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  • Le pétrolier LUKOIL voudrait sortir de Russie.

    Le pétrolier LUKOIL voudrait sortir de Russie.

    Goncharova10                James Mulva, le Directeur Général de Conoco-Phillips, troisième Société pétrolière des Etats-Unis, voit les cours du brut se maintenir entre 80 et 90$/bl. Sa Société détient 20% du Russe LUKOIL, deuxiéme pétrolière de son pays.

                     Il a annoncé qu’il dévoilerait, incessament, de nouveaux développements avec Lukoil. "Nous travaillons sur de nombreuses opportunités, en amont et en aval, ce qui nous permettra d’annoncer vers ou nous allons pour 2008 et les années suivantes. Lukoil veut s’agrandir en dehors de la Russie, ils veulent être connus non seulement comme une Société russe intégrée, mais aussi comme un Groupe réellement international"

  • Les 3 cavaliers…

    Les 3 cavaliers…

    Apocalypse_2 Presque 800 $ l’once,
    93 $ le baril,
    l’euro à 1.44 $…
    Il ne manque que le quatrième cavalier… L’économie mondiale est à la croisée des chemins.
    Voyons, ce quatrième cavalier sera t’ il la baisse de la production industrielle au Japon ? (- 1.5 % après + 3.5 en août), qui connait un ralentissement mémorable,  Ou en Allemagne, elle même pareillement affectée.
    Certaines puissances voient des lendemains qui chantent. La Russie, gavée de pétrole et de gaz…

    Pour que la conjoncture s’améliore encore pour elle ? Que faire ? Simple ! Souffler sur les braises du Kurdistan.
    Les turcs veulent faire la guerre ? Il y aura bien des bonnes âmes pour équiper le PKK en AK47 et Katioucha…
    De quoi faire monter encore le pétrole, capituler le marché immobilier, dégringoler les marchés financiers.
    Le contre-choc pétrolier de 1986 avait tué l’ URSS, le choc pétrolier actuel va réintroduire la Russie comme grande puissance.
    Les états-unis que nous connaissons vont disparaitre, c’est certain. Comme on le voit avec l’ Argentine aujourd’hui, une autre nation apparaitra.

  • La formidable aventure des carburants de synthèse

    La formidable aventure des carburants de synthèse

                    Derain1912

                   L‘histoire de la découverte des carburants de synthèse est une histoire de réponse à la pénurie. C’est donc une aventure actuelle, qui va prendre tout son essor au cours des décennies à venir.

                      Les carburants de synthèse sont nés en Allemagne vers 1925 lorsque Fischer et Tropsch décidèrent de produire des hydrocarbures à partir de charbon. Ces produits furent très utilisés durant la Deuxième Guerre.

                     Nous allons montrer toute l’actualité de ce procédé générique et des possibilités d’évolutions futures. Elles permettront de transformer du charbon, du gaz ou du bois en n’importe quel carburant sous forme liquide de type essence, kérosène ou gasoil. Nous montrerons également certaines limites.

                  Le procédé Fischer-Tropsch part de la formation de "gaz à l’eau" à partir de charbon selon la réaction:

    C + H2O —-> CO + H2     mélange de monoxyde de Carbone et d’Hydrogène. Ce mélange gazeux, enrichi en Hydrogène, est ensuite converti en hydrocarbures et en eau par réaction catalytique. Ces hydrocarbures peuvent ensuite subir diverses transformations, par les traitements classiques du raffinage. Ce procédé a été repris dans la deuxième partie du vingtème siècle par le Groupe Sasol en Afrique du Sud, en réaction aux sanctions internationales anti apartheid. Aujourd’hui Sasol est le leader mondial incontesté de ce procédé dit  "Carbon to Liquid ou CTL". La Société Air Liquide est un de ses fournisseurs fidèles d’équipements destinés à produire l’Hydrogène qui lui manque. Sasol et Shell en concurrence, disposent de plusieurs contrats d’implantation d’usines CTL en Chine.

