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  • Avis… de bloggueur

    Avis… de bloggueur

    Images_4 "Ben c’est normal. Il n’y a en réalité aucune volonté de développer les énergies renouvelables. Dans la mesure où la clique qui gouverne le monde sait que le pétrole est d’origine abiotique et qu’il y en a pour très longtemps, la promotion des énergies renouvelable est un truc de propagande pour faire accréditer l’idée qu’on va manquer de pétrole, et justifier l’augmentation énorme des prix du pétrole.

    Franchement, est-ce que vous croyez que si on était à la veille d’un effondrement de la production énergétique, la clique au pouvoir ne ferait pas tout pour maintenir la production ? Bien sur que si. Et du coup, ils développeraient les énergies renouvelables à fond, ainsi que le nucléaire à surgénération, etc… S’ils ne le font pas, c’est clairement parce qu’il n’y a aucun danger de baisse de production."

    Je ne sais personnellement pas quelle est la manière dont se forme le pétrole, que ce soit de la manière dont on l’enseigne classiquement, ou la manière abiotique. A l’heure actuelle, ce ne sont, toutes les deux que deux théories difficilement vérifiables.
    Mais en tenant compte de ces réserves, je pense que l’effort de propagande, et pour le réchauffement climatique, et pour les économies d’énergies est réel. L’appât du gain est la clef.
    Bien sûr, il faudra consommer moins, bien sûr, il y a indéniablement un réchauffement climatique.
    Mais évaluer réellement l’ampleur du problème reste impossible… Trop d’intérêts en jeu…

  • Eole 341

    Eole 341

    Images_2341 éoliennes sur 140 kilomètres carrés, pour deux milliards de livres, de quoi alimenter un quart de la ville de Londres.
    Coûteux ?
    Sans doute.
    Dans le même temps, détruire les installations gazières et pétrolières de la mer du nord en coûtera 20.
    Et n’aura aucune retombée en matière de production d’énergie.

    4 milliards de livres d’investissements seraient nécessaire pour passer à 9 % d’énergie renouvelable en Grande Bretagne. On voit donc que finalement, c’est peut de choses, et qu’on peut facilement atteindre 40 ou 50 milliards d’investissements, pour un résultat bien meilleur.
    La seule chose qui est importante finalement est le montant de l’investissement. On s’est vanté en France des 1000 milliards de francs investis dans le nucléaire.
    Mais, 1000 milliards investis que ce soit dans le renouvelable ou les économies d’énergie aurait eu des retombés considérables.

  • Royal-Dutch Shell: Baisse des productions de pétrole

    Royal-Dutch Shell: Baisse des productions de pétrole

    Bissiere

                      Après BP et Conoco-Phillips, voilà Royal Dutch Shell qui publie des résultats de productions trimestriels en retrait. Les productions de liquides du T3, les plus importantes financièrement, à 1874 kbl/j ont baissé de 1,8% par rapport au T2 et de 8,8% par rapport au T3 2006. Les productions de liquides issues des sables bitumineux stagnent à 82 kbl/j. Les productions d’Europe et des USA ont poursuivi leur baisse inexorable (-50 kbl/j) par contre les productions africaines ont progressé (+28 kbl/j)

    Les productions de gaz, à 1263 kbl/j, sont en baisse de 0,6% par rapport au T2 et sont en hausse de 5,5% par rapport au T3 2006 qui avait été très mauvais (FIG.I).

    Par contre le raffinage à 3887 kbl/j se maintient au niveau de l’an dernier.Prodh1

    Malgré ces résultats opérationnels décevants RDS réalise un profit trimestriel de près de 7 milliards de dollars et génère un cash opérationnel de plus de 9 milliards de dollars. La montée des cours efface les faiblesses opérationnelles.

  • Cours relatifs du BRENT et du WTI américain.

    Cours relatifs du BRENT et du WTI américain.

    Spilliaert13                    Le pétrole BRENT européen est un indice calculé à partir d’un panier de diverses qualités de pétroles de la Mer du Nord (le Brent Crude, le Brent Sweet Light Crude, le Oseberg et le Forties) il a une teneur en Soufre moyenne légèrement supérieure à celle du WTI américain. Il est coté à Londres sur l’ICE (International Petroleum Exchange). Le WTI est coté sur le NYMEX à New-York, il est physiquement stocké dans une bourgade de l’Oklahoma, située à 250 miles au nord de Dallas, Cushing. Le baril de BRENT présente traditionnellement une décote de un à trois dollars par rapport au baril WTI.

