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  • Nôtre nouvel ami de toujours…

    Nôtre nouvel ami de toujours…

    LibyeOn a mal jugé le colonel Kadhafi.
    En effet, c’était entièrement un malentendu.
    Cet homme ne peut pas être mauvais. C’est vrai qu’avec autant d’Uranium, gaz et pétrole, cela ne pouvait être qu’une brouille passagère.
    35 compagnies pétrolières d’ailleurs veulent s’en faire un ami,et sont prêtes à se réconcilier.
    Même si, au début des années 1970, la Libye et le colonel ont été les premiers à faire plier les compagnies;

    diable, 5.1 milliards de tonnes de pétrole, 1.04 trilliards de M3 de gaz, ça mérite quelques efforts…
    D’ailleurs personne n’y manquent. Toutes les compagnies sont là. Pensez, un brut si léger, si peu sulfureux, en même temps, si peu exploité. Tout ce qu’on ne trouve plus à l’heure actuelle.
    Seul 1/4 du territoire est concerné par les accords de prospection. Il y a encore de la marge. On le voit, le pic oil est aussi une affaire politique.

  • Stockage de l’électricité.

    Stockage de l’électricité.

    EclairLa pierre d’achoppement pour la production d’électricité, c’est le stockage. On essaie de le faire sous d’autres formes : eau le plus souvent.
    En Australie, on essaie une pile au vanadium.
    Cette pile est désormais essayée depuis 4 ans.
    Elle se recharge quasi instantanément et permet de réguler l’éolien et le solaire.

    Deux réservoirs distincts contiennent une solution électrolytique, les deux liquides, une fois réunie fabrique de l’électricité, et se séparent dés qu’ils sont alimentés en électricité. La capacité est directement liée à la grosseur des réservoirs.
    Le vanadium est un métal, qui s’utilise principalement pour les aciers spéciaux (acier au chrome vanadium).
    On imagine sans peine la vision des compagnies électriques. Ils leur faut détruire au plus vite cette machine. Non mais sans blague… Faut vite faire passer ces fantaisies…

  • Les piles à combustible.

    Les piles à combustible.

    Alu Eau, aluminium et gallium. Voilà la trouvaille de chercheurs de l’université américaine de Purdue de West lafayette (indiana).
    Comme souvent les grandes découvertes, celle-ci apparue comme fortuitement. L’un des chercheurs, jerry Woodall lava à l’eau un creuset contenant un alliage (gallium + aluminium).
    Il se produisit alors un dégagement gazeux.
    Un brevet a été déposé, et une start-up montée.

    l’équipe travaille pour le moment à réduire les besoins en gallium, métal rare. Un débouché est espéré pour l’automobile et le chauffage.
    Mais la problématique reste entière. Celle de ressources limitées que l’on gaspille en les croyants éternelles.  En réalité, on travaille mal, et de façon biaisée. On n’intègre pas que la bonne politique est d’économiser l’énergie d’abord, et de trouver une source durable, ensuite.
    Qui va loin, ménage sa monture, reste d’actualité.

  • Le projet hydrohélix.

    Le projet hydrohélix.

    HydrohlixIl existe en France un projet qui a quelques temps déjà. C’est le projet Hydrohélix, qui vise à produire de l’électricité grâce aux courants marins.
    Dans ce projet, les "hydroliennes" sont fixées sur le sol sous marin, et totalement immergés.
    Elles transforme l’énergie des vagues en électricité.
    Cette technique est invisible, n’empêche pas la navigation, et est sans incidence sur les écosystème, à part sans doute pour éloigner les pécheurs.
    On pense, avec 3 centrales exposées à des courants violents, produire 25 000 gigawattheures, soit 5 % de la consommation française.

