus allemand. Siemens ne laissera donc pas sa place à Alstom. Mais la vraie question n’est pas Siemens ou Alstom avec AREVA.

                       

                                     Regardons les grands acteurs (non russes) du moment : TOSHIBA-Westinghouse Electric, General ELectric- HITACHI deux américains mariés avec deux japonaises, rapt ou alliance consentie, peu importe. L’alliance du Continent nord américain avec l’Asie, là ou va se passer l’essentiel de l’aventure électronucléaire du 21ème Siècle. Les peuplades européennes sont loin,en haut à gauche de cette Ceinture Pacifique, regardez une carte centrée sur l’Australie. La vraie question est donc avec quel groupe asiatique AREVA-Siemens peut-elle s’allier? Les japonais sont pris, il doit rester un Coréen.

                                       Notre Président va officialiser, lors de son proche séjour en Chine, un contrat de deux centrales électronucléaires chinoises, mais il ne doit pas oublier que le contrat principal a déjà été attribué à TOSHIBA-Westinghouse.

  • Le clown britannique.

    Le clown britannique.

    Ocan_atlantiqueJe ne sais pas si c’est de la stupidité sans nom, ou le sens de l’humour, ou les deux mélangés, mais une nouvelle en provenance du royaume uni m’a laissé pantois.
    En effet, on veut y construire la plus grande centrale électrique à biomasse du monde.
    Elle couterait 558 millions d’euros et à partir de 2010 produirait 350 MW.
    Assez pour alimenter la moitié du Pays de Galles.
    Jusque là, fort bien, rien à redire.

    C’est sur l’origine du combustible (du copeau de bois) que porte le gag, en même temps que la stupidité du projet.
    Celui-ci doit venir d’Amérique du nord.
    Bien sûr, les forêts exploitées le seront durablement.
    Mais, il n’y a rien de plus stupide.
    Car le gain sera dissipé par le coût énergétique du voyage.
    Raison pour laquelle la lignite ne voyage pas, ou peu, ou pas loin.
    Cela n’a pas d’intérêt économique, ni énergétique.

  • Hausse des charges de copropriété.

    Hausse des charges de copropriété.

    ErmiteLes charges de copropriété flambent : 5.7 % en 2006.
    Mais consolons nous.
    Les charges des maisons individuelles flambent aussi.
    Ce n’est, ni plus, ni moins que la transmission de la flambée de l’énergie au secteur logement, son plus gros consommateur.
    Vivant dans une économie d’échange, cette évolution était inéluctable, sauf gros effort d’économies d’énergies.
    Seule, des communautés auto-suffisante ou des ermites, pourraient ne pas être touchées par cette augmentation.

    Mais une des données du problème est le vieillissement rapide du parc, qui oblige à des réparations de plus en plus fréquentes, de plus en plus onéreuses (le prix des matières flambe aussi).
    Bien sûr, les syndics sont une profession régulièrement critiquée, avec un nombre important de brebis galeuses, de comportements limites (et même au delà), mais il ne faut pas oublier que le gros de l’augmentation, c’est surtout l’énergie. Ce qu’en industrie, on appelle "les fluides"…
    Eau, gaz, électricité, fioul…
    Sans doute, ces charges, obligatoires, bien que n’étant pas des "prélèvements obligatoires", n’entre pas en ligne de compte, pour les réductions envisagées par notre cher Jean-Claude.
    Mais, il est vrai, que toutes ces augmentations là, sont dues à la bienfaisance du "marché", et donc vivement souhaitables.
    A l’inverse, la démarche d’intervention, par l’application du grenelle de l’environnement est condamnable : elle coutera de l’argent.

  • Synchronisme de la baisse du dollar et de la montée des cours du pétrole

    Synchronisme de la baisse du dollar et de la montée des cours du pétrole

    Lebonfrancais5           Les taux longs (10 ans et plus) sont censés anticiper les risque d’ inflation sur longue période. Ces risques sont difficilement prévisibles, mais liés à la bonne gestion et à l’orthodoxie des Banques Centrales et des Etats. C’est pour cela qu’ils sont, sauf cas d’inversion de la courbe des taux, généralement supérieurs aux taux courts, par construction plus faciles à prédire et fortement administrés. Mais les taux longs obéissent aussi aux lois des enchères publiques: plus la demande est forte et moins il est nécessaire d’augmenter le taux nominal du "papier". Or les liquidités vont s’investir vers les placement les plus attractifs du tryptique: 1-immobilier ou hypothèques(mortgage), 2-investissement dans le capital non coté ou coté en Bourse, 3-obligations (bonds) ou dérivés sur les matières premières, dont le pétrole.

