Blog

  • Afrique : la pénurie.

    Afrique : la pénurie.

    Images_6Un article un peu ancien (il date du 20 juillet), mais qui décrit une situation assez sempiternelle en Afrique, la pénurie d’énergie.
    Malgré des prix exorbitants souvent, le gaz, les produits pétroliers manquent dans ce continent pourtant largement excédentaire et peu consommateur.
    La production, comme celle de pétrole du Nigéria voisin est exporté, les gains, par l’intermédiaire de la corruption aussi

    et il ne reste à la population que les moyens traditionnels. C’est à dire essentiellement le bois, pas rationnellement consommé aussi.
    Le Nigéria vit aussi sous une économie complètement stérilisée par le pétrole. Celui-ci fait 40 % du pib, et a tué tout le reste.
    Cette situation est d’autant plus paradoxale que l’Afrique est le continent ou les réserves sont encore de bon niveau, que la production augmente. Il faut en tirer la conclusion qui s’impose : la totalité n’est pas à destination africaine. Et cela compris, on voit les causes de la situation au Nigéria. Les troubles s’aggravent de jour en jour, et seul l’habitude ne fait pas appeler cela une guerre civile.

  • Comique européen…

    Comique européen…

    Images_5Les bozos et marx brothers européens ne manquent pas d’air.
    Ils parlent de "sécurité énergétique gazière".
    Ah bon. Tout en prévoyant en 2030, d’importer 84 % du gaz consommé dans l’union.
    Donc le "taux d’indépendance" sera de 16 %.
    Diversification est le mot : diversification des énergies et des fournisseurs, et poussant le comique au plus haut point, contrats à long terme…
    C’est pousser loin la bêtise.

    Un contrat n’engage au fond, pas un état. Il est toujours libre de le dénoncer. L’histoire est pleine de ces contrats qui ne servirent qu’aux WC.
    Alors, on prévoit des stocks, des priorités.
    Mais en réalité, le leurre est complet.
    La solidarité européenne n’existera pas, si l’ Union européenne et l’euro existent encore à ce jour, ce dont je doute.
    Le pays transitaire, de plus des importations s’en emparera en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Et quand aux pays producteurs qui n’auront plus d’excédents…

  • Grenelle de l’environnement V : les désaccords.

    Grenelle de l’environnement V : les désaccords.

    Images_4Nous voyons donc les représentants au Grenelle de l’environnement procéder à un échange de vue sur le coût des mesures annoncées.
    Notamment pour la mise au norme des logements. Il est question de 600 milliards d’euros sur 40 ans.
    Les artisans sont contents, mais la question essentielle, qui va payer, n’est pas résolu. 600 milliards, c’est 15 000 à 20 000 zeuros par ménages, soit trois fois le coût des dépenses actuelles par ménages pour l’entretien.

    On voit donc là, un petit peu le manque de vue des intervenants. 20 000 zeuros, c’est finalement peu (500 zeuros par ans, un peu plus de 40 par mois), qui peut être amorti très vite par la diminution des dépenses de chauffage, de consommation électrique et de fluides. Personnellement j’aurais pensé que cela ferait beaucoup plus.
    Pour une maison individuelle :
    – le plus intéressant car éternel si bien fait, le puit provençal : 4000,
    – capteurs solaires thermiques couplés à une pompe à chaleur : 20 000 à 25 000,
    – récupérateur d’eau : 5 000,
    éolienne et photovoltaïque : 15 000,
    Pour le parfait petit écologiste, on en est déjà à 50 000 zeuros, subventionné sans doute.
    L’investissement, car, c’est un investissement : cela procure une économie, sera finalement léger.
    Comptons autrement :
    100 zeuros de chauffage par mois, 50 d’électricité et 30 d’eau, cela donne 180/mois, soit 86 400 zeuros pour 40 ans…
    On est bien dans l’ordre d’un investissement, c’est à dire d’un placement pour rapport financier.

  • Grenelle de l’environnement IV : décarboner…

    Grenelle de l’environnement IV : décarboner…

    Images_4 Purée, même lui il s’est endormi…
    "1. Passer de 9 % à 20 % la part des énergies renouvelables dans la consommation finale d’énergie en 2020 et viser, si possible, 25 %.
    2. Faire des DOM une vitrine de l’excellence climatique…/…
    3. Amplifier les efforts de recherche et de développement …/….
    Ils ont fait fort…

    à savoir, les Dom sont DEJA le domaine de l’excellence climatique et énergétique, l’objectif n’a donc aucune difficulté… Les Dom Tom sont loin, isolées et coûtent cher énergétiquement, donc pas de problème pour passer à l’après.
    En plus, on va faire de la recherche… Comme si l’on en faisait pas chaque fois qu’il y a problème… Comme si le progrès technique n’existait pas…
    Quand à passer la part des énergies renouvelables de 9 à 20 voir 25 %, je demande à voir comment ? Est ce que c’est réduisant les consommations (c’est possible de le diminuer fortement), ou est ce que c’est en augmentant énormément les productions de renouvelables ?
    Beaucoup de questions, de lieux communs, et pas de réponses claires…
    En somme, au grenelle de l’environnement, ils ont déjà bâti un beau moulin à vent…

  • Grenelle de l’environnement III. La ville.