    Pour obtenir un gaz de synthèse ou syngas il est possible de partir de gaz naturel en le faisant réagir avec de l’oxygène selon la réaction

    CH4 + 1/2 O2 —-> CO + 2H2

    puis le gaz subit la réaction catalytique pour conduire à de longues chaînes hydrocarbonées (cires) et de l’eau selon

    n (CO + 2H2) —-> n (-CH2-) + n H2O

    Ces cires sont ensuite transformées en carburants liquides par hydroreforming. C’est le procédé "Gas To Liquid ou GTL". Le Groupe RDShell est, parmi les pétroliers, un de ceux qui a le plus travaillé sur ce sujet, depuis la crise des années 70. Il dispose d’une petite unité de production (14700 bl/j) à Bintulu en Malaisie et il est en phase de construction d’une unité de 140000 bl/j au Qatar. C’est le projet Pearl.

                   Oryx                                 Le Qatar dispose, d’autre part, depuis 2006 d’une unité de GTL de 34000 bl/j développée, dans le Nord du Qatar, par Qatar Petroleum (51%) et Sasol (49%) qui a apporté son procédé en "Slurry Phase Distillate" de formation des cires. Cette unité a été construite et mise au pont par Technip. Elle produit 24000 bl/j de diesel, 9000 bl/j de naphta et 1000 bl/j de liquides. Ce programme appelé ORYX sera poursuivi, avec l’arrivée de Chevron qui rejoint le consortium. Plusieurs extensions de 65000 bl/j sont programmées la première en 2009, une autre en 2011. Le Qatar est le leader mondial incontesté de la promotion du GTL et sa production pourrait arreindre 450000 bl/j en 2015.            

                   D’autre part, l’association de Chevron-Sasol étudierait la faisabilité d’un projet GTL dans le Nord Ouest de l’ Australie.

                   Pour obtenir le gaz de synthèse, Il est également possible de partir de cellulose, -(CHOH)- n, qui par pyrolyse puis combustion incomplète va conduire à un mélange de CO et H2. 

                     C’est le procédé dit "Biomass To Liquid" ou BTL qui n’a rien de "bio", c’est de la bonne chimie "de papa". Je lui préfèrerais une appellation moins pompeuse, du genre "Wood To Liquid" ou WTL, le C de cellulose étant déjà pris, ce serait plus clair et plus sobre à la  fois. Il ne se dégage pas pour l’instant de grand leader mondial dans ce procédé, on peut cependant citer CHOREN Industries qui dispose d’une unité pilote, à Freiberg en Saxe et qui utilise les procédés catalytiques de Shell.

                      Les bases de la réussite économique et environnementale de tous ces procédés sont les suivantes:

    – disposer de la ressource de base abondante et économique: on fera du CTL en Chine, du GTL au Qatar et du BTL dans les régions très boisées.

    – disposer des meilleurs catalyseurs et du know-how pétrolier pour optimiser les rendements et fiabiliser les installations.

    – capter et séquestrer toutes les impuretés inhérentes au procédé (CO, CO2, SO2, NOx…)

                      La pénurie en ressources pétrolières des années à venir, accompagnée d’un accroissement des prix du baril de pétrole et d’une demande accentuée, en raison de l’accroissement de la population mondiale et de son niveau de vie, vont rendre ces trois procédés de plus en plus répandus et indispensables. Les groupes pétroliers ont un rôle fondamental à jouer dans ce domaine. Notre leader national, Total, ne semble toujours pas être convaincu par le GTL en raison d’un rendement thermique global faible, de 60%. Il s’inscrirait cependant dans sa politique de développement de la filière Gaz Naturel.

                       Quand au procédé "biomasse"TL, on peut se poser des questions sur l’adéquation d’un procédé de taille forcément importante pour atteindre la rentabilité avec une collecte de bois ou de taillis très complexe. Par exemple, produire 100 mille bl/j c’est produire 13 mille tonnes de pétrole et c’est donc consommer quotidiennement 36 mille tonnes de bois sec. Attention au déboisement! Un ordre d’idée l’usine de Smurfit dans les Landes qui fait du papier kraft, reçoit 250 camions de rondins par jour, il en faudrait 10 fois plus pour une usine de gasoil.

