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  • Les cours du brut cherchent leur direction

    Les cours du brut cherchent leur direction

    Indiens18                 Les cours du brut à New-York font du yo-yo.Tout d’abord à la baisse dans la matinée, ils remontent maintenant. Un évènement important est attendu: la publication des stocks US cet après-midi, retardée d’un jour. Ces stocks vont dépendre du niveau des importations de brut et de produits raffinés. Une augmentation de quelques millions de barils déclencherait une forte baisse du brut WTI. L’autre évènement attendu est la position de l’OPEP qui souffle le chaud et le froid. Le sommet les 17 et 18 Novembre à Riyadh, va être l’occasion de nombreuses déclarations de ses membres. On sait déjà ce que dira Chavez, le secrétaire al-Badri a déclaré: "Franchement on ne voit pas le besoin d’ajouter plus de pétrole". Le nouveau ministre du pétrole iranien Nozari est un dur, c’est lui qui a discuté âprement avec Total sur le projet South Pars, sa position sera proche de celle de Chavez. Mais le juge sera le saoudien al-Naimi, qui devrait, au moins, faire un geste symbolique pour détendre les cours et qui, déjà, livre les besoins asiatiques à 100%, anticipant ainsi un accroissement des quotas. Le plus probable est donc une poursuite de la baisse des cours.

  • Le confessionnal

    Le confessionnal

    Images_2Après Total, d’autres personnages importants du monde du pétrole ont craché le morceau.
    Tony Hayward, PDG de BP, a lui aussi déclaré que "l’ére de l’énergie pas chère était derrière nous", et que "la moitié du pétrole avait été extrait".
    La plus grande part du pétrole viendra d’un meilleur recouvrement.
    Mais le meilleur recouvrement n’agrandira pas les réserves.
    La déplétion des gisements existants portera sur 25 millions de barils jour d’ici 2015, auquel s’ajoutera une augmentation prévue des besoins de 12.5 millions de barils jours.
    Ce qui représenterait une augmentations de production totale de 37.5 millions de barils/ jour.
    Pour James Mulva, de CONOCO, les prévisions de l’AIE et de l’EIA (agence international de l’énergie, et département US de l’énergie), sont fantaisistes.

    Car, si la demande peut être au rendez vous, la production ne le sera pas.
    Pour eux, le constat est clair, on ne dépassera pas, géologiquement les 100 millions de barils jour, et sans doute moins, car la volonté politique des pays d’extraire à tout prix s’est évaporée.
    On laisse aux grandes compagnies, les petits gisements incertains, et on laisse le bon aux grandes compagnies locales (nationalisées).
    Pour corser le tout, on se débarrasse de ses dollars qui commencent à franchement puer. Et on applique le principe que le pétrole sous terre est préférable à l’argent sur le compte en banque. On exploite donc, mais doucement.

  • Demain l’électricité sera rare et chère en Europe

    Demain l’électricité sera rare et chère en Europe

    Logoedf1             Le froid, la grève, l’absence de vent voilà les trois raisons d’une mauvaise journée "électro-déficiente" prévue pour demain.

    – Le froid: -4°C à Berlin, -2°C à Paris, 0°C à Amstedam sont les températures prévues pour demain.

    – La grève: à EDF bien sûr! La production sera amputée de 10000 MW, non contents d’arréter les transports, on arrête les génératrices. Mal barrée la relance économique tant espérée!

    – L’absence de vent en Germanie fait qu’on espère avoir 1500 MW d’éolien demain en Allemagne, soit 7% de la puissance installée (22400MW)

    Alors les prix spots montent. Le record pour la France, enfin un concours où on est les premiers, avec 314 euros le MWh contre 242 euros en Allemagne et 153 euros aux Pays-Bas.

    Quel gâchis!

