Blog

  • Le cauchemar de Zbigniew Brezinski

    Le cauchemar de Zbigniew Brezinski

    Brzezinski_1977Le cauchemar de ZB (les puristes m’excuseront de l’abréviation, mais j’ai du mal avec ce nom) est en train de se réaliser.
    Dans "le grand échiquier", paru en 1997, il met en garde contre ce qui peut mettre en cause l’hégémonie américaine.
    Cette remise en cause de l’hégémonie est en passe de se réaliser.
    La politique agressive US, de main basse et d’agression dans les pays arabes, à terme dirigée contre les vraies puissances, Russie et Chine, a provoqué leur alliance , directe et désormais explicite, à travers l’ OCS (organisation de coopération de Shangaï, et l’ OTSC (Organisation du traité de sécurité collective).
    Wladimir Poutine a fixé le problème :
    " Aujourd’hui, nous assistons à un usage extrême, presque sans frein, de la force militaire dans les relations internationales, force qui plonge le monde dans un abîme de conflits permanents. Il en résulte que nous n’avons pas assez de force pour trouver une solution globale à aucun de ces conflits. Il devient également impossible de trouver un règlement politique. Nous observons un mépris de plus en plus grand pour le droit international. Et les normes légales indépendantes se rapprochent en fait du système juridique d’un seul pays. Un pays, les États-Unis, a outrepassé ses frontières nationales à tous égards."

    La tentative de "révolutions oranges" en Asie centrale et leurs échecs, avec en ligne de mire, les réserves énergétiques de ces régions ont entrainés le départ, ou la mise sous surveillance des américains. Le président Ouzbek, jadis allié des américains est devenu le plus fervent partisan de leur départ d’ Asie centrale, avec les iraniens.
    L’Iran, la Mongolie, l’Inde et le Pakistan, sont membres observateurs de l’ OTSC, ce qui reste trompeur, car l’ Iran, est véritablement membre de fait de l’organisation.
    Le problème véritable est d’un monde anglo-saxon assoiffé d’énergie, qui n’en a plus guère, et qui refuse de se remettre en question.
    En face désormais, on a une puissance énergétique et militaire, la Russie, qui ne l’oublions pas, possède toujours la parité nucléaire avec les USA, une puissance industrielle, la Chine, et une puissance énergétique l’ Iran.
    Sans oublier, bien sûr, qu’en cas de tension, Russie ou Chine sont tout à fait capable de briser les reins financiers des états-unis. Ce n’est pas une vue de l’esprit, cela s’est déjà vu.
    Le gouvernement Français organisa au début du XX° siècle, une bonne petite panique à la bourse de Berlin pour aider au dénouement de la crise marocaine…

  • Nobel de la paix : à mourir de rire…

    Nobel de la paix : à mourir de rire…

    ImagesAl gore et le Giec viennent d’être récompensé du prix nobel de la paix.
    Bien entendu, leur action n’a rien avoir avec la guerre, sinon par association d’idées très lointaine, mais elle montre l’auto-satisfaction, l’auto-congratulation, l’auto-récompense de la classe dirigeante, très politiquement correcte.
    On récompense Al Gore de quoi (avec un coquet chèque de 1.08 millions d’euros à partager en deux) exactement ?
    On le récompense d’être riche. Il faut en effet, désormais être riche pour aspirer à la maison blanche (ploutocratie), d’avoir pu faire un film, et d’être, dans sa consommation électrique personnelle, un goinfre.

    "Le pasteur conchié et les brebis propre", disait on à une époque. Al gore reproche beaucoup finalement à l’humanité, lui qui a visité le monde, toujours roulé en voiture, et consomme comme 30 citoyens normaux d’un pays industriel, déjà fortement consommateur lui même.
    Al Gore n’est ni plus ni moins en train de dire à la terre entière qu’il faudra se serrer la ceinture. Lui même excepté, bien sûr.

  • Centrale solaire à concentration.

    Centrale solaire à concentration.

    Images_2La centrale solaire à concentration est en voie de devenir une alternative viable à la production d’électricité, et même une alternative très rentable.
    le seul problème est le niveau d’investissement demandé. C’est en effet par milliards de $ que les investissements sont nécessaires, aux USA, c’est par tranches de 2.5 milliards, et partout ailleurs, pas vraiment différend.
    On le voit sur la carte, les zones ou le solaire à concentration n’est pas possible sont limitées, le canada, qui dispose de l’hydroélectricité, l’ Europe. C’est finalement peu.