                       Dans de nombreux raisonnements partant des ressources agricoles ou forestières le phénomène de taille est souvent sous estimé. On oublie trop souvent que le pétrole, le gaz et le charbon représentent plusieurs millions d’années de récoltes enfouies.

  • Les prix du charbon poursuivent leur ascension

    Les prix du charbon poursuivent leur ascension

    Severini1915           Les prix du pétrole et, dans une moindre mesure, ceux du gaz augmentent. Mais que font les prix du charbon?

                Et bien, ils augmentent aussi. Parce que la demande est très forte: la Chine, le plus gros producteur de charbon du monde, est devenue importatrice nette avec une consommation en 2007 prévue à 2540 MT en croissance de 7% par rapport à 2006. Une nouvelle centrale électrique démarre chaque semaine en Chine.

               Les prix du charbon, pour livraison immédiate, dans le plus grand centre charbonnier du monde, le port de Newcastle (Australie), sont au plus haut de toujours, à près de 77$/T.

            On est encore loin des prix du pétrole (680$/tonne), ce qui explique la boulimie mondiale en charbon.

  • Baisse des productions de STATOILHYDRO au T3

    Baisse des productions de STATOILHYDRO au T3

        Tiffany10            

                    Après BP et RDSHELL voilà le norvégien StatoilHydro qui vient annoncer de piètres performances opérationnelles pour le troisième trimestre.

                     Par rapport à l’an dernier (T3 2006) les productions de liquides ont baissé de 4,3% à 629 kbl/j et celles de gaz se sont accrues de 1,9% à 427 kbl/j. Bien sûr l’accroissement des productions de gaz ne compense pas en dollars ou en NOK la baisse de liquides.

                      Un regard sur les productions norvégiennes montre que  le bilan est encore plus mauvais, puisque les productions de liquides ont baissé de 8,9% à 462 kbl/j et celles de gaz ont également baissé de 1,7% à 395 kbl/j. C’est donc l’international qui permet à Statoil d’être un peu moins mauvais.

    Les cours du pétrole, en forte hausse, voilent pudiquement ces résultats.

  • La Chine ouverte aux technologies nucléaires françaises et russes.

    La Chine ouverte aux technologies nucléaires françaises et russes.

           Absinthe11

                        Un dirigeant du "State Nuclear Power Technology Corporation" a déclaré, Dimanche, que la Chine, après avoir adopté la technologie Westinghouse AP 100, par la commande de quatre centrales nucléaires en Juillet 2007, était ouverte aux technologies françaises et russes.

                         En 2020, la Chine devrait disposer d’une puissance électrique d’origine nucléaire de 40 MW, soit 4% de ses futurs besoins. Pour l’instant avec 11 réacteurs (3 chinois, 2 russe, 4 français, 2 canadiens), elle dispose de 8MW de puissance opérationnelle. Il y a donc de la place pour de nouvelles commandes d’une vingtaine de réacteurs. Le consortium Areva-Siemens devrait voir ses espoirs se concrétiser, peut-être à l’occasion le futur voyage de notre Président en Chine.

  • Consolidation prévisible des groupes pétroliers privés

    Consolidation prévisible des groupes pétroliers privés

                    Balla1914 

                       Les leaders mondiaux de l’extraction du pétrole et du gaz sont les Sociétés d’Etats: elles détiennent plus des deux tiers de l’extraction mondiale de pétrole et les quatre cinquièmes de l’extraction de gaz. L’Arabie Saoudite (Aramco), la Russie (Gazprom), l’Iran (NIOC), le Mexique (PEMEX), le Venezuela (PDVSA), la Norvège (StatoilHydro), l’Algérie (Sonatrach), etc. ont tous leur leader national, chef de file de tous les  consortiums locaux d’exploration ou d’exploitation.

                        De l’autre côté, dans le même métier, existent les Sociétés cotées, très nombreuses. Elles ont leurs sièges sociaux en Amérique du Nord ou en Europe. Chacune d’entre elles possède une très faible part de marché.

                      Nous allons examiner les problèmes résultant de cette dissymétrie et en déduire un possible futur du paysage de cette industrie.

