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  • Taxer les Sociétés pétrolières: un sport à la mode

    Taxer les Sociétés pétrolières: un sport à la mode

    Cappiello_union            La montée des cours du Pétrole a donné l’idée à de nombreux gestionnaires de budgets étatiques, d’ aller piocher dans les caisses des Sociétés pétrolières et récupérer quelques subsides. Il y a la méthode forte comme en Russie ou au Venezuela: la nationalisation par décret pour Chavez par harcèlement judiciaire pour Poutine. Cette approche a fait des émules en Bolivie, en Equateur, au Kazakhstan qui voudraient bien, mais qui n’ont ni les structures ni les compétences pour remplacer les pétrolières indépendantes.

                  Mais il y a aussi des pays connus pour leur grand libéralisme qui veulent émarger toujours plus.

                       Citons par exemple le célèbre Gordon Brown qui décida de doubler les taxes des Compagnies exploitant le pétrole de la Mer du Nord, en les passant de 10% à 20% à dater du premier Janvier 2006. Moment particulièrement bien choisi, alors que les champs vieillissants de cette zone sont en pleine phase de déplétion.

                       Citons l’Alaska, dont les hommes politiques se sont déchirés sur l’instauration de taxes redoutables. La loi sur l’augmentation des taxes de 22,5% à 25% des profits des Sociétés pétrolières a été votée par le Parlement de cet Etat. Elle comporte une clause absurde qui majore de 0,4% le montant de la taxe pour chaque dollar du prix du baril au dessus de 30$. A 90$/bl le montant de la taxe est doublé. Au dessus de 200 $/bl la totalité des profits est confisquée. Forte incitation pour l’exploration.

                       On le comprend, toutes ces taxes participent finalement à majorer le coût final des produits raffinés, les Compagnies ne travaillant pas pour rien. Ce n’est pas défendre le consommateur que de demander l’instauration de taxes supplémentaires ou de prélèvements exceptionnels.

                       Une remarque pour les actionnaires syndiqués d’EDF: quand le gouvernement français demande un versement d’un acompte sur dividende à EDF, il ne fait que s’inspirer de la pratique de nombreuses Sociétés cotées et en bonne santé dans le monde.

  • La problèmatique du PO.

    La problèmatique du PO.

    Les_trs_riches_heures_du_duc_de_berPour la production de pétrole, nous en sommes au début juillet. L’année est bien entamée, et sur le déclin.
    Le constat du magnat du pétrole Boonne Tickens est que l’on en est au maximum, 85 millions de barils jours, et que l’on ne fera pas mieux.
    A partir d’aujourd’hui, ça ne fera que baisser.
    Ghawar, Burgan, Cantarell, Mer du Nord, Romashkino, toutes les nouvelles se ressemblent.
    Toutes les mêmes.

    On entre dans une autre ère, où ce n’est plus la croissance qui compte. Mais la décroissance énergétique. Sauvage ou civilisée.
    Pour Boonne Tickens, l’ajustement se fera par les prix, uniquement.
    C’est là, typiquement le propos d’un homme sans culture, élevé aux USA.
    Bien sûr que non, l’ajustement ne se fera pas que par les prix.
    C’est tout d’abord une question de choix politique. Qu’est ce qui est indispensable ? Le transport de touristes par avion ? La consommation aberrante des USA ? Les deux font déjà 40 % de la consommation mondiale. On a vécu sans transport aérien. On peut le refaire. Tant pis pour les touristes.
    Quand aux importations US, je serais curieux de voir ce qu’il en reste avec une rupture sur le dollar.
    Et puis, il y a une chose merveilleuse qui existait en Europe, il y a peu. C’était le ticket de rationnement.
    Le déphasage des politiques dans tous les domaines va nous sauter aux yeux désormais. Nous étions dans une société d’abondance en occident. Ce ne sera plus le cas. C’est tout. C’est d’ailleurs comme ça pour 80 % de la planète.

  • C’est Officiel…

    C’est Officiel…

    Images_2Beaucoup de choses sont devenues officielles aujourd’hui 16 novembre 2007.
    Le pic oil est arrivé.
    Le dollar ne vaut plus rien, le problème est d’empêcher un effondrement digne du World trade center.
    Cela fait beaucoup de nouvelles pour un seul jour.

