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  • Le précédent Areva…

    Le précédent Areva…

    Images_2Le bras de fer entre Areva et le Niger est plus ou moins terminé.
    L’uranium, manipulé est retombé de 135 $ la livre a 85. La décision américaine de vendre 200 tonnes a cassé le marché. Des grandes manoeuvres sont en cours.
    Mais pour ce qui est du problème Areva/Niger, l’essentiel pour le Niger est obtenu. Il ne s’agissait, ni plus, ni moins que de renouveler la manoeuvre de 1970 du colonel Kadhafi pour le pétrole. Obtenir d’un pétrolier, une hausse du prix, même minime.

    A partir de ce moment là, le marché n’était plus sous la coupe des acheteurs, mais des vendeurs. Le précédent du Niger sera lourd de conséquence, pour toutes les sociétés.
    En effet, la victoire du Niger est totale (le prix passe de 27300 francs CFA à 40 000 le kilo).
    En même temps, le reflux des prix, permet aussi à certains de prendre possession de compagnie à des prix bradés de 30 à 50 %.
    Pendant ce temps, 29 licences d’explorations ont été adjugées au Niger. Pas à Areva, bien sûr.
    Quel a été le coût pour Areva de l’uranium extrait jusqu’à présent ? 3.15 $ la livre…

  • Une maison passive mal conçue.

    Une maison passive mal conçue.

    Maison Une maison passive doit être bien conçue. En effet, rien ne peut être pire qu’une maison passive mal équilibrée. Certes chaude l’hiver, avec un tout petit appoint, mais l’été un four. Car si maintenant le concept est un succès, il faut dire pourquoi il avait été abandonné.
    C’est simplement parce qu’il nécessite une bonne étude, et pas de modification sous sanction d’inhabitabilité.
    En effet, tout est souvent, dans les climats tempérés, une question de mesure.

    Difficile aux temps plus anciens, l’étude, la résolution de problème peut être plus aisée, au moins techniquement parlant, sinon financièrement.
    Car tout est couteux dans le bâtiment, rien n’est cher, mais les additions fabuleuses.
    Alors, il faut toujours hésiter avant de faire poser une véranda comme il en existe tant. De plus, certains aménagements (orientations, ouvertures), ne sont possibles qu’à l’origine, ou ne sont curables qu’après travaux importants.
    De plus; certains terrains, mal exposés, ne sont tout bonnement pas adaptés à ce genre de constructions.

  • Europe : le prix des céréales explose…

    Europe : le prix des céréales explose…

    Images_3… et la politique européenne aussi.
    Jugez en, un pré-gout de pic oil , on préconise, pêle-mêle :
    – fin de la jachère,
    – suspension des droits de douane à l’importation,
    – suppression des aides à l’exportation.
    Le fondement de la politique agricole commune (la maitrise des volumes) est remis en question, et la présidence portugaise parle de la constitution de "stocks stratégiques de céréales".
    Le prix du blé a bondi de 60 % et celui du maïs de 85 %.
    Trois causes pour ces flambées.

    la première, ce sont des conditions météorologiques difficiles.
    La seconde, les effets d’évictions de certaines  utilisations. Les biocarburants, mais aussi le combustible pour chaudières.
    La troisième, la spéculation, évacuée de certains marchés et qui se reporte sur l’alimentaire.
    Mais, pour le reste, la taxation du pain et les tickets de rationnement c’est pour un peu plus tard.

  • Bp : annus horribilis II

    Bp : annus horribilis II

    Images "BP est la pétrolière la plus mal gérée de toutes, depuis des années. 1) ses investissements ne sont pas à la hauteur (11$/baril produit) en comparaison avec d’autres (Shell et Total investissent 19$/baril produit) 2) son raffinage hors d’âge n’a pas été correctement maintenu (accidents, pannes, arrêts imprévus) ce qui incite BP à se désengager de l’aval. 3)elle s’est embourbée en Russie et n’a pas vu venir "l’effet Poutine" 4) ses productions de liquides entre 2002 et 2006 (hors Russie) ont baissé en moyenne de 6,5% par an. Une paille. 5) celles de gaz ont baissé de 2,9% par an sur la même période. Cette entreprise est mûre pour se faire absorber par une concurrente. Les rumeurs parlent régulièrement de Shell. De toutes façons, dans une industrie qui perd globalement des parts de marché au profit des Sociétés Nationales, qui voit arriver de nouveaux concurrents chinois et indiens, qui voit ses volumes de production européens et américains inexorablement décroître (entre -6% et -10% par an) il n’y a qu’une issue: la disparition des plus faibles. Le tri se fera sur la maîtrise des techniques et la rigueur industrielle."

