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  • Norvége : rebond de production….

    Norvége : rebond de production….

    Norvege Léger rebond de la production norvégienne de pétrole.
    Sans remettre en cause le déclin irrémédiable de la production, ce mieux va dans le sens d’une exploitation plus prudente et plus raisonnée que la partie britannique de la mer du nord qui a été exploitée très vite.
    1.866 millions de barils jour en juin,
    0.319 millions de barils jour de Gnl (gaz naturel liquéfié) et de condensats.

    La prudence norvégienne dans l’exploitation était due à une croyance forte en la théorie de Hubbert, à la volonté de ne pas voir le pays détruit par le pétrole, et en la difficulté pour un aussi petit pays de maitriser le développement.
    Mais le gout de la ressource gratuite a quand même réussi à empoisonner les norvégiens. Ils pensent sérieusement à développer leurs considérables ressources de Thorium
    La problématique de la ressource gratuite, comme le sont les ressources minières et essentiellement énergétique est la destruction totale du reste de l’économie.
    En gros, un secteur fait 40 % du Pib, et il ne reste plus rien à coté. Le pib flambe les années de cours élevés, et dégringole les années de cours bas. Le développement n’est donc plus assuré.
    On rentre dans le cas de l’ Espagne coloniale…

  • Carnage en Chine II

    Carnage en Chine II

    Couriot181 mineurs pris au piège, probablement morts.
    6 000 morts officiellement dans les mines en Chine (mais la plupart des mineurs sont des clandestins), et des bilans fous (certainement, enfin j’espère, surestimés) de 300 000 à 500 000 morts par ans.
    Mais peut être, bilans pas si éloignés de la réalité…
    Car il y a accident et accident…
    Un coup de grisou classique peut être prévenu, sauf si l’on veut aller trop vite. Mais on peut comprendre qu’il arrive. Prévoir le grisou, c’est dur, aléatoire, compliqué.
    Mais l’incident de la province de Shandong est un incident lui au contraire, très banal. Une inondation.
    Or, il n’y a rien de plus simple à prévoir qu’une inondation.
    Le glissement, le coup de grisou, font partie des incidents difficilement prévisibles. L’inondation pas du tout.

    Que des compagnies minières travaillent désormais sans le nécessaire pour pallier des inondations, que ce soit à shandong et à cigar lake, est significatif d’un laisser aller, d’une sous estimation des problèmes, en un mot d’une incompétence totale, doublée en Chine d’un calcul économique : il est moins cher d’indemniser des familles en douce. Et de plus quand l’accident ne tue qu’un seul mineur ou un petit nombre, (cas le plus fréquent), clandestin de surcroit…

    Photo : GNU free documentation license.

  • Carnage en Chine.

    Carnage en Chine.

    Germinal_2 Est de la Chine.
    Plus d’espoir de retrouver les 180 mineurs chinois disparus dans l’est du pays. L’inondation de 2 houillères dans l’est est responsable de cette catastrophe.
    C’est la plus lourde officiellement depuis les 171 mineurs tués par un coup de grisou en novembre 2005.
    Le moloch de la houille dévore les mineurs. La multiplication des incidents indique des conditions de sécurité qui se dégradent devant la soif énergétique de nos sociétés.
    Métier du passé, il y a 20 ans, le mineur de houille retrouve un statut envie aux USA, et ne l’a jamais perdu en Chine.

    Reste à savoir le nombre de tués qu’occasionne les 2 milliards de tonnes extraites chaque années. Difficile à dire, car à côté des grandes catastrophes officielles qui concerne des mines officielles et donc un beaucoup plus sure que la moyenne, il existe un sous prolétariat de mineurs, employés dans des mines clandestines, où le carnage est quotidien.
    Comme il reste plus profitable aux exploitants de payer les familles des morts, pour lesquelles les indemnités restent marginales, comparativement aux travaux de sécurisations, le cout en vies humaines, impossible à apprécier, fait courir des bilans fous : sous le manteau, on évoque de 300 000 à 500 000 morts chaque année… La vie d’un mineur chinois est courte.  40 ans. Pas même le temps d’attendre que la mine tue par maladie.

  • Iran : chute de production à l’horizon.

    Iran : chute de production à l’horizon.