  • Le gisement de gaz Shah Deniz plus gros que prévu

    Le gisement de gaz Shah Deniz plus gros que prévu

    Shah81 BP annonce qu’il a trouvé sur le gisement de Shah Deniz, situé dans la Mer Caspienne,  à 70 fm au Sud Est de Bakou, un nouveau réservoir à très haute pression, situé au dessous de celui en cours d’exploitation, à 7300 mètres de profondeur. Cette découverte rend probable une seconde phase d’exploitation de ce champ plus étendu dans les années à venir. Total participe à hauteur de 10% à l’exploitation de ce gisement. Le gaz extrait est acheminé jusqu’à la côte méditerranéenne de la Turqie par le gazoduc Bakou-Tiblissi-Ceyhan.

  • Afrique du Sud: Hitachi les chaudières, Alstom les générateurs

    Afrique du Sud: Hitachi les chaudières, Alstom les générateurs

    Us_coal_2               L’Afrique du Sud, en la personne de l’électricien Eskom Holdings, a choisi ses sous-traitants pour la réalisation de sa future centrale électrique de 6 X 800 MW alimentée au charbon et située dans la province de Limpopo. Hitachi décroche la réalisation et l’installation de six chaudières à pression supercritique  pour un montant de 20 milliards de Rand (2,9 mds$), Alstom récupère pour 13 milliards de rands (1,4 milliards d’euros) les turbogénérateurs, les turbines à vapeur et le refroidissement. La première tranche sera livrée en 2011 et l’ensemble sera terminé en 2015. Aucune mention n’est faite au sujet d’un éventuel et futur captage du CO2. Cette décision se cumulerait avec celle du doublement d’une centrale électronucléaire de 2100 MW dans la même région.

  • Les prévisions « bidons » de l’AIE

    Les prévisions « bidons » de l’AIE

    Ensor_lintrigo_part                 L’Agence Internationale de L’Energie a un pouvoir considérable: pouvoir rendre officielles ses prévisions de consommations de pétrole 18 mois à l’avance, en sachant que ses publications vont interférer sur les cours du brut, sur les cours des Bourses et sur les politiques d’investissements des acteurs du marché pétrolier. Sa démarche semble être analytique, mais apparaissent de temps en temps des corrections importantes qui montrent les défaillances de la méthode.

                   Je voudrais illustrer et argumenter ici mes propos.

                     Tout d’abord l’AIE, qui représente un groupe, l’OCDE, de consommateurs de produits pétroliers, quand elle démarre une série annuelle part de prévisions hautes, ce qui veut dire que, au cours du temps, elle devra, généralement, ajuster ses chiffres à la baisse, sauf corrections importantes et inattendues(FIG.).Image002 Par exemple en Février 2007, la série sur la Chine qui prévoyait un stupide 5,3% de croissance de consommation de pétrole, dans un pays dont le PIB croissait de 10 à 12%, a été revue à la hausse de 200 mille barils. Motif: des raffineries avaient été oubliées. Un autre exemple en Juin 2007 on a corrigé la série 2006 de 300 mille barils, pour la porter au niveau de la valeur du DOE, alors qu’elle n’avait pas cessé de décroître pendant l’année 2006 on peut alors se poser des questions sur la pertinence des annonces mensuelles de 2006.  Enfin la série 2008 a démarré à +2,56% de plus que 2007 (+2,2 mbl/jour), on est sûr que ça ne pourra que baisser, la croissance annuelle se situant en moyenne vers 1,3 millions de barils par jour.

                     Ce travail, d’un grand amateurisme, ne justifierait pas ces critiques s’il n’avait pas un très fort impact sur certaines données économiques. L’AIE devrait avouer que la faible précision de ses prévisions est incompatible avec des publications mensuelles de ses chiffres.

  • Le Parlement Européen se penche sur l’aviation civile

    Le Parlement Européen se penche sur l’aviation civile

    Fokker1917                  Sur proposition de la Commission, le Parlement Européen a confirmé et même durci l’objectif de mise sous quotas les émissions de CO2 de l’aviation civile. La Commission proposait une mise en application en 2013 avec un quota de CO2 attribué égal à 100% des émissions 2004-2006. Le Parlement a avancé la mise en application en 2011 et n’a attribué que 90% des émissions 2004-2006. Cette nouvelle contrainte financière devrait inciter, encore plus si nécessaire, les Compagnies aériennes et les prestataires de services à agir  sur les problèmes de consommation de kérosène. La consommation mondiale de kérosène était de 5,5 millions de barils par jour, en 2006, et représentait 6,5% de la consommation mondiale de pétrole. La croissance annuelle de la consommation aéronautique est de 10% environ.