    On se souvient d’un autre prototype, très rentable, l’usine marémotrice de la Rance.
    Elle continue sa vie honnêtement, sans avoir enfanté d’autre usine.
    Le potentiel "hyrdolienne" des côtes françaises est estimé à 50 GW.
    Assez pour être intéressant dans un panier énergétique. L’amortissement serait court. Et, on l’a vu pour la Rance, l’investissement est fait pour longtemps.
    Canada et USA s’intéressent aussi à ce concept, voir on déjà leur propres produits.
    Là aussi, affaire à suivre.

  • Miscanthus se développe en France.

    Miscanthus se développe en France.

    Miscanthus L’herbe à éléphants (Miscanthus giganteus) fait un début timide en France.
    D’abord testé en grande-Bretagne, en France ensuite sur des terres polluées, cette herbe montre de grandes qualités comme combustible.
    Ce roseau demande peu de travail, sauf au moment de la récolte au printemps, elle repousse chaque année à partir de son rhizome.
    Son pouvoir calorifique est important (5000 kw par tonne).
    15 000 hectares sont plantés en Grande-Bretagne contre 800 en France.

    Si la productivité attendue (15 à 25 tonnes à l’hectare) est au rendez vous, nul doute qu’il y aura là un concurrent sérieux aux forêts.
    Le coût à l’usage de cette plante est le 1/3 d’un chauffage fioul classique.
    De plus, il n’est pas inintéressant sans doute pour d’autres utilisations d’avoir une plante capable de produire autant de biomasse régulièrement.
    Feuilleton à suivre donc.

  • Londres : éoliennes urbaines.

    Londres : éoliennes urbaines.

    LondresDes éoliennes silencieuses pour le centre de Londres. Silencieuses et verticales. Le vertical est moins productif que les éoliennes classiques, mais fonctionnent quelques soient la puissance et la force du vent.
    les architectes David Marks et Julia Barfield proposent la mise en place de plusieurs milliers d’éoliennes dans la ville de Londres d’ici 2012.
    La configuration choisie de l’éolienne, permettrait de produire de manière proche et décentralisée (ce qui est le choix britannique globale), et de produire dans les conditions difficiles et maximales que constitue une

    ville pour une éolienne.
    L’avantage, par rapport à une production classique amenée de loin, est d’éviter les pertes de transports ; en même temps, le besoin d’infrastructures électriques est soulagé.
    Ce dernier point peut paraitre anodin, mais le gros problème de l’électricité est aussi sa structure. En campagne, notamment, elle apparait souvent "limite". Mais le problème tend à se propager…

  • Ambitions irakiennes

    Ambitions irakiennes

    IraqpipelinesL’ Irak, au dire de son ministre du pétrole Hussein Chahristani va produire 6 millions de barils d brut par jour d’ici 10 ans.
    Elle en produit moins de 2.5 millions aujourd’hui, pour passer à 3 en 2008 et 3.5 en 2009.
    L’ Irak, en matières de production pétrolière souffre depuis la guerre Iran/Irak.
    D’abord le conflit ne permettait pas d’exploiter convenablement les gisements, ensuite le blocus a duré 13 ans, et maintenant la guerre civile.

    Une cinquantaine de gisements sont sous exploités, ou pas exploités du tout, faute d’investissements dans la recherche, le forage et les oléoducs.
    Reste à savoir si ces intentions pourront se réaliser. Car beaucoup de "pic-oil" locaux sont davantage dus à des problèmes politiques qu’à des problèmes techniques.
    Dans ce cas là, les souffrances irakiennes pendant le blocus feront sa richesse dans le décennie 2010.
    Mais, même dans ce cas, les déclins de productions des gros gisements rendent cette augmentation sans importance. On adoucira la chute, sans plus.
    Le cadre législatif, a bien sûr été "adapté" aux "besoins" des "investisseurs"…
    Mais, il ne faut guère se faire d’illusion. Une fois les troupes américaines parties, les contrats signés à l’heure actuelle ne vaudront que l’encre et le papier sur lequel ils sont écrits…

  • Russie : on s’attend à des problèmes de céréales.