                       Mais dans certaines occasions on peut avoir des changements de signes dans la prime de l’un par rapport à l’autre (spread) qui accentuent les variations de cours. C’est ce qui s’est passé cette année.

              

                   A partir du mois de Mars, en raison d’une panne d’une raffinerie de la région, les stocks de brut à Cushing se sont mis à croître et le nombre de transactions à baisser. En conséquence, les cours du WTI sur le NYMEX se sont stabilisés alors que ceux du BRENT en Europe poursuivaient leur croissance. La différence entre les cours du BRENT et ceux du WTI est alors devenue positive pour atteindre plus de six dollars de différence(FIG.I).Brentwti1

                   Cette perte de leadership du WTI a même fait douter les spécialistes , pendant un instant, du rôle international des cours du WTI sur les autres marchés. C’était devenu un marché "régional". Mais les stocks de Cushing se réduisant, durant les mois de Juillet et Août, et la saison des ouragans revenue, le WTI reprit promptement son avantage, pour monter même à plus de six dollars au-dessus du BRENT.

                     On voit par cet exemple la formidable volatilité des cours du pétrole, mais on apprend aussi que l’existence d’un "spread" trop fort entre les deux est le signe d’une extravagance passagère qui sera rapidement corrigée. Le suivi des deux cours, WTI et BRENT, est donc nécessaire pour détecter ces anomalies.

  • La Ceinture du Pacifique une zone d’énergies.

    La Ceinture du Pacifique une zone d’énergies.

    Image002                Pour nous, Européens, il n’est pas simple de regarder la Terre sous l’angle de la Ceinture du Pacifique ("Pacific Rim"). Généralement nos planisphères, centrées sur l’Océan Atlantique, la coupent en deux. Et pourtant il y a, tout autour, ce qui se fait de plus prestigieux . Des USA au Canada et l’Alaska, on passe à la Russie, le Japon, la Corée, la Chine, le Viêt-Nam, la Malaysie, l’Indonésie, l’Australie. Formidable plateforme à quelques encablures de l’Océan Indien et donc de l’Inde et du Moyen-Orient. L’Europe devient alors une contrée isolée, tout en haut à gauche, avec ses peuplades fatiguées et craintives.

    Nous allons montrer la logique de certains évènements, dans le secteur de l’énergie, en adoptant cet éclairage géopolitique.

    Regardons tout d’abord les conséquences de la fusion, en 2006, dans le japonais Toshiba, de Westinghouse Electric, le grand spécialiste américain des équipements électro-nucléaires à eau sous pression (PWR). Vu de France on se demandait ce que Toshiba voulait faire de cette acquisition de plus de cinq milliards de dollars. Mais quand on connait la boulimie énergétique de la Chine et des pays environnants, on comprend mieux cette alliance et ses succès immédiats, dans la vente de centrales électronucléaires. Toshiba a acheté l’influente carte de visite américaine, il apporte sa caution asiatique. Areva et Siemens sont trop loin, trop exotiques pour pénétrer ces marchés, sinon de façon marginale. Le projet de fusion Areva-Alstom, dont on voit mal la composante géopolitique, doit faire imperceptiblement sourire son concurrent nippon. Hi, hi!

    Pour ce qui concerne le marché des produits pétroliers, il y a là une Zone stratégique évidente. C’est par elle que passe une large partie du traffic pétrolier mondial en provenance du Moyen-Orient, du Viêt-Nam  ou de l’Alaska. C’est aussi une grande zone d’échange de gaz naturel liquéfié (GNL) comme on peut le voir sur la carte. Les productions se concentrent en Malaysie, en Russie et en Alaska, les consommations en Corée, au Japon et demain en Chine.Map_pacific_rim_lng_facilities

                 Un grand projet de gazoduc entre les gisements au Nord de l’Alaska (North Slopes) et le Canada pour déservir les réseaux de gaz des USA est en cours d’appel d’offre. Ce projet ne plait pas aux autochtones parce qu’il n’apporte que bien peu de valeur ajoutée à l’Alaska. Une contre proposition a été réalisée par BG Group, société cotée à Londres, pour liquéfier le gaz en Alaska et pouvoir ainsi desservir toutes les Nations de la Ceinture du Pacifique. Cette alternative, bien accueillie, a fait un certain bruit dans le Landernau de l’Alaska.