    Image003             Tout d’abord regardons quels sont les principaux Groupes pétroliers privés et quelles sont leurs parts relatives mondiales d’extraction de pétrole, de raffinage et de production de gaz naturel. Le plus célèbre, Exxon-Mobil ne représente que 3,1% de l’extraction mondiale de pétrole, 6,5% du raffinage et 2,9% de la production de gaz. Il existe plusieurs dizaines d’autres Sociétés que celles mentionnées dans le tableau, dont l’activité repose sur l’extraction de gaz ou de pétrole et/ou le raffinage dont les parts de marché sont bien plus faibles.

                       La question qui mérite d’être posée est la suivante: quel est l’avenir d’une quelconque de ces sociétés possédant quelques millièmes de la part du marché mondial? Voici quelques éléments qui peuvent éclairer la réponse.

                      Dans un futur prévisible il est facile d’anticiper une baisse des parts de marché des Sociétés privées au profit des Sociétés nationales.

                   – en raison de la déplétion des gisements de la Mer du Nord et américains où sont fortement présentes les Sociétés privées (50% des productions d’Exxon sont dans ces zones),

                  – en raison de la volonté des Sociétés nationales de reprendre des parts majoritaires dans les consortiums (Gazprom en Russie, PDVSA au Venezuela),

                   – à cause de la politique d’intégration des Sociétés d’états vers l’aval (raffinage et chimie) afin d’améliorer la valeur ajoutée de leurs productions. Elles le font avec l’aide des Sociétés privées qui apportent leur expertise,

                   -en raison de l’arrivée des concurrents nationaux Chinois et Indiens, à laquelle s’ajoute la volonté de Gazprom de devenir un acteur international.

                    Le futur des Sociétés pétrolières privées se dessine vers moins d’extraction, moins de raffinage, plus de taxes (Royaume-Uni, Alaska, Allemagne). Ce futur serait dramatique sans la montée inexorable des cours et sans l’accroissement de la technicité nécessaire pour atteindre des gisements plus difficiles à exploiter (huiles lourdes, sables bitumineux, offshore ultra profond, climats extrêmes) et pour utiliser des procédés moins polluants(capture et séquestration du CO2).

                      Dans un marché où les volumes stagnent ou régressent, comportant de nombreux intervenants, la tendance est à la consolidation par des opérations de fusion acquisition. Il n’y a pas de raison fondamentale pour que cette règle générale ne s’applique pas au secteur pétrolier.

                      Le frein majeur à ces mouvements de concentration, aujourd’hui, réside dans la profitabilité de tous, en raison de la montée des cours qui masque les faiblesses opérationnelles et la baisse des volumes. Mais les dernières baisses de volumes d’extraction de liquides au T3 publiées par BP (-5,4% / 2006)  et RDShell (-8,8% / 2006) indiquent que le mal est profond. Pour stopper cette régression des productions, dans un contexte peu favorable à la prospection, il ne reste que la croissance externe.

                       Chevron a absorbé Unocal, sous le nez des Chinois, en Août 2005; ENI a repris des actifs africains de Maurel et Prom, il est maintenant  intéressé par Burren Energy en concurrence avec le coréen KNOC; Marathon va acheter le canadien Western Oil Sands pour 5,6 mds$. TAQA Société nationale d’Abu-Dhabi a fait une offre de 5mds$ canadiens (plus de 5 ans de production) à Primewest Energy Trust. Des mouvements sont donc perceptibles mais il n’y a pas eu, encore, une grande fusion ou OPA. La faible valorisation des Sociétés pétrolières rend un processus soudain de concentration hautement probable. Il sera alors très violent en raison d’énormes quantités de liquidités disponibles chez les pétrolières et de la volonté des Marchés de valoriser correctement ce secteur.

  • Energie: les grandes orientations de la recherche allemande

    Energie: les grandes orientations de la recherche allemande

    Dix1914

                  Berlin, 16 Octobre 2007, Deuxième Sommet sur la Recherche Climatique.

                    La Ministre Fédérale de la Recherche, Mme Shavan,a présenté le volet "Protection du Climat" de son gouvernement. Quatre axes principaux de collaboration entre la Recherche et l’Industrie ont été retenus.

    En voici la liste, commentée.