                      Aux USA en ce moment, le marché fuit le premier, il se méfie du second et donc les liquidités affluent vers le troisième compartiment des bonds et des dérivés sur les matières et le pétrole. Malgré la défiance croissante des "fonds souverains" envers "le papier" valorisé en dollars les "bonds" américains se vendent sans probléme et les taux longs baissent. De 5,3% au mois de Juin, le 10 ans américain est passé au dessous de 4% hier. En Europe, c’est moins schématique, l’immobilier est encore attractif, la peur de la menace inflationniste, manipulée par la BCE, valorise les taux longs et donc la décroissance des taux est moins marquée qu’aux USA. Le 10 ans allemand est passé de 4,64% à 4% durant la même période. Cela veut dire que le spread (différence de taux) entre le 10 ans US et le 10 ans allemand a diminué. Il est moins attractif de placer ses liquidités en dollar, le marché des changes vend donc du dollar pour acheter du "papier" valorisé en euros.

                     La FIG. illustre cette variation de spread sur une période de deux ans, avec une superbe courbe en cloche dont le maximum à 125 points de base (1,25%) s’est prolongé sur trois trimestres (T4 2005 et T1, T2 2006).Spread1 La valeur du spread  influe directement sur la valeur du dollar en euros pour un spread élevé le dollar valait 0,85 euros, pour un spread nul, comme aujourd’hui, il n’en vaut plus que 0,70.

    Les liquidités vont donc se placer sur les "bonds" américains et européens, ce qui fait baisser les taux et donc la valeur du dollar. Elles se placent aussi sur les dérivés du pétrole, ressource dont la demande croît, dont l’offre est mal régulée par une OPEP divisée et politisée, ce qui fait monter les cours du brut. On assiste donc à  plusieurs phénomènes synchrones tels que la baisse du dollar et la montée des cours du pétrole qui ne sont que la traduction de la défiance des liquidités devant l’immobilier américain et la Bourse de New-York. Les arbitrages des "fonds souverains" en défaveur du dollar accentuent le phénomène.

  • Les surfaces de culture de maïs en baisse en 2008

    Les surfaces de culture de maïs en baisse en 2008

    Chavannaz_emprunt5                        Geoff Cooper , Directeur du Développement de l’Ethanol auprès de l’Association Nationale des Producteurs de Maïs américains, pense que les surfaces consacrées à la culture du maïs aux USA vont diminuer l’an prochain, de 5 à 6 millions d’acres, pour atteindre à 87 ou 88 millions d’acres ( un acre vaut 0,4 hectare environ). Ces surfaces libérées permettront de produire plus de soja. Les projets de constructions d’usines de production de fuel éthanol ont été repoussés ou reprogrammés à plus longue échéance. Mais pour Cooper, malgré ces péripéties conjoncturelles, l’avenir à long terme du fuel éthanol lui apparaît brillant.

                     Les actions de producteurs d’Ethanol ont connu hier, des cours en forte baisse, certains, comme Pacific Ethanol ou Gulf Ethanol,  pouvant perdre plus de 8%.

  • Thanksgiving, les prix des carburants US s’enflamment

    Thanksgiving, les prix des carburants US s’enflamment

    Thanks_2                Aujourd’hui, quatrième Jeudi du mois de Novembre, c’est Thanksgiving aux Etats-Unis. Près de 39 millions d’Américains vont parcourir plus de 50 miles durant ce long week-end, selon l’American Automobil Association (AAA). Alors les citoyens américains vont devoir mettre la main à la poche pour s’offrir le carburant nécessaire à leur déplacement. L’essence à 3.1$ par gallon, a augmenté de 86 cents depuis l’an dernier. L’accroissement de la note pour ces quatre jours dépasse le milliard de dollars.

    Il faudra peut-être acheter une dinde moins grosse pour combler la différence.

  • Un nouveau plan biocarburant allemand

    Un nouveau plan biocarburant allemand

    Dix1920a            Les ministères de l’agriculture et de l’environnement allemands ont présenté un nouveau plan pour la promotion des biocarburants. Il prévoit de faire passer leur proportion dans l’essence et le gasoil de 5% à 10%. Bien! Mais nos amis n’ont pas expliqué comment cet objectif allait être atteint. "Pour l’instant il s’agit de l’annonce d’une stratégie, de l’expression d’une volonté commune" a déclaré évasivement le ministère de l’agriculture. "Nous allons faire en sorte que la biomasse importée soit cultivée selon les principes du développement durable" a déclaré l’écologiste Sigmar Gabriel qui ne veut donc pas d’huile de palme.

                  Encore un "plan" pour l’image me direz-vous? Et bien oui, il n’y a derrière ces déclarations "vaseuses" que bien peu de choses concrètes. Les fabricants de voitures allemands pourront faire de la communication écologique, l’Allemagne importera un peu plus d’éthanol brésilien et d’huile, c’est mieux que du pétrole. Mais elle continuera à brûler sa lignite et le charbon importé pour produire de l’électricité.