    Iran L’ex ministre iranien du pétrole démissionnaire K. Vaziri-Hamaneh, vient de déclarer que le pays (et le monde) par la même occasion allait à la crise énergétique.
    "si la consommation d’énergie suit cette tendance, le pays sera confronté à une crise majeure dans les 15 ans).
    L‘Iran ne peut développer sa production pour répondre à la demande intérieure croissante d’un pays qui fait 70 millions d’habitants, même si sa transition démographique apparait comme terminé.
    Officiellement la production atteint 4.2 millions de barils jour, en réalité on parle de 3.8 millions, elle pourrait baisser de 1.5 millions.
    Il n’y aura pas d’exportation de gaz avant 10 ans, au minimum, et la production défaillante fait que le gaz ne peut être injecté pour doper les gisements de pétrole.

    Depuis la révolution de 1979, l’Iran qui avait atteint le stade du pic oil, vit une avec une production souvent dépendante d’évènements extérieurs, de conflits diplomatiques et militaires, en un mot, assez haché par le manque de prospection, d’investissements.
    La courbe de production, qu’elle soit de gaz ou de pétrole est loin d’avoir en Iran la pureté décrite par hubbert.
    Mais le sens est toujours le même. La décroissance. Les conditions géopolitiques et économiques font qu’elle risque de ne dépendre guère de la géologie…

  • L’ Allemagne fait son marché (électrique).

    L’ Allemagne fait son marché (électrique).

    IslandL’ Allemagne cherche des producteurs d’électricité alternatifs :
    – Sahara avec le solaire,
    – éolien à domicile,
    – mais aussi liaison avec l’Islande et sa Géothermie, et aussi connexion avec de gros gisements offshore éolien.
    Cela est du aux percées technologiques dans les transports d’électricité, où visiblement, on espère réduire les couts et les pertes.

    Les interconnexions peuvent être nombreuses et croisées : éoliennes britanniques alimentant la Norvège, Islande reliée à la grande-Bretagne puis au continent.
    On le voit, les énergies renouvelables visiblement intéresse plus qu’on ne le croit les compagnies. Et le fait qu’elles s’intéressent désormais à leurs "tuyaux", prouve à l’envie les progrès.
    Mais le seul hic, dans cette histoire est un a priori : il repose sur l’idée d’une paix éternelle et indissoluble entre les parties. Alors que l’Ecosse, par exemple se pose la question de son indépendance.
    La question énergétique on le voit, pose bien d’autres problèmes que l’énergie.

  • Outilsolaire.

    Outilsolaire.

    Solaria L’occasion est belle de faire connaitre un produit qui semble sympathique de prime abord et écologiquement très correct : aucune consommation en fonctionnement, c’est le capteur à air solaire de solaria, principalement pour résidence secondaire, locaux occupés irrégulierement, il fonctionne à l’énergie solaire, à la fois en thermique et en photovoltaïque, le rayonnement chauffe l’air, et le courant nécessaire est produit par le capteur.
    Ce capteur se pose en façade, et permet de notables économies d’énergies. On le sait, les meilleurs système sont ceux qui ne consomment pas.

    La seule inconnue est donc l’ampleur de l’économie que l’on peut réaliser.
    5, 10 ou 15 ° ? Il est certain que pour le hors gel, c’est indéniable.
    Mais le puit provençal permet d’atteindre les 15 °.
    Mais il est clair aussi que le puit provençal nécessite un espace qui n’est pas forcément disponible, alors qu’une maison a toujours une façade.
    En tout cas un produit intéressant, et Corse. Qui ne souffre apparemment que d’un défaut encore : un prix encore élevé, appelé à baisser.

  • Libye : la question du nucléaire.

    Libye : la question du nucléaire.

    LibyeLa question du nucléaire se pose à plusieurs niveaux pour la libye.
    Un niveau politique, la Libye a soif désormais d’honorabilité international, la France a soif de client pour son Epr, la France a soif aussi d’Uranium.
    La libye a des gisements importants, et serait incapable de consommer elle même sa production en totalité.
    Il est donc intéressant pour la France de disposer d’un fournisseur et d’un client.
    Client aussi pour le réseau électrique, qui a besoin d’être mis à niveau.

