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  • Alberta : première centrale nucléaire.

    Alberta : première centrale nucléaire.

    TmiLe processus de construction d’une centrale nucléaire en Alberta, première sans doute de bien d’autres, est commencé.
    Energy Alberta vient de déposer la demande auprès de la CCSN (autorité canadienne de sûreté nucléaire), pour construire une centrale à 30 kilomètres de peace river.
    L’intérêt de cette centrale de 2200 MW est double.
    Fournir de l’électricité pour son voisin, le goinfre (obése) du sud, et pour les 2/3 (la partie perdue, la chaleur), récupérer le pétrole des sables bitumineux.
    Le Canada est globalement excédentaire en électricité avec ses immenses ressources hydroélectriques.

    D’ici la mise en fonctionnement de la centrale, (2017), la production de gaz naturel canadien aura commencé à décliner,  si ce n’est  déjà fait. Mais monter en puissance la production de l’Alberta signifie, non pas une centrale, mais des dizaines.
    Cela rend improbable l’existence de l’EPR en France, mais aussi la continuation de l’existence de l’industrie nucléaire.
    En effet, dans ce contexte là, continuer l’exportation d’uranium serait impossible. D’autant que la mine de Cigar lake est toujours inondé, et visiblement (très) loin d’être exploitée…

  • Sncf : amélioration ?

    Sncf : amélioration ?

    SncfIl parait que les résultats de la SNCF s’améliore. Et pour cause. Les régions paient les ter, et RFF entretient (fort mal) les lignes.
    11.65 milliards de chiffre d’affaire,
    1.05 milliard de résultat courant,
    600 millions de résultat net,
    une capacité d’autofinancement de 845 millions. Ceci, sur les 6 premiers mois de l’année.

    Résultats fort modestes quand on voit qu’on a viré tous les foyers de pertes (RFF et matériel roulant) qu’on a pu, résultat finalement fait de simples arguties comptables. Il satisfait les âmes simples qui peuple ce lieu appelé parlement, les âmes séniles qui peuplent le sénat, les âmes formatées qui peuplent Bercy.
    ça ne change rien au fond.
    Dans la réalité, la sncf est une entreprise structurellement déficitaire, quoi qu’on y fasse.
    C’est sans doute un mal nécessaire pour une cohésion du territoire.
    Le transport aérien est lui aussi déficitaire, globalement, même si certaines entreprises s’en tirent, et le transport terrestre des marchandises n’affiche pas, non plus des performances extraordinaires, modeste au mieux, négatif souvent.

  • Ensemble vide…

    Ensemble vide…

    ZeroLà, avec le dernier rebondissement de l’affaire gdf-suez, on arrive carrément au dernier degré du capitalisme, même pas le degré zéro, mais le néant absolu.
    Ce 29 août 2007, on reparle de fusion, mais pour voir l’inintérêt total et absolu de l’opération au niveau de leur métier de base, l’énergie, il suffit de voir leurs arguments sur ce sujet : aucun.
    Seul un genre "dépit amoureux" de Suez, "puisque c’est comme ça, je te trompe", j’irais voir ailleurs.

    Premier groupe en Europe ? On ne parle même plus d’un intérêt industriel, énergétique, ou autre. Le tout c’est d’être premier. Sans fin, ni but.
    Il était déjà d’une évidence criante que leur mariage n’avait strictement aucune finalité, sinon boursier, manipulation d’argent, et autre.
    Mais l’intérêt, en matière de synergie entre les deux entreprises ressemblait à un mariage de la carpe et du lapin.
    Ils viennent de le confirmer…Alors ? Une simple addition de deux chiffres d’affaires…

  • Laos : le dernier grand barrage.

    Laos : le dernier grand barrage.

    LaosLe dernier grand barrage hydroelectrique est en construction au Laos.
    Il créera une réserve de 450 Km2, et alimentera une usine de 1070 mégawatts.
    5 % de la production ira au Laos, 95 % sera vendu à la Thaïlande.
    Nam Theun II devrait doubler le pib du pays mais surtout désenclaver la zone où il est construit.
    Un soin tout particulier est apporté à la politique de développement. 10 % du coût du barrage est destiné à l’amélioration du sort des populations.

    Un autre point a été le déminage d’une grande partie de la zone (où passait la piste Ho-chi-minh), et ce dont rêvent les populations, ce sont des routes.
    Quelque part, on peut regretter les positions des écologistes des pays bien pourvus en électricité.
    Des écologistes qui condamnent, par avance, toute construction de grand barrage.
    En attendant, le Laos devient un émirat hydroélectrique.