  • 20 patates, 20 patates, Ouai…

    20 patates, 20 patates, Ouai…

    Grand_bteles grands bretons n’auront pas 20 patates, euh pardon, 20 % d’énergies renouvelables en 2020.
    Trop cher. 4 milliards de livres, soit 5.7 milliards d’euros, pour passer à seulement 9 %.
    500 millions par an d’ici 2020.
    Mauvaise foi évidente, 5.7 milliards, c’est peanuts, rien du tout et ridicule.
    Mais on a là, affaire à une très vieille loi : quand on ne veut rien faire, on dit qu’on ne peut rien faire.

    la seule politique d’économie d’énergie aurait, en cumulé, épargné une somme bien plus considérable d’ici 2020, et sans doute, le montant de 5.7 milliards d’économie serait atteint chaque année en 2020.
    Même un montant beaucoup plus important d’investissements, même 40 ou 50 milliards d’euros ne représentent pas des sommes extraordinaires d’ici 2020.
    Il faut rappeler un parallèle.
    En 1988 Michel Rocard décide d’investir 5 milliards de francs dans les infrastructures routières pour épargner 2000 vies par an.
    Il se trouvait des imbéciles financiers pour s’inquiéter de la dérive budgétaire que cela engendrerait, sans se préoccuper ni des vies, ni du rapport de l’investissement en terme de rentabilité globale, ni sans doute qu’aujourd’hui, le déficit cumulé ne serait que fort peu différent…

  • Gloires et fumées du Grenelle.

    Gloires et fumées du Grenelle.

    Images Résultats insignifiants pour les guerres d’ Italie "gloires fumées d’ Italie", voilà 50 ans après le jugement des contemporains.
    De grands déploiements, pour des résultats insignifiants.
    Et inattendus (Metz, Toul et Verdun).
    La mesure la plus emblématique, ramener la consommation par M2 de 240 kwh à 50 était acquise d’avance.
    En 2020 ce sera 15 ou la maison productive d’énergie.
    Rupture technologique pour l’habitat  =  numérotez vos abattis bien heureux propriétaires.
    En attendant le taxe sur les maisons polluantes.

    On voit donc l’ampleur de la mesure, la moitié de la consommation d’énergie peut ainsi disparaitre, celle qui tient au bâtiment.
    Après, les mesures elles aussi attendues :
    – disparition de la lampe à incandescence en 2010,
    – étiquette énergie généralisée,
    – développement des énergies renouvelables jusqu’en 2020 à hauteur de 20 millions de TEP,
    – le patronat, toujours aussi radin ne veut pas entendre parler de taxe carbone,
    – entretien des voies de chemin de fer, développement du tramway et des tgv,
    – taxation des véhicules trop polluant, détaxation des moins consommateurs…
    On voit tout de suite que la seule finalité de ce Grenelle, c’était l’apéro.

  • Etat des stocks US en produits pétroliers

    Etat des stocks US en produits pétroliers

                        Tiffany11

    L’agence Bloomberg, jouant a son jeu de prévisionniste, à l’aide de 16 réponses d’experts avait prévu un accroissement hebdomadaire des stocks de brut de 963000 barils et d’essence de 475000 barils, à partir de la médiane des réponses. Ces prévisions, associées à des accroissement de production de l’OPEP, expliqueraient le retrait de cours par rapport à un plus haut de la semaine dernière. Les résultats sont "as usual" totalement faux.

    Les stocks de brut ont baissé de 5,3 millions de barils.

    Les stocks d’essence ont baissé de 2 millions de barils.

    La raison essentielle de ces baisses est le faible niveau des importations et de brut et d’essence.

    La prévision des variation hebdomadaires des stocks de produits pétroliers US relève de la divination… ou du charlatanisme. Mais elle influe sur l’orientation des cours.

  • Prix de base théorique du pétrole.

    Prix de base théorique du pétrole.

