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  • Niet au Gazoduc de Caspienne

    Niet au Gazoduc de Caspienne

    CaspienneOn parle de plus en plus net et fort en Russie, et on est de plus en plus fou en occident.
    Andreï Denissov, vice ministre des affaires étrangères critique le projet d’un gazoduc à travers la mer Caspienne.
    "Personne ne peut dire de quel gaz sera rempli le projet Nabucco".
    Pour lui, le principal objectif de ce projet est de contourner la Russie.

    Pour la bande de décervelés Européens promoteurs du projet avec les américains, il s’agit d’indépendance énergétique.
    10 à 15 % du gaz consommé en Europe viendrait de la Caspienne.
    Les remarques sont toujours les mêmes.
    La seule manière d’arriver à l’indépendance énergétique est la non consommation.
    Les pays producteurs ne sont pas fiables, pas plus que les pays traversés.
    Il sera, on ne peut plus facile à Moscou de couper à n’importe quel moment le gazoduc.
    Ou alors, il faut se fier… AUX IRANIENS ????? 
    Et passer par cette région paisible, calme, verdoyante, LE KURDISTAN ??????
    Degré d’indépendance = zéro, degré de bêtise = 100 %.

  • Vestas : Les profits s’envolent…

    Vestas : Les profits s’envolent…

    BubbleLes profits du fabricant d’éoliennes Vestas, s’envolent (espérons que ce ne soit pas une bulle).
    Pourtant, ça y ressemble.
    Nouvelle technologie, prix des actifs qui monte, financements, on en est à l’état d’euphorie… C’est pour l’éternité…
    Le groupe Danois publie des profits en forte hausse, supérieures aux attentes.
    Plus de 1.8 milliards d’euros, en progrès de 13 %.

    Le profit s’établit à 51 millions d’euros, contre 10 l’a dernier. Mais on voit la différence entre le réel et le financier.
    Le financier demande, exige 15 %, un secteur en état d’euphorie, en pointe, donc le plus rentable, donne 2.8 %…
    La deuxième partie de l’année est traditionnellement la période où 60 % de l’activité se fait.
    On attend donc 4.5 milliards sur l’année complète, la part de marché de Vestas atteindra 35 % cette année contre 28 % l’année dernière.
    Les goulots d’étranglements subsistent : matières premières et fournitures.
    Pour les énergies nouvelles désormais, on peut dire qu’on risque de plus parler de chiffre d’affaire, d’investissements et autres que d’innovations. Surtout pour l’éolien, qui est lancé à grande allure.
    Leçon à méditer pour notre président : s’il veut passer à l’action et sortir de l’activisme et de l’agitation, il lui faut des budgets, et remettre à sa place le banquier de Francfort : un simple sous fifre.
    Pour que les centaines de milliards, soient réellement utiles, et ne servent pas à alimenter le tonneau des danaïdes.

  • Dean, ding et dong sont dans un bateau…

    Dean, ding et dong sont dans un bateau…

    QuetzalcoatlL’ouragan Dean pose énormément de problèmes. Plus qu’un ouragan classique.
    Car si le bilan des dégâts et des pertes en vie humaine est toujours trop lourd, son bilan économique est… Bizarre…
    En effet, un prix du pétrole qui ne monte pas malgré l’arrêt de la production mexicaine, et même baisse, un prix du gaz (aux USA) qui se sent carrément mal, avec des stocks près du maximum, cela sent la récession ou pire, la dépression.
    14 % de baisse en séance, cela ressemble bien à un effondrement…

    En effet, on incrimine l’hiver trop doux, l’été trop frais.
    Mais incrimine t’ on le bon pèlerin ?
    En effet, les mouvements de désolvabilisations des consommateurs .
    2.2 millions d’américains (estimation minimum) qui attendent d’être mis à la rue !ça ne serait pas aussi, des personnes qui auraient essayé aussi d’économiser sur tout : l’eau, l’électricité, sur la sacro-sainte climatisation ? Faute de pouvoir l’économiser sur l’indispensable plein d’essence ?
    Nouvelle du Japon : l’excédent commercial recule en juillet. Les exportations progressent de 11.7 %, répartis ainsi : 
    – plus 20.6 % pour la Chine,
    – plus 13.1 % vers l’union européenne,
    – plus … 1.3 % vers les USA.
    Plus que des statistiques désormais sans valeur, ces deux éléments laissent penser donc à une récession.