    1- Le développement de matériaux organiques photovoltaïques: tout le monde peut comprendre que recouvrir les déserts de Silicium est irréaliste. La recherche de substrats organiques moins onéreux et plus facilement déployables peut être un axe de R&D intéressant. Il faudra tout de même aller collecter le courant avec du Cuivre ou de l’Aluminium.La durée de vie sera également un problème, pour l’instant l’objectif visé est de deux à trois ans. C’est donc du très long terme.

    2- Les possibilités de stockage de l’énergie: vaste programme! N’oubliez pas les énormes problèmes auxquels les Allemands sont confrontés avec leurs éoliennes "la plus imprévisible des sources d’énergie". L’énergie éolienne ne sera crédible que le jour où un stockage de l’énergie associé sera mis au point. On peut aussi penser au véhicule électrique, mais l’Allemagne n’a pas d’industrie des accumulateurs de haute performance. Peuvent se cacher, également, des projets farfelus de PAC.

    3- Le développement de l’électronique automobile, dans le but de diminuer la consommation et la communication entre véhicules pour réguler le traffic. Normal, on est en Allemagne.

    4- La capture et le stockage du CO2 (CCS). C’est sûrement le thème le plus prometteur et qui apportera à court et moyen terme des progrès significatifs. L’Allemagne brûle de la lignite pour faire de l’électricité, le Moyen-âge. La capture du CO2 à la sortie des chaudières serait la bienvenue, même s’il faut brûler un peu plus de lignite.

  • Réglementation themique 2005… II

    Réglementation themique 2005… II

    Images_3Une mesure risque de précipiter l’agonie du marché immobilier classique, c’est l’obligation de travaux.
    En cas de revente, le Grenelle de l’environnement a sérieusement envisagé cette obligation, et il n’est pas interdit d’envisager cette obligation, même sans revente.
    250 kwh de moyenne de consommation par M2 construit à l’heure actuel, c’est considérable, et en cas de pénurie, on imagine le problème des propriétaires des immeubles les plus gourmands (qui ne doivent pas être éloigné des 400 kwh/ m2), soit une consommation des années 1950, avec une technologie des années 1950.
    Ne vous étonnez pas, c’est beaucoup plus fréquent que l’on ne pense.

    Evidemment, c’est la vision des propriétaires qui a vieillie. Ils en sont bien souvent resté à leur vieille technologie, sans bien comprendre ce que cela leur coûte , la dépense est annuelle et progressive, au lieu d’une grosse dépense d’investissement.
    Et rien, dans l’organisation économique actuelle ne limite une "consommation" (qui comme l’on sait est le dynamisme de "l’oeconomie"). Ce qui est nouveau dans l’air du temps est la fin de la déréglementation.
    On assiste à un retour fracassant de l‘économie dirigée

  • Réglementation thermique 2005…

    Réglementation thermique 2005…

    Images_2 Je ne parlerais pas, proprement dit de la RT 2005, des sites le font mieux que moi, et certainement d’une manière plus poussée.
    Ce qui m’intéresse, c’est la fréquence des RT.
    Une toute les 5 ans.
    C’est considérable.
    Toujours en changement, et quel peut être son impact ?
    Tout d’abord sur les maisons récentes.
    Par rapport à 2000, une consommation diminuée de 40 % en 2020, c’est considérable.
    On voit l’ampleur de la dévaluation du bien qui est possible.

    Et je ne parle même pas d’une maison construite il y a 30 ans…
    Lourdes dépenses de rénovation en perspective, si elles sont possibles…
    Ce qui sera loin d’être le cas.
    Un métier d’avenir ? Démolisseur…
    D’où viennent donc ces bouchées doubles ? Du retard accumulé. On aurait pu, en effet évoluer progressivement, mais le contrechoc pétrolier de 1986, l’inertie, ou pire la complicité des hommes politiques vis-à-vis des lobbys énergétiques a été maximale.
    Il n’est pas indifférent que ce durcissement arrive au moment ou EDF prévoit un déclin de la production énergétique en France.
    L’amiante ne fut interdite dans notre pays, qu’après un long dégraissage du secteur, après l’autodissolution du CPA, organisme de lobby de l’amiante…