    Absinthe10

    Le prix du pétrole comprend une part spéculative, ou de risque marché, qui s’ajoute à un prix de base théorique. Pour connaître l’une de ces deux composantes, il faut connaître l’autre. La part spéculative est éminemment variable, fonction des humeurs de Marché et des évènements géopolitiques. Il est donc préférable d’essayer de chiffrer le prix de base théorique du baril de pétrole. Ce prix marginal peut être déduit des productions les plus chères qui, si elles venaient à manquer, entraîneraient une pénurie sur le Marché.

    Nous allons examiner le cas du Marché nord américain.

    Sur ce Marché,  on peut penser que ce prix est fixé par le coût complet du baril de pétrole extrait des sables bitumineux de l’Alberta. Un groupe canadien spécialisé dans ces productions, EnCana, a publié en 2006, la structure de coût de ce produit. Pour un baril de produit fini, obtenu avec du bitume dilué par un solvant et acheminé à la raffinerie, il se décompose comme suit:

    Extraction du bitume ———-5$

    Diluant ————————–22$

    Transport à la raffinerie ——-3$

    Raffinage ————————-4$

    Marge —————————-20$

    Soit un total de 54$ par baril en 2006. Une actualisation du prix du diluant, venant du pétrole, conduit à un prix plancher actualisé de l’ordre de 60$ par baril.

    Avec un cours au plus haut en Octobre à 90$/bl la prime de risque à donc atteint 30$/bl. Pour un prix moyen actualisé à 75$/bl la prime de risque est de 15$. On retrouve ainsi la plage de fluctuation des cours de + ou – 15$ autour de la moyenne.

  • Les coups de fièvre du pétrole

    Les coups de fièvre du pétrole

      Arithmetique         

              Les cours du pétrole ont un caractère cyclothymique parfois destabilisant pour le non initié. Il faut dire qu’ils viennent de très loin, depuis Janvier 2002, quand le baril de WTI valait vingt dollars.

              Alors ces cours progressent par poussées de fièvre parfois logiques, lors du passage du cyclone Katrina par exemple, mais parfois inattendues comme celle que nous venons de subir avec un pétrole brut franchissant un nouveau plus haut à 90$ le baril, alors qu’il venait d’un plus bas de 20 mois, à 50$ le baril, en Janvier 2007.

    Pour mieux analyser le phénomène des variations de cours il est préférable de les décomposer en plusieurs termes. C’est ce que nous allons faire.

    Tout d’abord les cours croissent en moyenne, depuis plus de quatre ans, d’un peu plus de 8$ par an (FIG.I).Cours_fig1 

    Pour analyser les fluctuations des cours de courtes périodes il est pratique d’enlever cette composante linéaire en étudiant la différence entre le cours réel et le cours moyen théorique. Par exemple, en ce moment, le cours de la droite de régression moyenne est de 74,5$ on va donc étudier la différence entre cette valeur et la valeur réelle. On obtient ainsi la FIG.II, où il est possible de représenter les variations relatives de cours par rapport à la moyenne mobile, mais ramenées sur un axe horizontal.Cours_fig2

    On remarque que les cours varient dans des limites de + ou – 15$ par rapport à la moyenne mobile linéaire. Il existe une fluctuation de longue période (deux ans) de type sinusoïdal au cours de laquelle les cours passent alternativement d’un côté de la moyenne à l’autre tous les ans. Ce phénomène traduit l’humeur globale du marché. Il est passé cette année d’une phase optimiste à une phase haussière au mois de Septembre avec l’arrivée des cyclones aux USA.

    Puis on peut distinguer des variations de périodes plus brèves qui correspondent à des évènements plus ou moins marquants. On peut distinguer les cyclones de l’été 2005, dont Katrina, le conflit libanais, l’hiver doux et tardif de 2006/2007, ainsi que l’impact éphémère de la crise du "subprime".

    La poussée des cours des mois de Septembre et Octobre n’est donc pas inhabituelle en amplitude, mais ce qui intrigue le plus c’est l’absence de cause bien identifiée. Il semble que le Marché se saisisse de n’importe quel prétexte pour faire flamber les cours. Peut-être a-t-il acquit la conviction que les premières pénuries réelles en ressources pétrolières sont attendues, pour dans quelques années.