    D’autres solutions locales sont possibles.
    Toutes bien sûr en investissant fortement et durablement.
    La crise de l’avenir et de l’énergie est avant tout une crise de sous investissement.
    Prenons le cas de l’Espagne. Elle est une candidate possible à la production d’électricité européenne. La seule contrainte est finalement politique. On fait des réserves d’énergie, parce que l’on ne fait pas confiance. La contrainte géopolitique est certaine.
    Penser global, agir local.
    " la société australo-américaine Ausra a gagné un contrat avec deux géants de l’énergie aux USA : 2,4 milliards de dollars de capitaux pour contruire plusieurs centrales solaires à concentration en Floride et dans le sud-ouest américain, pour une puissance totale de 1500 MWe. Et ce n’est que le début. Objectif pour Ausra : 5000 MWe d’ici 5 ans"

  • Pétrole abiotique II.

    Pétrole abiotique II.

    ImagesLa théorie soviétique du pétrole abiotique mérite que l’on s’y intéresse, et assez miraculeusement, certains gisements semblent se rire de leur épuisement, au viet-nam,  en Russie, au Mexique.
    Pour certains, de l’autre coté du rideau de fer, le pic pétrolier aurait d’autres causes. Il faut citer le pétrole bon marché qui aurait conduit à la non-exploitation d’un certain nombre de gisements nord-américains (un puit foré et non exploité contamine les nappes avec les bactéries, il s’ensuit une destruction progressive du gisement), un "empirisme" nord américain, aux antipodes des études russes du sol, qui elles aboutissent à des taux phénoménaux de découvertes, y compris aux endroits censés être "stériles" en pétrole (60 %).

    Enfin, des techniques pour faire dégorger les gisements, qui si elles les boostent un temps, entraine leur déclin, comme si on avait trop tiré sur un débit plus limité.
    Donc la question est : énergie fossile, ou processus chimique continu ?
    Le fait qu’un certain nombre de gisements existent dans des zones sismiques très instables, semble le confirmer.
    Mais, cela, à mon avis, n’écarte pas la question du pic oil, pour autant. S’il faut descendre de plus en plus bas, et avec de plus en plus de prouesses techniques, il sera difficile de maintenir une production. En effet, même s’il existe une source "intarissable", il faut connaitre son débit.
    En effet, on peut "aller à sa rencontre", mais si l’exploitation est trop importante pour le débit, il faut, comme pour l’eau, descendre de plus en plus bas pour la trouver. Hors l’eau ne manque pas sur terre, mais à certains endroits, il est clair que l’on en tire trop pour les possibilités. De même, même pour l’eau, on parle de parfois de "gisements fossiles".

  • Pétrole abiotique.

    Pétrole abiotique.

    Images_2Le grand succès de L’ URSS fut gazier et pétrolier, s’appuyant sur une théorie… révolutionnaire. Celle du pétrole abiotique.
    Pour JF Kenney :
    "d’avoir produit la quantité de pétrole que le seul champ de Ghawar (en Arabie Saoudite) a produite jusqu’à aujourd’hui, aurait nécessité un cube de détritus fossilisé de dinosaures, en supposant une efficience de transformation à 100%, mesurant 19 miles de profondeur, de largeur et en hauteur. (Soit environ 30 Kms en hauteur en largeur et en profondeur)", en bref, complètement surréaliste, ou, plus crument, une absurdité.

    De plus, il est intéressant de poser la question géostratégique. Si les russes possèdent un savoir faire, et non les occidentaux, la donne est fondamentalement changée.
    Il serait donc vital de savoir, si les russes ont eu beaucoup de chance, ou si nous pouvons compter sur un approvisionnement, sans doute beaucoup plus réduit que nous l’avons à l’heure actuelle (nous liquidons aussi des réserves), mais constant.

  • Pic pétrolier contre pétrole abiotique

    Pic pétrolier contre pétrole abiotique

    ImagesUn de secret les mieux gardés d’URSS, et qui intéresse le monde aujourd’hui, c’est une théorie de formation du pétrole. Celle qu pétrole abiotique.
    La théorie occidentale veut que ce soit des algues fossilisées qui, compressés, auraient donné le pétrole.
    Au début des années 1950, la recherche soviétique de pétrole prit une autre direction.
    L’application de cette théorie, fit de l’ URSS, un grand producteur de gaz et de pétrole.
    "Le pétrole brut et le gaz naturel n’ont aucun relation intrinsèque avec la matière biologique près de la surface de la terre. Ce sont des matériaux primitifs qui ont jailli des profondeurs abyssales."

    "Le pétrole est un matériel primitif d’origine abyssale qui est acheminé sous haute pression par l’intermédiaire d’éruptions « à froid » dans la croûte terrestre".
    On le voit, la théorie va très loin.
    Son application aussi. Après la dislocation de l’ URSS, la théorie a été appliquée dans le bassin du Dniepr/Donetz, 61 puits ont été foré, et 37 étaient commercialement producteurs.
    Le succès d’exploration en URSS a été de 60 %, comparé aux 10 % considérés comme "normale" aux USA.
    Dans ce cadre là, la théorie du pic pétrolier n’existerait plus, mais il est clair que, comme déjà dit précédemment, que le principal problème n’est pas un problème de réserve, mais de tuyauterie et de robinet, qui font le débit.
    Donc même si la terre produisait naturellement du pétrole, on serait à terme, incapable d’en produire assez pour une certaine consommation. Reste à savoir quelle production.