    Client aussi pour la cogénération appliqué à la désalinisation de l’eau de mer. La libye manque d’eau et puise dans les nappes fossiles de Koufra. Les nappes fossiles ont le désavantage de ne pas se renouveler.
    Enfin, combattre l’extrémisme, c’est surtout une affaire de développement. Sans énergie, on ne se développe pas, et le pétrole n’a guère servi à la libye à se développer.
    Souvent d’ailleurs, l’état libyen était acheteur d’usine "clef en main", qui n’ont jamais servi. Faute de filière intégré.
    De plus, il n’est pas politiquement inintéressant pour Paris d’envisager un renversement d’alliance.
    En effet, s’il prenait des velléités supplémentaires au gouvernement nigérien producteur d’uranium, une flambée de la rébellion Touareg pourrait subvenir.
    D’ailleurs, en Afrique, le "grand jeu" est commencé pour les ressources entre Chine et occidentaux.

  • Renaissance de Thémis.

    Renaissance de Thémis.

    ThemisThémis devrait s’appeler Phénix, elle renait de ses cendres et marque une époque.
    La centrale de Thémis avait fermé en 1986 victime d’Edf, du pétrole pas cher, du nucléaire abondant, et d’un manque de volonté.
    La nouvelle centrale s’appelera PEGASE (production électricité par turbine à gaz et énergie solaire).
    Elle démarre cet hiver, sous conduite du Cnrs, et vise à réveiller une recherche qu’on aurait du mener, il y a 20 ans.

    Les différences technologiques entre Thémis et Pégase seront effectivement énormes, mais cela dénote aussi une volonté politique claire, elle aussi clairement affirmée : desertec, ce n’est pas pour la France, qui préfère une production locale. Exit donc pour nous la production d’électricité en Afrique du nord, pourtant 3 fois plus ensoleillée.
    Ce qui ne manquera pas de poser des problèmes politiques en Europe. Par où passera l’électricté nord africaine ?

  • Antilles : le cyclone Dean

    Antilles : le cyclone Dean

    AntillesLe cyclone Dean déroule ses anneaux aux Antilles et détruit.
    la Martinique, balayé par le cyclone n’a vu qu’un bilan humain très faible (un mort par crise cardiaque et 6 blessé), pour un lourd bilan économique ; la production de banane entièrement détruite, et celle de canne à sucre à 70 %.
    Cela pose un problème de continuité pour les biocarburants. En admettant que l’on mise sur la canne à sucre et son dérivé alcoolique, serons nous aussi à la merci des ouragans pour le carburant ?
    L’habitat précaire a été lourdement détruit, et on peut s’attendre à un bilan classique et habituel.

    Pour un cyclone qui prend l’arc des caraïbes, le bilan est préétabli :
    – 3000 morts à Haïti, un pays sous développé,
    –      2 morts à Cuba, pays fermement tenu en mains, mais où tout le monde sait quoi faire avec une "culture de la catastrophe" assumée ,
    –  100 morts en Floride, où l’on peut voir dans un pareil bilan, une décomposition politique.
    Un pareil cyclone est très révélateur : il pénalise lourdement les pauvres, en attendant de pénaliser les déplacements ?

  • Le petit Journal 18 août 2007

    Le petit Journal 18 août 2007

    Port_harcourtL’ordre règne à Port Harcourt désormais. La capitale pétrolière du Nigéria voit l’ordre régner.
    En effet les bandes armées qui s’affrontaient à l’intérieur de la ville depuis six jours, faisant une quarantaine de morts, ont été débusqués par l’armée nigérianne à la mitrailleuse
    (de 20 millimètre, appelée par les puristes artillerie légère).
    et à une arme très prisée par les armées africaines ; le lance roquette.
    Nous pouvons donc être tout à fait rassuré sur les capacités des autorités nigériannes à rétablir l’ordre et le bon fonctionnement de l’état, pour permettre l’augmentation de la production. A tel point que les compagnies misent désormais uniquement sur l’offshore.

    La coopération technique en sécuritaire avec les compagnies pétrolières, leurs mercenaires, porte pleinement ses fruits comme on a pu le constater aussi en Irak.
    Le Nigéria s’attelle aussi à développer d’autres industries, prometteuses et pleines d’avenir qui s’appelle le rapt de l’expatrié en plein développement 200 l’an dernier.
    Ces activités touristiques détention en attente de rançon, fortement créatrices d’emplois, ont toujours donné entière satisfaction à ceux qui en ont bénéficié : aucun n’est revenu se plaindre.
    Seule activité qui ne s’est pas remis d’un krach au Nigéria : le cours de la machette, n’est toujours pas remonté depuis les dernières élections.
    Confiance, confiance donc dans les capacités du Nigéria à développer sa production pétrolière. D’ailleurs, même les ajustements démographiques se font vite là bas, le nombre d’armes dépasse désormais le nombre d’habitants.