  • Une fiction: le mégawatt éolien

    Une fiction: le mégawatt éolien

    Theo             Les producteurs de panneaux solaires parlent de la puissance de leur générateur d’électricité en Watt crête (Wc) c’est la puissance maximale émise dans des conditions d’éclairement optimales. La nuit la puissance est égale à Zéro. Dans le cas de l’éolien l’équation est du même type. Il existe une vitesse du vent optimale qui permet d’obtenir la puissance nominale du générateur éolien. Pour un vent plus fort, l’éolienne est neutralisée. Pour un vent très faible l’éolienne ne tourne plus. Ces contraintes font que le rendement d’un parc éolien est de 20% environ (21,5% en Saxe, 19,5% dans le Brandebourg). En comparaison le parc nucléaire d’EDF a présenté un rendement de 77,4% en 2006 (553 TWh produits pour 63,13 GWe installés), celui des centrales électronucléaires allemandes, tant décriées, est supérieur à 80%. Pour comparer éolien et électronucléaire en MWh produits et facturés il faut donc diviser la puissance éolienne par quatre.

                        Certains commentateurs comparent le futur parc de la Compagnie du Vent à une tranche électronucléaire, ils oublient que ce ne sont pas des Watts qui sont facturés mais des Watts multipliés par des heures de production.

                          "Les Echos" annoncent que Théolia serait à vendre. Cette Société dispose de 289MW plus 177MW pour des Tiers. Elle devrait acheter 260MW en Italie et installer 205MW. Tout celà fait 931 MW à court terme soit un équivalent nucléaire en énergie de 250MW. Mais il est vrai que le MWh éolien est acheté beaucoup plus cher, 82 euros pendant les 10 premières années de production du site. C’est le consommateur d’électricité qui paye. Marché totalement artificiel qui attire une spécultion opportuniste.

  • Hausse des pétrolières US sur fond de baisse des cours du pétrole

    Hausse des pétrolières US sur fond de baisse des cours du pétrole

    Rouff_instant                     Les actions pétrolières se sont valorisées de 2% hier à Wall-Street alors que le pétrole brut perdait plus de 3$ par baril. Paradoxal me direz-vous! Pas totalement, en effet, les marchés anticipent une amélioration des marges de raffinage des purs raffineurs (Tesoro c’est valorisé de 9%, Sunoco: +6,5%, Valero +3,1%). Finalement, que les cours du brut descendent de leur stupide 96$ le baril soulage tout le monde, à l’exception des gogos qui jouaient les 100$ mythiques. Celà prouve aussi que les élucubrations de l’Agence Internationale de l’Energie, revoyant à la baisse ses chiffres, n’impressionnent plus les professionnels.

  • Energie et paupérisation.

    Energie et paupérisation.

    Images_3Wall Mart fait rebondir la bourse de New york et les bourses mondiales.
    Mais il faut voir la vérité.
    Wall-Martisation = paupérisation.
    Les bons résultats de wall mart sont le pendant de la crise immobilière, de la crise énergétique.
    On rogne sur tout. Et on ressort un vieux slogan.
    Il avait cours dans l’ Allemagne de Weimar, il était aussi bien nazi que communiste. Il était simple : d’abord manger.

    Voilà le résultat de la révolution conservatrice : l’épuisement rapide des ressources fossiles, entrainant un renchérissement de la nourriture, en attendant la réorganisation des flux, car désormais, transporter va devenir de moins en moins rentable.
    Quand aux statistiques officielles il faut les voir comme elles sont : une production du KGB local, annexe du Gosplan.
    Devinez le taux d’inflation ? 2 % chez les civilisés, beaucoup plus chez les autres, les sauvages.

    2 %, la côte de popularité de Gorbatchev et de Elstine à leur sortie de pouvoir. Celle d’Olmert en Israël, et celle de beaucoup d’hommes politiques bientôt.