  • Gisement de Kashagan… Report…énième…

    Gisement de Kashagan… Report…énième…

    KashaganLe pic oil est parfait aux USA et dans les pays peu agités. Montées de l’exploitation, maximum, déclin.
    Puis il existe les contrées un peu plus agitées.
    La, là courbe de production peut être très erratique. Elle s’explique par des conflits armés, politiques, des politiques d’embargo, de rétorsion, des quotas.
    Là, avec Kashagan, on inaugure une nouvelle sorte de d’exploitation erratique : celle qui n’est pas commencée.
    L’ENI, chargé de l’exploitation et regroupant un pool des majors, a vu ses activités suspendues par le gouvernement Kazakh.

    Atteinte à l’environnement (avérée), dérapage des coûts (136 milliards de $ au lieu de 57, prévus à l’origine), volonté de renégociation du partage des bénéfices (de 10 à 40 %), et pourquoi ne le dirait on pas, absence aussi de volonté politique chez les dirigeants kazakhs ?
    En effet le Kazakhstan ne manque guère de ressource, et l’exploitation du dernier grand champ pétrolier géant découvert depuis 30 ans, ne se pose pas comme une urgence.
    Du moins pas chez les Kazakhs.
    En effet, avec l’épuisement des ressources pétrolières, un certain nombre de pays ont adoptés un mode de gestion différent. On prend son temps et "Oil in the groud, is better than dollar in bank", est le nouveau slogan à la mode (huile dans le sol est meilleur que le dollar à la banque).
    Les difficultés techniques (pétrole souffré et gazeux), dans une région au climat rude, donne un avant goût de ce que pourrait être l’exploitation du pôle nord…

  • La longue mémoire de Moscou.

    La longue mémoire de Moscou.

    ArmoiriesLa candidature de D. Strauss (Gengis) Kahn au FMI a vu un concurrent, en la personne d’un candidat tchéque, appuyé aussi par le Brésil. Moscou avait un compte à régler avec lui.
    Brazilia un compte à régler avec le Fmi. Rien de tel que des haines bien recuites.
    De DSK, à Moscou, on se souvient du donneur de leçon de 1997/1998.  On se souvient aussi avoir fait l’inverse complet de ce qu’il disait, et d’avoir, en grande partie ainsi reconstruit la Russie, au moins en temps que nation, sinon de grande puissance.

    Il ne fallait pas faire banqueroute. Ils l’ont fait. Il ne fallait pas imprimer de monnaie (la monnaie définitive), mais faire des emprunts (la monnaie provisoire), alors que 90 % de la Russie était retournée à l’économie du troc, ils l’ont fait. Il fallait encore brader les matières premières et énergétiques pour "donner confiance aux investisseurs", gazprom va devenir la première entreprise mondiale. Il fallait "sécuriser" la propriété privée (souvent mal acquise), un certain nombre d’oligarques sont en prison. Que des enfants russes aient faim dans la rue, l’union européenne et DSK n’en avait cure. Ils ne pensent qu’ à Kodorkovski, le pôvre.
    L’union européenne, oligarchie financière soutiendra Dsk, La Russie et le Brésil en voie de reconstruction, et après avoir touché le fond d’un serrage de ceinture sans fin, ni but, soutiendra Josef Tosovsky.
    Avec un pétrole à 10 $ le baril, la Russie était pauvre, avec un baril à 70 $, elle est puissante, mais c’est la même.
    Mais ça, un DSK qui s’est systématiquement trompé, et qui n’ a jamais fait d’autre analyse que "c’est parce que l’on n’a pas été assez loin", finirait de discréditer un Fmi, qui désormais se pose la question, de sa survie.

  • Transport aérien.

    Transport aérien.

    AvionIl est clair que le transport aérien vit un pré-pic pétrolier, depuis longtemps déjà. Au moins 5 ans.
    Globalement, le secteur ne présente plus de rentabilité devant un certain nombre de coûts, en augmentation : kérozéne, taxes (privées) d’aéroports diverses, mais qui flambent à cause de leurs privatisations, "mesures" de sécurité…
    De 2001 à 2003, le trafic a régressé, il augmente à nouveau depuis, mais sans rejoindre sa tendance théorique, et puis il se caractérise désormais par une aptitude à l’abandon des petites lignes, un concentration sur quelques aéroports (10 % des aéroports français font 90 % du trafic), on est donc loin de l’époque où presque chaque département voulait le sien, et désormais, ce sont surtout des bébés dont personne ne veut.

    Certaines situations sont privilégiés. En France, en effet, la concurrence du TGV est rude, et bien des aéroports ont vues leur déclin dans les liaisons ferroviaires améliorées.
    Malgré 2 milliards de passagers transportés, cette activité en effet, n’est guère rentable. Globalement son résultat est de – 5 milliards de $ l’année dernière.
    L’essor de la demande est grand, et lié à l’industrie touristique. Mais on peut se demander si on n’est pas là dans une gigantesque "bulle internet", une pyramide financière qui ne tient que parce qu’elle est en mouvement.
    En effet, le retour sur  investissement n’est pas très flamboyant, et néglige le coût de l’infrastructure (aéroportuaire).
    L’évolution du prix du kérosène va, de toute façon en faire ce qu’il était à l’origine : un transport de riche, ce qui rejoint les propositions écologistes, qui eux préféraient les taxes…
    Ce ne sont pas bien sûr, les "petites astuces", comme le surbooking utilisé actuellement qui régleront les problèmes. Il est vrai que cela permet de petites économies, mais il faut voir le transport aérien, comme le pendant d’une autre activité : le tourisme, basé lui aussi sur une gabegie énergétique.