  • Gazprom : tout va bien.

    Gazprom : tout va bien.

    Images_6 Gazprom, entreprise renationalisée et nouveau bras armée du Kremlin publie ses résultats semestriels. Excellents, à 6.16 milliards d’euros, en progression de 13.75 %.
    Pourtant le résultat annuel reste plombé par l’hiver doux en Europe occidental, mais orienté à la hausse par l’augmentation des prix en ex-Urss surtout, mais aussi en Russie.
    La tendance à l’augmentation des prix internes se poursuivra.
    En effet, le but affiché est désormais à l’économie d’énergie tous azimuts. 

    Une politique dont les européens auraient largement pu bénéficier, mais ils ont laissé passer leur chance, par idéologie, par manque de vue de l’avenir, et par impossibilité de voir autrement que par le passé.
    Reste que de lourds nuages se profilent à l’horizon.
    Défauts d’investissements et surévaluation des réserves gazières risquent de plonger le continent européen dans le froid.
    Mais, il est clair, que dans ce contexte, les résultats de Gazprom, même avec une production réduite, ne pourront être que meilleur. L’important, c’est le prix, plus que la quantité.

  • Allemagne : éolien offshore.

    Allemagne : éolien offshore.

    Images_5Le ministère allemand de l’environnement (BMU), va financer un projet d’éolienne Offshore à hauteur de 50 millions d’euros, essentiellement pour de la recherche.
    L’ Allemagne est en pointe pour l’éolien, sauf le offshore. La raison en est simple, le secteur est en surchauffe, et a carrément abandonné ce secteur.
    Plutôt que laisser celui-ci se reposer sur ses lauriers, le ministère cherche donc à faire une étude sur les conditions en grandeur réelle, dont bénéficieront les entreprises du secteur.

    D’une manière générale, celle-ci, sont toujours très réticente à investir, à faire preuve d’imagination dans la recherche, ça n’est pas nouveau.
    On peut citer, à titre d’exemple, la somme fabuleuse de dix millions de francs investie par l’état français, en finançant un concours sur les économies d’énergies entre Peugeot et Renault, c’était en 1978.
    Pour cette somme, symbolique, les bénéfices se sont chiffrés en dizaines de milliards.
    Il n’y a pas à dire, les grandes entreprises aiment bien l’état vache à lait.
    Dans bien des endroits, d’ailleurs, le cap est fixé par l’état.
    A comparer quand même, le montant modique de la somme, par rapport à l’inutile EPR.

  • Koweit : l’après pétrole est là.

    Koweit : l’après pétrole est là.

    Images_4Pour le koweit, l’après pétrole est commencé, et deviendra…Gazier
    Grande reconversion.
    Produisant à l’heure actuelle 2.6 millions de barils jours, mais gravement atteint par la déplétion pétrolière, le koweit, n’a guère le choix. Il lui faut trouver une activité de substitution.
    Dès décembre, un gisement de gaz non associé sera exploité dans le nord du pays. Il produira 5 millions de M3 de gaz, et atteindra 28.5 millions en 2015.

    Ses réserves quand à elles, sont estimées à 1000 milliards de M3. Mais il faut se méfier. Les réserves des pays du golfe, ni d’aucun pays pétrolier ne brillent par leur transparence, et leur honnêteté. Et le gaz n’échappe pas à la loi commune.
    Quand aux projections qui voient le Koweit produire 3.5 millions de barils jour en 2015, elles sont irréalistes et farfelues.

  • Vous imprimerez vous capteurs solaires…

    Vous imprimerez vous capteurs solaires…

    Images_3Des chercheurs explorent les propriétés d’un matériau polymère, qui permettrait de peindre ou d’imprimer des cellules solaires sur de simples feuilles de plastiques.
    On voit bien les bénéfices d’une telle invention en simplicité, en coûts de production, et en perspective d’avenir.
    D’après les chercheurs, il faudra entre 5 et 10 ans pour pouvoir imprimer les cellules, chez soi, avec un simple ordinateur et une imprimante, sur une simple feuille de plastique.

    Simplicité, miniaturisation et coût dérisoire, nous ferait on encore le coup de l’énergie inépuisable et bon marché ? En attendant, contentons nous d’utiliser ce qui existe, ce qui est efficace, et donc à terme, bon marché, et attendons de vois venir ce futur radieux.
    La plupart de la technologie liée à l’énergie, si elle a été améliorée ces trente dernières années, remonte quand même à l’avant premier choc pétrolier…
    Leçon à méditer…