    Grenelle de l’environnement III. La ville.

    Images_2Ayant eu la sagacité et la sagesse d’acquérir la collection Gaston à prix modique (dépense que je ne regrette pas), ce n’est pas devant elle que je me suis endormi, mais à la partie ville du grenelle de l’environnement.
    , il faut le reconnaitre, ils ont fait fort dans la nullité complète, le commissionnement, la réunionite et la vitrine.
    Là aussi, une culpabilisation des citoyens, sans remise en question du mode de développement. Que le quidam roule en vélo, cela aidera. pendant ce temps, la sauce tomate qu’il achètera dans son épicerie de quartier aura fait assez de kilomètres pour faire le tour de la terre…
    Aussi, verrons nous les opérations théâtrales, certes d’une certaine utilité pour  ceux qui l’utiliseront, comme le vélo urbain, mais d’un effet global marginal, des lieux communs (lutter contre l’étalement urbain), sans penser que l’étalement urbain a été une conséquence de l’organisation et de l’orientation économique.

    Les personnes ayant vécu la période Giscard se souviendront qu’il fallait que tout le monde ait une voiture, croissance économique oblige.
    Lutter pour les territoires, c’est lutter pour un mode de vie. Pas l’habiller d’un cosmétique politiquement correct.
    Il ne faut pas oublier, qu’à l’époque (1974-1981) on a mis en place une organisation du territoire, et que là, on ne voit rien pour revenir dessus. Rien et même pire, aucun constat, aucune idée.

  • Grenelle de l’environnement II. le transport…

    Grenelle de l’environnement II. le transport…

    Images Le monde, ébloui par la performance du Grenelle de l’environnement et que le monde nous envie, vient donc de nous livrer le fruit de ses cogitations.
    (Bien sûr, et en aparté, je ne peux que vous conseiller l’acquisition de l’intégralité de la collection du personnage ci-contre, si bien entendu, vous ne la posséder déjà).
    Allons-Y gaiement :
    – création d’un observatoire des transports (moi je pensais qu’avec les radars, c’était déjà fait),
    – réaliser un schéma national des transports (pour mettre plus facilement les dit radars), pour réduire le fret routier (de plus , en limitant la vitesse des camions à 30 Km/h, le train serait vraiment compétitif), et faire passer le fret non routier de 14 à 25 % du total.

    – rationalisation de l’usage de la voiture, et baisse immédiate des vitesses maximales de 10 km/h sur routes et autoroutes
    etc, … Non, ce machin me donne vraiment envie de dormir.
    Je résume : on se fera une bouf… euh pardon, on réunira des commissions et des sous commissions qui feront des enquêtes et des études…
    Des taxes, bien sûr, et aussi des cerises sur le gâteau pour le gouvernement. On pourra encore taper plus fort sur les automobilistes. Sauf, là aussi, sur les riches, qui ont les moyens de payer les amendes et un avocat, pour rouler toujours avec zéro points…
    On oublie une chose. Le transport est une conséquence de l’organisation économique. Pas la racine.

  • Grenelle de l’environnement.

    Grenelle de l’environnement.

    BorlooFinalement, le Grenelle de l’environnement accouche d’une souris.
    -le secteur du btp, par exemple devra généraliser les bâtiments à énergie positive. Bon. pas révolutionnaire.
    -Les immeubles existants devront faire des efforts : 12 % d’ici 5 ans et 1/3 d’ici 2020. Bon. Pas davantage révolutionnaire.
    – L’étiquetage des produits devra être étendue. Bon. Encore moins révolutionnaire.
    – Les appareils énergivores, bannis, comme l’ampoule à incandescence. Plutôt endormant que révolutionnaire.

    – Des modes de productions efficaces. L’industrie s’en préoccupe depuis toujours…
    – Efforts en matière agricole, et notamment avec les engrais.
    Bon, j’ai eu raison de pâââs suivre ce Greennneeeelle, ça me fait bailler…
    La seule chose qui ressort finalement, est la systématisation d’une évolution technologique en cours. C’est la chose à saluer.
    L’autre chose à saluer est l’anti-Chirac de 1986, l’homme qui promue en France le gaspillage généralisée au nom du marché et d’ EDF.