  • Gaston premier ministre

    Gaston premier ministre

    Ane François Fillion ne veut pas d’un "durcissement du crédit".
    Pauvre garçon, il ne comprend rien au film. Il faut lui expliquer calmement, longuement pour lui faire comprendre la situation. L’ état a cessé d’émettre de la monnaie permanente, il y a bien longtemps. La création monétaire est désormais de celle de la création temporaire (en contrepartie d’une dette), et le phénomène vient de s’inverser. M3, la masse monétaire, ne progresse plus depuis mai. Le mouvement s’est inversé. Désormais, la destruction l’emporte sur la création.
    François Fillion peut faire tout ce qu’il veut, dire ou (le sait il) penser. C’est irréversible.

    La seule alternative, c’est de recréer de la monnaie définitive pour compenser petit à petit ce déclin. C’est simple, il faut que la banque centrale rembourse, à petite dose, la dette publique. Comme ce qui se faisait avant 1973. La monnaie définitive est désormais symbolique, il faut lui rendre une importance qu’elle n’aurait pas du perdre.
    Grâce à elle, on pourra investir massivement dans le domaine énergétique, revenir au plein emploi, rebâtir un monde réel.
    Investir. Le monde que nous connaissons depuis 35 ans est mort, il est sous perfusion des banques centrales, mais elle ne font que prolonger le mal.
    Donner de la monnaie temporaire, alors qu’elle s’asséche plus vite qu’elle n’est crée, c’est donner de l’alcool à un alcoolique pour le soigner.
    Ah si. Une différence. Gaston est sympa.

  • Mer du Nord : le point du déclin.

    Mer du Nord : le point du déclin.

    Production1991 : 3.9 Millions de barils jours
    1992 : 4.2 Mbj
    1993 : 4.5 Mbj
    1994 : 5.4 Mbj
    1995 : 5.7 Mbj
    1996 : 6    Mbj
    1997 : 6    Mbj
    1998 : 6    Mbj
    1999 : 6,1 Mbj
    2000 : 6    Mbj
    2001 : 5.9 Mbj
    2002 : 5.8 Mbj
    2003 : 5.5 Mbj
    2004 : 5.2 Mbj
    2005 : 4.8 Mbj
    2006 : 4.4 Mbj
    2007 : 4.1 Mbj

    et pour les estimations : 2008 : 3.9 et 2012 : 3. On voit que la courbe a été en plateau assez longtemps, six ans, avec une petite pointe en 1999 à 6.1, qui permet surtout de donner à cette courbe un sommet, mais que le caractère étale à cette époque, masquait en réalité un recours de plus en plus fort à la technologie la plus perfectionnée pour assécher les gisements.
    De même, le déclin actuel a lieu, malgré une flambée des investissements, et que les estimations de 2008 et 2012, fort optimiste en ce qui concerne les volumes de production, fait penser que les pétroliers sont eux aussi rentrés dans la phase de négation de la réalité, prenant leurs désirs pour des réalités.
    La course à l’arctique ne serait pas aussi prononcé, si on avait réellement de l’optimisme. Toutes les prospections ont été faites, les embrouillaminis politiques et les interventions militaires ont précipités les chutes de production dans les pays les plus riches en hydrocarbures, et la querelle Irano-américaine sur le nucléaire peut précipiter le mouvement.
    La technologie ne pourra pas tout régler donc. Et il y a fort à parier que la courbe de déclin de la mer du nord sera parfaite : c’est une zone politiquement sure. Et qu’en 2012 on produira 1.5 Mbj.