    Constat sans appel. Mais bien sûr le mouvement de fond de la reprise en main des ressources naturelles n’est pas étranger à cela.
    Les grandes compagnies vont se retrouver dans un rôle de sous traitant, plus ou moins habile, plus ou moins renommé.
    Mais on ne peut écarter d’un revers de main l’épuisement des ressources énergétiques. Des sociétés inégalement gérés, cela a toujours été la règle. Que ce soit dans la prospérité ou l’adversité.
    Autre point de vue :
    "BP dont le président Lord John Browne disait en 2005 : « Le monde ne va pas manquer de pétrole. Il n’y a pas de pénurie physique de pétrole ou de gaz. Il y a pour des décennies de réserves enregistrées de pétrole et de gaz naturel, et encore plus reste à être découvert. » … mais aujour’hui beaucoup d’indices laissent à penser que le Peak Oil est imminent voir dépassé :  il n’y qu’une issue à terme (dans 40 ans) : la disparition de toute l’industrie pétrolière."
    Excellent ce J. Browne. Mais sa carrière comme successeur de Nostradamus risque d’être compromise.

  • Mexico : nouveaux impôts…

    Mexico : nouveaux impôts…

    Images_6Le Mexique est en train de réformer sa fiscalité pour dépendre moins du pétrole. Et pour cause, les 40 % du pib qu’il représente seront épuisés dans 7 ans.
    Etat encore colonial, le Mexique est depuis le 16° siècle sur la même longueur d’onde : l’imposition des ressources minières.
    Aujourd’hui, il est clair que La PEMEX n’est plus en état de fournir le budget, malgré le cours élevé du pétrole.
    16.5 et 17.5 % d’impôts sur les sociétés, la mesure est quand même encore légère, mais marque une rupture complète sur les 5 derniers siècles.

    Le prix du carburant va être augmenté, et si sa hausse n’est pas importante dans l’absolue, elle est mal vécue dans un pays qui ne possède pas d’autres moyens de transports.
    Bien entendus, les comiques du patronat mexicain se plaigne des effets sur l’investissement… En réalité, comme un investissement est une charge, et donc déductible, les hauts niveaux d’imposition sur les sociétés boostent au contraire les investissements.
    De plus, le degré de violence semble augmenter au Mexique. Les installations pétrolières sont désormais des cibles.

  • BP : annus horribilis…

    BP : annus horribilis…

    Images_5Dans une note interne publiée par le financial time, le Directeur général de BP, a qualifié d’épouvantables, les résultats du troisième trimestre.
    Pourtant avec un pétrole au plus haut… Sa production du deuxième trimestre baissait déjà de 5 % à 3.8 millions de barils jour, ses résultats baissent de 2 %.
    Problèmes de raffinage, forages en retard, et pourquoi ne pas l’avouer ? Baisse des réserves.

    Dans quelle mesure ? Là est la question. Est-ce que le pic-oil ne s’avérerait pas extrêmement brutal ?  Alors emblématique serait le cas "Cantarell". Le gisement donnait tranquillement son million de baril jour, alors on fit des injections d’azote. La production grimpat à 3 millions de barils. Mais on extrayait simplement plus vite, sans accroitre le gisement. Le gisement a été pompé en accéléré.
    Aujourd’hui, c’est la mer du Nord norvégienne qui aurait un accès de faiblesse : moins 7 % en août !

  • Nouvelles (isvestia) de Russie

    Nouvelles (isvestia) de Russie

    Images"Tout à fait d’accord, la position qui consiste a "rester sur ses acquis" tout en tapant sur "le vilain petit canard" de la guerre froide, est en fait une position extrêmement simpliste qui noircit un tableau sur la Russie de manière souvent disproportionnée, injustifiée. Certains journalistes font leur voyage en Russie avec leurs titres prêts avant le départ – c’est domage, d’autres plus consciencieux décident une fois sur place. Effectivement la Russie a besoin de l’Europe, mais le contraire est vrai aussi, peut être pas pour notre pétrole, mais pour notre industrie, nos entreprises. Pour cela et avant que toutes les places soient prises, il va falloir mieux appécier les réalités d’un pays qui a de nombreux atouts – et puis agir, maintenant ! pour d’autres infos, et notamment sur le développement durable en Russie, les nouvelles énergies, je vous signale que quelques articles sur ces sujets sont régulièrements mis en ligne sur le blog http://blog.russie.fr"