    Heureusement que le comique de service, Pascal Lamy est intervenu, dénonçant le "nationalisme énergétique".
    Il lui est difficile de reconnaitre qu’il n’est plus qu’un reliquat du passé, et que, faute d’excédents, on exporte rarement, quelque fut le prix qu’on propose.
    Qu’on se souvienne de toutes les périodes troubles, où des foules en colère bloquaient des charrettes de grains. Pour les charrettes de grain et les camions d’hydrocarbures, ce sera pour bientôt.
    Staline, imitant le Gouvernement tsariste des années 1880, continua d’exporter en pleine famine, comme l’ Irlande libérale de 1847, pendant qu’un million d’habitants mourraient de faim, continua à exporter ses blés. Désormais, les nationalisations sont en cours dans bien des endroits du monde. On referme les frontières

  • L’inflation impactée par les prix de l’énergie

    L’inflation impactée par les prix de l’énergie

    Danielguestier                    L‘inflation US a atteint au mois d’Octobre 3,54% sur un an. C’est un niveau élevé, mais qui a été atteint pendant les huit premiers mois de 2006 aux U.S.A. Les références d’inflation aux Etats-Unis sont plus flexibles que celles pratiquées en Europe. Une analyse détaillée de ces chiffres montre que le poste "aliments et boissons" à 4,4% pèse sur l’indice, mais aussi, ce qui est moins commenté, que le poste "Santé" se situe à 4,8%. Puis vient le poste "transport" impacté par les cours de l’essence.

                      Le poste "énergie" qui n’apparait pas en lecture directe croit de 14,5% en un an et celui de l’essence de 23,4%. C’est beaucoup mais il faut remarquer que la référence d’il y a douze mois était dans les plus bas du "serpent" des cours de l’essence (FIG.).Gasol1 

                On peut donc anticiper que l’indice "énergie" du mois de Novembre sera pire que celui d’Octobre.

                 L’inflation dans le monde va être tirée dans les années à venir par l’accroissement des cours de l’énergie et de certaines matières premières dont l’élaboration consomme de l’énergie, l’Aluminium est l’exemple type, l’acier est aussi concerné. Cette évidence se heurte à la désuète prétention des Banques Centrales de vouloir piloter cette inflation par les taux. On le voit la FED ne se fait pas trop d’illusions et laisse aller son inflation alimentée par un dollar faible. Mais la question  concerne la BCE. Monsieur Trichet peut accroître ses taux, ils n’auront qu’un infime impact sur l’inflation, sinon au travers du taux de change euro/dollar. Ne faudrait-il pas admettre, ce que fait implicitement la FED en suivant le CPI "hors énergie et alimentation", qu’il y a une part aléatoire sur laquelle les Banques Centrales ne peuvent rien. Le reconnaître serait un acte d’une grande lucidité que nos banquiers européens n’ont peut-être pas.

  • La vraie menace.

    La vraie menace.

    EonPour le patron d’Eon, Wulf Bernotat, la menace la plus grave s’appelle commission européenne. Pas Russie.
    Les dirigeants, une certaine classe sociale, perdue dans ses rêves néo-libéraux, rejetés à la fois par les peuples, et de plus en plus par les états, par les entreprises géantes, font de plus en plus figure de malades mentaux atteints de troubles obsessionnels compulsifs, soignés par des statistiques soviétisées à l’extrême, que personne ne croit. Sauf eux.

    Tant que l’ouverture des marchés les avantageait, les grands groupes aussi étaient "pour".
    Pour cette politique qui écrasait les salaires, leur permettaient d’engranger, à coup de hausses indues des bénéfices coquets. Mais maintenant ?
    Le sacrifice, le sang, et les larmes, ce n’est pas pour eux.
    Quand à notre chère tête (complétement) vide de Christine Lagaffe de labourde / bourdes, elle a trouvé une explication à la flambée du prix de la nourriture : les pauvres, ça mange de plus en plus en Inde. Il parait qu’ils font désormais plus d’un repas.
    Il y a quand même des limites à ce que l’on peut tolérer comme bêtises des gouvernants.
    Et voir la limite de ce que l’on peut en attendre.
    Visiblement rien de la ministre… Alors relever des défis énergétiques…

  • Augmentation des stocks de brut US

    Augmentation des stocks de brut US

    1969_2                    En raison d’importations soutenues à 10,5 millions de barils par jour (mbl/j) les stocks de brut américains se sont accrus la semaine dernière de 2,8 mbl. Cette nouvelle devrait faire baisser les cours du brut américain WTI. Les consommations de fuel-gasoil ont été fortes à 4,5 mbl/j ce qui explique une baisse des stocks de 2 mbl. Ce résultat devrait faire monter les cours des produits raffinés.