  • Iles dans l’arctique…

    Iles dans l’arctique…

    Drapeau_urssL‘URSS, pardon la Russie va prendre l’avantage dans la course à l’Arctique.
    Pour une bonne raison, c’est que des iles y apparaissent, conditionnant la possession des 200 miles environnant, voir des plateaux continentaux.
    La Russie a beaucoup plus d’expérience de ces milieux, et de plus "la masse russe est rustique et les soldats plus rustiques encore, le soldat russe survie là où les autres sont déjà morts" (Général liddell hart), et que si le problème ne consiste qu’à envoyer des colons au delà du cercle arctique, ce sera promptement résolu.

    En droit international, c’est la prise de possession effective (peuplement qui légitime la possession), c’est la conférence de Berlin à la fin du 19° siècle, soucieuse d’éviter les prises de possession "au pinceau" qui avait  imposé ce changement. Il faut qu’il y ait : planté de drapeau, et population effective.
    C’est un cas de figure qui avait déjà eu lieu dans le cas du Spitzberg, dans la querelle URSS/Norvége.
    En ce moment, il est clair que l’on assiste à une montée en puissance très forte de la Russie, qui recommence à parler de manière musclée, qui désormais a beaucoup plus de moyens, financiers, énergétiques, mais aussi techniques.
    La Russie prétend désormais faire la course en tête en matière aéronautique et d’armements.
    Au niveau qualité, c’est la plupart du temps vrai, le pentagone étant atteint de déliquescence sur la conduite de ses programmes d’armement (il ne fait, finalement, pas bon être  submergé par les budgets).

  • Dean ? DOOONNGGGG !

    Dean ? DOOONNGGGG !

    YucatanDean arrive sur les cotes mexicaine du Yucatan, par l’est, il va passer sur les terres, et repartir dans le golfe du Mexique, touchant au sortir des terres, le gisement pétrolier sous marin de Cantarell.
    Dors et déjà, la production mexicaine de pétrole est arrêtée, le personnel évacué.
    Pourtant, le cours du pétrole a encore reculé. A une autre époque, cette seule approche aurait propulsé les cours sur des plus hauts historiques.
    C’est dire l’ampleur de la crise financière.

    Les dégâts dans les raffineries mexicaines et américaines ? Evaporés, essuyés du revers de la main. On y pense même plus.
    Pourtant le cyclone Dean pourrait nous amener à voir un avant gout d’un pic oil précipité.
    On se souvient des conséquences de Katrina sur les raffineries US.
    Et là, c’est bien supérieur. La production mexicaine de brut atteint 2.65 millions de baril jour, et les raffineries sont à flux tendu.
    L’AIE (agence internationale de l’énergie) continue ses pitreries en demandant l’augmentation de la production, entremêlant  et mélangeant bêtises et langue de bois…

  • Canada, Mexique et USA…

    Canada, Mexique et USA…

    CmuHarper, Calderon et Bush se ont réunis à Montebello.
    Bush a salué la foule enthousiaste (3 personnes) du village.
    Comme la démocratie c’est bien, mais sans le peuple, il pourra poser des questions, mais à distance.
    Le partenariat pour la paix et la sécurité devrait donc faire montre de la bonne entente des classes dirigeantes des trois pays.
    Sécurité énergétique (lire continuation du gaspillage, pillage énergétique et minier du Canada et du Mexique, guerre contre la Russie pour le pôle nord sur les hydrocarbures), prospérité (lire : du monde des affaires), et bien sur lutte contre le terrorisme (vous savez , les méchants qui ne nous supportent plus à l’intérieur).