    Russie : on s’attend à des problèmes de céréales.

    Poupes_russesLa récolte russe de céréales s’annonce bonne à 76 millions de tonnes contre 78.4 millions l’année dernière.
    10 millions de tonnes sont disponibles pour l’export, mais si la flambée du prix fait l’affaire des céréaliers, le pouvoir central lui envisage de taxer fortement les exportations, et de les plafonner.
    Partout désormais se pose la même question, jusqu’où cela va aller ?
    Les replis désormais s’accélèrent.

    L’ Ukraine avait taxé ses exportations de blé en juin, et l’ Indonésie taxe l’huile de palme.
    Moralité : le marché, c’ est fini. C’est bien quand il y a des excédents, mais quand ils disparaissent ou que les prix flambent, retour au chacun chez soi.
    A propos, il y a une crise ridicule en ce moment. Elle s’appelle crise du subprime, et crise du dollar. Mais toutes les deux sont complètement minuscules vis à vis de celle qui s’annonce. Celle de subsistance…
    On le voit aussi, il y a une différence fondamentale entre la Russie et l’ Ukraine. La Russie a ces dix dernières années, investi massivement dans l’agriculture, sa récolte, bien que sévèrement  touchée par endroits se maintient globalement. L’agriculture Ukrainienne, et plus largement l’économie Ukrainienne n’a pas à se reprocher un Karbovanetz  d’investissement depuis 1991. On voit les résultats catastrophiques.

  • Le prix du fret explose

    Le prix du fret explose

    FretLe prix du fret explose, sous l’effet de la demande chinoise.
    L’indice du vrac des matières sèches a atteint 8270, doublant en un an.
    Cela concerne les céréales, le charbon, les minerais et les métaux, le pondéreux et l’économie réelle.
    La demande chinoise est incriminée, mais la flambée du cours de toutes ces matières indique aussi une fuite devant la monnaie, et il est clair, depuis la semaine dernière, que la Chine particulièrement, déstocke ses dollars, achetant tout, à n’importe quel prix.
    Même les céréales devant la pénurie de vraquiers se transportent par containers à 40 $ la tonne au lieu de 65 $.

    Devant une certaine tension sur le marché des céréales, la demande s’adresse surtout désormais aux USA, rallongeant les routes d’approvisionnement, tandis que l’ Australie voit ses ports engorgés par la demande croissante de charbon et de minerai de fer.
    Cette crise du transport montre les limites de l’économie actuelle.
    La sécurité énergétique est menacée en beaucoup d’endroits par les problèmes de transit australien. Pourtant les infrastructures ne sont pas non plus étirables à l’infini.

  • Tirer le meilleur parti du méthane.

    Tirer le meilleur parti du méthane.

    SiloLe méthane a une action de gaz à effet de serre, bien plus importante que le CO2, 23 fois fois pour être exacte.
    40 % du méthane est d’origine naturelle, 60 % d’origine humaine.
    C’est en tenant compte de ce ratio, qu’une initiative, partie des USA en 2004, a vu le jour.
    Cette initiative appelée "methan to market", vise à récupérer une partie de ce méthane produit :
    – déjections d’animaux,
    – mines de charbon,
    – décharges publiques,
    – champs de pétrole et de gaz naturel.

    Ce projet, rassemblant à l’origine 14 pays puis 20 et 600 organismes, vise à mettre à la disposition du marché ce méthane perdu et évaporé dans la nature.
    En ce moment, une centaine de projets sont à l’étude. C’est peu, et sont souvent dépassé par des projets locaux, bien plus importants.
    Il y a bien longtemps, qu’en France par exemple, on récupère les gaz des mines de charbon, ou même de décharges.
    Aux USA, c’est l’ EPA (agence de l’environnement) qui est chargé de la mise en place de cette politique, et qui joue au niveau mondial un rôle moteur.
    En même temps, il faut constater la lenteur des progrès. Les moyens sont ils à la hauteur de la tâche ?