                           En résumé on peut anticiper une baisse des cours du brut, une montée des cours des produits raffinés et donc une valorisation des pétrolières US impliquées dans le raffinage.

  • Shtokman: formation du pack Gazprom-Statoil-Total

    Shtokman: formation du pack Gazprom-Statoil-Total

    Popova10                 Gazprom a annoncé qu’il programmait pour le 20 Décembre la première réunion de la Société chargée de l’exploitation du gisement de Shtokman avec StatoilHydro et Total, pour le lancement de la première phase du projet Shtokman. Il a revu à la hausse l’ampleur du gisement à 3800 milliards de mètre-cubes de gaz.

              Incidemment, il a été rappelé que les productions du  gisement de Sakhaline-I exploité par Exxon-Mobil, étaient destinées au marché russe et non pas à l’exportation vers la Chine ou le Japon. Le problème pour Exxon est que les prix de vente locaux ne sont pas les mêmes et Gazprom préfère exporter au prix fort. Tout est lié.

                     Il faut signaler aussi que les livraisons russes de pétrole à la Chine ont baissé de 10% en 2007. Le motif: les prix. Ces anciens communistes qui font des affaires sont vraiment très coriaces.

  • Iberia convoitée par des fonds…espagnols!

    Iberia convoitée par des fonds…espagnols!

    Penfield1917c                   La Compagnie IBERIA est très entourée en ce moment. Non seulement par les compagnies aéronautiques, mais aussi par des fonds d’investissements tels que Texas Pacific en Avril dernier qui s’est depuis associé avec British Airways et des financiers espagnols pour rendre son offre plus attractive. Divers actionnaires espagnols ont depuis réagi. Le dernier connu est Gala Capital avec le patron d’AirEuropa et diverses banques. Certains pensent aussi que le patron de Zara-Inditex, Jose Maria Castellano, serait aussi intéressé. Le nationalisme économique espagnol est en marche.

  • Pardus pousse à la fusion Delta-United Airlines

    Pardus pousse à la fusion Delta-United Airlines

    Argus1917                  Pardus Capital, fond d’investissement connu pour son activisme actionnarial chez Valeo ou chez Suez en France, possède 4,8% du capital de United Airlines et 3% de celui de Delta Airlines. Ces compagnies souffrent beaucoup de la montée des charges d’exploitation et en particulier des coûts du kérosène, qu’elles ont du mal à répercuter sur les prix des billets, en raison de la concurrence. Pardus voudrait voir fusionner ces deux Sociétés afin de rationnaliser leurs flottes, leurs Sièges Sociaux et leurs hubs. Cette idée ne réjouit pas les Compagnies concernées et en particulier Delta qui préfère piloter son rapprochement à petits pas vers Air-France-KLM. Il n’est pas sûr d’autre part que les autorités de la concurrence américaines donneraient leur feu vert. Mais ça fait monter les cours.

  • Sanyo largue ses PAC domestiques

    Sanyo largue ses PAC domestiques

    Eisan11                  Après Ballard qui voudrait céder son activité, voilà Sanyo qui se désengagerait de son activité Pile à Combustible pour applications domestiques. Il réaliserait tout d’abord un spin-off de cette activité en Avril prochain, puis il céderait 80% des parts à Nippon Oil. Cette activité repose sur une pile à combustible à électrolyte polymère (PEFC) alimentée par du gaz, qui après reforming et élimination du monoxyde de carbone, fournit de l’Hydrogène à la pile. Le système alimente en électricité et en eau chaude la résidence. Dans ce genre d’activité, en cours de lancement commercial et de montée en cadence, il n’est pas évident de gagner sa vie. Activité financièrement difficile à supporter par Sanyo, elle ne pose peut-être pas trop de problèmes à Nippon Oil. Les fournisseurs de membranes et de catalyseurs font le gros du profit. Les prévisions marketing estiment un marché annuel de quelques dizaines de milliers de ces équipements complexes et le parc installé au Japon en 2010 à 60000 unités.