    En réalité, cette rencontre, rassemble trois politiciens qui sont l’un, très mal élus (Calderon) et contesté, l’autre, tenu pour un menteur universel (Bush) en même temps que le pouvoir politique est en état de décomposition avancée à Washington, le pouvoir économique en état de délabrement absolu, et l’autre Harper, aussi faible que peut l’être un gouvernement canadien (c’est déjà pas mal), minoritaire de surcroit.
    Bref un parfait trio pour engager le continent sur 50 ans.

  • Suéde : un cap déterminé.

    Suéde : un cap déterminé.

    GustavvasaLa Suède n’a pas toujours eu l’image qu’elle a maintenant. A l’époque de Voltaire, qui a écrit une histoire de Charles XII fort instructive, c’est une dictature militaire, le prototype de l’état militarisé, à un point bien pire qu’arrivera la Prusse, le suédois, ou plutôt le "goth" est un soldat discipliné, mais la terreur des populations. Avec lui, un seul langage, c’est la mise à mort.
    Aujourd’hui, les Suédois ont appris la paix, surtout après l’épouvantable défaite face aux russes pendant "la guerre du nord." Jamais une guerre ne fut aussi menée aussi totalement et jamais, même au 20° siècle, si totalement perdue. A cette époque, les Suédois ont appris à se mêler de leur affaire, et à tenir leur maison ordonnée.
    Ils la tiennent aussi en ce qui concerne le pétrole.
    D’ici 2020, la Suède devra s’en passer.

    La recherche de la compétitivité passe par l’abandon ou l’alternative au pétrole.
    La production d’énergie renouvelable du pays est passé de 92 TWH à 166 en 30 ans. Le confort dans les habitations est assuré par la géothermie, la récupération de chaleur, et le pétrole n’est plus guère utilisé que dans les transports.
    La sortie du nucléaire est programmée, mais subordonnée à la création d’énergie renouvelable équivalente.
    Le carburant, sévèrement économisé devra être fourni par la biomasse, et certaines communes sont déjà autossuffisante.
    En réalité, la politique suédoise est très souple : objectif inchangé et fixe, mais pragmatisme dans l’application. Non pour un retrait, mais pour un surcroit de compétitivité. Pour être débarrassé de l’addiction au pétrole.

  • L’essence du capitalisme IV

    L’essence du capitalisme IV

    CapitalismeDepuis 2003, la bourse saigne les entreprises cotés, mais ne leur apporte guère. Les dividendes et les rachats d’actions sont désormais supérieurs aux levées.
    Certaines firmes d’ailleurs en sont devenus caricaturales.
    La firme capitaliste du 20° siècle était la General Motors. Elle est devenue, non plus une proie, mais un monceau de dette, un mistigri que seule les manipulations peuvent encore faire coter.
    Mais il y a pire que cela. Le capitalisme, c’est sensé investir, voir loin. Sortir du dilemme énergétique actuel, c’est injecter dans le développement durable, dans les énergies renouvelables, bien plus qu’en France on a injecté dans le nucléaire, les mythiques "1000 milliards de francs".

    Or que font les hedge funds ?
    "Tout simplement que l’investissement à long terme ne paie plus. Avec quelques pourcentages du capital, les hedge funds (fonds spéculatifs) manipulent les cours, imposent leur loi : fusions, acquisitions, démantèlements, distributions rapides des actifs par des super-dividendes et des rachats d’actions.
    Une grande partie des fonds de LBO sont dans la même logique : rachats d’entreprises par sortie de Bourse ou dans le domaine privé par endettement massif, restructurations rapides, distributions des actifs, réductions des coûts pour une amélioration rapide des résultats, reventes à d’autres fonds de LBO."
    Investir n’est même plus prévu. Investir c’est sortir de l’argent du monopoly financier.
    PIRE :  Investir est nuisible, puisque cela affecte "autre part", l’argent de la spéculation.
    Le capitalisme occidental conduit par des imbéciles se fait seppuku. D’autres ailleurs s’en félicitent.