  • Le message de Pasteur.

    Le message de Pasteur.

    Louis_pasteurSi le monde a pu atteindre 6 et quelques milliards d’hommes, c’est grâce à Pasteur et au pétrole.
    Pasteur a soigné les maladies, et le pétrole a permis de nourrir les populations.
    Même si la population augmente moins que prévu, et qu’on atteindra pas les maximums envisagés, la question de savoir combien nous serons en 2050, se pose.
    L’épuisement du fossile posera des problèmes d’approvisionnements.
    Et de nouvelles maladies émergent, à la cadence d’une par an.
    2 milliards d’individus prennent l’avion chaque année, certainement beaucoup moins en 2030 ou même 2020, mais en attendant, ces grands brassages de populations propagent les maladies, pourtant on nous présente comme systématiquement positifs ces brassages.
    Une population plus nombreuse, qui se déplace plus, parfois de manière forcée, sous l’effet des guerres et des famines, un sida qui se propage d’autant plus vite que les viols sont systématiques dans les zones de conflits.

    Sont aussi responsable les docteurs folamour, comme on l’a vu pour la vache folle, doublés par les politiciens qui couvrent leur folie, au nom de "l’économie". Je me souviens d’un ministre, croyant sans doute, réinventant "le rêgne humain" et tonitruant que la maladie "n’était pas transmissible à l’homme", posture d’un homme qui s’appuiera désormais derrière un "je ne savais pas" malvenu.
    Plus récemment, dans le cas du SRAS, on a vu les hommes politiques plus préoccupés des dégâts économiques aux compagnies aériennes que des conséquences possibles.
    Le XIV° siècle nous a appris que la malnutrition prépare le chemin des épidémies, et que la grande faucheuse n’a plus qu’à passer. Pasteur nous a dit, il y a bientôt 150 ans que nous aurions d’autres épidémies. Mais rassurez vous, en France on est prêt. On a recensé récemment  les places dans les cimetières.

  • Arctique : le dégel s’accélére

    Arctique : le dégel s’accélére

    ArticL’Océan glacial arctique perd sa glace, et à une allure accélérée qui semble accélérer aussi les appétits des gros ours, vous savez, celui qui s’appelle Russie, et l’autre qui s’appelle USA.
    Car sonder sous la banquise n’était pas chose facile.
    Maintenant, cela permet tous les espoirs (des compagnies pétrolières et gazières.
    2005 était un record avec 4.02 millions de km2,
    cette année on est tombé à 3.98 le 9 août, le 22 c’était 3.22, le minimum n’étant atteint qu’entre le 15 et le 30 septembre.

    La glace a fondu d’abord en épaisseur, puis des températures anormalement élevées ont été constatées, et enfin des événements ont accélérés la casse de glaces fragiles.
    Mais, même cette fonte revêt un caractère politique.
    En effet, la fonte est TRES accélérée côté russe. Il faut donc se rendre à l’évidence. Dans ces eaux là, même la glace est bolchévique. Des iles inconnues se voient découvertes, et si elles sont occupées, donneront lieu aux 200 miles de zone économique exclusive.

  • Le pain

    Le pain

    PainRaymond Barre est mort.
    Il nous avait fait gouter les délices de la libéralisation du pain. C’était en 1978.
    Enfin, il l’a surtout fait gouter aux boulangers. Depuis 1990, le prix de la matière baissait (indice 100 en 1990, 77 aujourd’hui), mais le prix du pain augmentait (passé à l’indice 157).
    La matière ne fournit que 20 % du prix. La libéralisation de Barre a été une libéralisation à la hausse.
    Comme le prix de la farine va augmenter, le prix du pain va augmenter aussi. Pôvres boulangers, toujours quelque chose pour les faire augmenter.

    Le smic, le fioul, l’investissement (comme la plupart ne font que réchauffer de la pâte, l’investissement est tombé d’un ordre de 1 Million de francs à 100 000), bientôt, d’ailleurs, il est prévu que les banques et les assurances, saignées comme des gorets par leurs stupidités pourront céder la place à une autre bulle : celle des boulangers.
    Jusqu’à ce qu’on revienne à une économie administrée dans ce domaine aussi.  D’ailleurs les boulangers le demanderont eux-mêmes. Avant la bulle, libéraux, après, bolcheviques…
    Il est clair que le prix de l’énergie est une bonne partie du prix du pain. La quasi totalité du prix de la matière. Soit 20 centimes. Le reste c’est pour le pôvre boulanger…