    Moi aussi, sans idéaliser, je trouve que la diabolisation de la Russie qui suit de près celle de l’URSS, est déraisonnable.
    On veut oublier trop souvent la donne avec la Russie. Celle d’une puissance énergétique qui n’entend pas brader ces ressources limitées. Même si elles sont conséquentes. Soit que les zhommes d’affaires occidentaux veuillent s’en emparer à moindre coût, soit que les pays occidentaux veuillent récupérer les dividendes de ces ressources en accueillant ces nouveaux milliardaires si peu recommandables et si peu honnêtes.
    La question dépasse la Russie, mais concerne tous les pays excédentaires en énergie. Quand est ce que les pays d’occident accepteront de payer "le juste prix", même si celui-ci est discutable, bien sûr.
    Ceux qui se sont essayés à cet exercice dans le passé, l’ont souvent payé de leur vie

  • C’est du michelin !

    C’est du michelin !

    Images_6Normal, un auvergnat, ça ne peut être que bon. Résistant aussi.
    Le nouveau pneu michelin est une vedette. 4 grammes de moins de CO2 par kilomètre.
    Le gain vient d’une résistance au roulement en baisse de 20 %, haut niveau d’adhérence et de sécurité, longévité au meilleur niveau.
    Il porte le doux nom de michelin energy saver.
    Et les constructeurs le courtise.

    Mais, la grande réponse reste en suspens : Est-ce que le MES équipera aussi les vélos. Car, c’est bien connu que les meilleurs dépenses d’énergie fossile, c’est celles qu’on évitent.
    En attendant, ce sont les marques les plus énergivores qui regardent ces pneus avec le plus d’insistances. Dois faire le mauvais esprit, en affirmant que les moyens d’épargner cette énergie sont plus qu’abondants. Et que les constructeurs devraient toutes les utiliser. A commencer par la taille et la puissance des véhicules.

  • Dissémination nuclèaire.

    Dissémination nuclèaire.

    Images_5 D’abord, on va bombarder ceux qui veulent des centrales nucléaires.
    Puis on bombardera ceux qui veulent pas de centrales nucléaires.
    Faire et défaire, c’est toujours s’agiter.
    Bon, d’accord, c’est moins facile de tirer sur ceux qui n’ont pas de centrales en construction.
    "Qu’est ce qu’on bombarde chef ?" dirait jean lefebvre à son chef.
    Mais enfin, s’il faut bombarder une cible, il ira la chercher.
    "Il n’y a pas une énergie de l’avenir pour les pays occidentaux et des pays d’Orient qui n’auraient pas le droit d’y avoir accès"
    C’est les iraniens qui doivent plus rien y comprendre, ils disent la même chose depuis un bout de temps.
    Alors ils doivent parler de la duplicité et de la subtilité des occidentaux…

    Mais, ils n’ont certainement pas compris que notre cher président était en train de monter une bulle nucléaire. Le temps de bâtir les centrales, paf, plus d’uranium…
    Bon, d’accord, on en vendra peut être pas beaucoup, mais ça sera toujours ça. Et puis qu’aucun scrupule moral ne vous arrête, ça fera toujours fonctionner le Btp.
    Il n’y a pas à dire, c’est pas difficile d’être président.
    On dit un truc le lundi, le contraire la semaine suivante…

  • Russie : 1000 milliards d’investissements…

    Russie : 1000 milliards d’investissements…

    Images_2Alors que nos hommes politiques, affublés d’idées très courtes disent n’importe quoi sur la France ruinée, la Russie prévoit 1000 milliards de $ d’investissements en modernisations d’usines, infrastructures, en calir, une modernisation évidente.
    L’investissement publique passera à 4.5 % du Pib, au lieu de 3.8, 4000 kilomètres de routes seront construites.
    On peut appeler cela une vraie politique.
    Pourquoi ? Parce que la Russie a fait faillite, il y a dix ans.
    Débarrassé de ces fadaises, une vraie économie a pu être rebatie.

    En réalité, ce qui sera intéressant de voir, c’est l’impact de la modernisation sur la consommation d’énergie, particulièrement gazière.
    Après avoir imploré l’aide de l’union européenne, la Russie entreprend seule ce chantier. Bien sûr il y aura appel à l’investissement privé (la part de l’état serait de 20 %)et étranger, mais l’état russe ne semble pas vouloir laisser échapper sa mainmise.
    Exemple dont nos hommes politiques devraient s’inspirer. A l’heure actuel, ils feraient mieux de regarder à l’est qu’à l’ouest. De ce côté là, visiblement, cela commence à sérieusement puer.