  • Point de vue…

    Point de vue…

    Images_4 "Petit rappel pour renforcer ces convictions.
    L’Allemagne une Nation écolo-nucléaire malgré elle.
    Les centrales électriques nucléaires sont des paquebots au long cours, qui n’aiment guère les changements de régimes, et qui peuvent être d’une grande fiabilité.
    Les éoliennes sont des chevaux de courses qui s’arrêtent par temps calme et qui s’emballent par temps agité. C’est la plus imprévisible des sources d’énergie.
    Prenons le cas de l’Allemagne où les deux sources d’électricité cohabitent l’une jeune, sexy et très en vogue, l’autre tolérée, fripée, dans l’attente d’un décès annoncé pour 2020.
    Les puissances installées sont très voisines :
    – 20303 MW pour le vieux nucléaire qui compte 17 réacteurs (la Germanie est, encore, le quatrième producteur d’énergie nucléaire au monde après les USA, la France et le Japon)
    – 21283 MW pour le jeune éolien qui compte 19000 turbines.
    C’est mega bien me direz-vous ! Donc c’est mega kif-kif !

    Que nenni ma chère, vous rétorquerai-je, tout de go !
    Les 17 réacteurs, promis à un démantèlement imminent, ont en l’an 2005, généré, 154,6 TWh. Ceci représente un rendement moyen annuel des centrales nucléaires germaines de 87%. Pas mal pour des mémés. Elles ont assuré 31% de l’énergie électrique de leur pays. Bien.
    Et nos 19000 turbines éoliennes, dont on parle tant, elles ont du faire un résultat brillant ! Jugez en : elles ont généré 37,5 TWh avec un rendement moyen de 20%. L’électricité éolienne Allemande a assuré, en moyenne, 6% de l’énergie électrique du pays.
    Voilà la dure réalité. L’électricité éolienne ne pourra jamais remplacer seule les centrales électronucléaires allemandes. Il faudra faire appel au charbon ou au gaz. A une tranche de puissance éolienne, il faudra associer la même puissance thermique (gaz ou charbon) la première fonctionnera 20% du temps, la seconde 80%, le tout en moyenne dans l’année.
    Rappelons que l’Allemagne est le quatrième consommateur de charbon au monde après la Chine, les USA et l’Inde. C’est aussi le quatrième, ex aequo avec le Royaume Uni, consommateur de gaz naturel après les USA, la Russie et l’Iran.
    Ses émissions de CO2 se sont accrues en 2006."

    Je vois deux problèmes à ce point de vue : la phase économie d’énergie est à peine entamée, et elle peut être phénoménale. Faut il rappeler le prix de l’énergie hier (en 2000), et le nuke est tout aussi fini que le pétrole et le gaz… Il y en a, mais pas pour l’éternité, ni forcément exploitable…

  • 90 %

    90 %

    Images_3 90 % des français sont pour l’énergie éolienne, pour son caractère environnemental (36 % ), énergétique (29 %) et économique et politique (15 %).
    Pour 9 % elle est un préjudice et pour 4 %, inutile.
    On le voit, le vote est sans appel, comme est sans appel le groupe minoritaire.
    Bien sûr le Nimby "Not in my backyard" est aussi une donne importante. Mais peu importe. L’affaire est politiquement emballée, gagnante et estampillée.

    Il reste à faire que les implantations ne soient pas systématiquement sabordées juridiquement parlant par des comités locaux. 10 %, en effet, c’est amplement suffisant pour paralyser toute action, surtout si c’est une minorité agissante.
    Reste à savoir le degré de volonté politique en face…
    Autre solution : multiplier le mini éolien de particulier (les éoliennes à axe verticale), guère plus génantes que les lampadaires.

  • Le précédent Areva… Fait tâche d’huile…

    Le précédent Areva… Fait tâche d’huile…

    ImagesAreva a racheté une société fictive, Uramin, société riche surtout de licences d’explorations.
    Dont une en Centrafrique.
    Mais, depuis, le torchon brûle : irrégularité de la cession selon la Centrafrique, préoccupations écologiques et de santé, bien sûr, dûment instrumentalisées.

    "Le gouvernement centrafricain reste fermement attaché à la réalisation du projet d’exploitation et de mise en valeur du minerai d’uranium de Bakouma. Il tient cependant à ce que toute opération relative à cette exploitation soit aussi profitable au peuple centrafricain "
    La Centrafrique n’entend pas rester hors du coup. Ce n’est, ni plus ni moins qu’une renégociation, qui est envisagée.
    Echanges médiatiques et par avocats interposées. Areva aura le marché. Beaucoup plus cher, c’est tout. Après, les autres compagnies s’aligneront…